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12/06/2008
Le monsieur sur le banc ( texte intégral )
A la mémoire de mon papa.
Des souvenirs, j'en ai peu, il faut s'y replonger,
vite.
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Je suis passée devant ce banc de pierre pendant bien des années.
Au bas de notre rue, ombragé, il accueillait chaque matin un pain de glace à nous destiné et déposé par un livreur "glace et bois" , suivant les saisons. Mon père se chargeait d'aller le récupérer afin que fonctionnât notre glacière domestique , un pas déjà dans la modernité , mais encore bien loin des agréments du réfrigérateur. Le pain était enveloppé dans un sac à charbon en jute , râpeux , et je revois mon père le hissant sur son épaule , la glace déjà avait un peu fondu et de grosses larmes tombaient sur le dos de Papa.
Le banc faisait partie de la famille; on disait : le banc , comme on disait le voisin . Quand j'ai intégré l'école , Maman s'est fait un devoir de m'y accompagner, de revenir me chercher pour le déjeuner , de repartir avec moi avant une heure et demi et , toujours fidèle , elle m'attendait à la sortie de quatre heures . Cela a duré jusqu'à ce que je prenne mon envol , et que je parte seule .
C'était formidable : nous habitions en ville et le trajet me permettait chaque jour d'approfondir ma connaissance du quartier . Une dame qui demeurait assez près de chez nous , m'intriguait particulièrement. Elle était remailleuse , et quand il faisait bon , ouvrait tout grand la porte de sa petite maison et s'installait au soleil , penchée sur un oeuf de bois qu'elle avait enfilé à l'intérieur d'un bas pour en rattrapper les mailles. C'était un travail de patience, pas cher payé, et qui lui épuisait la vue.
Plus bas , c'était la peur qui me prenait quand je longeais le noir établissement de la Mère Banos, comme tout le monde l'appelait ; elle avait de la sorcière le nez crochu , et me procurait des suées ; assise sur une mauvaise chaise , au fond de sa cour noire, presque sous le auvent du hangar , elle surveillait les allées et venues de son gendre qui chargeait la plate-forme du vieux camion de ses sacs de charbon. Quand elle ne restait pas ainsi à l'épier , elle s'occupait de la comptabilité de la maison dans une petite pièce cafardeuse et sombre , envahie de suie et de poussière ; elle y griffonnait les factures au crayon à papier et les délivrait avec cérémonie aux clients en ajoutant trois mots sur la qualité des boulets ou de l'anthracite.
Il y avait encore , pas loin avant d'arriver à l'école, un grossiste en vin : du fond du magasin s'épanouissaient de violentes effluves de vins , ou de vinaigre. Je passais vite , agressée par les odeurs âcres qui me piquaient les yeux .
Plus bas encore, un marchand d'oiseaux, de graines et de bulbes . C'était exitant et charmant : les canaris , les perruches, parfois un perroquet inattendu , des caquètements et les sifflements qui m'appelaient et me poursuivaient jusqu'à l'entrée de l'école . J'aimais, au retour, traîner devant la vitrine , renifler les parfums des graines sèches et des cacas d'oiseaux .
La rue n'avait aucun secret pour moi, derrière chaque porte dépassée , je savais une histoire, une présence.
Mais revenons au banc.
Quand je rentrais à la maison , je m'accordais toujours une halte sur le banc. Derrière lui s'ouvrait le jardin féérique de trois dames , soeurs et vieilles filles, portant tenues noires et distinguées et qui , jadis , avaient dirigé une école privée . Elles m'impressionnaient beaucoup, ces maîtresses d'un autre âge, et leur jardin - fouilli me fascinait. D'ailleurs , avec des camarades-voisins du quartier , nous en avons tenté parfois la traversée , en cachette des chapeaux qui s'agitaient quand du bruit s'élevait des fourrés.
Le banc était un formidable lieu de vigie sur le jardin. Grimpée sur la pierre, je montais sur la pointe de mes petits pieds pour regarder par dessus les bosquets , lorgnant une pièce éclairée de la grande maison , repérant quelques nouveautés fleuries plantées pour la saison nouvelle.
Le banc était à nous , c'était chasse gardée , jusqu'au jour ...
