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23/04/2014

J'en suis baba : Stohrer la plus ancienne pâtisserie de Paris

 

  Nicolas STOHRER fit son apprentissage de pâtissier à Wissembourg dans les cuisines du Roi Stanislas de Pologne.

  Grâce à une brioche polonaise sèche, que le Roi Stanislas avait rapportée d’un voyage, Nicolas STOHRER invente le " baba ".

 Il enrichit cette brioche sèche en l’arrosant de vin de Malaga, en le parfumant au safran et en y ajoutant de la crème pâtissière avec des raisins frais et des raisins secs de Corinthe.

 Le Roi Stanislas, lisant alors les contes des Mille et Une  Nuits, passionné par le personnage de ce roman, il baptise ce nouveau gâteau l ’ALI-BABA.

 Quand la fille du Roi Stanislas de Pologne, Marie Leszcynska épouse en 1725 le Roi LOUIS XV, son pâtissier Nicolas STOHRER la suit à la cour de Versailles.

  En 1730  Nicolas STOHRER ouvre sa boutique de pâtissier au 51 rue Montorgueil dans le  deuxième arrondissement  de Paris. A  deux  pas des halles, à l'ombre  de  Saint Eustache. La boutique, la plus ancienne pâtisserie  de Paris, est partiellement inscrite aux Monuments Historiques  depuis le 23 mai 1984

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  Avec le temps l’Ali-baba se transforme : en 1835  le vin  de Malaga cède  la place  au rhum pour imprégner le gâteau,  , puis la crème pâtissière est   remplacée par de la crème chantilly.

 

 Le mot "baba" entre dans la langue française à l'occasion d'une lettre de Diderot à Sophie Volland, le 24 septembre 1767:

 

  " J'ai encore huitaine à passer ici ( à Granval  ). Priez Dieu que je ne  meure pas d'indigestion. On nous apporte tous les jours de Champigny les plus plus furieuses et les plus perfides anguilles, et puis les petits melons d'Astracan , puis de la sauerkraut (choucroute), et puis des perdrix aux choux, et puis des perdreaux  à la  crapaudine, et puis des babas, et puis des pâtés, et puis des tourtes, et puis douze estomacs qu'il faudrait avoir, et puis un estomac où il faut mettre comme pour douze. Heureusement, on boit en proportion, et tout passe " lettre CVI

  Grimot de  La Reynière parle aussi du baba dans  son Almanach des Gourmands en 1806, précisant qu'on utilise beaucoup de  raisins de  Corinthe . 

 Vers 1844, d'autres talentueux  parisiens, les trois frères Julien, Narcisse,  Arthur, Auguste, "artistes en pâtisserie", Place  de la Bourse, mettent au point le savarin, directement inspiré du baba.

   Cuit  dans un moule en couronne, sans  raisins  secs, le nouveau gâteau, qui prend le nom de Brillat- Savarin, puis  Savarin,   en hommage à l'illustre  gastronome, est trempé d'un sirop aromatisé au kirsch, à l'absinthe et à l'eau de rose.      

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 La maison STOHRER  propose encore aujourd’hui les trois versions : 
-L’ALI-BABA, arrosé de rhum, garni de crème pâtissière et de raisins secs de Corinthe.
-LE BABA au rhum nature.
-LE BABA au rhum garni de crème Chantilly.

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 Trois grands classiques de la maison, que vous pouvez trouver au magasin en petits gâteaux individuels ou bien à partager de 4 à 10 personnes, sur commande.

 

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21/04/2014

Chocolat 1, Résurrection 0 , même pas match nul...

Les chocolats ont du succès, et bien davantage  que la Résurrection du Christ ! 

 

La portée  sur le foie n'a rien de commun avec la portée  de la Foi

 

   normal, pauvre  cloche, tu n'as rien compris :

 

                     Pâques = chocolat,

pâques, Résurrection  repas pascal,  agneau,  chocolat,  bouffe, déchristianisation,

 

( et grosse bouffe inversement proportionnelle à l’intérêt   que ceux qui bouffent portent à la symbolique  de la fête de Pâques)

 

 

 faut que je m'y fasse mais c'est encore difficile à avaler...

 

 et pas  sûr d'ailleurs  que j'opte  pour ce cas  de figure, on ne  se refait pas.

20/04/2014

Bonne Nouvelle : Pâques, Images de la Résurrection venue de Bohême et d'Italie

  

 

Le Maître de Vyšší Brod, sans doute le plus grand peintre

tchèque du Moyen-Age,a peint cette Résurrection autour  de

1350, une oeuvre sur bois, de 99,5 cm X 93  que nous avions

admirée à Prague à la Galerie Nationale du Couvent Sainte-Agnès.

 

 La Victoire de la Vie sur la Mort, Christ resplendissant , fort et

majestueux.

Une scène inspirée du théâtre religieux , raffinement des traits et

des coloris, graphisme nouveau ( remarquez le " presque" profil des

Saintes Femmes, mais l'auréole  demeure   de face)  élégance des

drapés , nous quittons l'art du Moyen - Age, le Gothique

international pointe,   pas de  cour angélique, un seul ange ,

gracieux et délicat,

 

Belle et Sainte fête  de Pâques à vous  !

 

le Maître de Vyšší Brod, Galerie Nationale  du Couvent Sainte Agnès, Prague, Bohême, art gothique,

 

autre vision picturale   de la Résurrection attribuée à Rafael 

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et celle d'Annibal Carracci

 

 

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Carême dans la ville 2013 :

Tout est accompli.


Considérons cette heure confuse, moment incertain, nuit et jour hésitent, le silence laisse percevoir l’événement encore suspendu. Le soleil va se lever, point du jour, tout est immobile, retenu. La pierre est roulée, le tombeau est déserté. Le mort n’est pas là. La mort n’est pas ici. Plus de mort ! Un vide.


La parole peut-elle être enchaînée ? Le verbe retenu ? La chair anéantie ? La parole peut être tue, mais non tuée. Elle peut être niée, vrillée, bâillonnée, mais elle continue son chemin. Ne situons pas seulement cette négation à l’échelle d’une nation ou d’un peuple ; mais chaque fois que, même entre frères, une parole n’est pas entendue. Quand elle est enterrée vivante. Lui porter atteinte se fait par le silence quand il est refus ou mépris, aussi bien que par le bruit quand il est étouffement ou anathème. Mausolée bavard ou cénotaphe muet. Mais la parole même moulue ne peut pas se taire. La chair même broyée continue d’aimer. La vie même brisée poursuit sa destinée. La mort est tuée. Libre, le vivant demeure quoiqu’il arrive. La vie ne s’éteint pas, les vivants ne meurent pas, les autres le sont déjà. La parole ne cesse pas de parler, l’amour n’en finit pas d’aimer, le don n’arrête pas de se donner dans la chair et le sang.


Nous sommes configurés au Christ, dans son offrande absolue, par notre chair immolée pour le monde ; dans sa passion, par notre vie livrée ; dans sa résurrection, déjà relevés avec Lui. Nous existons ressuscités, éveillés, libres parmi les morts, dé-chaînés… Nous sommes rendus immortels, attendus dans la salle des noces : c’est la promesse au larron. « Le fils de Dieu est mort : c’est croyable parce que c’est absurde. Enterré, il est ressuscité : c’est certain parce que c’est impossible. » dit Tertullien au II siècle. Notre foi, notre vie en Dieu, la résurrection du Christ attestent que nous sommes ressuscités. Nous habitons désormais une chair accomplie, incorruptible, celle même de Dieu. Alléluia !

 

 

Méditation Carême dans la ville 2014 

Avec Pierre et Jean, tu es là, devant le tombeau et Jésus n’est plus où on l’avait mis. Et pourquoi en être surpris ? Tu savais bien qu’on n’enferme pas Dieu, ni dans un trou, ni dans les temples ou les églises, ni dans des livres, ni dans un linceul, ni dans aucun rite, fût-il funéraire, car même la mort ne peut le retenir. Jésus n’est pas là où ses disciples pensaient le trouver, comme d’habitude, et c’est bien ce qui manifeste qu’il est Fils de Dieu. Comme son Père, il est absolument libre, il est vivant. 


