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30/10/2014

En terre de Soule,

 

La lumière d'octobre à Barcus, à Esquiule,  

pas  beaucoup  de vert, mais la lumière !

première photo ci dessous , octobre 2014,

deuxième,  printemps 2013

barcus,soule,demeure familiale,pays basque de l'intérieur

 
 
 
aaneige d'octobrevue de la soule.jpg

*

Pour qui confond encore Pays Basque et Béarn,

voici un peu de  la Carte du Tendre en SOULE

 

re re re publication....

medium_Resize_of_Soule_à_Esquiulle.jpg
medium_Resize_of_près_de_Barcus.jpg
campagne souletine.jpg

*

*

Aux confins du Béarn et de la terre basque,

dans les doux vallonnements de la Soule,

 
 

 je sais un lieu où j’ai connu

 

 les plus belles heures de ma vie.

La grande  demeure familiale

accueillait notre tribu pour les vacances ;

elle se dressait au sortir du village,

au bord de la petite route qui conduit à Mauléon.

*

*

medium_portail_côté_est.jpg

*

Enorme façade grise aux volets innombrables

qui nous prenaient un temps fou

 pour les fermer à la nuit tombée !

 une lourde porte cloutée,

la date gravée dans la pierre : 1758,

tout me faisait rêver !

*

medium_sur_rue.jpg

*

Mais encore faut-il y pénétrer

pour comprendre tout  ce que ces murs m’ont donné.

Je me  revois encore dans le « grand salon »

aux meubles recouverts de draps blancs

à notre arrivée ;

le piano, un Pleyel de 1840,seul apparaissait découvert

 et tout offert à nos folies créatrices ou sacrilèges.

Au – dessus du secrétaire,

le sévère portrait  de Tante Caroline,

 le visage ombré de  sa coiffe noire enrubannée ,

 ultime et fidèle gardienne des lieux

en période  de solitude et d'abandon hivernal.

 

Au plus vite,

 je m’appropriais la « chambre de paille »

comme elle avait été nommée

( je ne saurai jamais pourquoi !).

L'un des deux lits espagnols m’accueillait

pour quatre ou cinq semaines ;

 il était mon refuge pour lire et dormir,

 et la fenêtre ouvrait sur le jardin  non clos,

que prolongeaient les prairies,

puis le bois, puis la Madeleine  ,

notre « montagne »

tout comme Ahargo,

sur les sentiers  desquels j’apprenais à grimper.Vue sur le Pic d'Orhy avec La Madeleine au premier plan.

*

medium_sur_jardin_ouest.jpg
 

*

myriam en pélérinage à barcus.jpg

 

 

J’ai aujourd’hui beaucoup  de mal

à parler de la maison à l’imparfait ;

elle est vendue, revendue,

 d’autres enfants l’ont accaparée,

mais je sens encore l’odeur âcre de la cheminée

que les torrides journées de l’été

 exhalaient dans toute la demeure.

 

Les après-midi me conduisaient

 dans les ombrages du jardin

pour de longues siestes sous les arcades des pommiers

 et des platanes enlacés

 et lorsque la chaleur se faisait trop intense

medium_fond_du_jardin.jpg

 

aajardin et dos de la maison fermée à l'automne.jpg

 

 

medium_sous_les_platanes.jpg

medium_barcus_côté_jardin.jpg

*

 

 je me réfugiais dans la fraîcheur

qui me paraissait tout à coup glacée,de la maison.

 

Mon imagination était sans cesse aiguillonnée

par les  trouvailles que je faisais dans les greniers,

dans les six chambres de l’étage,

 chacune avec ses histoires et ses mystères,

 dans les albums de photographies

 où je me familiarisais

avec des oncles,

des tantes,

des cousins, 

des ancêtres et leurs noms compliqués,

les livres  de dépenses et recettes datés de 1771,

griffés d’une petite écriture  serrée

dont l’encre pâlissait au fil des lustres.