...jusqu'au jour où , en revenant de l'école, je vis du plus loin du bas de la côte , je vis sur le banc , une silhouette assise. Le banc était occupé, pris d'assaut sans doute car je l'avais cru, jusqu'à cet instant ma conquête définitive .
Qui donc avait pu enfreindre le réglement que j'avais imposé?
Quand j'arrivais à lui, le banc était bel et bien occupé.
Le banc était à moi, il n'y avait jamais eu de dérogation à la règle et voilà que tout à coup, m'apparaissait l'impensable : le banc était public ! et sur lui, je n'avais aucun droit .
La tête basse , le dos voûté, accablée par la révélation , je changeais de trottoir, et passais en face du banc , non sans lorgner avec hargne vers l'occupant.
C'était un monsieur , très vieux me semblait-il . Il portait un imperméable beige qui recouvrait largement ses jambes et ses genoux qu'il tenait serrés, sur la tête , un béret noir , posé un peu sur le côté. Maigre , ça c'était sûr , et vraiment très vieux , pour le peu que j'en vis .
Dans mon tablier à carreaux roses et verts , j'allongeais le pas , le coeur gonflé d'amertume , pas de banc , pas de jardin des demoiselles ce soir !
Je me contentai ce soir là d'une bouderie solitaire sur notre murette.
C'est avec une pointe d'appréhension que le lendemain , je pris le chemin de la maison en quittant l'école .
Et mon appréhension se fit colère quand je vis , depuis le bas de la côte , le banc à nouveau occupé.
Bien décidée à ne pas tolérer cette invasion , je restais sur le bon trottoir et arrivais à la hauteur de l'ennemi.
Non seulement il s'était assis au beau milieu , interdisant à qui que ce soit de prendre place , mais encore, à son côté , il avait posé un cabas de toile noire qui complétait la possession qui avait faite du banc .
Je ralentis le pas , et à sa hauteur , je m'arrêtai presque en passant ; je vis alors deux yeux bleus se planter dans les miens, avec arrogance et détermination . Il était bien dit qu'il ne me laisserait point monter sur le banc .
Pourquoi, de sa part , un tel acharnement à m'interdir mon petit plaisir quotidien ? M'avait-il guettée pour ainsi savoir par avance qu'il me ferait du mal en agissant ainsi ? Pourquoi ?
Toujours est-il que ce soir-là , je ne touchai pas au dîner , soupe et pain perdu .
On prit ma température , on me posa maintes questions sur le malaise qui transpirait , disait-on , de toute ma personne, mais je ne racontai rien , bien décidée à me battre dès demain pour reprendre mes prérogatives sur le banc.Mais demain , c'était jeudi , point d'école , j'attendis donc vendredi .
Pas de crainte, pas de surprise , je savais déjà ce qu'il adviendrait en cette fin d'après-midi de vendredi : le monsieur était assis sur le banc, mais le cabas était à ses pieds et sur le banc , à son côté, il avait installé un journal grand ouvert , et je vis du vert , de la salade ! posée sur le journal . Il n'en fallut pas davantage pour que , cette fois-ci, je m'arrête , bien en face de lui .
Les deux yeux se plantèrent dans mes yeux ; je ne soutins pas son regard , car j'avais tout coup aperçu , à demi dissimulée sous la salade , une tortue , large et brune.
"Mon petit chat , il faut bien que je la sorte pour prendre l'air , c'est pas une vie pour une tortue de passer son temps dans l'appartement !"
Et en plus , il m'appelait son petit chat ! C'en était trop, lui , le sac , la tortue qui avançait sa tête de reptile vers la main qu'il lui tendait !
Le manège dura jusqu'au mardi suivant , il était convenu entre moi et moi que je ne lui adresserai pas la parole . A l'heure sacrée de ma visite au banc , il était là , avec son horrible bestiole , insensible à ma peine de ne pouvoir monter sur le banc pour épier le jardin des demoiselles !
Je ne savais plus rien de ce qui se tramait dans les allées ombreuses du jardin, je n'avais plus aperçu les vieilles maîtresses depuis ...? peut-être étaient -elles mortes ? Je ne pouvais plus veiller sur elles, et me sentais déposséder de mon devoir de garde .
Le mardi, depuis le bas de la côte , je découvris , ô bienheureuse vision ! que , sur le banc , personne n'était assis.
