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19/05/2015

Le monsieur sur le banc ( texte intégral )

 

 Envie  de  repasser par l'avenue au banc....

 __________________

Je suis passée devant ce banc de pierre pendant  bien des années.

 

Au bas de notre rue, ombragé,il accueillait chaque matin un pain de glace à nous destiné et déposé par un livreur  "glace et bois" , suivant les saisons.

 Mon père se chargeait d'aller le récupérer afin que fonctionnât notre glacière domestique ,un pas déjà dans la modernité, mais encore bien loin des agréments du réfrigérateur.

 Le pain était enveloppé dans un sac à charbon en jute ,râpeux , et je revois mon père le hissant sur son épaule ,la glace  déjà avait un peu fondu

et de grosses larmes tombaient sur le dos de Papa.

Le banc  faisait partie de la famille; on disait : le banc , comme on disait le voisin . Quand j'ai intégré l'école , Maman s'est fait un devoir de m'y accompagner, de revenir me chercher pour le déjeuner , de repartir avec moi avant une heure et demi et , toujours fidèle , elle m'attendait à la sortie de quatre heures . Cela a duré jusqu'à ce que je prenne mon envol , et que je parte seule .

C'était formidable :

nous habitions en ville et le trajet me permettait

chaque jour d'approfondir ma connaissance du quartier . Une dame qui demeurait assez près de chez nous , m'intriguait  particulièrement. Elle était remailleuse , et quand il faisait bon , ouvrait tout grand la porte de sa petite maison et s'installait au soleil , penchée sur un œuf de bois qu'elle avait enfilé à l'intérieur d'un bas pour en rattraper les mailles. C'était un travail de patience, pas cher payé, et qui lui épuisait la vue.

Plus bas , c'était la peur qui me prenait quand je longeais le noir établissement de la Mère Banos, comme tout le monde l'appelait ; elle avait de la sorcière le nez crochu  , et me procurait des suées ; assise sur une mauvaise chaise , au fond de sa cour noire, presque sous le auvent du hangar , elle surveillait les allées et venues de son gendre  qui chargeait la plate-forme du vieux camion  de ses sacs de charbon. Quand elle ne restait pas ainsi à l'épier , elle s'occupait de la comptabilité de la maison dans une petite pièce cafardeuse et sombre , envahie de suie et de poussière ; elle y griffonnait les factures au crayon à papier et les délivrait avec cérémonie aux clients en ajoutant trois mots sur la qualité des boulets ou de l'anthracite.

Il y avait encore , pas loin avant d'arriver à l'école, un grossiste en vin : du fond du magasin s'épanouissaient de violentes effluves d'alcool , ou de vinaigre. Je passais vite , agressée par les odeurs âcres  qui me piquaient les yeux .

Plus bas encore, un marchand d'oiseaux, de graines et de bulbes . C'était excitant et charmant : les canaris , les perruches, parfois un perroquet inattendu , des caquètements et les sifflements qui m'appelaient et me poursuivaient jusqu'à l'entrée de l'école . J'aimais, au retour,  traîner devant la vitrine , renifler les parfums des graines sèches et des cacas d'oiseaux . 

La rue n'avait aucun secret pour moi, derrière chaque porte dépassée , je savais une histoire, une présence.

Mais revenons au banc.

Quand je rentrais à la maison , je m'accordais toujours une halte sur le banc. Derrière lui s'ouvrait le jardin féérique de trois dames , sœurs et vieilles filles, portant tenues noires et distinguées et qui, jadis, avaient dirigé une école privée . Elles m'impressionnaient beaucoup, ces maîtresses d'un autre âge, et leur jardin - fouilli me fascinait. D'ailleurs, avec des camarades-voisins du quartier , nous en  avons tenté parfois la traversée , en cachette des chapeaux qui s'agitaient quand du bruit s'élevait des fourrés.

