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10/02/2016

Chez Germaine, un parfum de nostalgie à Paris

 Déambuler  dans les  quartiers  qui me sont  si  précieux  prétexte à évoquer un  petit endroit qui n'est plus, à tout  le moins, qui n'est plus  celui que nous avons connu,

 

restaurant-chez-germaine-0

  Madame  Germaine ?  

 

              disparue, elle  aussi ?

 Son époux Fernand était mort dans les années 90 ,

 le petit restaurant existe toujours mais n’est plus  cet endroit  qui nous

 a tant de tant  de fois accueillis pour des repas si sympathiques :

 

 

 

C'était comme  ça, chez Germaine, 30  rue Pierre Leroux,germaine.jpg

 

qui ne  connaissait pas  Chez Germaine ne connaissait pas  Paris !

 

 

 c'était ainsi  que nous l'avons connu, ce minuscule restaurant du 7° arrondissement,

depuis 1953 , chez Germaine, on  ignorait le temps , quelques plats de ménage , concoctés avec amour,   sortis  tout droit des  marmites  de grand mère, on y mangeait très simplement  et délicieusement , comme au Bouillon Chartier, mais  de manière beaucoup plus intime et familiale,  au coude à coude, partageant  les conversations  des  voisins  de table et des habitués.  

 

C'était là notre  cantine.

 

 

Quelle douce  nostalgie, quand   je  me rappelle les attentes  devant la  petite vitrine,  sous la neige, la pluie,  le vent ou dans le grand  cagnard parisien  de  juin !  Quelle douce nostalgie   que d'évoquer Madame germaine,   son grand   rondeau blanc ceinturant sa taille  large,  son   ton gouailleur  quand elle  montrait le bout  de  son nez pour annoncer " trois  personnes ! " devant la file impatiente  de rentrer au paradis.

 

  Quand  l’annonce nous correspondait, nous  nous engouffrions  vite  fait, la table  libérée nous attendait, déjà Colette  l'avait  nettoyée et posait  deux  assiettes  blanches.

 

  Son gentil  sourire  accompagnait son affirmation,

    "une demi-rosé ";

 

habitués, nous  étions, et Fernand  , le patron  ne  s'y trompait pas  , qui venait  faire  un bon  bout de causette  avec  nous, jamais  avare  de plaisanteries  et de remarques savoureuse .

" Quelle chance   vous avez d'avoir une jolie femme   " et nous  de rire    de bon cœur!

 

  "Chez Germaine" était un lieu de rendez-vous,

 des   lambris en  plastique, des placards -  glaciaires  en formica, petits  tables  de  bois et chaises bistrot, resto   100%  parisien, ardoise   griffonnée  à la craie, les habitués du quartier, le médecin  qui passait   vers  13 heures  30  se poser  devant  le  plat  du jour, un comédien  dont je reconnaissais  le physique  étonnant, des fonctionnaires  des ministères proches, quelques touristes égarés !  et bien sûr, les grands , ou les professeurs  de l'Institut des Jeunes Aveugles tout proche. Muriel   et son chien guide , couché  sagement à ses pieds, de  bruyants et joyeux  élèves...

 La maison les connaissait par cœur, et si la carte n'était pas en braille, Colette prenait tout son temps pour détailler les propositions  du jour , et n'omettait jamais  de ramener les viandes découpées en petits morceaux pour ceux  qui avaient du mal avec leur couteau;

 

on mangeait dans un brouhaha  convivial qui parfois prenait tant d'ampleur  que  Fernand  attrapait la grosse cloche à vache pendue derrière la minuscule - caisse - comptoir, l'agitait violemment pour ramener un peu   de calme, c'était sympathique, chaleureux et tellement  délicieux !

 Entre  blanquette, pot-au-feu, bourguignon, brandade et clafoutis  crémeux inimitable et jamais  égalé, "chez Germaine" nous  a fait vivre, pour trois francs  six sous  des instants mémorables.  A deux, nos additions  tournaient autour  de 40 francs, pas   de café chez Germaine,  ça prenait trop  de  temps, et il fallait libérer les lieux rapidement, car toujours  du monde attendait  devant la vitrine !  On   retrouvait Fernand derrière  sa caisse enregistreuse, et c'était nous qui lui annoncions   ce  que nous avions  pris : il écrivait  le total au crayon à papier, et faisait toujours confiance à ses clients;

 Nous quittions  le lieu , enchantés, et remontions gaiement la rue de Sèvres pour un petit café serré au Duroc, ou  au François Coppée, c'était rituel !

 Certains jours, disposant  de   davantage  de temps, nous poussions  vers la Seine  par la rue du Cherche -Midi ou la rue Servandoni jusqu'à Saint Germain .rue du Cherche-Midi - Paris 6e/15e

rue Servandoni - Parisplace Saint-Germain-des-Prés - Paris

 

  Paris -Nostalgie.....la vie ne  repasse pas les plats, surtout ceux  de Germaine. La maison  a  été vendue, revendue, je n'y reviendrai guère, je n'y reviendrai pas.

