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08/04/2014

-EEEEEEE ,Un sorte d'Espèce, un Espèce de sorte....

 

 J'ai fait un drôle de rêve, un sorte de cauchemar pendant lequel  je changeais de sexe :

 

 - moi qui de tous temps, de  toutes  Epoques, appartiens au féminin, voici que par quelque impropriété de langage passée dans le courant , je me retrouve nantie d'un genre masculin.

 Après cela, on pourra dire  que j'ai mauvais genre.

 

 

 Et pourtant, pas plus tard que ce matin, j'ai bien vérifié, j'ai Examiné le dictionnaire, je me suis trouvée :

 

sorte , nom féminin; espèce, genre, catégorie d'êtres ou de choses

 

 Cette définition me sied , et sera parfaite pour illustrer mon propos.
Car ce cauchemar Epouvantable Est devenu réalité pour mon synonyme féminin, j'ai nommé « Espèce »

 

 Qui  d'Entre nous n'a fait l'Expérience de l'incongruité de langage qui pousse à masculiniser « Espèce »   sous prétexte qu'Elle Est suivie d'un complément de nom , lui, masculin ?

 

Alors poussons l'absurde jusqu'au bout, remplaçons Espèce  par moi, la sorte

 

et voyons si cela vous Ecorche ou non l'oreille :

 

 

 

 Un sorte de groupe sortit du brouillard, un Espèce d'individu, un

sorte de brute plutôt s'En détacha et En un Eclair, ce sorte de

personnage s'Eloigna et perça à l'aide d'un sorte de long couteau

les pneus du véhicule garé devant l'Etablissement Hospitalier

avant   de   s'Evanouir Etrangement dans la nature.

 

 

                                            Au secours!

 

Tu divagues Ecrivassière ignarde et farfelue!

                   On ne dit pas un sorte mais une sorte

 

                                                           Ah bon  ?

Eh bien, bande de nigauds, pourquoi ne réagissez vous pas de même quand ma sœur  " Espèce "   se trouve si mal traitée ?

 

Deux poids deux mesures, En sorte.......................

 

 

 

un espèce de sorte de coquelicot.jpg
un espèce  de coquelicot,
         pardon, un sorte de coquelicot,
                   pardon, un truc à pétales..............

 

19/03/2014

Monsieur Bricolage à angkor fraper

o fon  ceux  ki l'heure   un porte,

sé le komerse  avec  un K  comme kaka

 

orthographe,bricolage,fautes,langue,humour

04/03/2014

Mardi Gras, une histoire de cochon?

  

  Il était une fois, il y a  si longtemps, si longtemps qu'on ne  saurait dater l'histoire.

 

   Au fond d'une forêt épaisse, sombre, humide, au fond des bois maléfiques où les eaux  le disputaient au végétal, , vivait une femme , mais peut - on dire " une femme " quand on sait qu'elle  n'avait d'humain que l'apparence    à  peine  entrevue , au fond des sombres bois.

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   Ceux qui l'avaient approchée, -quelque chasseur , cavalier égaré-, n'avaient d'elle retenu que la face difforme, le nez écrasé, sous une chevelure aussi épaisse , aussi impénétrable   que la forêt qui l'abritait.

cadre rochers moussus ss les hêtres.jpg

 

  Ceux donc  qui l'avaient   aperçue, en avaient rapporté une image tellement animale, une description  tellement éloignée  de l'idée même de femme que le surnom de  " la hure " lui fut donné, tant son visage évoquait le groin de la truie.

 

   " La hure "  ne  se montrait guère,

 c'était toujours par hasard qu'elle était entraperçue, toujours fuyante,  partageant son temps entre des cueillettes mystérieuses, le ramassage  du bois pourri , et celui des glands  dont comme cochons et sangliers elle se nourrissait .

 Comment femme un tant soit peu humaine  aurait-elle pu vivre  de ces bouillies malodorantes et indigestes ?  

  Elle était bien porcine  , l'Hure.

 

  Sans  âge, sans charme , sans rien qui la rendît humaine, l'Hure avançait dans une vie  sans avenir et  sans passé, rien, ni personne à ses côtés .

 

    Elle avait, disait-on, la science des herbes, la connaissance des simples , celles des bois profonds, des forêts humides, où  ne croissent que mousses, lichens et champignons douteux.

 

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  A croire qu'elle cherchait dans la fréquentation de ces étranges plantes  verdâtres, glauques, gluantes, quelque secret à percer.

 

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  C'était il y a  si longtemps que  même les arbres millénaires des  forêts primaires ne sauraient vous dire en quel temps...

 

 

  Au cœur des  forêts  qui abritaient  les secrets  de l 'Hure, on se souvient encore de ruines étranges, noires, ruines devenues  quasiment végétales.

 

   L'Hure y venait souvent, surveillant la croissance de certaines plantes  médicinales  dont elle utilisait les vertus. Parfois l'arnica, souvent la gentiane,  mais elle allait plus volontiers vers les étranges, les moins connues, aux noms latins qu'elle déclinait pour elle seule quand elle  mettait au jour une espèce sur  son terrain  de  chasse :

 

 

     salvia divinorum, humulus lupulus, ephedra sinica, alluim ursinum, lagochilus inebrians , malva sylvestris, cymbopogon martini ...et caetera, et caetera

 

   Une particulièrement avait ses faveurs, petite plante  fleurie dont elle négligeait la partie  aérienne .Description de cette image, également commentée ci-après

Ce qui l'intéressait, c'était la racine, ou plutôt les racines , ou mieux encore la racine double.

