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29/08/2014

Le B-A ba du maquereau

Le b-a-b-a du maquereau

 

temps 5 minutes


plus que facile


économique (environ 2,50 par personne ) et délicieux

 

Faire lever les filets de deux maquereaux petits à moyens par

 

personne par votre poissonnier.

 

Presser une orange par personne, ajouter au jus et délayer un peu

 

 

de maïzena, un peu de sel et de piment d'Espelette,

 

cuisson micro ondes:

 

puissance maximale pendant deux fois deux minutes, parsemer de

 

persil plat c'est tout !

 

 

succès garanti, pour la finesse du poisson

 

 

et cette petite sauce exquise.

 

 

Prévoir le pain de campagne pour saucer...

 

 

27/08/2014

Une si belle fête

  Juste  une image, celle qui clôt cette journée magnifique, organisée  avec brio par nos hôtesses qui célébraient  leurs 40 ans  d'amitié.

 

  Bravo pour cette complicité au long cours,pour ces partages,ces dons d'amour, bravo et merci !

Sarrance, Vallée d'Aspe, Pyrénées Atlantiques,amitié, anniversaire, fête,

 

Prends ma couronne, je te la donne.

                         Têtes couronnées ? 

On vous racontera le pourquoi du comment,

 

     Un rêve d'une journée et d'une nuit d'été...

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Un article de "La Vie "

 

« J'ai une famille de chrétiens qui ne veut pas se convertir, qu'est-ce qu'on en fait ? »

Kalak, la ligne de front - © SIPANY/SIPAKalak, la ligne de front - © SIPANY/SIPA

Les quelques dizaines de chrétiens qui n'avaient pas pu fuir Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak, lors de l'arrivée des djihadistes de l'Etat islamique, arrivent depuis deux jours à Erbil. Ils racontent la pression à la conversion, les pillages, les enlèvements, dont celui d'une fillette de trois ans.

 

Ils arrivent par petits groupes, à pieds, sans valises, sans affaires. Sans rien. Nous sommes à Kalak, sur la ligne de front entre l'armée kurde et l'Etat islamique située à une trentaine de kilomètres d'Erbil. Coincés à Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak située à une trentaine de kilomètres de Mossoul, tombée aux mains des djihadistes de l'Etat islamique et quasiment vidée de ses 45000 habitants dans la nuit du 7 au 8 août dernier, quelques dizaines de chrétiens ont enfin pu partir. L'Etat islamique leur a donné le choix : se convertir à l'islam ou quitter leur ville. Ils ont préféré partir, abandonnant tout derrière eux.

Les hommes de Da'ash les ont déposé à Khazer, à dix kilomètres de Kalak. Ils ont fini la route à pied. Une véritable épreuve pour ces gens, souvent âgés ou malades, affaiblis par plus de dix jours d'angoisse sous la coupe des djihadistes. Dans le bus qui doit les ramener à Erbil où sont déjà réfugiés des dizaines de milliers de réfugiés, ils attendent que les derniers arrivent, hébétés par ce qu'ils viennent de vivre. Assise au premier rang, une femme, le regard angoissé, explique qu'elle a laissé derrière elle son mari et son fils. Une autre raconte qu'elle ne sait pas où est sa mère, partie de Qaraqosh dans une autre voiture. Elle répète en boucle en se tordant les doigts : «Maryam El Azra, Maryam El Azra», «Vierge Marie, Vierge Marie...»

Un vieillard épuisé, keffieh traditionnel sur la tête, sourit tristement. Derrière lui, une femme âgée s'accroche au téléphone qu'on lui a donné et parle à ses proches en fermant les yeux. Une autre montre ses oreilles : «Ils ont tout pris, les papiers d'identité et même les boucles d'oreilles.» Au fond du bus, une femme seule. Des cernes noirs lui mangent la moitié de son visage amaigri. Elle raconte en pleurant que les hommes de l'Etat islamique lui ont pris sa fille de trois ans, Cristina, au moment où elle a été chassée de la ville. On parle aussi de l'enlèvement d'une jeune femme de 30 ans, Rita.

Le bus part avec à son bord 22 rescapés de Qaraqosh. Un soldat kurde posté sur la ligne de Kalak explique que quarante à cinquante d'entre eux sont encore en train de marcher depuis Khazer dans ce no man's land de dix kilomètres où personne ne peut venir les chercher. Dans le camp de Mart Schmouni, dans le quartier d'Ankawa, à Erbil, où sont déjà réfugiés sous des tentes de fortune des centaines de déplacés de Qaraqosh, c'est sous les applaudissements que le bus est accueilli, chacun espérant retrouver là un parent, un ami, avoir des nouvelles de ceux qui sont encore à Qaraqosh.

