09/02/2010
Deux doigts d'arithmétique et de fantaisie,
J'ai envie de revenir vers l'été
Songe,
songe d'une belle journée d'été
avec des enfants conteurs !
*
Et toi ?
avec tes mains,
avec tes doigts,
toi,qu'est ce que tu sais faire?
*
Nous, on compte dessus,
on compte dessous
on compte deux sous,
deux sous c'est tout ,
monsieur le compte
1 2 3 4 5 6 ....
Arithmétique et fantaisie,
compte, comte,
conte, et comptine
*
on les tord,
tordus, trop tôt,
trop tard
trop tordus,
écartés,
crochetus,
croches et doubles crochus,
comptine d'enfance,
chante
petit Jean
de ta voix jolie
haut perchée,
tordus, tordus,
crochus,
croches et doubles croches,
millimètres, double mètre,
décamètre, des millions, des millions
fantaisie d'après midi
Mon Dieu !
c'est l'arithmétique !
tique tique tique...
10:41 Publié dans Montages photos avec photofiltre, Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : jeux de mains, arithmétique, doigts, ravel, l'enfant et les sortilèges
Songe, songe, songe
Le froid revient,
la neige s'annonce en Vallée d'Aspe.
Nous aurions pu croire au printemps,
rêver à l'été...
Mais non.
Heureusement ...
Un songe ...
Deux couples
d'amoureux transis,
une dispute entre le roi
et la reine des fées,
une potion qui s'en mêle
et une troupe
de comédiens amateurs
qui préparent une pièce
pour le mariage d'un prince,
tous vont s'entrecroiser
dans cette forêt étrange,
un peu magique,
le temps
d'une nuit d'été ensorcelante
qui ressemble à un rêve.
Félix Mendelssohn
a 17ans quand il compose
cette musique de scène
pour la pièce de Shakespeare
"Le Songe d'une Nuit d'Eté"
Gute nacht
07:35 Publié dans Mes amours musicales, Musique, Passions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mendelssohn, shakespeare, songe d'une nuit d'été, edith mathis, rafaël kubelik
08/02/2010
Vous reprendrez bien un peu de Staline ?

Force est de constater
qu'à vouloir épurer l'Union Soviétique de ses médecins juifs
(Le Complot des Blouses Blanches )
Staline s'est piégé lui - même,
et s'est retrouvé
en fin de vie sans médecin personnel ...
Aussi, devant l'angoisse de la souffrance
commandite-t-il une jeune urologue
qui posssède des dons de magnétiseuse
pour apaiser ses douleurs croissantes.
Ekaterina se retrouve
liée au secret,
contrainte de se laisser conduire clandestinement
la nuit auprès du petit père des peuples
qui la reçoit avec morgue,
mais en écoutant l'adagio du 23 °concerto pour piano de Mozart,
( ça le calme ...)
sans lui dissimuler d'emblée
que sa vie et celle des siens ne tient qu'au maintien strict du secret .

Mais, mari,
famille vont être arrêtés,
Vassili torturé,
bien qu'Ekaterina soit allée jusqu'à avouer
une liaison fictive à son époux
pour justifier ses absences nocturnes
et lui annoncer sa volonté de divorcer.

Scénario qui se laisse accepter sans hésitation.
Le roman ( réduit ici ) de Marc Dugain
(on se souvient de La Chambre des Officiers)
adapté par lui même, quoi que fiction
nous offre un tableau effrayant
de l'URSS en 1952 :
délation,
espionnage ,
chantage,
paranoïa,
défiance,
peur au ventre pour tout un chacun
silence ,
intimidation...
Le choix de couleurs froides et ternes,
beigeasses, caca d'oie,
les longs couloirs déshumanisés,
les éclairages a minima,
"l'intimisme " du huis clos,
le sordide des "relations humaines "
le jeu remarquable des acteurs.
Dussolier qui campe un Staline tel qu'on n'oserait l'imaginer:

si n'était sa voix,
reconnaissable entre toutes,
lui
est totalement métamorphosé,
visage tavelé,
phrasé essoufflé,
lourdeur.
Marina Hands
Ekaterina
délicate, fine,
broyée par le système, mais tête haute.
Edouard Baer,
Vassili
époux bouleversant
écartelé entre amour et interrogation absurde.
Denis Podalydès
veule concierge, rapporteur,
tragi-comique dans ses énormités,
excellent Tom Novembre,
lui, humain.
Un regret, une frustration :
l'absence de la dimension du totalitarisme destructeur
Un Staline trop intimiste
tue le Tyran.
Dommage.
Sans avoir la force
de
"La Vie des Autres "
ce film nous donne beaucoup à penser sur les régimes totalitaires.
« La mort d'un homme est une tragédie.
La mort d
Joseph Staline
17:14 Publié dans Ma cinémathèque Grand Ecran | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : exécution ordinaire, dussolier, marina hands, totalitarisme
06/02/2010
Kirsten Flagstad, autre Voix d'autrefois, immortelle
Si le roi aime la Musique
avec prédilection,
le royaume
approche beaucoup
d'un meilleur gouvernement.
Sagesse chinoise
*
*
Au royaume de Norvège
il était une soprano
(1895- 1962 )
qui au fil des ans
devint mezzo -soprano.
Kirsten Flagstad
A Bayreuth
où elle débuta en 1933 dans le rôle de Sieglinde
de la Walkyrie,
elle marqua de son empreinte à tout jamais
l'interprétation wagnérienne.
Mais c'est son rôle d'Isolde,
sous la direction de Wilhelm Furtwängler en 1952
qui la couronna comme la plus grande wagnérienne de son temps
et sans doute de tous les temps.
Je garde quant à moi
le souvenir de la mort de Didon
insurpassé de tragique
qu'elle interprêta sur scène et au disque.
Qui peut se vanter de flotter ainsi
dans les airs ,
à des milliers de pieds au dessus de nous,
pauvres humains rampants ?


21:06 Publié dans Mes amours musicales, Musique, Passions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : wagner, kirsten flagstad, purcell, didon, norvège
05/02/2010
Le Spectre de la Rose
En images, et en musique,
Le Spectre de la Rose
Variations délicates sur la rose blanche,
Anne Sofie von Otter
chante Shéhérazade
de Maurice Ravel à la
Cité de la Musique
ce vendredi 5 février
Orchestre Philarmonique de Radio France
dir Myung-Whun Chung
Diffusion en direct sur France Musique 20 heures
*
« Les Nuits d’Ete »
d’Hector Berlioz
poème de Théophile Gautier
Le spectre de la rose
Soulève ta paupière close
Qu'effleure un songe virginal.
Je suis le spectre d'une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encore emperlée
Des pleurs d'argent de l'arrosoir,
Et parmi la fête étoilée
Tu me promenas tout le soir.
Ô toi qui de ma mort fus cause,
Sans que tu puisses le chasser
Toute la nuit mon spectre rose
A ton chevet viendra danser.
Mais ne crains rien, je ne réclame
Ni messe, ni De Profundis.
Ce léger parfum est mon âme
Et j'arrive du paradis.
Mon destin fut digne d’envie,
et pour avoir un sort si beau,
Plus d'un aurait donné sa vie,
Car sur ton sein j’ai mon tombeau,
Et sur l'albâtre où je repose
Un poète avec un baiser
Ecrivit : Ci-gît une rose
Que tous les rois vont jalouser.
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22:56 Publié dans diaporama, Mes amours musicales, Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : berlioz, les nuits d'été, anne sofie von otter, théophile gautier










