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16/02/2015

Paisible et trompeuse campagne béarnaise,

 

En  ces jours où l'antisémitisme  fait florès,

où les  sépultures  profanées  par centaines

un mémorial  détruit,

nous rappellent les pires souvenirs,

où les morts eux -mêmes n'ont plus  la  paix,

en ces jours où les Chrétiens paient  de leur vie,

(21 Coptes égyptiens décapités )

en ces jours

 où le silence   de certains sur les blogs est assourdissant...

 

Je republie cette note de mémoire et  de respect.

 

Et relire  avec une émotion difficile à surmonter

les commentaires  de Betty, Gazelle, Crabillou, Christian,

à l'heure où vivaient nos blogs avec fraternité,

intelligence, échanges puissants.

 

------------------

Dans la paisible campagne béarnaise, sur fond de chaîne des Pyrénées,

il existe un lieu à côté duquel on passe sur la route

qui va d'Oloron à Navarrenx.

*

medium_aen_route_pour_gurs.jpg
sur la route d'oloron.jpg
 
medium_prémonitoire.jpg

*


Juste en bord de route.


Il faut vouloir s'y rendre,
on n'y va pas par hasard.

Et mieux vaut un jour  gris et de  bruine estompé.

*

medium_cadre_jour_de_bruine_et_ciel_bas.jpg

*

 

A l'origine ,

la volonté du gouvernement de la 3° république

d'accueillir les réfugiés républicains espagnols,

24 530 au total



*

medium_26_avril_70_ans_devant_la_gare_d_oloron.jpg

*

70 ° anniversaire de l'arrivée des Républicains espagnols en France.

Ils seront parmi les premiers à prendre les armes

contre l'occupant allemand,

et à former dans les Pyrénées des réseaux de Résistance.

 
podcast

*

Fuyant le régime franquiste,

volontaires des brigades internationales,

combattants de l'Armée Républicaine,

ils sont arrivés par milliers traversant les Pyrénées pour échapper dès avril 39à l'installation du régime de Franco.


Les baraques prévues

(environ 380 )

 

se sont rapidement révélées insuffisantes :

entassement, conditions précaires,

la boue des pluies du printemps béarnais :

les morts se sont multipliées dans de telles conditions.

Mais le gouvernement Daladier a fait en son temps

ce qu'il a pu dans l'urgence.

Mai 1940 :

 

L'Histoire bascule :

 

 

le Régime de Vichy, saisit l'opportunité de cette installation pour interner des réfugiés provenant de la région bordelaise, et même parisienne, ainsi que des politiques basques;

 

la sale histoire de Gurs est en marche.

*

3 octobre 1940

 

le nouveau statut des Juifs conduit à leur internement massif .

*

medium_affiche_sur_le_camp_de_Gurs.jpg
 

*

 

Arrivent par camions des Juifs français, allemands, d'Europe Centrale.

 

 

On assiste à plusieurs vagues d’internement à Gurs.

La première date du 22 Octobre 1940, ce sont 6 538 juifs

originaires du Pays de Bade, de la Sarre et du Palatinat,

qui après avoir été expulsés d’Allemagne

sont internés dans le camp du Béarn.

Le gouverneur du pays de Bade

nommé  également gouverneur d’Alsace, put s’informer

et remarquer que Gurs était presque vide.


Ce sont en majorité

des personnes âgées et des enfants qui n’avaient  pas pu suivre

le mouvement d’exode de 1938, qui se sont retrouvés pris

dans les rafles d’octobre 1940.

Cette déportation s’inscrit dans la réalisation du plan

« Madagascar »

prévoyant de faire de l’île un immense ghetto juif.

Ce plan ne fut pas appliqué.


