logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

22/02/2015

Timbuktu, aux Cesars

Mon choix pour  le César du Meilleur Film

 

après délibération avec moi-même, et un peu d'hésitation

quand même,

(Saint Laurent de   Bonello...

 

http://papystreaming.com/fr/p/saint-laurent/ )

 

http://fatrasenbleu.blog50.com/archive/2014/10/15/saint-laurent-le-film.htmlCésar 2015 : « Saint Laurent » : chic, biopic

               je vote pour  TIMBUKTU

 

 

samedi 21 février 2015: c'est fait,

 

TIMBUKTU, 

 meilleur film,

meilleur  réalisateur,

meilleur montage,

meilleur  scénario original,

meilleure musique,

meilleure photo, meilleur  son...

 

      L'Humanisne vous concerne-t-il ? On peut s'interroger...

Des  armes inattendues pour  dénoncer l'innommable,

 des armes  qui ne tuent  pas  mais qui font sacrément  cogiter:

 

la beauté, l'humour, l'esthétique,  dans une visée   précise,

 

 dénoncer ces islamistes qui sèment la terreur,  qui persécutent et imposent la charia à des gens  calmes, paisibles, joyeux, intelligents, amoureux  de la vie.

 

16 janvier :

"Timbuktu" déprogrammé  à Villiers-sur-Marne ,

 

"mesure  de sécurité à l'égard des événements " dit le Maire

 

 

Timbuktu est un film magnifique : 

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique

Abderrahmane Sissako nous raconte une  fiction

exemplaire,tournée en pleine guerre dans les dunes du désert

mauritanien et à Oualatta ( ville ancienne inscrite au patrimoine

mondial de l'Humanité par l'UNESCO),  une  oeuvre de courage et

qui nous renvoie à Aimé Césaire :

 

« C’est en partant du particulier qu’on atteint l’universel »

 

 Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes

religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes,

entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit

berger âgé de 12 ans. Une  famille  de bonheur,  de calme, qui

résiste  en chantant  , pour proclamer son indépendance.


En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur

des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et

les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont

devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des

tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes

et tragiques.


 Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de

Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane

tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s'en est pris à GPS,

sa vache préférée.


 Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus

d’ailleurs...

 

 

 On sort  de la projection  avec une vision aiguisée  de l'absurde :

 

 la paisible famillle  de touaregs, harmonieuse,  presque idyllique,

mais fragile comme la gazelle en course qui ouvre le

film, violemment  jetée en pâture aux lois  appliquées par le

tribunal djihadiste 

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

 

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

 

 On peut  être  surpris  du traitement  de l'Histoire , à travers

cette famille, dont l'histoire personnelle ne regarde en rien ces

fous mais dont ils  vont "profiter " pour progresser   dans

l'absurdité de l'horreur, maîtrisée par la caméra d'Abderrahmane

Sissako: 

 

parfois les tortionnaires   sont montrés  sous leur visage humain,

tentation  de la chair, cigarettes en cachette, danse voluptueuse,

évocation passionnée du football, tout ce qu'ils interdisent,

condamnent, pourchassent...

 

Un monde ubuesque, mais la fiction, nous le savons, nous ramène à

la réalité de  ce que vivent les populations tombées sous le joug

implaccable de  ces fous.

 

 On n'oubliera jamais le match de foot mimé sans  ballon,  dans le

sable,  par  des enfants de Timbuktu, on n'oubliera jamais la

dune aux formes   de femme, et son bouquet végétal, qui nargue

le djihadiste rendu fou par  cette vision et qui hache à la

mitrailleuse cette insolente métaphore  verdoyante du pubis

  féminin.

 

 

     "Cachez   ce sein  que je  ne saurais  voir"

 

 Tout est faux  dans l'attitude et le discours  de  ces

 hommes, qui parlent  dans diverses langues, on les  sait venus

 d'horizons  divers, réunis par l'intolérance, la violence,

  l'aveuglement.

