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30/05/2016

Un dimanche à la campagne

Ce soir................ 

bertrand  tavernier,un dimanche  à la campagne,sabine azéma

 

 

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 Que sortira-t-il du chapeau cannois? un aussi  grand beau film que celui-ci ? Ce serait une divine surprise..

Un si beau film, revu en DVD,

un  instant   de grâce, de charme,

et d'affrontement  mêlés.

 Œuvre infiniment impressionniste, marquée par le temps proustien, la voix off du réalisateur , qui nous  émeut et nous trouble, la musique  contemporaine  de ces  personnages d'avant la tourmente de  la grande  guerre, musique de chambre   élégamment choisie    ( Gabriel  Fauré ),la polka à l'accordéon  composée par Louis Ducreux , jeu raffiné de tous les acteurs, film  de  sensations et d'impressions, où chaque  bibelot raconte, chaque  image emporte dans un univers délicat, couleurs un peu passées, comme ce  temps,  oui, un moment   de grâce.

Un dimanche de la fin d'été 1912  

M. Ladmiral est un peintre sans réel génie, au crépuscule de sa vie. Depuis la mort de sa femme, il vit seul avec Mercédès, sa domestique. Comme tous les dimanches, il accueille Gonzague, son fils, un garçon rangé, épris d'ordre et de bienséance, accompagné de son épouse, Marie-Thérèse, et de leurs trois enfants, Émile, Lucien et Mireille. Ce jour-là, Irène, la sœur de Gonzague, jeune femme qui se libère en ce début de XXe siècle, personne énergique et anticonformiste, vient bousculer ce paisible rituel, remettant en question les choix artistiques de son père...

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23/05/2016

Des hommes et des dieux

 Dimanche 22 mai,  sur ARTE

 

 

Moines_de_Tibhirine.jpg

Si vous ne deviez voir qu'un seul film cette année,

optez pour

« Des Hommes et des dieux »

un magnifique plaidoyer sur la tolérance et l'amour

 

Sept moines dont nous suivons l'humble existence au quotidien des actes humbles, des joies , de la spiritualité partagée , des choix d'amour et de don,  sept hommes qui nous marquent par leur regard de bonté ,  d'humour, de spiritualité, de charité, mais aussi d'humaine peur  viscérale. Ces moines qui dépassent tout, et qui donnent tout d'eux mêmes, allez les rejoindre , allez partager vous aussi ces instants de grâce, ces heures de méditation, cette vie de DON .

L'Atlas se fait écrin sous la neige pour accueillir

la lente montée vers leur Golgotha,

image sublime toute en estompe

 et en délicatesse,
un film admirable dont on sort

bouleversés et grandis.

 

 

testament  de Christian de  Chergé

« S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.

Qu’ils acceptent que le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes, laissées dans l’indifférence de l’anonymat.

Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. (…) Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il en pense ! »

Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Lui ses enfants de l’islam tels qu’Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là,envers et malgré tout.

Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « À-DIEU » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

Amen ! Inch’ Allah. »

Christian de Chergé
Alger, 1er décembre 1993
Tibhirine, 1er janvier 1994

 

04/05/2016

Sur Arte, The LunchBox

 

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   A Bombay, les habitants, brinquebalés dans les trains , sont trimbalés  comme des lunchboxes, ces boites métalliques empilées les unes  au dessus des autres et  qui contiennent les repas  pris  dans les entreprises, dépourvues de cantines.  Fournies par des restaurants  bas  de gamme ou concoctées par les épouses, les portions varient au gré des jours.  Une seule chose en commun: leur livraison ; prises en charge par des coursiers, les lunchboxes voyagent  de vélo à mobylettes, de mobylettes  à trains de banlieue   chargées  sur de larges plateaux ,  ou accrochées au porte bagages des mobylettes.

 

   Elles arrivent miraculeusement à destination, et aboutissent dans les bureaux , où les destinataires s'en emparent pour leur repas  de mi journée. Puis les lunchboxes repartent vers leurs expéditeurs (trices ) par le même long et hasardeux parcours. Tout fonctionne.