 

A plat ventre sur le lit,

je dévorais l’Histoire narrée

dans les volumes reliés de « L’Illustration »,

le passé colonial, et l’Empire Français,

la Grande Guerre,

les Jules Verne dans la collection Hetzel

que je manipulais avec déférence,

on m’avait bien fait comprendre

 qu’ils étaient des trésors,

 et comme tels, je les respectais

et les touchais davantage des yeux que  des mains.

 

Notre joyeuse bande farfouillait partout,

à la recherche de trouvailles insolites,

 vieux bijoux, ou robes et jupons,

 culottes et dessous de  dentelles,

chemises des arrières grands-pères,

 cols cassés et baleines !

même des lavallières de soie

que nous nous amusions à nouer

à nos frêles cous d’enfants,

ce qui rendait furieuse notre tante,

 gardienne du temple des souvenirs,

respectueuse et dévote du passé  familial.

 

Tout me rattachait à ce passé,

 et maintenant,

je sais que c’est la maison elle-même

qui appartient  à mon passé.

*

*

medium_Resize_of_barcus_tableau_de_Hubert.jpg

*

 

De passage  parfois dans le village, je longe  ses murs,

je glisse un œil, je presse le pas,

ce n’est plus la demeure des vacances, bien que,  

en cette terre  

elle reste attachée au nom de la famille.

 

aaaenterre de soule.jpg

     Mais   plus jamais

je n’en franchirai le seuil,

 

 plus jamais

 

       je n’en sentirai l’humide fraîcheur,

 

  plus jamais,

 

             je ne foulerai l’herbe haute du jardin,

 

         des prairies,

 

        plus jamais

 

        je ne  serai  enfant....

 

                               Merci à Marc

                                                             medium_Resize_of_fin_octobre_en_Soule.jpg

medium_Resize_of_en_soule.jpg
medium_Resize_of_Soule_à_Esquiulle.2.jpg

 

 

 

 

paysage vallonné basque.jpg

29/10/2014

"Saint Laurent", le film

 
 
 
 

Saint Laurent

  Un film  que je suis allé voir au départ sans grand

enthousiasme,

j'aurais eu le plus grand tord  de me bloquer sur  ce frein, et 

j'aurais laissé passer une expérience artistique totale :

le film  de  Bonello m'a enthousiasmée : 2 heures trente de

plongée dans la vie de Saint Laurent, sans fard, avec des

moments terribles de dureté, de violence, mais l'éloge d'un

artiste à un autre artiste.

Chaque plan est une oeuvre en soi, un travail de photographe; 

ce qui m'a  frappée en comparaison avec le film de Lespert, c'est

l'hommage  au travail des ateliers, la présence et l'art des

couturières, des "petites mains " sans qui Saint Laurent  ne serait

rien. Un film  qui navigue entre le présent (les années 70, peu de

retours en arrière par rapport à cette période, ) et un futur

 dévoilé, Saint Laurent  vieux et malade campé par Helmut

Berger , acteur se  regardant  interpréter le rôle du fils dans

" les Damnés " de Visconti.Saint Laurent : Photo Helmut Berger

 

Je vous laisse à entendre une critique  à laquelle j'adhère totalement

(le Masque et la Plume  France Inter )

 

http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-les-films-de-la-quinzaine-0

et  plus bas une autre à lire, de la presse écrite , et  ne saurais

trop vous recommander de voir ce très grand film,

reparti  bredouille de Cannes, ce qui me conforte avec l'idée que

Cannes, c'est  vraiment moyen...........Saint Laurent : Photo Aymeline Valade, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux

Allez  voir  ce film, rien que pour le défilé  qui le clôture, vous

allez tomber en pamoison !

Saint Laurent : Photo Amira Casar, Gaspard Ulliel

Saint Laurent : Photo Gaspard Ulliel

 

      _____________________________________________________

 

Son film sortant après celui de Jalil Lespert, Bertrand Bonello

(L'Apollonide,Tiresia) avait annoncé qu'il se sentait libéré du

cahier des charges habituel du film biographique. Le dévoilement

de son Saint Laurent, en compétition, confirme qu'il a pleinement

profité de cette liberté. Voilà un biopic avec 0% de conventions,

tout en trouvailles, en expériences, en fulgurances. Un film

d'artiste sur un artiste.