 


 On n'oubliera jamais les paroles apaisantes et raisonnables   de

 cet homme  de Foi, dans la mosquée qui leur renvoie une image

 de paix, d'amour,

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

 on n'oubliera jamais cette Haïtienne  superbe

 qui  nargue par son corps voluptueux la folie    environnante.

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

 

 



  On n'oubliera jamais le désert sublime, sensuel,

 

« Gao a été occupé, Kidal a été occupé, mais le film s’appelle Timbuktu. Une ville mythique et millénaire, d’échanges et de rencontres, qui contient des valeurs architecturales, des manuscrits, à l’équivalent des bouddhas géants d’Afghanistan. A Tombouctou, les valeurs de l’humanité étaient en danger, c’est ce qu’il fallait dire», raconte Sissako.

  Un film  qui nous touche  autant par sa  poésie  que par sa  force politique et humaniste. Un film  qui condamne  de  façon  claire et sans détour l'intolérance  et la violence. 
 A VOIR !  et à méditer

 

 et pour satisfaire aux  exigences de  certain commentaire:

 (Peut - on  y comprendre  que l'occident doit encore  battre  sa coulpe? je me questionne,  questionnement  ! ! ! )

?????

??????

???????

??????

???????

???????????

 

Timbuktu,Abderrahmane Sissako , djihad, occupation, touaregs,film, critique, violence, condamnation intolérance,

 

 

 http://www.telerama.fr/cinema/abderrahmane-sissako-tourner-timbuktu-c-etait-presque-un-devoir,120355.php

 

 

 

 

Commentaires

"Ceux qui font la guerre meurent vite"...J'avais vu la bande annonce,mais je ne sais pas si j'aurai le courage d'aller voir le film,tant d'obscurantisme et de souffrance.Le ciel est redevenu noir ces temps-ci,un troisième millénaire empli de haine.
Merci pour ce partage et bonne journée
Christiane

Écrit par : Les bouchons voyageurs | 16/12/2014

Répondre à ce commentaire

Tous les films qui condamnent la violence sont à voir et méditer, dans n'importrte quel pays que ce soit. Hélas elle est partout, entretenus souvent par des intérêts financiers qui divisent les tribus pour mieux profiter de leurs dissenssions. Et puis la violence de chaque jour, entre voisins qui s'émeuvent àau moindre accroc dans leur vie paisible.
En résumé elle est partout, et soyons de nombreux sages pour l'expliquer et la faire reculer. Hélas la pauvreté, toujours là mène à la haine, on ne sait pas dire les mots justes, je crois que notre ére aime ke désordre et les photos des médias qui nous poursuivent?
Joyeux NOËL quand même, car il viendra le divin enfant.


Je t'embrasse
Hélène

Écrit par : hélène | 16/12/2014

Répondre à ce commentaire

Toute une symbolique que tu résumes si bien et que ce film illustre parfaitement .j'avais entendu l'interview de Sissako sur France Inter et cela me donne enie d'y aller, bien que je n'aime guère l'illustration de la violence, mais parfois les images sont plus fortes que les paroles et il faut aller voir ces films qui dénoncent la barbarie et l'absurdité de ces fous, les talibans viennent encore d'illustrer l'horreur!

Bonne soirée, lecture au coin du feu, musique en sourdine? j'imagine très bien
Dédé

Écrit par : Andre | 16/12/2014

Répondre à ce commentaire

D'abord je voudrais dire tout mon accord pour les commentaires qui te sont faits ainsi que les compliments sur la présentation du film que tu as faite.

Vos avis sont instructifs pour quelqu'un qui hésitait comme moi à aller le voir mais il me semble qu'il manque la part essentielle pour ce que nous savons de ces "affaires", ces "affaires" dont nous avons connaissance par les info qui dénoncent, qui dénoncent.

Pour moi, il manque le questionnement,

je n'irai donc pas le voir.

Merci pour cette note. Bonne journée.
_____________________________________

Écrit par : Monique.C | 17/12/2014

Répondre à ce commentaire

J'ai beaucoup de mal avec la violence
Je pense que je n'irai pas le voir pas parce que je fais l'autruche mais c'est trop dur
bonne soirée
Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 17/12/2014

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique