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20/08/2017

Boulevard des Pyrénées," la plus belle vue de terre "

Absurde et  atroce

L'absurde est ce qui est contraire

et échappe à toute logique

ou qui ne respecte pas les règles de la logique.

*

 

Alors, oui, absurde, atroce, cette  errance   de l'humanité déracinée et sans  toit,

-que nos sociétés

puissent engendrer de telles énormités et distorsions.

Absurde qui nous conduit à  plonger 

 inévitablement dans  le pessimisme

quant à la qualité même de la nature humaine.

 Oui,absurde, atroce  et révoltant;

bien souvent l'un ne va pas sans l'autre.

Là moins que jamais on ne peut les dissocier.

Un dimanche  à Pau , boulevard livré à la liesse des Hestiv'Oc, 

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  le boulevard des Pyrénées dont Lamartine disait :

"...La plus belle vue de terre "...

                   

révoltant et absurde.jpg
 
« Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable,
c’est tout ce qu’on peut en dire.
Mais ce qui est absurde,
c’est la confrontation de cet irrationnel
et de ce désir éperdu de clarté
 dont l’appel résonne au plus profond de l’homme. »
 Albert Camus,
                                                               Le Mythe de Sisyphe

16/08/2017

Fêtes de la Mer, 15 août en Arcachon

 La tradition a  du bon, même si je ne me retrouve pas  tout à fait  dans les festivités

d'aujourd'hui..

 Une pensée , un retour   vers la chapelle des Marins, vers La Vierge Marie

en ce 15 août 

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 La ville d'Arcachon est consacrée à la Vierge Marie, donc le 15 août est une fête

incontournable, qui maintenant, dans notre temps païen  a pris le nom  de 

                                     " Fêtes  de la Mer "

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 années 50 ?

je reconnais le curé Colombet et  le chanoine Besse

 


              Mais le Bassin est toujours là,

les trois couleurs d'Arcachon hissées  haut, pour nous en rappeler l'histoire,

http://fatrasenbleu.blog50.com/archive/2007/08/22/trois-couleurs.html

le mercredi 14 août, procession aux  flambeaux  au départ de la basilique Notre Dame,

pique nique géant le long des plages  du centre ville,  grande  réception "sélect"  au Tir au Vol

 Le 15 août, grand' messe célébrée en plein air devant la mer, puis bénédiction des bateaux, tous pavoisés,  en défilé devant la Place Thiers par l'archevêque de Bordeaux, Monseigneur Ricard

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 La bénédiction achevée, les plaisanciers, les sauveteurs en mer, les gendarmes, ne résistent pas à une une autre tradition qui a  la  vie  dure , celle de  l’arrosage des embarcations:   

les lances à incendie, les simples tuyaux

 voire les  simples seaux 

deviennent prétextes à des giclées monumentales.

Le temps particulièrement chaud

est tout à fait adapté à  ce  genre   de sport. Mais ce 15 août 2017, gris et tristounet:

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L'après midi, régates  que viennent admirer beaux messieurs et belles dames  (photos Jean Christophe  Lauchas  15 08 2017)

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et le soir, clou de la saison arcachonnaise, un feu d'artifice  qui embrase les plages et la jetée  Thiers.

 Ce feu est toujours plus beau  que celui du 14 juillet, le 15 août étant vraiment la fête de la Ville.

 

   Il n'a pas  failli à sa réputation, avec des fusées très originales, elliptiques,  ou en forme de cœur, jamais vues  auparavant.


Les reflets  sur le calme  bassin  en font un spectacle magnifique.

 

  Et les couchers  de  soleil au fil des jours prolongent la fête.

 

 

 

 

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15/08/2017

MARIE, enfance et tendresse 15 août

 

 

15 août, Saint Marie, qui n'a pas autour de   soi    au moins

une Marie?

Chaque famille recèle ce beau prénom, cette évocation

à la Vierge-Mère,



Je me souviens d'une Marie , enfance et tendresse :



 Née en 1903, à Mugron,au cœur de la Chalosse, Marie,  n’avait bénéficié que de juste ce qu’il fallait d’école pour apprendre à lire et à compter avant de se retrouver dans les champs à pousser oies et canards,

 puis au lavoir à frotter draps et chemises de quelque riche bourgeoise des environs.Mugron.

 Quand elle arriva au service de mes grands parents, elle avait vingt- sept ans, un fils, un mari déjà mort des séquelles de la Grande guerre.

 Courageuse et volontaire landaise, elle entra donc comme domestique, bonne à tout faire comme on disait alors.

 Elle participa aux moments rares de joie de mon père,il avait dix ans, elle lui servit davantage de mère que la sienne propre. Ouverte, brave, dans le sens le plus large, Marie trimait dur, entre son Jojo, sa belle mère, qu’elle avait à charge, la maison.

 Elle rentrait coucher chez elle . J’ai beaucoup fréquenté  sa demeure, petite, étroite, entre deux maisons, en haut d’un perron toujours fleuri.

 Une pièce commune où Alice la belle mère trônait, impotente et acariâtre qui régentait la vie,du fond de son fauteuil.

 La chambre d’Alice, au bout du couloir, la seule à fenêtre sur cour, et entre les deux, une pièce noire où Marie couchait, avec son Jojo, dans le même lit.

 Robinet d’eau froide au dessus de l’évier dans la pièce  à vivre, une grande cheminée, une cuisinière à bois ; petite cabane dans la cour : il fallait descendre les huit marches, faire le tour de la maison, pénétrer sous le porche. Au fond de la cour, commune à cinq locataires, la cabane en bois.

 En pleine ville. Années 60, c’est ainsi que j’ai connu les lieux dans lesquels elle vivait depuis 1930.

Levée  aux premières lueurs, couchée à pas d’heure.

 Elle savait tout faire ; ce qu’elle ignorait, elle l’apprenait sur le tas.

 Coudre, repasser, cuisiner, frotter, récurer, courber la tête, patienter et supporter.

 Je l’ai toujours vu alerte et souriante, dévouée et patiente.

 Elle joua à la maman donc avec mon père. Quand il rentrait de sa semaine de pension, elle avait toujours quelque gâterie préparée à son intention.

 A nous, Marie nous servit de grand-mère. C’est avec elle que je passais à la cuisine,le plus clair des repas dominicaux obligatoires.

 Je fuyais ces longues heures de tablée où il ne fallait rien dire, juste faire bonne figure et présence.

 Dès que je le pouvais,j’échappais aux regard et filais voir Marie et Marguerite qui servait à table.

 Marie, c’était plutôt la cuisine, la vaisselle, le rangement,les tâches plus ingrates que le tablier blanc du service. Parfois, elle se trouvait installée au rôle du service à table.

 Elle s’en sortait parfaitement, anticipant les ordres, souriant aux regards Madame qui appelait le personnel à l’aide d’une clochette ou bien d’une sonnette commandée au pied !et qui alertait dans l’office qui de droit !

 A l’époque où mon père commença de fréquenter la fille de la bouchère,il imposa la charmante jeune fille à certains repas qui avaient été organisés pour lui favoriser des rencontres avec d’autres jeunes filles à marier.

 Mon futur papa, avec la complicité de Marie, eut même le courage de bouleverser l’ordre des cartons sur la table mise, pour imposer ma future maman à son côté en lieu et place de Mademoiselle X que ma grand mère lui avait désignée comme voisine de table.

Marie riait de bon cœur !

 Elle fut le témoin privilégié des amours de mes futurs parents, vint à leur mariage en Périgord et quand je naquis, se mua tout naturellement en ma troisième grand-mère.

 J’ai tant aimé Marie ! Écrire et parler d’elle  me donne ce délicieux frisson de la faire vivre, respirer, rire. Elle venait une fois par semaine aider un peu ma mère dans les travaux de la maison,

mais c’était surtout prétexte à des échanges, des plantations au jardin, ou bien de grands éclats de rire  quand il s’agissait de tirer les draps pour les défroisser après leur séchage.

 Elle repartait avec des livres, qu’elle dévorait.  Elle s’était mis à lire avec passion, l’Histoire, les romans, les Classiques son goût était sûr, ses critiques pertinentes et aiguës.

 Parfois elle butait sur quelque mot étrange et lui accordait la signification que la sonorité lui évoquait.


  Elle inventait tout un vocable imagé ;  ainsi je l’entends encore raconter que Madame  avait confectionné un gâteau  qui s’était  esclaffé.

 Et quand l'orage menaçait « ça va pétarer »

Je ne vois jamais monter l’orage sans penser à Marie.


 Son Jojo, plombier dépressif, fréquenta longtemps le Petit Siacre…

 A la  retraite, elle se retira dans une maison tenue par des religieuses , où elle partagea patiemment la chambre d’une autre acariâtre   qui prit le relais de  sa belle mère.

 Elle était toujours souriante, nos passages hebdomadaires,les récits du  dehors, les repas que nous partagions avec elle dans la salle à manger, et qui la rendaient fière :

 « Ce sont mes petits enfants, » mentait-elle en rougissant.

 Mais non, elle ne mentait pas. Nous étions si proches de cette grand-mère que la vie avait glissée dans nos vies.

 Elle s’éteignit tout doucement en 1993, à 90 ans. La semaine dernière, j’ai retrouvé des cartes qu’elle nous envoyait quand elle passait quelques jours de vacances à Mugron chez son frère.


  Mugron,  je le traverse à chaque voyage vers Arcachon.  Mugron, chez Marie, et je regarde l’ancien lavoir où, enfant, elle plongeait ses mains rougies et déjà craquelées, déjà...

 







 

 

 

14/08/2017

Pierre Bonnard à Arcachon

  On le savait fou de la lumière méditerranéenne, capteur des coloris flamboyants de la Côte d'Azur ou des douceurs normandes .  

 Mais on sait moins que Pierre  Bonnard ( 1867-1947 ),

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                                         AUTOPORTRAIT 

séjourna à Arcachon dans diverses demeures de la ville d'Hiver ,

villa Bach en 1891,

villa Bijou en 1892,

Antonina, en 1926,

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villa Turenne,

hôtel  Régina, lieu de folles fantaisies  du Tsar ,

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 Grand Hôtel en bord de plage en  1911 .

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 De novembre 1930 à  avril 1931, il loue avec son épouse dont la santé  chancelante profite  du climat clément d'Arcachon la belle villa Castellamare  proche du Casino  Mauresque.

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Il y peindra  

     "La salle à manger sur le jardin "

     esquisse

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et huile

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  "Nu à la baignoire"

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 ..."  De ses séjours à Arcachon, depuis le premier en décembre 1889 , poussé là loin du monde, pour des retrouvailles familiales ou pour des raisons médicales, en toutes saisons, il livre une vision toute personnelle et détachée du temps, parfois tendre et intime, souvent originale et audacieuse.

   Les œuvres qu’il réalise sur le Bassin – pendant plus de quarante ans – constituent un ensemble, qu’en reprenant le titre d’une de ses premières séries d’estampes nous pourrions intituler : « Quelques aspects de la vie d’Arcachon ».

  C’est le portrait d’un site enchanté par les couleurs du peintre. "

 

In   "LE FESTIN "  

 

 

                            " Conversation  "

 

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Bord  de bassin avec  une pinasse échouée

 

 

 

 

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