J'accélérai mon pas , et , stupéfaite , je trouvai le journal, la salade, la tortue !
Inutile de vous dire que je cherchais autour de moi le monsieur, les yeux bleus. Rien n'apparut ; la tortue seule , la tête rentrée dans les épaules, toute en boule fermée . La salade avait vu le soleil , fanée. Personne.
Désemparée , embarrassée , je constatais.
Le soir, pour la première fois , au dîner , je parlais du monsieur sur le banc, les yeux bleus , la tortue, toute seule .
"Papa , va voir, elle y est peut-être encore ? Elle va tomber du banc , Papa va voir !"
Mon père se rendit à ma demande , et alla jusqu'au banc . Il trouva la tortue , toute refermée , la salade flétrie. Il ramena le tout dans le journal replié.
Je ne revis jamais le monsieur, les yeux bleus .
Nous avons baptisé la tortue " La Tortue " , installée dans le jardin , elle vécut longtemps, longtemps, sans rien dire à qui que ce soit du monsieur aux yeux bleus.
EPILOGUE
Bien des années se sont écoulées. J'ai quitté l'école, fréquenté le lycée , puis je suis partie en faculté, j'ai laissé derrière moi la ville de mon enfance. J'y reviens souvent pour y voir mes parents. La glacière , le banc, la tortue, le pain perdu, la sorcière et la remailleuse. Tout a changé , disparu .
Et il y a quelques jours, j'ai lu un article étonnant: un ancien militaire de l'armée allemande était décédé en 1959;
son histoire était contée dans ces lignes ;
à la fin de la guerre, il fut fait prisonnier , puis libéré.
Il se refusa à rentrer en Allemagne pour retrouver son poste de professeur de biologie à l'Université de Dresde,
et choisit A... où il avait séjourné comme occupant .
La ville l'avait séduit, il s'était installé dans un appartement au premier étage d'une maison.
A sa mort , on découvrit son journal , manuscrit relatant son expérience de la guerre , ses réflexions , ses pensées , d'une haute valeur morale et philosophique , des essais, des poèmes ,et il allait être publié.
On y apprenait que, vers la fin de sa vie, se sachant malade et condamné, il avait remarqué une petite fille qui jouait en fin d'après-midi sur un banc,

juste en face de chez lui.
Il en avait fait son héritière et lui avait légué sa tortue, pour qu'elle ne mourut point , une fois lui disparu.
*
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Commentaires
Le début d'un roman bien écrit.
DOminique
Ecrit par : dmerlen | 01/09/2006
Vite, la suite...
A bientôt (Dans 15 jours)...
Ecrit par : Crabillou | 01/09/2006
Bonjour,
Ouf, je m'assoie sur le banc et je n'en bouge plus.
Et si je regardais dessous ? Framboisine a peut être oublié un morceau de réglisse ? Ou laissé tomber une plume de perroquet ?
Ecrit par : christian | 01/09/2006
bonjour
un paisir partagé,j'accapare ce banc et j'y reste, j'attends la suite!
Simone
Ecrit par : simone | 01/09/2006
Bonjour Framboisine,
Quelle jolie histoire que tu commences là...On n'a qu'à s'asseoir, imaginer le décor...et on est dans le "bain"...
A suivre...
Je t'embrasse A+ Hélène
Ecrit par : hélène | 01/09/2006
C'est mignon ne nous fait pas trop languir , je te vois sur la pointe des pieds , petite curieuse ! a bientôt pour la suite BONNE NUIT _ BISSS _ _HUGUETTE
Ecrit par : macary huguette | 01/09/2006
je l'avais zappée la jlie histoire, mais le 1er septembre c'était pas un bon jour pour nous... les mauvaises nouvelles étaient encore coincée dans notre gorge e notre esprit j'ai donc pris du plaisir à la lire aujourd'hui... j'attends la suite
ANNIE
Ecrit par : MAMINIE | 17/09/2006
Super je l'ai relue avec un grand plaisir !
Bonne soirée à toi
Bises
Ecrit par : Nicole | 20/10/2006
Mais oui c'est beau mais je n'ai plus de nouvelles de vous et je suis triste..
Très bonne nuit et à bientôt Valter.
Ecrit par : Prof lefrère | 20/10/2006
Bonsoir Framboise ine, tu nous met du réchaufé, mais c'est encore meilleurs...je me suis assis sur le banc et j'ai lu et relu ta note... une grande conteuse est en train de se révéler sur ce blog...
Bises de Jean Claude
Ecrit par : Jérémie Ménerlache | 20/10/2006
c'est toujoours meilleur réchauffé mais leur laisseras -tu une place aux amoureux qui se bécottent sur le banc public même si celui-ci n'est pas vert.... ???
BISOUS
ANNIE
Ecrit par : MAMINIE | 20/10/2006
Je risquais pas de l'avoir vue cette jolie histoire, dans ma campagne normande, alors que j'épluchais mes pommes pour la compote, merci donc de nous la réécrire.
Certains souvenirs de notre enfance restent liés à des objets ou des lieux, et c'est bien que notre mémoire s'en souvienne.
Les pains de glace, j'ai connu ça aussi sur ma colline lyonnaise à Sainte Foy-les-Lyon, et les rues de mon village que je parcourais aussi pour aller à l'école...
Merci pour cette très jolie note...
Bises de Jean-Louis
Ecrit par : Jean-Louis | 21/10/2006
que c'est joli
je l'avais loupé semble t il
au premier passage
je me suis régalée
merci
fadette
Ecrit par : fadette | 21/10/2006
Bravo Framboisine, j'attends la suite, le banc est ouvert !
merci
JC
Ecrit par : Jean Claude | 21/10/2006
Ces fleurs poussent toutes seules devant chez moi ! Nous adorons faire sauter les graines quand elles se tire-bouchonnent !
Bonsoir Framboisine ! Nous pensons à toi ! Bisous très forts ! huguette -alice
Ecrit par : macary huguette | 21/10/2006
Hola Framboisina!
On est dans le bain, installés sur le banc à regarder dans tes souvenirs, et on attend la suite!
A très bientôt,
Besos
Odil
Ecrit par : Odil | 21/10/2006
je me souviens de cette note c'est au début que j'ai blogué,et pourtant j'ai laissé passer les pains à glace,
moi ausssi j'ai connu cela, ma mère tenait un café/ épicerie et les jours de fêtes où de concours de quilles, mes parents faisaient livrer des "parpaings" de glace par notre livreur de bière, un ami de la famille ce qui m'a valut de visiter plusieur fois, son "usine" à glace, je verrai toujours ces grands blocs,glissés,sur un tapis de cahoutchouc.... impressionnant pour des yeux d'enfants!
merci Framboisine et bon retour parmis nous
bonne soirée bisous
Simone
Ecrit par : simone | 31/10/2006
Le banc pour méditer... je me souviens de cette note moi aussi. Elle est touchante. Bises de miche
Ecrit par : miche | 01/11/2006
Plongée dans ton histoire c'est difficile d'en sortir si vite .... la suite très bientôt ??
Bon dimanche.
Ecrit par : passion de tout | 28/01/2007
c'est très vivant , on a le sentiment de faire le chemin avec toi....aujourd'hui il est rare qu'on laisse les enfants aller seuls à l'école pour des raisosns de sécurité et c'est dommage car c'est ainsi que l'on découvrait le monde et la vie. Aujourd'hui ils le découvrent par le biais de la télé !
Ecrit par : ulysse | 28/01/2007
tout ce monde pour te faire un ban bravo!
Ecrit par : ventdamont | 05/02/2007
J'attends aussi la suite. il me semble bien large se banc. on peut même y passer la nuit !!
Ecrit par : patriarch | 10/06/2008
Voilà une bien charmante histoire !!! et si bien racontée !
Un bien beau souvenir !!!
Bonne soirée !
Ecrit par : Véro | 10/06/2008
Bonjour,
Tu vas mieux le connaître une fois disparu, son bouquin imprimé !
J'ai beaucoup aimé cette histoire pleine de pudeur. Te voila avec un grand père posthume désormais !!!
Ecrit par : christian | 02/09/2006
BEAU RECIT, ce Monsieur n'avait pas osé te demander de t'occuper de sa tortue .....mais il l'avait confié à son journal intime , tu as eu la bonne idée de la récupérer et ainsi de la sauver , comme il l'avait souhaité !
Et surtout la chance , chère Framboisine , de connaître son histoire et une partie de sa vie , bien solitaire , mais pleine de poêsie !