 

  Étrange  Mandragora officinarum  dont on sait  que la structure ramifiée  des racines figure  le corps  humain, qui l'homme, qui la femme,  plutôt  sur un rapport de taille qu'un véritable déterminisme sexué de la plante.

 

   L'Hure vérifiait  toujours la taille de  la plante avant  de la déterrer et de recueillir précieusement  la racine convoitée.

 

 

  La  laideur   de l'Hure était avérée, mais  ce que l'on  sait moins  que la fréquentation éternelle  de la laideur ne rend pas pour autant celui qui en est touché insensible à la beauté, tout au contraire.

     Les contes nous le  rappellent sans cesse. L'Hure ne faisait pas exception à la règle. 

 

   Aussi, celui que l'on  aurait surpris traquant  L'Hure dans ses  quêtes végétales eût- il pu imaginer  que la femme à la face de groin n'était en recherche  que d'un secret de métamorphoses, d'une plante  qui la rendît , à tout le moins  humaine, si ce n'est belle ?

 

 

      C'eût été sans  compter avec la nature même de L'Hure.

 

  Peu lui importait son aspect.  Ce qui la rongeait, c'était la solitude.

 

     Elle  portait  seule  le  fardeau de la vie  , jamais partagé, jamais , jamais, jamais.

    Ce qui l'avait  conduite à cet état, sera ici tû  pour l'éternité. Nous n'en soufflerons mot.

 Nous nous contenterons d'effleurer la souvenance  d' un passé  inénarrable.  

   Peu lui importait  de n'avoir jamais eu  de bras  autour  de  son corps décharné, de sourire   qui inondât de lumière  sa face animale, mais  ne pas  donner,  ne pas transmettre le don d'amour  qu'elle avait secrètement reçu de sa mère , ne pas aimer, quitte à ne pas être aimée.

 

 Mais aimer, donner, donner, donner, 

jusqu’au  vertige, jusqu'au sacrifice !

 

    Et cela, qui l'eût deviné sous les traits  de L'Hure ? 

  Car L'Hure n'était qu'Amour, quand ceux  qui l’apercevaient  ne voyaient en elle que  repoussoir, maléfice, sorcellerie.

    La quête à la mandragore était elle un moyen  de toucher à l'Amour?  L'Hure, elle,   savait que la réponse était dans la racine  à deux jambes,  au corps musculeux...

 

 

 

 

  C'était au printemps que la recherche de racines de mandragore était la plus fructueuse pour l'Hure, printemps qui fait gonfler les sèves,

 

  les contes ne vous l'ont peut être pas révélé, mais la sève monte et descend ,

double sens pour double bénéfice, des feuilles vers les racines, des racines vers les feuilles

le retour du printemps et  la douceur en sont le déclenchement.


   Donc au printemps, racines gorgées de sève, racines riches en promesses pour l'esseulée.

 

   Ses récoltes printanières puis estivales se tournèrent vers les racines d'apparence mâle, autant que faire se pouvait.

 

    L'Hure récoltait encore et toujours et au début d'un automne que nous ne saurions dater, elle entreprit le lent travail qu'elle s'était fixé : 

 de ces racines qu'elle broya dans un mortier de néflier, elle obtint une sorte d'emplâtre épais, brunâtre et peu avenant.    

  Elle laissa se bonifier tout l'hiver suivant cette étrange pâte , tel un vin d'élite à qui il faut du temps pour révéler tous ses mystères.

 

  Ce n'est qu'au printemps suivant, le jour même du printemps de cette année improbable, le 20 mars exactement qu'elle en fit enfin usage;

 

  elle commença par humidifier légèrement l'emplâtre rendu épais par la dessiccation, elle le huma, en prit une boulette entre ses doigts, l'étira, le façonna, puis le rendit à  sa forme première d'emplâtre, et doucement, elle l'appliqua par petites touches sur son ventre stérile, dissimulant son nombril, les rides transversales de ce ventre vide, noyant son pubis de la pâte brunâtre.

 

  Elle passa ainsi le printemps, l'été; nul pour la constater, mais la métamorphose eut lieu.

   La mandragore mâle s'offrit à   la vieille L'Hure et la nuit veille du solstice d'hiver, nuit la plus longue, la plus sombre, la plus froide, seule, au fond des forêt, L'Hure accoucha d'une fille dont on pouvait redouter qu'elle n'héritât la laideur de sa mère. 

  Le jour qui dès le lendemain allait gagner sur la nuit, le premier de ces jours qui allaient retrouver la lumière, illumina le visage de l'enfant, enfant à la face parfaite, au sourire immédiat qui inonda le regard de L'Hure.    Enfant à qui tout l'amour du monde était promis, annoncé, destiné.

 

 

 

  «  Lurette, la baptisa-t-elle , Lurette, il y a si longtemps, Belle Lurette, il y a si longtemps, si longtemps que je t'attends »

 

 

_____________________________________

 

 

10/02/2014

Un beau conteur, un fin diseur

Nous en avons tous,  

 

             grave ou chantant,  sonore ou traînant.

 

                   Ecoutez  comme Fernandel  le dit bien,

                                          l'accent :



 
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