Le banc était un formidable lieu de vigie sur le jardin. Grimpée sur la pierre, je montais sur la pointe de mes petits pieds  pour regarder par dessus les bosquets , lorgnant une pièce éclairée de la grande maison , repérant   quelques nouveautés fleuries plantées  pour la saison nouvelle.

Le banc était à nous, c'était chasse gardée , jusqu'au jour ...

...jusqu'au jour où , en revenant de l'école, je vis du plus loin du bas de la côte , je vis sur le banc, une silhouette assise. Le banc était occupé, pris d'assaut sans doute car je l'avais cru, jusqu'à cet instant   ma conquête définitive .

Qui donc avait pu enfreindre le règlement que j'avais imposé? 

Quand j'arrivais à lui, le banc était bel et bien occupé. 

 Le banc était à moi, il n'y avait jamais eu de dérogation à la règle et voilà que tout à coup, m'apparaissait l'impensable : le banc était public  !  et sur lui, je n'avais aucun droit .

La tête basse , le dos voûté, accablée par la révélation , je changeais de trottoir, et passais en face du banc , non sans lorgner avec hargne vers l'occupant.

C'était un monsieur, très vieux me semblait-il . Il portait un imperméable beige qui recouvrait largement ses jambes  et ses genoux qu'il tenait serrés, sur la tête, un béret noir, posé un peu sur le côté. Maigre, ça c'était  sûr, et vraiment très vieux , pour le peu que j'en vis .

Dans mon tablier à carreaux roses et verts, j'allongeais le pas , le cœur gonflé d'amertume , pas de banc , pas de jardin des demoiselles ce soir !

Je me contentai ce soir là d'une bouderie solitaire sur  la murette de notre  jardin.

C'est avec une pointe d'appréhension que le lendemain , je pris le chemin de la maison  en quittant l'école .



Et mon appréhension se  fit colère quand je vis , depuis le bas de la côte , le banc à nouveau occupé,


Bien décidée à ne pas tolérer cette invasion , je restais sur le bon trottoir et arrivais à la hauteur de l'ennemi.

Non seulement  il s'était assis au beau milieu , interdisant à qui que ce soit de prendre place , mais encore, à son côté  , il avait posé un cabas de toile noire qui complétait la possession qui avait faite du banc .

Je ralentis le pas , et à sa hauteur , je m'arrêtai presque en passant ; je vis alors deux yeux bleus se planter dans les miens, avec arrogance et détermination . Il était bien dit qu'il ne me laisserait point monter sur le banc .

Pourquoi,de sa part, un tel acharnement à m'interdir mon petit plaisir quotidien ?

M'avait-il guettée pour ainsi savoir  par avance qu'il me ferait du mal en agissant ainsi ?

 

 Pourquoi ?

Toujours est-il que ce soir-là , je ne touchai pas au dîner , soupe et pain perdu . On prit ma température , on me posa maintes questions sur le malaise qui transpirait , disait-on , de toute ma personne, mais je ne racontai rien, bien décidée à me battre dès demain pour reprendre mes prérogatives sur le banc. Mais demain, c'était jeudi, point d'école j'attendis donc vendredi .

Pas  de crainte, pas de surprise , je savais déjà ce qu'il adviendrait en cette fin d'après-midi de vendredi : le monsieur était assis sur le banc, mais le cabas était à  ses pieds et sur le banc , à son côté, il avait installé un journal grand ouvert , et je vis du vert , de la salade ! posée sur le journal . Il n'en fallut pas davantage pour que , cette fois-ci, je m'arrête , bien en face de lui .

Les deux yeux se plantèrent dans mes yeux ;

je ne soutins pas son regard, car j'avais tout coup aperçu, à demi dissimulée sous la salade, une tortue, large et brune.

 

 

"Mon petit chat , il faut bien que je la  sorte pour prendre l'air , c'est pas une vie pour une tortue de passer son temps dans l'appartement !"

Et en plus , il m'appelait son petit chat ! C'en était trop, lui , le sac , la tortue qui avançait sa tête de reptile vers la main qu'il lui tendait !

