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27/10/2016

" La Cheffe , roman d'une cuisinière " , nourriture spirituelle

 

 Je referme le livre le coeur gonflé d'émotion , de   joie 

et de peine mêlées, cette émotion , cette joie  et cette

peine que seule l'œuvre majeure procure.

   Je referme le livre, il est achevé,

lecture attentive et soumise au rythme lent, mesuré voulu

par l'auteur, le créateur, l'inventeur, le chef.  

 

  Il est des ouvrages dont on redoute de voir  se profiler

la fin comme un plat d'une invention inouïe et dont la

dernière bouchée comble et rend si triste.

 Oui, refermer le dernier roman de Marie Ndiaye relève à

 la  fois  de la plénitude , de la souffrance et de la

gratitude envers l'auteur.

  Conduit vers les sommets du langage, vers la perfection

de l'écriture, le lecteur, Ô rêve fou !  voudrait ne jamais

avoir à poser le livre, à lui  faire place   sur les 

étagères  fût-ce parmi les préférés.....

 

  Que puis-je en dire de ce roman ?  Ai-je envie,  ai - je

le droit de disserter sur ce qui rend heureux et

nostalgique tout  à la fois ? 

 

  L'histoire de La Cheffe comme celle des personnages

emblématiques de la  littérature  classique, les Anna

Karénine, les   Jean Valjean, les Prince de  Salina... nous marque

d'une empreinte indélébile. 

   Le talent,  l'imagination, l'imaginaire  de  Marie Ndiaye

 en sont les ingrédients majeurs, servis par une écriture

 raffinée  ,  dépouillée et malgré tout d'une rare

puissance,  tout comme je me plais  à  imaginer la cuisine

de La Cheffe. 

 

 Sa lenteur hypnotique et ses subtilités (visages,

expressions, intentions, soupçons, scrupules…) créent le

mystère ( quel est donc ce niveau de détail? ),parfois une

image violemment poétique crève le tissu serré du texte

tandis que ...

L'évocation  si poétique de la forêt landaise,  berceau

des premiers balbutiements  de l'art de la Cheffe,

l'ombre tutélaire des grands pins,marie ndiaye, La Chefef, roman d'une cuisinière, gallimard, collection  blanche, passion, cuisine,  chef étoilé, lot et garonne, sainte bazeilles, marmande,  inventivité, narrateur,  gallimard les parfums, les saveurs

maitrisées, comme

l'écriture ciselée de

Marie Ndiaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne peut déflorer  ce récit magnifique,  je ne   saurais

que vous recommander , tout comme il est bon de se

perdre dans la carte de La Cheffe  étoilée,  de vous

perdre dans le roman de Marie Ndiaye  "La Cheffe, roman

d'une cuisinière " et vous  en   souhaiter une inoubliable

dégustation car voilà un roman comme on n'en écrit plus.

 .

 

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  Trois ans après  sept ans après son prix Goncourt,

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 Lu  dans Figaro :  

 ..." C’est une invitation à dîner à une table raffinée et

conviviale, lancée par l’un de nos plus grands écrivains. Ce

roman enveloppant, où la phrase de Marie Ndiaye, si belle

et singulière, se déploie comme le meilleur des mets, est

l’histoire de « la Cheffe », protégée par l’anonymat de

son titre dans le récit que fait de sa vie son ancien

second de cuisine et confident.

  Encore une femme puissante, dans une forme de combat

avant tout intime – puissante, c’est-à-dire dont les

fragilités anciennes n’ont pas réussi à éteindre la lumière

ni l’appétit –, après Rosie Carpe (2001), la femme en vert

de son Autoportrait (2005), Nadia dans Mon cœur à

l’étroit (2007), Norah, Fanta et Khady Demba, les Trois

femmes puissantes (2009), Ladivine (2013) et bien

d’autres rencontrées sous cette plume époustouflante qui

sait préserver leur part de mystère.

  On retrouve ici cette manière à elle de Marie Ndiaye de

plonger son lecteur d’emblée dans le chaudron moelleux de

son écriture, lui faisant prendre une histoire dans son

cours sans qu’il s’y sente exclu mais, au contraire,

immédiatement accueilli.

 De « la Cheffe » le prénom demeura secret, comme si le

dévoiler eut été une mise à nue plus grande que le récit

de sa vie. Plus que le nom choisi pour son propre

restaurant, « la Bonne Heure », « un nom parfait »

contenant la sensibilité qu’elle avait mis une existence à

cacher.

« Car elle avait entendu presque chaque jour, étant enfant, sa mère s’exclamer joyeusement et à tout propos : À la bonne heure ! Que ce fût pour se réjouir lorsque sa fille rentrait de l’école, qu’un travail s’annonçait bien payé, qu’une brise légère venait rafraîchir une chaude journée, en réalité pour toute occasion qui n’était pas franchement déplaisante et pouvait donc facilement se transformer en quelque chose qui inspire une forme de joviale reconnaissance ».

  Son enfance âpre mais heureuse est déjà loin lorsque

son futur mémorialiste la rencontre. De ses années de

fréquentation de « la Cheffe », l’une des meilleures de sa

génération, il a tiré un portrait pénétrant, montrant les

périls d’un parcours dans un univers dévolu au masculin

dans les années 1960 et 1970, et le mystère de ses

créations.

 Ses plats les plus fameux naissaient en songes, avant

qu’elle ne les élabore devant lui, après la fin du service du

soir.

« la Cheffe, elle, aérienne, concentrée, silencieuse et lyrique avait fait de la cuisine le lieu où ses rêves nocturnes se déployaient sous son contrôle, prenaient corps sous ses mains (…) la Cheffe employait ses nuits à rêver mais de façon concrète, efficace, et elle était éveillée et bien consciente de ce qu’elle faisait, c’était pourtant des matérialisations de rêves qui naissaient sous ses doigts durant ces nuits ondulantes, détachées de la nuit des autres aussi nettement qu’un monde parallèle de l’univers ordinaire ».

 Ce roman est aussi le récit attentionné d’un homme épris,

de sa patience précautionneuse pour celle dont le voisinage

lui importe plus qu’une réciprocité. Son parcours dévoué

touche autant que celui, plus flamboyant, de cette femme

aimée. Et c’est aussi, comme souvent chez Marie Ndiaye,

une histoire de filiation féminine complexe sur trois

générations.

 Comment ne pas imaginer Marie NDiaye sous les traits

artistiques rigoureux de son héroïne? Une femme méfiante

du confort du succès, gênée par les éloges autant que par

les critiques.

« Elle comprenait les sensations puisqu’elle s’appliquait à les faire naître, n’est-ce pas ; et que leur manifestation sur la figure des convives l’enchantait (…) Mais les mots pour décrire tout cela lui paraissaient indécents. Qu’on lui dise : C’est très bon, elle n’en demandait pas plus, surtout pas ».

 

 Dût-on tracer à tort un parallèle, cherchant bêtement

une forme d’autobiographie déguisée, l’analogie entre les

deux métiers artisanaux d’écrivain et de cuisinière, faits

de patience et de création,reste séduisante, et l’on se

surprend à lire les pages sur l’art culinaire comme un

précis de l’art littéraire.

  Et dans les deux cas reste plaisant le constat d’une

impossibilité à en percer tous les secrets. "...

 

       " La Cheffe ,   roman d'une cuisinière "

 

                  Gallimard , Collection    blanche

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Commentaires

Après ta si belle introduction _-- vite nous aussi --mettons nous à lire ce livre merci de
nous l" avoir présenté bonne journée n

Écrit par : astree | 25/10/2016

Les commentaires sont fermés.

 
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