Le tombeau vide te dit d’abord cela :

 

la vie est ailleurs.

La vie de Dieu est ailleurs. Christ est ressuscité et la vie nouvelle que Dieu t’offre n’est pas dans le silence de tes tombeaux, elle est ailleurs. Peut-être dans le bruit de ton quotidien, au travail, à la maison, dans les paroles échangées, dans les repas partagés, dans tes rencontres. 


La vie de Dieu n’est pas non plus dans les choses que tu as acquises, les chemins que tu as déjà parcourus au cours de ton existence, et sur lesquels tu te retournes avec satisfaction, ou avec tristesse, elle est plus loin, au devant de toi, sur le chemin qu’il te reste à faire. 


Le Christ est ressuscité, et ce n’est pas pour que tu restes en adoration devant un sépulcre vide. Il t’entraîne à sa suite, de la mort à la vie, pour que tu sortes du tombeau de tes immobilismes, de tes tristesses, de tes culpabilités, et que tu te mettes en marche, pour aller plus loin. En toi-même, dans ta vie et même, tu le sais, au-delà. Vers le Père. Toujours plus loin. Parce que c’est ça, la vie avec Dieu.


Tu es devant le tombeau vide et, s’il est vide, c’est aussi pour que tu aies le choix. Le tombeau vide c’est aussi le signe de la liberté que Dieu veut pour toi. Tu es là, face au vide du tombeau et ce vide te donne le choix. Croire ou ne pas croire. 
Pierre et Jean ont cru. Et toi ? Au diable les comparaisons et de savoir qui a la foi la plus forte, qui est le plus grand. Cela ne t’avancera à rien. Pose toi simplement cette question :

Tu aimes proclamer que Christ est ressuscité. Et c’est vrai. Mais, qu’en est-il dans ta vie ? 
Tu chantes « Christ est mort et ressuscité pour toute l’humanité »… mais, ton humanité à toi, dans toutes ses dimensions, est-elle vraiment illuminée par cette nouvelle ? 
Le corps du Christ n’est plus dans le tombeau. Il en est sorti, il est en marche, il témoigne, il soulage, il guérit, il aime. Et ce corps du Christ ressuscité, vivant et libre, pour le monde aujourd’hui, sois en sûr, c’est toi, c’est nous, c’est l’Église de tous ceux qui le cherchent. Toujours plus loin. ALLELUIA !

 

 

Note  concernant le Maître du Cycle de Vyšší Brod

 

Peintre tchèque (actif v.  1350).

 

Le maître du Cycle de Vyšší Brod, sans doute originaire de Prague, est l'auteur de 9 tableaux d'un retable dispersé représentant des scènes de l'Enfance du Christ et de la Passion. Cette œuvre (av. 1350, musée de Prague) provient du couvent cistercien de Vyšší Brod (en allemand Hohenfurth), dans le sud de la Bohême, et a peut-être été exécutée pour Pierre Ier de Rozmberk, mort en 1347. C'est un des monuments les plus remarquables de la peinture sur panneaux du Moyen Âge, caractérisée par la synthèse de la conception septentrionale, linéaire et rythmique, et des influences italiennes dans la recherche des formes spatiales (synthèse dont on peut suivre l'évolution depuis le Codex de la reine Eliska Rejcka [1315-1323] jusqu'au Missel de Jean de Drazice, au Bréviaire de Vitek et aux peintures murales). On a parlé de l'influence de Giotto et de Duccio, et fait des rapprochements avec les panneaux du retable de Klosterneuburg (1331). Au Maître de Vyšší Brod sont attribuées l'Annonciation, la Nativitéet peut-être l'Adoration des mages et la Résurrection ; à l'atelier du peintre, les autres épisodes. L'auteur de la Descente du Saint-Esprit se distingue par un modelé plus souple et une facture plus dynamique, annonçant l'évolution de la peinture tchèque.

