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01/02/2015

La neige : Au rayon des souvenirs d'enfance, un vrai conte d'hiver.

La neige s'est invitée avec brutalité dans les Pyrénées,

au point  de bloquer la vie.

Arrivée à Sarrance, en Vallée d'Aspe ,

Artouste sous la neige.

Stations fermées, accès interdits,

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la route de l'Espagne est interdite  par le Somport,

risque d'avalanche maximal,

(photos La République )

routes impraticables, véhicules en rade...

et oui, l'hiver il peut neiger...

 

et pas seulement  sur la montagne...

 

 

Dans la nature.

 pour moi ,

l'occasion de revenir sur ces jours exceptionnels 

de février 56 à Arcachon. 

 

*

rediffusion pour Claude,  Ghyslaine, Paul .. et d'autres

*

 

 

 

Pas d'école en ce jeudi, ciel bas et terne,

lumière tirant sur le jaune.


Je ne connaissais pas,

habituée que j'étais à la clarté lumineuse

du bassin d'Arcachon, aux grisés bleus de l'hiver calme et doux

sur les grèves atlantiques.


Ce jeudi là, tout était différent
les premiers flocons voltigèrent

vers midi,

légers,

légers,

inhabituels sur mon coin d'océan.

Légers,

légers,

légers,

puis plus denses,

serrés,

prenant du poids et des rondeurs, de plus en plus palpables.

Le nez collé à la verrière du studio,

comme on appelait ce petit salon donnant à l'est, tout vitré,

je regardais ma première vraie neige,

espérant secrètement qu'elle ne s'arrêterait jamais.

Jamais,

je priais au fond de moi, car la prière c'est l'avenir au présent,

je n'osais le dire car mon papa montrait des signes d'énervement,

semblait contrarié par cette atmosphère nouvelle.


Toujours pessimiste,
il imaginait déjà quelque catastrophe.


La neige continuait,

continua,

et l'après midi,

et la soirée, .

Vers 17 heures,

un ami médecin dérapa dans la côte de notre rue, et sa voiture s'immobilisa

le nez dans un réverbère, juste devant chez nous.

« Bah, je la récupèrerai demain.

Surveille - la » lança-t-il goguenard à papa  .

 

Le dîner fut électrique.

Maman "très enceinte" comme je disais,

ne pouvait calmer mon excitation,

j'allais et venais de fenêtres en verrière .

La nuit , bleu marine,

était scintillante de ces mouches blanches qui commençaient à imprimer

leur graphisme sur ma rétine. Je ne voyais plus qu'elles.

Le coucher fut tardif.


Il neigeait .

Au matin, il me fut annoncé qu'il n'y aurait pas école.


Derrière les vitres, 
le spectacle le plus incroyable m'attendait.

 

avenue gambetta depuis la terrasse de la maison 02 1956.jpg

l'avenue Gambetta, notre rue

depuis la fenêtre  du salon  de notre maison

Photos Jean Cottard

*

 

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Le jardin n'existait plus,
nivelé, englouti,

la chaudière à charbon ne tirait pas,

comme étouffée par l'atmosphère sans vent, enserrante.

Il faisait froid dans la maison,

mais mon cœur battait d'une brûlante chamade.

Il neigea tout le vendredi.


Au matin du samedi,

la ville n'était plus qu'un gigantesque champ uniforme,

d'une blancheur qui m'était inconnue.

*

medium_cours_lamarque_avec_la_boucherie.jpg
medium_av_gambetta_ski.jpg Avenue Gambetta, medium_inaccessibles_galeries.jpg
rue du Casino /cours Lamarque

*

 

Si j'avais dû la comparer à des sons, je l'aurais qualifié de « stridente » 

aussi insupportable aux oreilles qu'elle l'était à mon regard

Trop brillante, trop ardente,.

La voiture de l'ami Gilles avait disparu sous une gangue glacée.

hiver arc 56.jpg

Elle resterait trois semaines au même endroit,

car pendant plus de 20 jours,

nous connûmes un froid sibérien : tuyaux d'eau gelés,

il fallait remplir de neige la baignoire pour récupérer de l'eau ,

la faire bouillir...Pénurie de charbon.

J'ai usé un petit balai de paille pour  le simple plaisir de déblayer

la neige des marches qui descendaient au jardin.

Nous, les enfants, si heureux de ce cadeau du ciel,

nous dévalions l'avenue Gambetta

avec des  cartons en guise de luges;

et  pour les grands,l'école reprit, bon an mal an.

