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10/11/2016

TEL QUEL : la météo et moi

Je  pense  que personne  ne s'intéressera à ma météo,

j'ai comme une sensation d'ostracisme... 

et pourtant  je n'ai pas  voté pour Trump .

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 Le temps et mon humeur ont peu de liaison ;

 

j'ai mes brouillards et mon beau temps

 

au-dedans de moi.

 

Blaise Pascal

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27/10/2016

" La Cheffe , roman d'une cuisinière " , nourriture spirituelle

 

 Je referme le livre le coeur gonflé d'émotion , de   joie 

et de peine mêlées, cette émotion , cette joie  et cette

peine que seule l'œuvre majeure procure.

   Je referme le livre, il est achevé,

lecture attentive et soumise au rythme lent, mesuré voulu

par l'auteur, le créateur, l'inventeur, le chef.  

 

  Il est des ouvrages dont on redoute de voir  se profiler

la fin comme un plat d'une invention inouïe et dont la

dernière bouchée comble et rend si triste.

 Oui, refermer le dernier roman de Marie Ndiaye relève à

 la  fois  de la plénitude , de la souffrance et de la

gratitude envers l'auteur.

  Conduit vers les sommets du langage, vers la perfection

de l'écriture, le lecteur, Ô rêve fou !  voudrait ne jamais

avoir à poser le livre, à lui  faire place   sur les 

étagères  fût-ce parmi les préférés.....

 

  Que puis-je en dire de ce roman ?  Ai-je envie,  ai - je

le droit de disserter sur ce qui rend heureux et

nostalgique tout  à la fois ? 

 

  L'histoire de La Cheffe comme celle des personnages

emblématiques de la  littérature  classique, les Anna

Karénine, les   Jean Valjean, les Prince de  Salina... nous marque

d'une empreinte indélébile. 

   Le talent,  l'imagination, l'imaginaire  de  Marie Ndiaye

 en sont les ingrédients majeurs, servis par une écriture

 raffinée  ,  dépouillée et malgré tout d'une rare

puissance,  tout comme je me plais  à  imaginer la cuisine

de La Cheffe. 

 

 Sa lenteur hypnotique et ses subtilités (visages,

expressions, intentions, soupçons, scrupules…) créent le

mystère ( quel est donc ce niveau de détail? ),parfois une

image violemment poétique crève le tissu serré du texte

tandis que ...

L'évocation  si poétique de la forêt landaise,  berceau

des premiers balbutiements  de l'art de la Cheffe,

l'ombre tutélaire des grands pins,marie ndiaye, La Chefef, roman d'une cuisinière, gallimard, collection  blanche, passion, cuisine,  chef étoilé, lot et garonne, sainte bazeilles, marmande,  inventivité, narrateur,  gallimard les parfums, les saveurs

maitrisées, comme

l'écriture ciselée de

Marie Ndiaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne peut déflorer  ce récit magnifique,  je ne   saurais

que vous recommander , tout comme il est bon de se

perdre dans la carte de La Cheffe  étoilée,  de vous

perdre dans le roman de Marie Ndiaye  "La Cheffe, roman

d'une cuisinière " et vous  en   souhaiter une inoubliable

dégustation car voilà un roman comme on n'en écrit plus.

 .

 

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  Trois ans après  sept ans après son prix Goncourt,

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 Lu  dans Figaro :  

 ..." C’est une invitation à dîner à une table raffinée et

conviviale, lancée par l’un de nos plus grands écrivains. Ce

roman enveloppant, où la phrase de Marie Ndiaye, si belle

et singulière, se déploie comme le meilleur des mets, est

l’histoire de « la Cheffe », protégée par l’anonymat de

son titre dans le récit que fait de sa vie son ancien

second de cuisine et confident.

  Encore une femme puissante, dans une forme de combat

avant tout intime – puissante, c’est-à-dire dont les

fragilités anciennes n’ont pas réussi à éteindre la lumière

ni l’appétit –, après Rosie Carpe (2001), la femme en vert

de son Autoportrait (2005), Nadia dans Mon cœur à

l’étroit (2007), Norah, Fanta et Khady Demba, les Trois

femmes puissantes (2009), Ladivine (2013) et bien

d’autres rencontrées sous cette plume époustouflante qui

sait préserver leur part de mystère.

  On retrouve ici cette manière à elle de Marie Ndiaye de

plonger son lecteur d’emblée dans le chaudron moelleux de

son écriture, lui faisant prendre une histoire dans son

cours sans qu’il s’y sente exclu mais, au contraire,

immédiatement accueilli.