Entre le 25 et le 31 octobre,

ce sont  7010 internés d'autres camps

 

(Saint Cyprien, Rivesaltes, Les Milles, Noé...)  qui rejoignent Gurs

*

medium_embarquement_2.jpg

 

*

Les camions repartent après qu'on y ait embarqué femmes, enfants, vieillards, malades,

et via les gares d'Oloron et de Pau,

*

medium_une_si_jolie_petite_gare.jpg
medium_oloron.3.jpg

*

direction Drancy puis ultime voyage,

Auschwitz-Birkenau ;

ils seront 12 000 à effectuer la route vers l'extermination depuis Gurs.

En 1962

restauration et transformation de Gurs en lieu de mémoire et de recueillement sont réalisées

 

*

medium_à_gurs.2.jpg
medium_barraquement_reconstitué.jpg

*

 

La charpente d'un baraquement est érigée,

*

medium_ss_les_ombrages_paisibles.jpg
medium_au_bout.jpg

*

une voie ferrée symbolique construite sur quelque 200 mètres,

aboutit à une dalle cernée de barbelés,

métaphore des camps d'extermination.

MEMORIAL.

*

medium_cadre_pr_ne_pas_oublier.jpg
medium_piège_à_gurs.jpg
medium_le_voyage_commence_ici.jpg

*

Mais on meurt déjà à Gurs avant le départ .

Absence d'hygiène et de nourriture,

boue, pluie, froid,

thyphus, dysentrie,

entassement...

*

medium_moulage_d_mains.jpg
medium_ds_la_boue_et_la_pluie.jpg
medium_mourir_à_gurs.jpg

*

medium_chemin.2.jpg
medium_au_cimetière.jpg
medium_cadre_un_peu_d_e_paix_ss_l_arbre.jpg

*

L'émotion est à son paroxysme dans le cimetière,

restauré en  1962  et entretenu par le Consistoire

des Pays de Bade et diverses associations

dont d'anciens Brigadistes espagnols

Là se dressent environ  mille stèles portant

noms prénoms et dates de ceux

dont le voyage s'acheva à Gurs.

*

 
medium_arrivée_au_cimetière.jpg

*

Les tombes des Juifs et des Républicains espagnols

cohabitent pour l'Eternité,

sous les grands arbres calmes,

qui imposent une certaine vision de la Paix.

Sous la pluie d'avril,

la terre détrempée, la boue , laissent entrevoir l'enfer

de la vie quotidienne à Gurs,

*

medium_cadre_un_peu_d_e_paix_ss_l_arbre.2.jpg
medium_tombe.jpg
medium_bruno_marie_babette.2.jpg
l'arbre et la tombe.jpg

 


Kaddisch

 

« C'était là, c'était là ! »

 

sous ces ombrages du vert printemps,

dans cette douce campagne

sur le chemin de Saint Jacques,

« C'était là   ! »

et chantent les oiseaux

dans le ciel d'avril.

N'oublions jamais.

*

medium_cadre_passage.jpg
medium_28_ans.2.jpg

*

Gurs, une drôle de syllabe,


comme un sanglot  qui ne sort pas de la gorge ."

Louis Aragon

**

Amicale du camp de Gurs
Tour Carrère
25 avenue du Loup
64000 PAU
Email administrateur :
abauzit99@orange.fr

Visites
Le camp et son mémorial sont ouverts en permanence.

L'accès est libre et gratuit.

Accès

A 90 km de Bayonne via Peyrehoarde et Escos

par l'A 64/E 80 (sortie n° 6 Peyrehoarde),

puis la D 936.
A 45 km de Pau via Tarsacq, Noguères, et Mourenx,

par la D 2, la D 33, la D 281, la D 111, la D 947, puis la D 936.
A 65 km de Saint-Jean-Pied-de-Port

par la D 933 en direction de Sauveterre-de-Béarn, puis la D 936.
A 6 km de Navarrenx par la D 947, puis la D 936

*

*

Iconographie

-  aquarelles et dessins du mémorial de Gurs

-  photographies personnelles tous droits réservés

*

Pour utilisation,

merci d'en demander l'autorisation et d'en préciser l'emploi prévu.

*

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, 
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

Saint François  d'Assise

 

*

valise ou tombeau à Gurs.jpg

 

 

 

KADDISH , prière des Morts

 

Maurice RAVEL

chanté par  Azi Schwartz

au piano Fadi Deeb.

 


Recorded live at the Jerusalem Music Center, June 8th, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Bonjour Framboisine

Elle n'est pas longue, cette note, non.

Une fois que la lecture est commencée, elle ne te lâche plus jusqu'à la fin.

Dès le départ, le buisson de ronces en bord de route alerte l'esprit, barbelé végétal qui n'a rien à faire dans la paisible campagne du titre.

La surprise vient de l'idée de transformer Madagascar en ghetto juif. J'ignorais totalement ce fait, et je ne dois pas être le seul. Les Malgaches l'ont échappé belle.

De nom, je connaissais Gurs, parmi les camps d'enfermement menant à Drancy. L'histoire de notre pays renferme, comme tu le dis, bien d'autres tristes lieux. J'en ai visité quelques uns. Mais c'est le premier témoignage visuel sur Gurs que tu m'offres, il est poignant, avec deux images fortes : la valise sculptée, terrible symbole d'un départ pour l'éternité et l'arbre enserrant la stèle.

Comme l'escargot venu faire une visite, cette caresse de la nature apporte une lueur d'espoir. Qu'on laisse faire le temps, que les hommes plantent des arbres au lieu de construire un mur entre Israël et la Palestine et un jour, les cimetières des juifs et des palestiniens pourront se mélanger, comme l'ont été les républicains espagnols et ces malheureux venus de l'Europe entière.

Un note de poids, Framboisine, elle n'est pas longue, non, pas du tout !

Bises du grillon

Écrit par : christian | 04/05/2009

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J'y suis passée souvent tout prés mais jamais allée pourtant le père de mon mari était républicain et est arrivé lui aussi en France quand son fils avait 6 mois ne l'a revu qu'à 9 ans
Bises

Écrit par : mamita | 04/05/2009

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Tu nous l'avais annoncé, tu l'as fait. On comprend qu'il faut décompresser après avoir visité un tel lieu de mémoire que je ne connaissais pas. Il est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup... et c'est bien dommage car ces lieux devraient être répertoriés pour les visites scolaires afin que les générations montantes n'oublient jamais.
Comme le dit si bien Christian, dès que l'on commence la lecture de ton billet on va jusqu'au bout.
Merci FanFan.
Bonne journée et bisous de Michel

Écrit par : Michel | 04/05/2009

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Bien sur qu'on va jusqu'au bout de ta note. Ce sont des lieux de mémoires, ils sont hélas nombreux en France mais pas facile de les connaitre tous. L'émotion nous prend dès ta deuxième photo, on a compri, ta note ne sera pas légère. Comme ne fut pas légère la vie et la mort de tous ces gens d'ici ou d'ailleurs, broyés par la machine nazi mais aussi par l'indifférence de l'époque ... mais l'indifférence aujourd'hui est la même !
Oui vraiment merci de cette note.

Écrit par : Biche | 04/05/2009

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Comme tu le dis il faut vouloir y aller . Ce n'est pas un chemin que l'on prend facilement et la fleur aux dents ces lieux de mémoire. Drancy dernière halte avant le néant pour des milliers de gens, juifs, espagnols, communistes, résistants, sans confession .... ils venaient de Gurs ... de ton "pays" et ils venaient aussi de Pithiviers, de Beaune la Rolande, "mon pays" enfants femmes et hommes unis dans une même folie meurtrière. Que ne se perde jamais la mémoire d'une telle horreur et "plus jamais çà".
je vais respirer les fleurs pour une dernière promenade nocturne d'aujourd'hui.... Demain nous irons bavarder avec d'autres blogueuses et blogueurs et reprendre petit à petit nos papotages ..... si la fatigue ne me tire pas encore une fois en arrière.
bises à toi et Mamy Zette et à tes prochains visiteurs.....
ANNIE

Écrit par : Maminie | 04/05/2009

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Oui comme tu dis "pour ne pas oublier " notre passé récent !
l'an dernier je suis allé à Aurigny et là aussi ....l'histoire
amitiès

Écrit par : ventdamont | 05/05/2009

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Très émouvant... Ce chant, la photo de cet épineux, les rails... Tout est dit déjà.
Mais on lit jusqu'au bout, parce qu'il ne faut jamais oublier, ni se voiler la face !
Merci Fanfan pour ce beau et troublant billet.
Je t'embrasse.

Écrit par : gazelle | 05/05/2009

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On reste tres emue en regardant ces photos et en lissant ton recit. J'eu un oncle qu'a reste beaucoup dans le Bearn, le lieu sur ne le se pas, mais il est rentre en espagne tres malade des poumon et le coeur et il est mort assez jeune. Les guerres sont horribles. Il faut faire tout pour que reigne la paix.
Bises
MARU

Écrit par : maru | 05/05/2009

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Une longue et belle note( émotion et esthétisme se rejoignent)...oui, trompeuse campagne.;mais la photo du buisson d'épines annonce l'irréparable.

J'ai "visité" le camp de RIVESALTES.

J'ignorais jusqu'à ce soir l'existence de GURS.

.Il est difficile de commenter l'insoutenable et il est " salutaire" que les blogs se livrent à un travail de mémoire,même si l'écho peut se perdre dans l'indifférence.

Merci pour cette note

Baisers

betty

Écrit par : betty | 05/05/2009

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Ta note que je viens de lire m'a beaucoup émue, tu as un don pour la conter,les photos aussi sont parlantes, il est bon de se souvenir, les hommes sont tellement changeants....et oublient...on passe à autre chose...vite, cette époque vit dans un stress permanent!!!!


Bises générales.

Hélène

Écrit par : hélène | 05/05/2009

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Longue cette note ? Peut-être, mais il reste tant et tant à dire. Oui, il est des coins enfouis dans les recoins de notre histoire qu'il faut sans cesse rafraîchir pour les empêcher de s'enfuir.
De tout ce billet, je retiendrai surtout une chose, c'est que la vie reprend toujours le dessus.
Cet arbre du souvenir qui protège la tombe comme s'il s'agissait d'un berceau nous le hurle :
"N'oubliez jamais !"

Écrit par : Crabillou | 06/05/2009

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J'avoue humblement que c'est la première fois que j'entends prononcer le nom de GURS.
j'ai lu très attentivement ta note.
Je crois qu'il y a beaucoup d'endroits comme celui-ci où il s'est passé d'effroyables choses et que l'on ne connait pas.
c'est bien de nous raffraichir ainsi la mémoire, sur notre passé.
Bonne soirée.
Anita.

Écrit par : Anita | 24/09/2009

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BRAVO........des milliers de bravos....des millions de bravos.....OUF .....! il fallait l'écrire.....tu l'as fait.....MERCI , Pierre .

Écrit par : pierre | 24/09/2009

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Aussi ignorant qu'Anita.je n'avais pas entendu parler de GURS ?voila une lacune de comblée grace à toi ,je t'en remercie .Et dire qu'il y en a encore de nos jours pour nier l'holocauste !!
il faut se souvenir pour que l'histoire ne se répete plus jamais .Bises ma juju

Écrit par : heraime | 24/09/2009

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Tu as bien fait de ressortir cette note, l'oubli pousse souvent aussi vite que les ronces, et comme elles, il étouffe tout dans les mémoires.
On peut regretter que le Triste Hortepouah et son compère Bessoon la honte de la jungle ne soient pas nés plus tôt.
Qui sait si grâce aux tests ADN, on n'aurait pas pu sauver quelques juifs qui n'en étaient peut-être pas ?
C'est bien triste quand on y pense.
Pas de bisous, il se prépare une épidémie de peste brune...