Merci de nous l'avoir si bien raconté ! Bisous ! huguette
Ecrit par : macary huguette | 02/09/2006
Bonjour Framboisine,
Très belle histoire Framboisine que je raconterai à mes petits enfants ( lorsque j'en aurai..VOUS ENTENDEZ,MES
ENFANTS,IL FAUDRAIT Y SONGER!)
Comme je suis un peu naïve,j'aimerais savoir si l'épilogue est le fruit de ton imaginaire ou si le vieux monsieur a réellement existé.
mais peu importe ,me diras tu..
L'essentiel c'est que tu l'as fait exister pour nous.
Merci pour ce bonheur matinal
betty
Ecrit par : betty | 19/09/2006
Je viens de le relire à nouveau...
et je l'aime toujours..ce récit....
Bonne matinée, EN MUSIQUE, je t'embrasse Hélène
Ecrit par : hélène | 19/09/2006
Quelle merveilleuse histoire ! Captivante ! Un conte pour enfants. Je le raconterai aux petits-enfants à la Toussaint. Vraiment bien raconté Framboisine. Bisous de miche et bonne nuit
Ecrit par : miche | 19/09/2006
j'ai lu ..
un mot..
un seul ..
merci ....
Ecrit par : bernard | 28/09/2006
c'est superbe cette histoire , j'ai eu un grand bonheur ,à la découvrir; Merci Framboisine.
mamedjo
Ecrit par : josette | 21/10/2006
Je la découvre cette histoire ,je l'ai lue avec plaisir
merci Hélène
bisous Ninette
Ecrit par : ninette54 | 21/10/2006
excuse moi j'ai bifurqué dans les prénoms car j'ai le temps et je vais un peu sur tous les blogs
bravo pour ton histoire, Framboisine
bonne nuit bisous Ninette
Ecrit par : ninette54 | 21/10/2006
attachant framboisine....
merci....
Ecrit par : fadette | 22/10/2006
Très beau récit, Framboisine, merci, que dire d'autre?
Bises de Jean-Louis
Ecrit par : Jean-Louis | 22/10/2006
Je m'ajoute à la liste des félicitants. C'est une histoire très émouvante et très bien racontée. Bravo !
Je ne l'oublierai pas d'autant plus que j'ai une tortue à qui je donne sa salade pendant toute la belle saison où elle n'hiberne pas. Amitiés. Monique
Ecrit par : monique | 22/10/2006
Quelle belle histoire j'ai beaucoup aimé ! Bonne soirée Fralboisine
Bisous
Nicole
Ecrit par : Nicole | 22/10/2006
les amoureux n'ont pas envahi ton banc, mais une petite tortue y est venue pour faire la joie d'une petite fille.... très émouvante ton histoire.
BISOUS
ANNIE
Ecrit par : MAMINIE | 22/10/2006
Bonjour Framboisine,
cette histoire je l'ai déjà lue il y a quelques temps sur un blog .. etait ce toi qui l'avait racontée ..??? en tout cas elle est formidable et j'ai eu grand plaisir à la relire ...
bonne journée
Ecrit par : michka | 01/11/2006
Tu m'a fait rêver avec cette belle histoire, dis moi, même la fin est véridique ?
bises
Ecrit par : framboise | 28/01/2007
histoire magnifique et émouvante, très bien racontée par frambiosine . amitiés et bises . jean-pierre
Ecrit par : jean-pierre | 28/01/2007
Que dire de plus qui n'aurait pas été dit ? Simplement bravo et merci.
Ecrit par : pascal | 28/01/2007
magnifique et émouvante histoire . Tu as un vrai talent de conteur !
Ecrit par : ulysse | 28/01/2007
Belle histoire.
Ecrit par : JC Bataille | 28/01/2007
Je m'ajoute à la liste : j'ai aimé ta belle histoire.
Ecrit par : bernadette | 28/01/2007
Merci d'être passé et d'avoir ravivé la flamme de la lampe à pétrole !!!
Ecrit par : Ji-el-Bê | 28/01/2007
Bonjour Framboisine,
Je trouve ta narration très réussie, on ne lache rien avant de savoir qui est cet homme ...
La tortue lui a-t-elle survécu longtemps ?