Le manège dura jusqu'au mardi suivant , il était convenu entre moi et moi que je ne lui adresserai pas la parole .



A l'heure sacrée de ma visite au banc , il était là , avec son horrible bestiole , insensible à ma peine de ne pouvoir monter sur le banc pour épier le jardin des demoiselles ! Je ne savais plus rien de ce qui se tramait dans les allées ombreuses du jardin, je n'avais plus aperçu les vieilles maîtresses depuis ...? peut-être étaient -elles mortes ? Je ne pouvais plus veiller sur elles, et me sentais déposséder de mon devoir de garde .

Le mardi, depuis le bas de la côte, je découvris , ô bienheureuse  vision  ! que, sur  le banc, personne n'était assis.

J'accélérai mon pas, et, stupéfaite, je trouvai le journal, la salade, la tortue !



Inutile de vous dire que je cherchais autour de moi le monsieur, les yeux bleus. Rien n'apparut ; la tortue seule , la tête rentrée dans les épaules, toute en boule fermée . La salade avait vu le soleil , fanée. Personne.

Désemparée , embarrassée , je constatais.

Le soir, pour la première fois , au dîner , je parlais du monsieur sur le banc, les yeux bleus , la tortue, toute seule .

"Papa , va voir, elle y est peut-être encore ?  Elle va tomber du banc , Papa va voir !"

Mon père se rendit à ma demande , et alla jusqu'au banc . Il trouva la tortue , toute refermée , la salade flétrie. Il ramena le tout  dans le  journal replié.

 

Je ne revis jamais le monsieur, les yeux bleus .

Nous avons baptisé la tortue " La Tortue " , installée dans le jardin  , elle vécut longtemps, longtemps, sans rien dire  à qui que ce soit du monsieur aux yeux bleus.

 

EPILOGUE

 

Bien des années se sont écoulées. J'ai quitté l'école, fréquenté le lycée , puis je suis partie en faculté, j'ai laissé derrière moi la ville de mon enfance. J'y reviens souvent pour y voir mes parents. La glacière , le banc, la tortue, le pain perdu, la sorcière et la remailleuse. Tout a changé , disparu .

Et il y a quelques jours, j'ai lu un article étonnant: un ancien militaire de l'armée allemande était décédé en 1957;
son histoire était contée dans ces lignes ;

 à la fin de la guerre, il fut fait prisonnier , puis libéré.

 

 

Il se refusa à rentrer en Allemagne pour  retrouver son poste de professeur de biologie  à l'Université de Dresde,

Un des bâtiments de l'Université de DRESDEN

et choisit A... où il avait séjourné comme occupant .

 La ville l'avait séduit, il s'était installé dans un  appartement au premier étage  d'une petite villa dans la côte de l'avenue Gambetta.

A sa mort, on découvrit son journal   manuscrit relatant son expérience de la guerre, ses réflexions, ses pensées, d'une haute valeur morale et philosophique , des essais, des poèmes, et il  allait être publié de manière posthume par quelque éditeur éclairé.

On y apprenait que, vers la fin de sa vie, se sachant malade et condamné, il avait remarqué une petite fille qui jouait en fin d'après-midi sur un banc,

 juste en face de chez lui. Il en avait fait son héritière et lui avait légué sa tortue, pour qu'elle ne mourut point , une fois lui disparu.

 

 



*

 

 

 

 

 

Commentaires

Le début d'un roman bien écrit.

DOminique

Écrit par : dmerlen | 01/09/2006

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Vite, la suite...

A bientôt (Dans 15 jours)...

Écrit par : Crabillou | 01/09/2006

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Bonjour,

Ouf, je m'assoie sur le banc et je n'en bouge plus.
Et si je regardais dessous ? Framboisine a peut être oublié un morceau de réglisse ? Ou laissé tomber une plume de perroquet ?