 

mais un jour...

 

  Un film touchant, émouvant, qui donne une image inhabituelle de Bombay, cette métropole  grouillante, qui malgré la foule immense,  recèle des abîmes  de solitude, de détresse côtoyée.  

  Et puis, le désir farouche de cette jeune femme de conquérir sa liberté, de refuser les traditions .

   On assiste par  petites touches à l'émergence  d'une relation inattendue, improbable,  dans cette Inde  qui elle aussi émerge.

 Film sur fond odorant des petits plats épicés concoctés avec tant d'amour.. Vous en sortirez  heureux, attendris,

 

une jolie surprise

 que ce film.

 et n'oubliez jamais:

 

 

      Parfois, le mauvais train peut vous conduire à la bonne  gare ...

 

 

 

The Lunchbox : Photo

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/544/21054429_20131031170142327.jpg

The Lunchbox : Photo Nawazuddin Siddiqui
 
The Lunchbox : Photo Nawazuddin Siddiqui
 
 


 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 


 

J'ose la critique

 

  Oui, j'aime  le cinéma, toute  bête et stupide  que je suis,  j'ose même donner mon avis; mais   quand même, de   quel  droit tu te  permets  de  dire des choses  , toi ?

 

Vous  rappelez  - vous la citation  , sans  doute  apocryphe  , de Voltaire ,

«Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à

la mort pour que vous puissiez les exprimer»

et   n'ayant peut  - être  pas l'esprit aussi borné que celui qu'on me prête,  j'aime TOUT le cinéma, des comédies déjantées aux films de Bergman, de Louis  de Funes, d'Audiard à Eric Rohmer, des Us au Japon,  de l'Amérique Latine  aux pays  d'Europe de Nord,  d'Inde  du nord et du Sud au Mali,,   de l'Espagne  à l'Italie,  et même,   et oui, !  de la Palestine   à la Turquie, j'ose tout, et j'aime tout. Je reste  peut être un peu dubitative    sur le cinéma nord coréen, excusez  mon  absence  d'ouverture intellectuelle.

 

Pour une oie inculte , ce n'est pas si mal, non ?

 

 

 Aujourd'hui, un   film dont je n'avais pas   encore parlé   un très grand film,  dont le  succès  public  a confirmé  l'extraordinaire qualité et la portée  remarquable, un film d'une  femme  et  de femmes,  (quoi ? tu t'intéresses au sort des femmes dans  le monde , TOI  ? ) 

un film engagé  ,    quoi   ?   tu es  engagée , TOI ? )

 

Mustang   , ce cheval indomptable,  indocile, cette fougue  irrépressible, c'est bien celle de  cette jeunesse   cloîtrée  de  cinq jeunes filles  " incarcérées  " en famille   en attendant le mariage ; mais    ce ne sont pas des victimes consentantes ; une extraordinaire  fougue quasi animale,  un désir de liberté ,  de vie vraie animent  les cinq sœurs   retenues en prison. Elles   sont  drôles, belles,  déterminées, tragiques aussi, elles sont  pleines d'une  soif de revanche  sur la vie qu'on veut leur imposer, ces filles -femmes,  héroïnes de  ce que l'on aimerait n'être qu'une fable sociale et culturelle, nous enchantent dans leur  quête  de liberté   fondatrice et nous donnent une leçon de  vie  sensationnelle.

 

Oui, moi, l'incapable, la nulle, la bornée, j'ai été  transportée par  ce  film  quand je l'avais vu  sur grand écran, je sais qu'il passe  actuellement  sur une chaîne  cryptée, si vous avez l'occasion, ne le ratez pas.    

  Emouvant,  politique, et jubilatoire, c'est rare et d'autant plus précieux.  Un  film au grand galop  de l'émancipation des filles.    Magistral !

 

 

 

Mustang est un film réalisé par Deniz Gamze Ergüven, 36 ans, née à Ankara,
 avec Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu. César 2016  du premier film

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