Écrit par : Crabillou | 25/09/2009

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Grâce à toi, j'étais allée chercher des renseignements sur internet la 1ère fois que tu es allée visiter ce camp dont on entend jamais parler. Notre président qui va s'incliner un peu partout, il faudrait lui suggérer d'aller voir Gurs et d'aller s'incliner aussi sur les tombes de ces étrangers qui ont pris les armes pour la France et aussi pour tous ceux qui juifs ou non, n'avaient rien à se reprocher sauf de n'être pas "comme nous". Mais finalement, cela se passe encore en Afrique. Les Serbes ont fait récemment la même chose.
En ce moment, les archives que l'on passe à la télé sur la 2ème guerre mondiale, nous apprennent encore bien des choses. Quand je dis que l'être humain est pourri, je ne me trompe pas et, ne rêvons pas, il y aura toujours des pourris au nom de la religion ou enleur propre nom.
J'arrête-là car c'est un sujet qui me taraude sans cesse.
Bises
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 25/09/2009

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Quelle Note! Je ne vais pas en rajouter aux commentaires qui saluent ce "travail de mémoire".

Mais je voulais aussi te remercier d'avoir déposer tes mots si personnels sur ma Note de mercredi. Très belle fin de semaine à toi.

Écrit par : LP | 26/09/2009

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Petit coucou de WE ...Moi non plus je ne connaissais pas GURS ...tristes et terribles pages d'histoires
Juifs , Espagnols dans une même souffrance . Nous avons eu nos Espagnols ici aussi, des hommes qui travaillaient durs , entourés de soldats Français en armes . Il nous reste la "route ou la cabane des Espagnols" et enfin des hommages rendus...aujourd'hui. Il était temps, leurs enfants présents parfois ont ...75,8o ans... Je suis vraiment peiné pour Mamie Zette ... Essais de te reposer, garde tes forces ...à bientôt Bisous Noélus

Écrit par : l'Alpin | 26/09/2009

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Une page de notre histoire que je ne connaissais pas et encore moins le nom de GURS...Mais il est vrai que je connais peu cette région.
Lors d'un séjour en Alsace j'avais visité le camp du Struthof , et j'avais été fort imprisionnée par l'atmosphère qui s'en dégageait.....
Bonne journée Fanfan
Bisous
Anita.

Écrit par : anita | 03/03/2012

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Bonjour,

Apres avoir vue le pianiste, je lis ta note, je suis trés émue, nous les hommes sommes capables de ..........cela laisse sans voix


Bonne journée et merci

salamandre

Écrit par : salamandre | 03/03/2012

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Bonjour ou bonsoir..je n'ai pas le temps de tout lire des commentaires de nos amis mais je vais revenir car votre note me touche profondément
merci pour l'avoir faite
de plus je ne savais pas qu'il y avait aussi cet endroit et aussi cette histoire donc je vais me documenter encore plus
mon ami et père adoptif Roger dont je parle dans mes notes et qui est en ce moment avec moi au Brésil, est Né juif car l'ont né juif de par sa mère, né à Paris il est Parisien et Français
il est non pratiquant et s'est marié avec une non pratiquante catholique, ses enfants sont non pratiquants de rien du tout
les parents de mon ami Roger sont nés juifs mais ils étaient eux aussi non pratiquants vivants à Paris, eux nés de descendants juifs espagnols qui ont été chassés en 1400 par Jeanne la catholique d'Espagne, de ce fait, les parents des parents de Roger sont nés en Turquie mais ils n'ont jamais été turques, ils avaient leur langue le Latino, espagnols venant d'Espagne et leurs us et coutumes venant d'Espagne, comme leur cuisine, Turquie d'où ils ont été aussi chassés pour arriver en France, à l'époque où la France avait comme politique de les recevoir pour ensuite les dénonce leurs enfants Français, soit les parents de mon ami
ayant une carte d'identité française, nés en France juifs peut être...mais Français, donc de les dénoncer pour eus aussi partir dans les camps, les deux parents de Roger sont morts dans les camps, il avait 14 ans sont petit frère 10
2 enfants sans nourriture, sans habits, sans famille, seuls dans une France qui considérait les juifs comme des sous hommes
ils ont été heuresement cachés en Bretage dans un orphelinat par un prêtre qui a été tué pour ce qu'il faisait, je ferais une note sur ce prêtre et cette histoire....un jour....
l'histoire n'est pas loin
Elle est là si près
mon ami va faire le mois prochain ces 84 ans ils sont les derniers témoins
c'est bien chère amie que vous en parliez
mais il y a quelque chose qui me choque
vous avez mis cette phrase : "les juifs et les espagnols cohabitent pour l'éternité"
Mais être juif ce n'est pas être d'un pays,
d'une nation
c'est être descendant de... ou peut être pratiquer une religion
c'est comme ci vous écrivez les "chrétiens et les espagnols sont là morts"
Mon ami est Français
ses parents déportés ETAIENT FRANçAIS
Je ne sais si je m'exprime bien car je suis pressée
ce sont entre autres morts
la France qui a envoyé des Français dans les camps
a bientôt
Catherine