Écrit par : christian | 01/09/2006

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bonjour
un paisir partagé,j'accapare ce banc et j'y reste, j'attends la suite!
Simone

Écrit par : simone | 01/09/2006

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Bonjour Framboisine,

Quelle jolie histoire que tu commences là...On n'a qu'à s'asseoir, imaginer le décor...et on est dans le "bain"...

A suivre...

Je t'embrasse A+ Hélène

Écrit par : hélène | 01/09/2006

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C'est mignon ne nous fait pas trop languir , je te vois sur la pointe des pieds , petite curieuse ! a bientôt pour la suite BONNE NUIT _ BISSS _ _HUGUETTE

Écrit par : macary huguette | 01/09/2006

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je l'avais zappée la jlie histoire, mais le 1er septembre c'était pas un bon jour pour nous... les mauvaises nouvelles étaient encore coincée dans notre gorge e notre esprit j'ai donc pris du plaisir à la lire aujourd'hui... j'attends la suite
ANNIE

Écrit par : MAMINIE | 17/09/2006

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Super je l'ai relue avec un grand plaisir !
Bonne soirée à toi

Bises

Écrit par : Nicole | 20/10/2006

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Mais oui c'est beau mais je n'ai plus de nouvelles de vous et je suis triste..
Très bonne nuit et à bientôt Valter.

Écrit par : Prof lefrère | 20/10/2006

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Bonsoir Framboise ine, tu nous met du réchaufé, mais c'est encore meilleurs...je me suis assis sur le banc et j'ai lu et relu ta note... une grande conteuse est en train de se révéler sur ce blog...
Bises de Jean Claude

Écrit par : Jérémie Ménerlache | 20/10/2006

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c'est toujoours meilleur réchauffé mais leur laisseras -tu une place aux amoureux qui se bécottent sur le banc public même si celui-ci n'est pas vert.... ???
BISOUS
ANNIE

Écrit par : MAMINIE | 20/10/2006

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Je risquais pas de l'avoir vue cette jolie histoire, dans ma campagne normande, alors que j'épluchais mes pommes pour la compote, merci donc de nous la réécrire.
Certains souvenirs de notre enfance restent liés à des objets ou des lieux, et c'est bien que notre mémoire s'en souvienne.
Les pains de glace, j'ai connu ça aussi sur ma colline lyonnaise à Sainte Foy-les-Lyon, et les rues de mon village que je parcourais aussi pour aller à l'école...
Merci pour cette très jolie note...
Bises de Jean-Louis

Écrit par : Jean-Louis | 21/10/2006

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que c'est joli
je l'avais loupé semble t il
au premier passage
je me suis régalée
merci

fadette

Écrit par : fadette | 21/10/2006

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Bravo Framboisine, j'attends la suite, le banc est ouvert !
merci
JC

Écrit par : Jean Claude | 21/10/2006

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Ces fleurs poussent toutes seules devant chez moi ! Nous adorons faire sauter les graines quand elles se tire-bouchonnent !
Bonsoir Framboisine ! Nous pensons à toi ! Bisous très forts ! huguette -alice

Écrit par : macary huguette | 21/10/2006

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Hola Framboisina!
On est dans le bain, installés sur le banc à regarder dans tes souvenirs, et on attend la suite!
A très bientôt,
Besos
Odil

Écrit par : Odil | 21/10/2006

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je me souviens de cette note c'est au début que j'ai blogué,et pourtant j'ai laissé passer les pains à glace,
moi ausssi j'ai connu cela, ma mère tenait un café/ épicerie et les jours de fêtes où de concours de quilles, mes parents faisaient livrer des "parpaings" de glace par notre livreur de bière, un ami de la famille ce qui m'a valut de visiter plusieur fois, son "usine" à glace, je verrai toujours ces grands blocs,glissés,sur un tapis de cahoutchouc.... impressionnant pour des yeux d'enfants!
merci Framboisine et bon retour parmis nous
bonne soirée bisous
Simone

Écrit par : simone | 31/10/2006

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Le banc pour méditer... je me souviens de cette note moi aussi. Elle est touchante. Bises de miche

Écrit par : miche | 01/11/2006

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Plongée dans ton histoire c'est difficile d'en sortir si vite .... la suite très bientôt ??
Bon dimanche.

Écrit par : passion de tout | 28/01/2007

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c'est très vivant , on a le sentiment de faire le chemin avec toi....aujourd'hui il est rare qu'on laisse les enfants aller seuls à l'école pour des raisosns de sécurité et c'est dommage car c'est ainsi que l'on découvrait le monde et la vie. Aujourd'hui ils le découvrent par le biais de la télé !

Écrit par : ulysse | 28/01/2007

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tout ce monde pour te faire un ban bravo!

Écrit par : ventdamont | 05/02/2007

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J'attends aussi la suite. il me semble bien large se banc. on peut même y passer la nuit !!

Écrit par : patriarch | 10/06/2008

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Voilà une bien charmante histoire !!! et si bien racontée !

Un bien beau souvenir !!!

Bonne soirée !

Écrit par : Véro | 10/06/2008

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Bonjour,

Tu vas mieux le connaître une fois disparu, son bouquin imprimé !
J'ai beaucoup aimé cette histoire pleine de pudeur. Te voila avec un grand père posthume désormais !!!

Ecrit par : christian | 02/09/2006

BEAU RECIT, ce Monsieur n'avait pas osé te demander de t'occuper de sa tortue .....mais il l'avait confié à son journal intime , tu as eu la bonne idée de la récupérer et ainsi de la sauver , comme il l'avait souhaité !
Et surtout la chance , chère Framboisine , de connaître son histoire et une partie de sa vie , bien solitaire , mais pleine de poêsie !
Merci de nous l'avoir si bien raconté ! Bisous ! huguette

Ecrit par : macary huguette | 02/09/2006

Bonjour Framboisine,

Très belle histoire Framboisine que je raconterai à mes petits enfants ( lorsque j'en aurai..VOUS ENTENDEZ,MES
ENFANTS,IL FAUDRAIT Y SONGER!)

Comme je suis un peu naïve,j'aimerais savoir si l'épilogue est le fruit de ton imaginaire ou si le vieux monsieur a réellement existé.

mais peu importe ,me diras tu..

L'essentiel c'est que tu l'as fait exister pour nous.

Merci pour ce bonheur matinal

betty

Ecrit par : betty | 19/09/2006

Je viens de le relire à nouveau...

et je l'aime toujours..ce récit....




Bonne matinée, EN MUSIQUE, je t'embrasse Hélène

Ecrit par : hélène | 19/09/2006

Quelle merveilleuse histoire ! Captivante ! Un conte pour enfants. Je le raconterai aux petits-enfants à la Toussaint. Vraiment bien raconté Framboisine. Bisous de miche et bonne nuit

Ecrit par : miche | 19/09/2006

j'ai lu ..
un mot..
un seul ..
merci ....

Ecrit par : bernard | 28/09/2006

c'est superbe cette histoire , j'ai eu un grand bonheur ,à la découvrir; Merci Framboisine.
mamedjo

Ecrit par : josette | 21/10/2006

Je la découvre cette histoire ,je l'ai lue avec plaisir
merci Hélène
bisous Ninette

Ecrit par : ninette54 | 21/10/2006

excuse moi j'ai bifurqué dans les prénoms car j'ai le temps et je vais un peu sur tous les blogs
bravo pour ton histoire, Framboisine
bonne nuit bisous Ninette

Ecrit par : ninette54 | 21/10/2006

attachant framboisine....
merci....