D'emblée, le tremblement de la chronologie, la superposition de

périodes distinctes évoque Marcel Proust, dont on sait quel culte

Yves Saint Laurent lui vouait. Ces va-et-vient de la mémoire ne

cessent de s'amplifier, donnant peu à peu au film des accents

bouleversants de Temps retrouvé. Avec, superbe idée de casting,

Helmut Berger dans le rôle de Saint Laurent âgé. Soit l'acteur

fétiche du plus proustien des cinéastes, Luchino Visconti.

Avant que la fin et le début se rejoignent en une symphonie

déstructurée, Bertrand Bonello a l'audace et la modestie de

considérer que rien ne va de soi, que rien n'est objectivement

connu dans la vie d'Yves Saint Laurent : ni la manière dont il

travaillait ni son histoire au long cours avec Pierre Bergé. Qu'est-

ce que signifie concrètement dessiner un vêtement et le faire

fabriquer ? De quoi sont faites les heures d'un couturier devenu

une superstar dans sa jeunesse ? A quoi ressemblent ses nuits au

Sept, la boîte de nuit mythique des années 70 ?

Quid du passage des années sur ses dons et sur ses désirs ?

A la fois fasciné par son sujet et iconoclaste par ses hypothèses

et son regard, le cinéaste invente, fantasme et spécule, qu'il

s'agisse de création, de business, de drogue ou de sexe.

 Saint Laurent est un film de pure mise en scène, dont les idées

formelles servent une vision de l'homme :

très tôt, il se coupe du monde et des autres, travaille dans une

bulle, avec l'impression de ne pas vivre – les images sont souvent

abstraites, mentales. Les virées nocturnes sont des gouffres, des

trous noirs.

La vie, les passions reviennent en différé, après-coup, à contre-

temps, à l'heure de la réclusion et de l'effacement.

Gaspard Ulliel tient à coup sûr le rôle de sa vie, féminin, malicieux, fragile.

Vivant.

Comme tous ceux qui l'entourent, Jérémie Renier en Pierre Bergé,

Léa Seydoux en Loulou de la Falaise et Louis Garrel en Jacques

de Bascher (l'amant fatal, partagé avec Karl Lagerfeld), il fait

preuve d'une sobriété à laquelle le genre biographique nous a peu

habitués.

En cela aussi, le film pourrait faire date, comme un manifeste

esthétique. Pas de certificat de conformité à l'original, ni pour

les acteurs ni pour les faits relatés, et à la place, à tout

moment, de l'inspiration.Gaspard Ulliel dans «Saint Laurent» de Bertrand Bonello.Gaspard Ulliel est  Saint Laurent  de Bertrand Bonello. 
 

27/10/2014

Béarn et automne, un mariage d'amour plus que de raison

Un octobre si beau, si chaud , la lumière du Béarn, des vignes en rangs serrés ondoyants, Jurançon qui promet, 

 

               que l’automne lui sied, à mon  Béarn !

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25/10/2014

Le legs de la feuille

 

feuille d'automne étoilée.jpg

 

Qu'ai – je à vous léguer ?

 

En ces temps où débute ma rougeaison,

au moment où les jours plus courts

m'ôtent la vie  et ma verte vêture,

engendrent nos chutes  lentes et douces

 

qu'ai-je donc à vous léguer ?

 

Le soleil engrangé,

les rares mois depuis le printemps où je suis née,

tendre et pâle, accrochée robuste et tenace,

petite feuille de chêne des marais,

jeune  arrivée qui ne saura jamais

ce que sont  les amarres larguées,

rivée à ma branche - berceau

pour ce que je pensais être une éternité.

 

Oui, je vous lègue par part bénie de lumière ,

 de chaleur dans mes nervures concentrées,

je rayonne d'elles, pour mon éternité.

 

Et ne me pleurez pas,

si ce n'est moi, d'autres naîtront,

pour le vert des printemps,

pour l'ombre des étés, 

et pour chanter la vie toujours recommencée.

 

le leg de la feuille.jpg

 

 
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