Je conserve un souvenir extraordinaire,

celui de mon père chaussant ses skis de bois , pour,

 avec un ami du quartier,

effectuer la descente vers le centre ville

le premier matin de paralysie,

histoire de remonter pain et lait à des Arcachonnais

bloqués dans leurs  maisons

totalement inadaptées à ce climat.

Le bassin charriait de la glace,

les arbres s'effondraient sous le poids ,

vous pouvez ne pas me croire, mais de mes souvenirs,

il demeure des traces photographiques.

*

medium_le_bassin_pris_ds_les_glaces.jpg
le bassin charrie de la glace  entre les pinasses
medium_devant_st_Yves_bd_de_la_plage.jpg
boulevard de la Plage
medium_balcon_pharmacie_1°_étage.jpg
 depuis  le balcon de la pharmacie
rue du Casino
 
 
medium_2_cv_règlementaire.jpg
devant la mairie
medium_hôtel_richelieu_et_café_repetto_place_thiers.jpg
place Thiers

*

Photos incroyables, collection personnelle

et celles que Noël Courtaigne,

passionné des vieux clichés d'Arcachon

m'a autorisé à publier.(coll Ardouin )

et des photos personnelles

dues à l'objectif de mon papa.

 

Authentique souvenir d'enfance, de ceux qui vous laissent

un goût de conte et d'irréel.

*

medium_tranchée_devant_le_café_Le_Victoria.jpg
medium_place_thiers_le_bassin.jpg
tonton robert déneige devant la pharmacie.jpg
Robert déneige , place Thiers,
 
devant le  bassin
au loin, la jetée Thiers
medium_les_mouettes_sur_la_ville.jpg

 boulevard de la Plage

 

vue depuis le casino Mauresque,

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et un peu des bords  de plage

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31/01/2015

La chambre d'Adélie (première partie)

 

 

 

Comme le dit  si bien Guillaume Gallienne tous  les samedis  sur France Inter

 

                    " Un  peu  de  lecture, ça  peut  pas  faire   de  mal...".

Je vous propose  le début d'une nouvelle, ou d'un roman,  on verra.

 

La chambre :  

au pied  du lit, comme éjectée, la couette  , qui dévoilait le blafard pathétique  et froissé du drap housse  d'un vert anis défraîchi, les oreillers percutés par le sommeil agité, les livres  en jonchée, des tasses encore debout ou renversées , thé et café, des journaux dépliés, repliés, des vêtements épars,  du courrier, ouvert, ou non décacheté, des boîtes, des tubes  de  somnifères, plus ou moins légers, des chaussures dépareillées, serviettes de toilette et draps  de bain mêlés, un désordre  qui transformait le lieu en île ravagée au milieu d'un océan   dévastateur, prise  dans un mouvement  que rien ne semblait pouvoir limiter .

  Emmanuelle ne put alors qu'imaginer Adélie sur ce drap vert anis qui donnerait à son corps une pâleur de cadavre, oui, c'était bien la mort que partout elle voyait s’infiltrer,  suinter, des murs même de  cette chambre de l'Adélie  adulte où elle n'avait jamais pénétré jusqu'à ce jour en 45 ans d'amitié . Il y  avait eu  bien sûr les longs après midi d’adolescence où elles partageaient leurs chambres  d'enfants, leurs lectures,  ( 1961 le tout premier Astérix ! )

Astérix -1- Astérix le gaulois

 

l'enthousiasme pour les auteurs  russes,

 

 

 

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les premiers  45 tours  qu'elles  se repassaient à l'infini, jusqu'aux rayures, sur le premier Teppaz, les premiers  échanges  sur leurs émois respectifs.

 

All My Loving - The Beatles

 

Sag Warum (Oh Why) - Das Kleine Marchen (Eine Zarte Weise) - Wanderer Ohne Sterne (Le Voyageur Sans Étoile) - Dein Zug Fahrt Ab - Camillo

 

 

  Mais  la tendance  n'était pas encore aux  "soirées pyjama " qu'elles découvrirent beaucoup plus tard   avec leurs propres rejetons.  On  se  quittait pour rejoindre les tables familiales  respectives. "De  leur temps ", les familles  se refermaient  sur  elles - mêmes  le soir venu et l'on ne partageait pas , même avec la plus chère   les nuits sous le  toit de l'autre  amie . La soirée, le dîner, la nuit, c’était le domaine de l'intimité  familiale, pas   souvent  drôle mais à laquelle les parents tenaient plus que tout...