Ecrit par : fadette | 22/10/2006

Très beau récit, Framboisine, merci, que dire d'autre?
Bises de Jean-Louis

Ecrit par : Jean-Louis | 22/10/2006

Je m'ajoute à la liste des félicitants. C'est une histoire très émouvante et très bien racontée. Bravo !
Je ne l'oublierai pas d'autant plus que j'ai une tortue à qui je donne sa salade pendant toute la belle saison où elle n'hiberne pas. Amitiés. Monique

Ecrit par : monique | 22/10/2006

Quelle belle histoire j'ai beaucoup aimé ! Bonne soirée Fralboisine
Bisous
Nicole

Ecrit par : Nicole | 22/10/2006

les amoureux n'ont pas envahi ton banc, mais une petite tortue y est venue pour faire la joie d'une petite fille.... très émouvante ton histoire.
BISOUS
ANNIE

Ecrit par : MAMINIE | 22/10/2006

Bonjour Framboisine,
cette histoire je l'ai déjà lue il y a quelques temps sur un blog .. etait ce toi qui l'avait racontée ..??? en tout cas elle est formidable et j'ai eu grand plaisir à la relire ...
bonne journée

Ecrit par : michka | 01/11/2006

Tu m'a fait rêver avec cette belle histoire, dis moi, même la fin est véridique ?
bises

Ecrit par : framboise | 28/01/2007

histoire magnifique et émouvante, très bien racontée par frambiosine . amitiés et bises . jean-pierre

Ecrit par : jean-pierre | 28/01/2007

Que dire de plus qui n'aurait pas été dit ? Simplement bravo et merci.

Ecrit par : pascal | 28/01/2007

magnifique et émouvante histoire . Tu as un vrai talent de conteur !

Ecrit par : ulysse | 28/01/2007

Belle histoire.

Ecrit par : JC Bataille | 28/01/2007

Je m'ajoute à la liste : j'ai aimé ta belle histoire.

Ecrit par : bernadette | 28/01/2007

Merci d'être passé et d'avoir ravivé la flamme de la lampe à pétrole !!!

Ecrit par : Ji-el-Bê | 28/01/2007

Bonjour Framboisine,
Je trouve ta narration très réussie, on ne lache rien avant de savoir qui est cet homme ...
La tortue lui a-t-elle survécu longtemps ?

Ecrit par : selig | 29/01/2007

Je suis restée accrochée à tes mots tout le long de ce récit.... Quelle magnifique et bouleversante histoire, et si bien racontée.
Merci...
Anna

Ecrit par : Anna | 13/01/2008

Écrit par : tous les commentaires | 10/06/2008

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tu les auras toujours en toi tes souvenirs avec ton papa. Si lui ne sait plus, vous les avez quand même partagés ces moments d'émotion et tu les fais revivre indéfiniment, c'est cela qui est important, un jour ne te restera que les moments merveilleux que vous avez vécu ensemble et le reste, la grisaille de la maladie, la mémoire qui s'enfuit ... tu oublieras, crois moi, j'ai vécu cette galère là.
Bisous
ANNIE

Écrit par : Maminie | 10/06/2008

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quelle belle histoire et pleine d'emotion;ma sensibilité et moi ont mouillé mes yeux BLEUS
biz françoise

Écrit par : framboise | 11/06/2008

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TRES JOLI ,un pincement au coeur ,une larme ,je vous admire .
ANDRE

Écrit par : ANDRE | 11/06/2008

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que dire de plus après tout ce qui est écrit ?
C'est beau de pouvoir écrire de tels souvenirs ... très touchants.

Amitiés
Josiane

Écrit par : josiane | 11/06/2008

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Merci Framboisine , on a retrouvé avec une tendre émotion cette histoire de ton enfance , un vrai plaisir à la relire , comme un conte de fée .merci .... bises huguette

Écrit par : macary huguette | 11/06/2008

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Très belle histoire...
Bonsoir Framboisine, bon courage pour tout.
Je t'embrasse.