 

   Dans l'entourage du retable de Vyšší Brod, il faut citer en premier lieu la Madone de Vysehrad(apr. 1350), qui influence à son tour la Madone de Zbraslav et celle de Strakov (apr. 1350, musée de Prague), puis la Madone de Kladsko, exécutée pour l'archevêque Arnost de Pardubice (musées de Berlin), la Crucifixion Kaufmann (id.), la Madone de Veveri (av. 1350, musée de Prague) ; des œuvres plus récentes restent fidèles à la tradition du Maître de Vyšší Brod : Diptyque de Karlsruhe (av. 1350, musée de Karlsruhe), Madone dite " de Rome " (v. 1360, musée de Prague), la Vierge entre sainte Catherine et sainte Marguerite (v. 1360, Hluboká nad Vlatovon), le Christ au jardin des Oliviers (dans leCodex Flores decretalium Magistri Johannis de Deo, couvent de Wilhering, Basse-Autriche). L'œuvre du Maître de Vyšší Brod a une valeur fondamentale dans l'évolution de la peinture sur bois ; des analogies de formes avec l'un des créateurs de la sculpture tchèque, le Maître de la Madone de Michle sont à noter.

19/04/2014

Vendredi Saint

 

Wir setzen uns mit Tränen nieder
Chor
Wir setzen uns mit Tränen nieder
Und rufen dir im Grabe zu :
Ruhe sanfte, sanfte ruh !
Ruht, ihr ausgesognen Glieder !
Euer Grab und Leichenstein
Soll dem ängstlichen Gewissen
Ein bequemes Ruhekissen
Und der Seden Ruhstatt sein.
Höchst vergnügt schlummern
da die Augen ein.
  Choeur
Christ bien-aimé, nos larmes coulent,
Entends l’adieu jailli du coeur :
Dans la tombe, dors en paix !
Corps sanglant, couvert d’outrages,
Sur ta tombe l’âme lasse et désolée accourra
Chercher un calme et solitaire abri.
O sommeil souriant, viens fermer mes yeux !
Christ bien-aimé, nos larmes coulent,
Entends l’adieu jailli du coeur :
Dans la tombe, dors en paix !

dernière partie  de la Passion  selon Saint Mathieu,

 

une version  d'anthologie  Philarmonique de Vienne ,

Irmgard  Seefried,  Kathleen Ferrier,

 dir  Karajan en 1950

 

Vendredi Saint,

 

Jean Malouel, Rogier van der Weyden, Fra Angelico, Giotto, Rembrandt, Michel-Ange, Andrea Mantegna,  Dali nous offrent leurs visions de la Crucifixion, de la douleur de Marie, Calvaire et  Piéta, mise au tombeau,

autant d'images  de la douleur à  son paroxysme, dans une chronologie non pas  des  peintres mais  de la Crucifixion et de la descente de Croix,

de la Croix   aux bras  de la Mère, Pieta  douloureuse, et mise au tombeau  conclusive (Andrea  Mantegna )

 

     Dieu  fait homme , jusqu'au bout.  Est-il plus  grande  preuve d'amour  que  de donner sa vie pour ceux qu'on aime ?

 

      Celui qui aime vaincra les ténèbres de la mort.

 

 

              silence  jusqu'à dimanche,

 mais la lumière de Pâques est proche, la Résurrection sera.

 

Passion  selon saint Mathieu

 

J.S Bach

 

dernier chœur

Philippe  Herreweghe

 

 

 

"Christ bien -aimé, nos larmes coulent,

Entends l'adieu jailli du coeur;

dans la tombe dors en paix !

 

Corps sanglant, couvert d'outrages,

Sur la tombe du Sauveur,

L'âme lasse et désolée accourra

Chercher un calme et solitaire abri.


O sommeil souriant, viens fermer mes yeux !

 

Christ bien -aimé, nos larmes coulent,

Entends l'adieu jailli du coeur :

Dans la tombe dors en paix ! "

 

 

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