Ecrit par : selig | 29/01/2007
Je suis restée accrochée à tes mots tout le long de ce récit.... Quelle magnifique et bouleversante histoire, et si bien racontée.
Merci...
Anna
Ecrit par : Anna | 13/01/2008
Ecrit par : tous les commentaires | 10/06/2008
tu les auras toujours en toi tes souvenirs avec ton papa. Si lui ne sait plus, vous les avez quand même partagés ces moments d'émotion et tu les fais revivre indéfiniment, c'est cela qui est important, un jour ne te restera que les moments merveilleux que vous avez vécu ensemble et le reste, la grisaille de la maladie, la mémoire qui s'enfuit ... tu oublieras, crois moi, j'ai vécu cette galère là.
Bisous
ANNIE
Ecrit par : Maminie | 10/06/2008
quelle belle histoire et pleine d'emotion;ma sensibilité et moi ont mouillé mes yeux BLEUS
biz françoise
Ecrit par : framboise | 11/06/2008
TRES JOLI ,un pincement au coeur ,une larme ,je vous admire .
ANDRE
Ecrit par : ANDRE | 11/06/2008
que dire de plus après tout ce qui est écrit ?
C'est beau de pouvoir écrire de tels souvenirs ... très touchants.
Amitiés
Josiane
Ecrit par : josiane | 11/06/2008
Merci Framboisine , on a retrouvé avec une tendre émotion cette histoire de ton enfance , un vrai plaisir à la relire , comme un conte de fée .merci .... bises huguette
Ecrit par : macary huguette | 11/06/2008
Très belle histoire...
Bonsoir Framboisine, bon courage pour tout.
Je t'embrasse.
Ecrit par : gazelle | 12/06/2008
Bisou de retour
Ecrit par : mamita | 12/06/2008
je viens de chez Lucy, et je ne regrette pas ton histoire est mignonette
a beintôt ** dgidgi
Ecrit par : dgidgi :0040: | 12/06/2008
bonjour Framboisine
c'est une très jolie histoire que tu nous as raconté là... comme quoi l'environnement du quartier a beaucoup d'importance pour un enfant, c'est vraiment son territoire !
Et ce legs d'un vieux monsieur qui t'avait choisie pour prendre soin de sa tortue, c'est vraiment touchant.
Bravo.
bisous
Jacqueline
Ecrit par : Jacqueline | 12/06/2008
Eh oui ! Cette histoire , tu m'en avais déja fait la primeur .......je ne l'ai pas oubliée , car elle est magnifique !
Je me doute qu'elle est merveilleuse pour toi ....mais aussi très triste le jour de rompre les amarres avec cette jolie ville !
Je situe parfaitement l'emplacement de ce banc
Claude
Ecrit par : Mouligné | 12/06/2008
J'avais presque le même banc vers chez moi, mais cela ne peux pas être le tiens , c'est pas beau d'être curieuse! j'attends la suite, si il y en a une
bisous
Anne-Marie
Ecrit par : anne-marie | 12/06/2008
T'es tu bien reposée,as tu rêvé à la tortue et à se jeune allemand.Bises du Forez bien humide encore.
Ecrit par : heraime | 13/06/2008
J'aime beaucoup. Le détail de son journal, ses réflexions, Tu nous les communiqueras ?
Tu te défends en écriture, continues.
Bises
Capira
Ecrit par : Capira | 13/06/2008
Relu avec plaisir cette belle histoire de tortue sur le banc.
Une petite fille curieuse, un banc de pierre, des vielles demoiselles, une remailleuse, et le vieux monsieur qui a lui seul est toute une histoire.
C'est beau et émouvant, à la fois simple et compliqué, comme toutes les histoires vraies, dont on ne saisit le sens que lorsqu'il est trop tard...
Bisou....
Ecrit par : Crabillou | 13/06/2008
Je l'ai trouvée encore plus jolie deux ans après...Vraiment très émouvant. Bises à toi petite tortue... miche
Ecrit par : miche | 16/06/2008
Belle histoire unique et de belles photos, Merci pour ce merveilleux blog!
Ecrit par : dell xps power adapters | 25/11/2008
pas mal, car ce n'est pas ce que je cherchais et j'ai tout lu...
bonne continuation
Ecrit par : nad | 22/06/2009
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