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23/10/2013

Ras le bol ! " l'affaire "me gonfle, un peu de clarté

Pour  être  vraiment  conscient  de  ce qu'il en est :

Monsieur Mélenchon et Madame  Joly, Eva Joly, première candidate présidentielle à avoir son comité de ...éternels censeurs et donneurs de leçon à la France , détenteurs  de La Vérité,

les  lycéens,  essentiellement  de peu nombreux militants  aux jeunesses communistes mobilisés ces jours -ci,  les autres en vacances  pour le moment et qui ont d'autres occupations  hors de l'année  scolaire ( ils reviendront dans la rue à la reprise des cours, bien sûr, mais en ce moment  faut pas décon............les vacances  c'est sacré, même pour les grandes  causes!), d'autres humanistes souhaitent ardemment le retour  de toute la famille  en France,  (1) (2)

Des lycéens manifestant contre l'expulsion de leurs camarades de classe le vendredi 18 octobre à Paris.

 

et vous?


 qu'en pensez -vous après avoir lu ce  rapport très officiel?


( Vous trouverez  son lien , il est téléchargeable dans  son  intégralité , 24 pages  très explicites et détaillées du processus  global du retour au Kosovo )

 

http://www.lepoint.fr/societe/affaire-leonarda-ce-que-dit-vraiment-le-rapport-19-10-2013-1745766_23.php

 

 

Leonarda et sa famille.

Le Point.fr - Publié le 19/10/2013 à 17:21 - Modifié le 20/10/2013 à 09:32

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Le Point.fr a lu les 24 pages du document commandé par Manuel Valls. Il ne laisse guère de place ni à la polémique ni à l'apitoiement.

Le ministère de l'Intérieur a mis en ligne sur son site le "Rapport sur les modalités d'éloignement de Leonarda Dibrani". Il rétablit de nombreuses vérités et contredit bien des mensonges. 

Page 15 : "La décision d'éloigner la famille Dibrani est justifiée en droit ; aucun des recours de M. Dibrani n'a été jugé recevable par la justice administrative (CNDA, TA, CAA), ni par la justice judicaire (cour d'appel)."

Plus loin, "M. Dibrani n'a jamais donné suite aux propositions d'embauche qui lui étaient faites, et il ne cachait pas attendre le versement des prestations familiales qui suivraient sa régularisation pour assurer un revenu à sa famille ; 

  • il n'a jamais présenté de permis de conduire alors qu'il se prétendait chauffeur de poids lourd ; - il a donné trois versions différentes des raisons pour lesquelles il ne pouvait pas produire de pièce d'identité" (page 17).

  •  Leonarda séchait très souvent l'école

  • Encore plus loin, il est même précisé que "l'un des élus, conseiller général, qui a suivi cinq familles de déboutés du droit d'asile, dont deux kosovares, a signalé que la famille Dibrani était la seule qui ne s'était pas engagée dans un processus d'intégration, que l'ensemble des efforts fournis pour lui venir en aide avaient en définitive échoué. Il a également souligné l'absentéisme de certains enfants". 

La description de Leonarda comme une lycéenne modèle, studieuse a l'école, relève également de la fable. "Selon les données recueillies par la mission, les absences de Leonarda au collège sont de 66 demi-journées en 6e, 31 en 5e, 78 en 4e et 21 1/2 depuis le début de l'année scolaire actuelle." Il est aussi précisé que "la jeune fille découchait régulièrement" (page 9), souvent pour aller chez son copain à Pontarlier.

Les menaces à répétition du père de Leonarda 

De même, les affirmations selon lesquelles la famille Dibrani était parfaitement intégrée sont un peu fantaisistes. "Plusieurs témoignages, dont celui de la directrice du centre d'accueil où la famille résidait, ont fait état du défaut d'entretien du logement mis à disposition de la famille et des problèmes de voisinage qui en ont résulté. La famille a d'ailleurs laissé ce logement dans un état de dégradation avancée. D'importants travaux seront nécessaires avant que ce logement puisse de nouveau accueillir une famille de demandeurs d'asile ; les photos produites à la mission ne laissent pas de doute à ce sujet. Une procédure a en outre été établie auprès de la gendarmerie le 26 août 2013 pour différend de voisinage." 

"M. Dibrani n'a pas hésité à user de menaces afin d'éviter d'être expulsé de cet appartement. Il a indiqué qu'il ferait exploser une bouteille de gaz devant l'ancien maire de Levier et un membre du réseau de défense des sans-papiers. Aux agents de l'office français d'immigration et d'intégration, qui lui proposaient une aide au retour (8 500 euros, la première fois ; 10 000 euros, une deuxième), il a annoncé qu'il tuerait sa famille s'il était expulsé".

"M. Dibrani a également été placé en garde à vue pour un cambriolage par la communauté de brigade de Saint-Vit le 14 octobre 2010. Il a aussi été mis en cause comme auteur dans un vol commis dans une déchetterie à Levier (communauté de brigade de Pontarlier)."

"Enfin, les filles aînées de M. et Mme Dibrani ont été prises en charge par les services sociaux du conseil général après avoir fait état de violences exercées par leur père (placement en garde à vue pour violences sur mineur par ascendant à la communauté de brigade de Pontarlier le 15 janvier 2013), mais elles se sont ensuite rétractées. Selon l'avis d'un conseiller général, rester dans le foyer où elles avaient alors été placées aurait favorisé leur intégration, elles n'ont pas saisi cette chance."

La famille Dibrani avait épuisé tous les recours

Le rapport reconnaît bien entendu que les forces de l'ordre "n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire". Mais cette conclusion est immédiatement nuancée par les nombreuses interférences qui ont freiné l'opération. "L'attitude des forces de l'ordre s'explique notamment par l'intervention de tiers à l'administration, notamment de deux soutiens constants de la famille. Le premier d'entre eux, qui a appelé Leonarda Dibrani sur son portable, lui a demandé de pouvoir s'entretenir avec une enseignante organisant la sortie scolaire et a ensuite transmis le téléphone à un officier de gendarmerie ; le second, qui a accompagné la jeune fille vers la voiture de la police aux frontières, l'a consolée et aidée et a pris la précaution, avec une enseignante accompagnante, de mettre la jeune fille à l'abri du regard de ses camarades avant qu'elle prenne place dans le véhicule ; ces deux soutiens, bien que le déplorant, étaient également convaincus que les voies de recours étant épuisées, il fallait respecter les décisions de justice et, surtout, que la séparation du père et des autres membres de la famille serait préjudiciable à tous" (page 15).

"Ces deux personnes (avec quelques autres) ont aidé, depuis deux ans, la famille Dibrani sans compter leur temps, à la fois dans la recherche d'emploi du père, le soutien psychologique à la famille et les démarches administratives. Le nombre de courriers adressés aux différents préfets qui se sont succédé pour solliciter une autorisation de séjour témoigne de leur investissement constant. Un soutien financier régulier a été apporté également par un ancien élu, qui a rassemblé des fonds auprès de ses connaissances et ses proches" (page 16). 

Le soin avec lequel ce document administratif a été rédigé, les détails qu'il apporte ne laissent guère de place à la polémique. Après cinq décisions de justice unanimes, il était conforme à la loi de reconduire la famille Dibrani dans son pays, et, mis à part le dérapage commis lors de l'interpellation de Leonarda, cette opération a été menée dans le cadre légal avec toutes les précautions nécessaires et avec humanité. Ce rapport montre également que les difficultés d'intégration des familles venues d'Europe de l'Est soulevées par Manuel Valls sont réelles et que leur volonté de s'intégrer reste discutable. 

 

 

  ( 1 ) "Les lycéens ne prennent jamais de vacances quand il s'agit de lutter contre les injustices." Comme Justine, 16 ans, ils sont 700 lycéens à retarder leur départ en vacances pour exiger le retour de Leonarda et Khatchik. Bien moins nombreux que la veille, mais beaucoup plus déterminés, jurent-ils. Rassemblés devant l'Opéra Bastille, dans le 12e arrondissement, ils affichent leur détermination : "Nous ne sommes pas fatigués", hurlent-ils comme un avertissement à François Hollande. La tentative d'apaisement du président de la République a échoué : "François Hollande nous prend pour des cons ! Leonarda doit revenir avec toute sa famille", vocifère Martin, un étudiant venu soutenir ses "camarades lycéens". 

 

Les mots sont encore plus durs contre Manuel Valls. "Un fasciste dans un gouvernement sarkozyste", affirme Maximilien, militant aux Jeunesses communistes. "Manuel, Franco serait fier de toi !" lit-on sur un pancarte. "Khatchik en classe, Valls, tu te casses !" hurle un lycéen avec une bière à la main. "Le gouvernement essaye de nous endormir, mais les vacances ne seront pas un frein à notre mobilisation", jure Caroline, en classe de terminale. Et d'ajouter : "Manuel Valls ne peut pas être un homme de gauche, ce n'est pas possible." La copine de Caroline approuve d'un hochement de tête.

Une ambiance bon enfant 

L'ambiance sur la place de la Bastille est bon enfant. Les forces de l'ordre se marrent devant ces lycéens souvent blagueurs. D'autres, plus expérimentés, sont déjà équipés de tout l'attirail du parfait manifestant : masque chirurgical pour se protéger des gaz lacrymogènes, cagoule, gants plombés... Remontés comme des pendules, ils veulent aller à l'affrontement contre les CRS. Mais la majorité des lycéens préfère s'asseoir en signe de non-violence. Capucine, militante au Syndicat général des lycéens, essaye tant bien que mal d'organiser les choses : "Je ne pensais pas que nous serions si nombreux. Et tant que Manuel Valls sera membre du gouvernement, nous continuerons à occuper les pavés. Nous le prouverons à la rentrée !"

Pas assez nombreux pour envahir la place de la Bastille, les lycéens sont cantonnés sur les escaliers de l'Opéra. Les forces de l'ordre veillent à ce que personne ne sorte du dispositif. Dans l'indifférence générale, une famille de Roms passe devant cet attroupement réclamant le retour de Leonarda, elle aussi rom. La famille s'arrête et observe la scène. Les enfants en profitent pour plonger une fourchette dans une conserve de mauvais cassoulet. "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !" reprennent en coeur les lycéens. La famille repart comme elle était arrivée. Les lycéens, quant à eux, finissent par former un cortège et à remonter la rue du Faubourg-Saint-Antoine. 

 

(2)  Vous remarquerez  que je ne parle pas de vacances  de Toussaint, terme maintenant aboli et abhorré :


la radio évoque " les vacances  d'automne "


en avant la laïcité à toutes les  sauces  ! ! ! 

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