 

  Adélie !  " Ma terre "! la nommait-elle affectueusement, terre bénie d'une présence  réconfortante et chaleureuse, malgré son prénom qui évoquait les froids polaires, ma terre  amie, source  de joie, d'échanges magnifiques, de moments  bouleversants, ces  voyages ensemble en Irlande, en Ecosse, en Grèce, en Espagne..., où elle n'avait jamais   perçu ni même  soupçonné dans le partage des lieux  de vie la détresse qui sourdait maintenant de cette chambre. Adélie !

 Revinrent les années lycée, leurs passions communes  qui mêlaient sciences et  lettres, les  premiers cours de grec , où côte à côte, elles plongeaient avec délectation dans la graphie nouvelle, , l'apprentissage, la découverte de leurs maîtres à penser que devinrent Epicure, Socrate,  Aristote, Platon... Revinrent leurs parcours qui s'éclatèrent , l'une vers l'aride Normale, l’autre vers l'aridité  des études  de médecine, toutes  deux bûcheuses, jusqu’à n'en plus pouvoir.

 

   Revinrent les soirées grappillées  aux exams, aux concours,  revinrent les échanges toujours complices ,  mais   de plus en plus  ponctuels, jusqu'à la rencontre  de chacune avec les deux qui les séduisirent,  Adélie et Max, et pour Emmanuelle, Jorge  , cet Argentin obscur et ténébreux, petit et musculeux, photographe - artiste  jusqu'au bout de son objectif , qui savait transcendait les corps et les âmes  et dont le  regard aiguisé la chavira  au premier échange.

 Jorge et Max  s’entendaient comme il n'aurait jamais été rêver pour elles  dans leurs plus ardents désirs. Car souvent, l'apparition de l'autre moitié fait éclater les amitiés, dessert  la relation, desserre et dénoue les liens les plus forts.

 De deux , avant même  que les enfants  ne les multiplient, ils devinrent quatre avec naturel, tendresse et passion mutuelle.

 

 Ces enfants, fruits logiques  de la suite arrivèrent, des jumeaux pour Adélie et Max , quatre pour Emmanuelle , en quatre fois .  

"J'ai fait quatre enfants?  J'ai fait quatre enfants ?...

Qu'ai-je fait  de ma vie ?", se répétait à l'infini Emmanuelle...

à suivre

 

 

30/01/2015

Adolescence, pas de photos, mais les paroles de Claude Lemesle.

 

 

Un moment d'anthologie :

 

Claude Lemesle au Petit Conservatoire - Vidéo Ina.fr 

 

Madame Mireille disait  que c'était un auteur à suivre,

 

il avait 20 ans...pas folle, Madame Mireille !...fine mouche et découvreuse de talents...

 

 

 Souviens -toi Claude, le mariage du cousin Gérard, et d'Anne Marie, tu te souviens? 1964 

 

 c'était à ARCACHON, nous étions adolescents ,  il faisait beau à La Corniche, au pied  de la dune,grand format

tu avais porté ta guitare, et tu nous berçais d'accords et de ta voix  charmante, je crois même  que tu portais du velours sombre, si ma mémoire ne me trahit pas.

Nous avons dansé , c'étaient mes premiers pas !

 J'avais une robe longue  de coton  noir  parsemé de toutes petites fleurs  mauves, bleues,

 c'était le mariage  d' Anne Marie et de Gérard. Je n'ai pas  de photos, mais j'ai tout dans ma mémoire.

 

 Et puis, le temps est passé,

 ta carrière, c'est au travers de Joe Dassin, de Serge Reggiani, de Bécaud,  Hallyday, Sardou, Dona, de  Michel Jugain... que  je l'ai suivie, que je t'ai suivi,

 plus  de  1000 chansons, l'ancien khâgneux nous en a mis plein les oreilles, plein le coeur !

 

 "L'été indien" , combien  nous aurons dansé sur tes paroles !

 

  on le réécoute ?

ce soir, petit  coup de blues, je repense à ce mariage, à cette soirée lumineuse au bord  du Bassin, à tes accords  de guitare,

 

qu'est -ce que  c'était beau notre adolescence !

 

Et pour  mieux connaître Claude Lemesle, je vous recommande la lecture  de  ce bel interview

Interview. Claude Lemesle, ou L'art d'écrire une chanson…

 

26/01/2015

Génération dépassée...?

 

au jardin.jpg

 

Je suis de la génération du "s'il vous plaît " et du  "merci"

du respect dû aux  aînés et du  "est -ce que je peux ? "

De saluer avec le sourire,

d'aimer les personnes pour  ce qu'elles sont

et non pour  ce qu'elles ont ou donnent.


On m'a appris à traiter les gens aimablement,

à dire  bonjour, bonsoir.

 

Et  je persiste :

 

BONJOUR ! ! ! 

 

 

bleu pr un fatras.jpg

 
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