 De « la Cheffe » le prénom demeura secret, comme si le

dévoiler eut été une mise à nue plus grande que le récit

de sa vie. Plus que le nom choisi pour son propre

restaurant, « la Bonne Heure », « un nom parfait »

contenant la sensibilité qu’elle avait mis une existence à

cacher.

« Car elle avait entendu presque chaque jour, étant enfant, sa mère s’exclamer joyeusement et à tout propos : À la bonne heure ! Que ce fût pour se réjouir lorsque sa fille rentrait de l’école, qu’un travail s’annonçait bien payé, qu’une brise légère venait rafraîchir une chaude journée, en réalité pour toute occasion qui n’était pas franchement déplaisante et pouvait donc facilement se transformer en quelque chose qui inspire une forme de joviale reconnaissance ».

  Son enfance âpre mais heureuse est déjà loin lorsque

son futur mémorialiste la rencontre. De ses années de

fréquentation de « la Cheffe », l’une des meilleures de sa

génération, il a tiré un portrait pénétrant, montrant les

périls d’un parcours dans un univers dévolu au masculin

dans les années 1960 et 1970, et le mystère de ses

créations.

 Ses plats les plus fameux naissaient en songes, avant

qu’elle ne les élabore devant lui, après la fin du service du

soir.

« la Cheffe, elle, aérienne, concentrée, silencieuse et lyrique avait fait de la cuisine le lieu où ses rêves nocturnes se déployaient sous son contrôle, prenaient corps sous ses mains (…) la Cheffe employait ses nuits à rêver mais de façon concrète, efficace, et elle était éveillée et bien consciente de ce qu’elle faisait, c’était pourtant des matérialisations de rêves qui naissaient sous ses doigts durant ces nuits ondulantes, détachées de la nuit des autres aussi nettement qu’un monde parallèle de l’univers ordinaire ».

 Ce roman est aussi le récit attentionné d’un homme épris,

de sa patience précautionneuse pour celle dont le voisinage

lui importe plus qu’une réciprocité. Son parcours dévoué

touche autant que celui, plus flamboyant, de cette femme

aimée. Et c’est aussi, comme souvent chez Marie Ndiaye,

une histoire de filiation féminine complexe sur trois

générations.

 Comment ne pas imaginer Marie NDiaye sous les traits

artistiques rigoureux de son héroïne? Une femme méfiante

du confort du succès, gênée par les éloges autant que par

les critiques.

« Elle comprenait les sensations puisqu’elle s’appliquait à les faire naître, n’est-ce pas ; et que leur manifestation sur la figure des convives l’enchantait (…) Mais les mots pour décrire tout cela lui paraissaient indécents. Qu’on lui dise : C’est très bon, elle n’en demandait pas plus, surtout pas ».

 

 Dût-on tracer à tort un parallèle, cherchant bêtement

une forme d’autobiographie déguisée, l’analogie entre les

deux métiers artisanaux d’écrivain et de cuisinière, faits

de patience et de création,reste séduisante, et l’on se

surprend à lire les pages sur l’art culinaire comme un

précis de l’art littéraire.

  Et dans les deux cas reste plaisant le constat d’une

impossibilité à en percer tous les secrets. "...

 

       " La Cheffe ,   roman d'une cuisinière "

 

                  Gallimard , Collection    blanche

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19/10/2016

FRANTZ

 

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 François Ozon a frappé, et bien frappé, on sort de la

séance  les yeux rougis et les cœurs chamboulés.

 J'aime le noir et blanc et sa  pudeur, la retenue   de la

mise en scène, le scénario déchirant, la permanence des

questionnements  , les  fausses pistes,  les regards  des

parents de Frantz, , le  jeu des  acteurs , merveilleuse

Paula Beer ,Anna ,

  parfait  Pierre Niney, Adrien  et le  père de Frantz,

  médecin interprété  avec infiniment  de délicatesse par

  Ernst Stötzner, l'apparition fugace  de la couleur pour

des  moments  de joie, des souvenirs exquis, mais aussi

pour les images  les plus terribles  de la guerre...

Ozon  se contredit, comme toujours entre  images et

discours, et avec quel talent  nous conduit-il  à travers

les méandres de l'intimité, du mensonge, des vies

parallèles,   et d'improbables rencontres. 

Avec Ozon, on se perd , comme ses personnages  dans le

labyrinthe  des mensonges, mais on en sort  encore

davantage  vivants  .

Et si  certains mensonges rendaient heureux ?

Envie de  découvrir la pièce point  de  départ  de Maurice

Rostand .

 Un film sur la souffrance  et le deuil.  

   Sur  la rédemption et le  pardon aussi,

                           surtout...

 

  Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France.
Mais ce jour-là, un jeune français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand.
  Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans un premier temps, au sein  de la famille de Frantz, puis dans la ville.

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film  français de  François OZON,

 

sortie  7 septembre 2016

avec Pierre Niney,(Adrien ) Paula Beer, (Anna )

Ernst Stötzner, Johann von Bülow,

Cyrielle Clair,Laurent Borel, Axel Wandtke,

 

03/10/2016

Le pouvoir de l'image et quelques savoureuses injures

   A l'occasion  de la belle expo consacrée à Hergé qui

débute  mercredi 29 au Grand Palais 

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Jolie remarque d'enfant sortant  de voir une version

dessin  animé  de Tintin

 

" Le capitaine Haddock, il n'a pas  la même

voix que dans les albums! "

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Le capitaine Haddock renouvelle votre stock de jurons !

 
 Marin d'eau douce, moule à gaufres, ectoplasme, vous en voulez d'autres ?
 
 À l'occasion de l'exposition Hergé au Grand Palais, le capitaine Haddock vous propose de renouveler votre stock de jurons.  A vos jurons,   moussaillons !

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 Démarquez - vous, bon sang !

   Au milieu  de  ce gigantesque  coprolupanar, n'en avez vous pas assez de traiter votre voisin de cul terreux, votre belle mère de vieille carne, au volant de renvoyer les autres aux enfers des cons , de donner aux  politiciens  de tous poils  les noms d'oiseaux   que vous rêviez  de leur voir  porter  ?

  Voici une liste qui vous permettra de trouver toutes les variétés d'injures possibles, mais croustillantes, inspirées directement d'une étymologie greco-latine un peu capillotractée  d'accord, mais vous allez vous régaler, et je suis certaine que vous ne tarderez pas à utiliser à bon escient ces savoureuses propositions pour élargir le champ de votre lexique injurieux.

 Quand  vous lirez la presse aujourd'hui, ça vous aidera  à passer votre rogne...

 Puis, pour vous détendre,  allez consulter  le site   qui nous est devenu référence, hilarothanatogène à souhait , un petit bijou d'intelligence et de connaissances bien utilisées ! ça  fait un bien  fou.

http://www.cledut.net/xylo.htm

 

Alburostre" : Blanc-bec.


"Alvéopyge" : Personne particulièrement énervante

ou trou du c...


"Ambisenestre" : Maladroit des 2 mains.


"Antirotodongyrateur" : Empêcheur de tourner en rond.


"Archéodendrite" : Vieille branche.


"Aspermogène" : Qui n'en a rien à foutre.


"Bovinoderme" : Peau de vache.


"Cacoglotte" : Mauvaise langue.


"Coprolithe" : Merde fossilisée.


"Coprolupanar" : Bordel de merde.


"Géopyge" : Cul-terreux.


"Hyperthyrroïdien des Alpes" : Crétin.


"Latérograde" : Qui marche à côté de ses pompes.


"Micromyxeux" : Petit morveux (Myxo : morve).


"Nanipabullophile" : Amateur de nain de jardin

à brouette.


"Nodocéphale" : Tête de noeud.


"Oculogynécomane" : Mateur.


"Ostréipyge" : Fesse d'huître.


"Orchidoclaste" : Casse-couille.
A noter que le mot est

prisé par l'excellent Gérard Oberlé, dont la devise mérite

ici d'être rappelée :"Le bagage d'un homme, c'est ce qu'il a

lu et ce qu'il a bu."


"Ovocéphale" : Enarque.


"Paléocapridé": Vieille bique

(variante : Paléotalpidé : Vieille taupe.)


"Phallosophe" : Qui ne raisonne pas avec sa tête.


"Phyllotétanique" : Dur de la feuille.


"Podoclaste" : Casse-pieds.


"Pseudopyge" : Faux-cul.


"Pyropyge" : Qui a le feu aux fesses.


"Stratocumulocéphale" : Rêveur.


"Suprapygoflatulent" : Personne qui pète plus haut que son c...

"Tabulopodosophe"  qui raisonne  comme un pied  de  table

"Tachycollapsotracteur " mauvais amant

(qui tire  son coup en vitesse )

"Ypéritorhinotachytrope" :

Colérique, qui s'énerve  rapidement .

"Zoocopulatoire" : Qui fait l'amour comme une bête

 

 
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