Écrit par : LADY CATHERINE | 03/03/2012

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...c'est comme Christian Grillon je ne lis que sa note trop pressée dommage
qui écrit..."les juifs et les palestiniens" il faut écrire les israéliens et les palestiniens
ok les palestiniens sont de Palestine
mais les Israeliens sont d'Israel et pas forcément juifs
En Israel il y a toutes les religions et pas que des pratiquants et pas que des juifs, comme les nouveaux russes venus et qui ne pratiquent pas...et qui ne sont pas de la religion juive
en France vous faites un de c'est mélange...
il faudrait refaire un cour là dessus
Catherine

Écrit par : LADY CATHERINE | 03/03/2012

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Fanfan je suis revenue, je m'excuse pour mes fautes de frappe, mes fautes d'orthographe et ma mauvaise façon de m'exprimer, c'est peu compréhensible...je suis ainsi vive, et en plus là j'étais pressée, non, pour Mr Michel Lebel, vous n'avez rien effacé et vous auriez pu, c'est votre blog
je n'avais pas lu que, en plus de votre note de 2009, les commentaires
aussi étaient de l'année 2009 !!! alors j'ai répliqué sur des commentaires de 2009 pas évident de remettre ainsi des commentaires passés....
mais enfin, comme depuis les faits n'ont que peu évolué... le sujet reste le même.
j'aurais aimé avoir une aide sur ce que j'ai dit, il y a ce Mr Michel Lebel que je n'arrive pas a le situer? qui semble intéressé?? et je ne sais ce qu'il désire savoir, d'ailleurs je ne suis pas une experte, juste du vécu...

qu'est ce pour vous être israélien?
qu'est ce pour vous être israélite?
qu'est ce pour vous être juif?

après des réponses à ces trois questions, de n'importe quels lecteurs, et si au moins à la lecture de ces trois réponses quelques esprits retiennent
quels grands pas en avant
j'ai relu votre note très bien expliquée pour le devoir de mémoire, pour ce lieu, pour ces hommes espagnols... et oui en effet, a cette phrase de vous j'ai réagit : "les juifs et les espagnols républicains cohabitent pour l'éternité"
car pour moi cette phrase n'a pas de sens, et vous n'êtes pas la seule, combien de français, ou d'autres personnes dans d'autres pays disent la même chose

alors je veut bien que l'on m'explique si je suis dans l'erreur, car je suis peut être dans l'erreur...

il me semble que lorsque l'Histoire est mal apprise elle se transmet ainsi et c'est triste, surtout lorsque le désir est que çà ne se reproduise plus, il faudrait pour celà bien la connaître.
Ces horribles faits que vous dénoncez et rappelez dans votre note, concernent la communauté juive pratiquante ou non pratiquante issue de pays différents, il y a d'autres faits ainsi mal connus, mal véhiculés par certains médias... comme, mais ce n'est qu'un simple et pauvre exemple, il y en a tellement,
l'histoire des "pieds noirs" français, de l'Algérie française, nés français, venus en France "manger le pain des français"... 1962... ils avaient des morts dans leur famille, ils n'avaient plus rien, ni de quoi se loger, plus de travail et des enfants à nourrir, et si en plus ils étaient juifs.... quelle affaire!
il n'y avait pas plus français qu'eux, ... certains juifs et alors, c'était leur religion mais aussi des catholiques, autres, et non pratiquants, là aussi sous l'étiquette "pieds noirs" tous ont eu la même haine... et encore aujourd'hui certain ne savent pas ce que c'est un "pied noir" il y a encore peu j'ai entendu dire mais, c'est un algérien...grave...
lorsque l'histoire est mal apprise, mal expliquée longtemps après il reste des idées fausses...

Écrit par : LADY CATHERINE | 04/03/2012

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quand j'ai écrit "les juifs et les espagnols républicains cohabitent pour l'éternité"
ceci n'avait aucune connotation délibérée

je pensais seulement retranscrire l'émotion ressentie devant l'Humanité souffrante, quelles soient ses racines, ses religions, ses engagements politiques ou autres,

la présence de Juifs d'Europe de l'Est en terre béarnaise, la présence d'espagnols républicains, ensemble, car souvent les Juifs pratiquants sont mis en terre dans des cimetières juifs

je maîtrise la différence entre un Juif, un Israélien et un Israélite, mais il ne me serait pas venu à l'esprit de faire un cours à l'occasion de cette note de Mémoire locale , nationale, internationale, HUMAINE avant tout, me comprenez-vous? l'espace d'une note sur un blog ne peut tout permettre,

Écrit par : fanfan du fatras | 04/03/2012

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Comme tu le dis si bien ce sont nos émotions et nos ressentis qui sont transcrits dans nos billets qui ont le mérite d'être sincères et lisibles par tous...
Et quand bien même on ferait un cours ex cathedra je pense que la compréhension des uns et des autres ne se modifiera d'un coup de baguette magique !!! car l'histoire au cours des siècles a toujours été mal comprise à partir du moment ou l'on était du côté des vaincus ou des vainqueurs
Bisous et à+

Écrit par : Michel Lebel | 04/03/2012

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Bonsoir et merci pour vos deux réponses, je dois peut être m'excuser, bien que je n'ai jamais voulu être dénonciatrice, et surtout pas envers vous fanfan, je le sais qu'il n'y avait aucune connotation délibérée de votre part, oui je le sais qu'il n'y avait pas de cours à faire là...
et Mr Michel Lebel résume tellement bien aussi bien vos propos que les miens
merci à lui
je suis sincère, comme vous l'êtes, comme nous le sommes tous, je suis peu et mal lisible et souvent..., j"écris avec mon instinct, pourtant dommage qu'il n'y a pas une baguette magique comme l'écrit Mr Lebel, pour modifier parfois le cours des choses... je ne suis ni du côté des vaincus, ni des vainqueurs, je suis née après.... je ne suis ni de confession juive, ni d'aucune confession.... mais je suis ainsi, dans le questionnement, à lire avidement (comme votre note) a vouloir comprendre, a ne pas rester dans l'erreur si je ne sais pas, a toujours apprendre, les blogs sont une immense richesse pour notre culture au quotidien, ils nous permettent d'échanger, de grandir aussi, du moins pour moi c'est le cas.
Ce mini échange m'a apporté.
Catherine

Écrit par : LADY CATHERINE | 04/03/2012

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Un souvenir de mes 8 ans.
Le Parc de l'Exposition et tous ces pauvres gens venus d'Espagne,rassemblés,,je pense l'avoir déjà raconté, la foule de Grenoblois ,les chants révolutionnaires et ce qui m'a marqué pour la vie,un homme envoyant son pull par dessus les barrières.

J'ai visité le Camp du Struthauf (1955) tel qu'il avait été abandonn&,la chambre à Gaz,dans la gare de triage,lzs cheveux pour faire du feutre,les petites chaussures des enfants,les cachots < 1m/1m > ,les Fours avec des Cendres Humainnes,les Barraques,et,le haut d'une colline au bord du Camp,où l'on fusillait afin que les corps tombent seuls dans le ravin.

A la radio j'ai entendu nier aussi la déportation des homosexuels et bien dans ce Camp il y avait beaucoup d'écussons Roses.

Merci Françoise de rappeller ce que nous avons vécu et espérons que nos enfants ne connaiteons jamais.
Je vous embrasse.
leanne

Écrit par : jeanne | 05/03/2012

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bonjour,
j'aime beaucoup la présentation que vous faites ici, mon grand père, Stanislas OBODA, fut interné à Gurs, d'avril 39 à début 40 date à laquelle il s'en évada.
il est entré ensuite dans la résistance et a été fusillé au Mont Valérien le 21 septembre 1942.
j'écris actuellement sur mes grand parent, une histoire romancée de leurs vies.
merci de votre témoignage.
Nadianne

Écrit par : nadianne | 22/10/2012

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Mon pére Eduardo TORIBIO GONZALES , Lieutenant dans l'Armée Républicaine, originaire de Valladolid, a combattu dans les montagnes de Teruel, puis avec ce qu'il restait de son Escadron ils ont encadrés et protégés de leur mieux malgré les bombardements incessant les milliers d'exilés (La Retirada ) de Gérone a Port Bou ! puis il fut interné au camps d'Argeles/ Mer avant d'être transféré à Gurs en mai 1939 . en 1940 il s'engage dans l'armée française qu'il désertera au moment du gouvernement de Vichy pour rejoindre le maquis du coté de Lannemezan, la vallée d'Aure ou il retrouvera après la guerre, ma mère, elle même internée a Argeles puis Gourdan Polignan ! il est mort en 1998 et toute sa vie il nous a parlé de cette autre vie, nous laissant de très beaux écrits que j'aurais le courage de traduire un jour .
tendres pensées à mon papa et à tous ces hommes et femmes qui ont combattus, qui ont souffert, qui sont morts pour notre LIBERTE !!

Écrit par : TORIBIO Hortensia | 20/05/2014

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Je me souviens de cette note. De la relire me tourne encore l'estomac. Dire qu'il y a encore des voyous qui piétinent ce drame. Sont-ils seulement conscients de leurs gestes ?
J'aime ce passage d'un texte de Marc Chagall "Les ai-je tous connus ? Suis-je venu dans leur atelier ? Ai-je vu leur art de près ou de loin ? Et maintenant je sors de moi, de mes années, je vais vers leur tombe inconnue. Ils m'appellent, ils m'entraînent au fond de leur trou - moi l'innocent -moi le coupable. Ils demandent : où étais-tu ? - Je me suis enfui.
Extrait d' "Aux artistes martyrs".
A notre manière, nous aussi fuyons bien souvent.
Bises
Geneviève

Écrit par : Genevieve | 16/02/2015

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Que de larmes encore.
J'ai visité le Camp du Struthauf en 1960 la Chambre à gaz dans la gare ,au bout d'un long chemin caillouteux le Camp intact,après le départ des derniers survivants.
Je revoie dans mon enfance les réfugiés Espagnols,dans la parc de la ville ,si démunis que certains leurs lançaient des vetements par dessus les clortures
Italiens fuyants les Chemises noires,voisins de jardins.
Merci Françoise,le temps passe mais le monde change peu !
Je vous emmbrasse très amicalement.
Jeanne

Écrit par : jeanne | 17/02/2015

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Je viens de relire avec beaucoup d'intéret et d'émotion cette belle note de " Mémoire "
plus que jamais il faut se souvenir et lutter contre toutes les formes de racismes d' attaque contre
les LIBERTÉS et gardons confiance dans les forces d' Esprit et d' amour
( aussi beaucoup d' émotion à retrouver les notes des amis blogueurs qui ne sont plus là )
affections de tante ATRIDELLE

Écrit par : astree | 17/02/2015

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