Écrit par : gazelle | 12/06/2008

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Bisou de retour

Écrit par : mamita | 12/06/2008

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je viens de chez Lucy, et je ne regrette pas ton histoire est mignonette
a beintôt ** dgidgi

Écrit par : dgidgi :0040: | 12/06/2008

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bonjour Framboisine
c'est une très jolie histoire que tu nous as raconté là... comme quoi l'environnement du quartier a beaucoup d'importance pour un enfant, c'est vraiment son territoire !
Et ce legs d'un vieux monsieur qui t'avait choisie pour prendre soin de sa tortue, c'est vraiment touchant.
Bravo.
bisous
Jacqueline

Écrit par : Jacqueline | 12/06/2008

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Eh oui ! Cette histoire , tu m'en avais déja fait la primeur .......je ne l'ai pas oubliée , car elle est magnifique !
Je me doute qu'elle est merveilleuse pour toi ....mais aussi très triste le jour de rompre les amarres avec cette jolie ville !
Je situe parfaitement l'emplacement de ce banc
Claude

Écrit par : Mouligné | 12/06/2008

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J'avais presque le même banc vers chez moi, mais cela ne peux pas être le tiens , c'est pas beau d'être curieuse! j'attends la suite, si il y en a une
bisous
Anne-Marie

Écrit par : anne-marie | 12/06/2008

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T'es tu bien reposée,as tu rêvé à la tortue et à se jeune allemand.Bises du Forez bien humide encore.

Écrit par : heraime | 13/06/2008

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J'aime beaucoup. Le détail de son journal, ses réflexions, Tu nous les communiqueras ?
Tu te défends en écriture, continues.
Bises
Capira

Écrit par : Capira | 13/06/2008

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Relu avec plaisir cette belle histoire de tortue sur le banc.
Une petite fille curieuse, un banc de pierre, des vielles demoiselles, une remailleuse, et le vieux monsieur qui a lui seul est toute une histoire.
C'est beau et émouvant, à la fois simple et compliqué, comme toutes les histoires vraies, dont on ne saisit le sens que lorsqu'il est trop tard...

Bisou....

Écrit par : Crabillou | 13/06/2008

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Je l'ai trouvée encore plus jolie deux ans après...Vraiment très émouvant. Bises à toi petite tortue... miche

Écrit par : miche | 16/06/2008

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Belle histoire unique et de belles photos, Merci pour ce merveilleux blog!

Écrit par : dell xps power adapters | 25/11/2008

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pas mal, car ce n'est pas ce que je cherchais et j'ai tout lu...
bonne continuation

Écrit par : nad | 22/06/2009

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Je me souviens avoir lu cette histoire. Elle a vécu combien d'année encore la tortue ?
Bises
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 15/09/2011

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Quelle belle histoire, très émouvante !

Écrit par : Cigale | 15/09/2011

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merci Cigale,

Écrit par : fanfan du fatras | 15/09/2011

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J'ai aimé cette jolie histoire qui raconte un pan de ta vie.
Alors en définitive tu as quand même su qui étais l'usurpateur de ton banc.
Bonne journée et merci pour ce beau récit.
Anita.

Écrit par : anita | 16/09/2011

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Emouvants souvenirs relus avec plaisir.
Egoîstement ils me renvoient à ma vie de cet été là.
Les commentaires,les signatures,tous ceux qui ont été mes amis virtuels,je les retrouve.
Merci Françoise.
Je vous embrasse,
jeanne

Écrit par : jeanne | 16/09/2011

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vraiment très sympa!

Écrit par : Joelaindien | 17/09/2011

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Quelle belle histoire que celle de ce banc, de ce vieux monsieur et de la tortue et bien sûr de cette petite fille qui rageait qu'on lui eut pris son banc.
Merci pour ce petit pan de ton enfance.
Bises.

Écrit par : pimprenelle | 17/09/2011

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C'est un parfum d'enfance, pour moi aussi, que l'odeur des graines pour oiseaux. J'adorais entrer dans la boutique du grainetier rien que pour cela et, bien que nous n'eussions pas de pensionnaire ailé, j'y achetais des graines pour les oiseaux du jardin.

Merci pour ta belle histoire !

Bon dimanche,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 18/09/2011

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C'est une bien belle histoire et tu as dû te sentir honorée de ce legs tardif . Amitiés Lucette

Écrit par : nanne | 19/09/2011

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