La veille, à Mart Schmouni, dans le quartier d'Ankawa, à Erbil, c'est dans la discrétion et presque par surprise que les premiers rescapés - une famille de onze personne - était arrivés de Qaraqosh. Ils n'avaient pas réussi à quitter la ville à temps et avaient été pris au piège dans cette ville désormais fantôme où règnent en maîtres des hommes armés, vêtus de l'habit noir du califat de Mossoul. «Je dormais quand Da'ash (l'Etat islamique en arabe, ndlr) est entré dans la ville. J'ai entendu un bruit de fusillade, mais c'était trop tard. Je ne pouvais pas partir vite car trois de mes enfants sont handicapés, raconte Samir, au lendemain de son arrivée à Erbil, assis sur un tapis à l'ombre des oliviers du jardin qui entourent l'église Mart Schmouni et où campent désormais 200 familles chrétiennes et kakaïs (une autre minorité religieuse, ndlr) chassées de la plaine de Ninive. Je les ai entendus rentrer avec leur voiture en criant «Allahu Akbar» («Allah est grand», ndlr). Ils ont pris possession de certains lieux pour en faire leurs quartiers généraux : la maison d'un député ainsi que celle où vivaient les prêtres de la ville. Ensuite, ils ont fait tomber la croix du clocher de l'église Mar Yohanna, juste à côté de chez moi. J'ai tout vu depuis mon toit.»

Contrairement à d'autres chrétiens de la ville, Samir ne s'est pas caché. « Ils m'ont demandé : «Veux-tu te convertir ou bien payer l'impôt?», je leur ai dit: «je ne veux pas me convertir et je suis pauvre, je n'ai pas les moyens de payer votre impôt de 90.000 dinars par mois (environ 60 euros, ndlr) pour chaque membre de ma famille.» » À côté de lui, son fils de 20 ans, Fadi, tatouage en forme de croix sur l'avant-bras, explique : «Moi je n'ai pas peur de ces gens-là. Je leur ai dit, «Tuez-moi si vous voulez, mais je ne me convertirai pas.»» Pendant quelques jours, les djihadistes semblent accepter cet état de fait mais préviennent : «Cette ville est désormais sous le contrôle de l'Etat islamique, si vous tentez de résister nous vous écraserons.»

Alors que beaucoup d'habitants qui n'ont pas pu fuir se terrent dans leur maison ou dans des caves de la vieille ville de Qaraqosh, d’autres, menacés de mort, sont forcés de les dénoncer. Selon Fadi, des jeunes d'à peine 17 ans, paradent dans la ville au volant de pick-ups. À la tête du groupe djihadiste, quatre hommes d'une cinquantaine d'années semblent contrôler la ville : ils se font appeler Abu Hachem, Abu Moussa, Abu Ubayda et Abu Marwa.

Parmi les djihadistes de Da'ash présents dans la ville, environ 200 personnes selon Samir, 40 selon d'autres témoignages, certains viennent de Mossoul mais d'autres sont en fait des habitants des villages voisins appartenant aux tribus sunnites ralliées pour l'occasion au califat de Mossoul. «J'en ai reconnu certains qui venaient faire leur marché à Qaraqosh avant tout cela», assure Samir, dépité. Un «mollah» distribue de la nourriture et de l'eau, poussant à cette occasion les gens à se convertir. Dans le même temps, des gros camions arrivent de l'extérieur pour piller des maisons et des magasins. Tout y passe: les demeures qui semblent les plus riches, la pharmacie de l'hôpital Al Hamdania, les boutiques d'alimentation, etc. Certains habitants sont battus.

Le 21 août, le discours change brutalement. «J'étais dans la rue pour chercher à manger et à boire quand leur voiture s'est arrêtée près de moi. Ils m'ont demandé : «Veux-tu te convertir ?», j'ai répondu non», témoigne Samir. Ils le font monter dans la voiture. À l'intérieur, le fameux Abu Hachem appelle Abu Moussa pour lui dire : «J'ai une famille de chrétiens qui ne veut pas se convertir, qu'est-ce qu'on en fait ?»  Après plusieurs coups de téléphone, Abu Hachem tranche : «Si vous ne voulez pas vous convertir, vous devez quitter la ville tout de suite.»

En quelques minutes, les onze membres de la famille sont mis dans un bus en direction d'Erbil. Ce qui autrefois était le check point de Kazher tenu par les Kurdes est devenu aujourd'hui un champ de ruines, suite au bombardement d'une colonne de pick-ups de l'Etat islamique par les Américains. C'est là que la famille est jetée du bus.

S'ensuit une marche de plusieurs heures pour rejoindre Kalak. «Sur la route, j'agitais une chemise blanche en signe de paix, car j'avais peur d'être pris dans des tirs. Il faisait tellement chaud ! Nous avons bu des fonds de bouteilles d'eau trouvées sur le bord de la route », raconte Samir. Au checkpoint kurde, ils sont enfin pris en charge pour arriver jusqu'au camp de Mart Schmouni. Un petit groupe s'est formé autour du père de famille. Une jeune femme lui demande : «As-tu des nouvelles de mon père qui est resté à Qaraqosh? J'ai entendu dire qu'il avait été tué...»« Je ne sais pas », lui répond l'homme au visage marqué.

Un peu plus loin, c'est un autre homme qui nous interpelle : « Mon père et ma mère sont à Qaraqosh! Ils m'ont appelé hier pour me dire que Da'ash voulait les emmener à Mossoul pour les convertir, depuis je n'ai plus de nouvelles ». Un autre membre de sa famille, un oncle policier dans la ville de Sindjar où vivait une majorité de Yézidis, a été forcé de se convertir. « Hier, ils ont mis un pistolet sur la tête de ses enfants de 7 et 9 ans et ils ont menacé de prendre sa femme ! ». Qu'est-il devenu aujourd'hui ? Ses parents vont-ils arriver de Qaraqosh avec les autres rescapés ? «Je ne sais pas», répond Samir.

*Tous les prénoms ont été changés pour des raisons de sécurité.

 
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