27/01/2016

Un anniversaire tout en musique

    Hier soir, ce  matin,    au téléphone  avec les amis (es)

 

         Radio- Nanas, Radio -Blabla, Radio- Venin...

 

         point question  de livres politiques,  de  vente  de Rafales ,

       de media  pourris ( et pourtant ), de météo , (et pourtant ...)

              du Taubira -Exit  (et pourtant ...)

 

pssst - scoop   :  je connais  le sujet débattu  ce soir à  " C  dans l'air "...

 

 

_______________________

 

          juste une évocation   de ce qui compte  vraiment pour nous

               en  ce  27  janvier :

 

 

 

         Salzbourg, il fait froid, très froid  en ce 27 janvier 1756

 

 

  Déjà 6 enfants sont nés au foyer de Léopold et d'Anna Maria;

il n'en reste que deux : le nouveau né du jour et sa sœur Maria Anna,

Nannerl, de 5 ans son aînée. Peu de chances de voir survivre

Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus , signifiant « aimé de Dieu »

 baptisé dès le lendemain, le rejeton survivra

 

  on connaît la suite...

 

 

 

Image décrite ci-après

.

 

IImage décrite ci-aprèsImage décrite ci-après

 

Image décrite ci-après

 

File:Manuscript of the last page of Requiem.jpg

 

 

File:K626 Requiem Dies Irae.jpg

Fichier: K626 Requiem Mozart.jpg

 

 

 

... sonates pour piano  seul, sonates piano violons, sonates  à  quatre mains,

  à deux pianos,

  concerti pour clarinette, pour piano,

  quatuors,  trios,  quintettes,

  opéras, Requiem,

          un très léger aperçu d'une  des  contributions majeures  à la  musique ...

on reconnait au passage  Clara  Haskil,  

Arthur Grumiaux,  

la direction de Nikolaus Harnoncourt,

 

 

Elisabeth  Schwarzkopf , parmi les "serviteurs exemplaires"  de Mozart

Daniel Baremboim, ...

 

 

 

 concerto  pour piano  n° 20 en ré mineur par l'inégalée Clara Haskil

 

Sonate  en ré majeur pour deux pianos  K448,

 Daniel Baremboim  et Lang  Lang ( trois vidéos pour les trois  mouvements )

le second mouvement , l'andante, un des plus beaux  qu'écrivit Mozart

 

 

16/12/2015

hic haec hoc ,un bon et méchant mot de Talleyrand

 

 

talleyrand, consulat

 

   Charles Maurice  de Talleyrand-Périgord, cynique,

 admiré ou détesté, 1754-1838, usa  de

son jugement impitoyable et fut jugé  à son tour  

sous   la plume de Victor Hugo   :

 

 

« Il était noble comme Machiavel, prêtre comme Gondi,

 

défroqué comme Fouché, spirituel comme Voltaire et

 

boiteux comme le diable. »

 

       Victor HUGO," Choses vues " 19 05 1838 

 

 

 

      Bonaparte a justement été souvent l’objet

      de ses meilleurs mots.

 

  Ainsi, reprochant le manque de charisme et le caractère

 

féminin du Directoire, version Empire naissant :

 

 Charles-Maurice, toujours laconique, aurait baptisé le

nouvel attelage composant le Consulat  à trois d’une

formule latine cinglante :   

 

                   Hic, Haec, Hoc.

 

 

les trois consuls,

 

      Hic = Celui-là (le masculin) pour Bonaparte,

 

bonaparte,

 

 

Haec = celle-là (le féminin) pour Cambacérès

 

  dont tout le monde connaît le « petit défaut »

cambares

 

           Hoc =  cela ( le neutre) pour Lebrun. 

lebrun, consulat

01/11/2015

1° novembre, Francis Jammes

1er novembre 1938 -

 

 

Merci à Mireille  Jammes- Newman   

 

 

 

Mort de Francis Jammes. Le poète repose au cimetière de

 

Hasparren.

 

 

 

 

Sur sa tombe est inscrit : Francis Jammes, Poète.

 

          Quand il eut fini de nous parler, il nous regarda tous en

 

disant : "Pourquoi, cette trêve encore, ô  mon Dieu".

 

          Le lendemain le docteur Mathieu me dit :

 

"La fin est proche, avertissez Paul et Bernadette".

 

          Celle-ci arriva le matin de la Toussaint, et Paul à midi.

 

Francis Jammes était plongé dans un sommeil qui devait être le

 

coma. Par moment il murmurait des phrases que je ne parvenais

 

 

point comprendre ; mais à un moment de la matinée il est un mot

 

que je discernai…celui-ci : "Orthez".

 

          Orthez ! - le pays de sa poésie ! Celui où elle est née, et

 

 

qui lui a inspiré ses premiers vers !   

 

 

     C'est ton nom qui a été sa parole suprême.

 

          Dans l'après-midi, tandis que je savais que se chantaient

 

à l'église les vêpres des vivants, la   cloche de l'église tout à

 

coup tinta -

 

j'en entendais les battements par la fenêtre ouverte:

 

 

 c'était son agonie que l'on sonnait.

 

                Au pays basque on sonne encore l'agonie.

 

                Et je songe à ma mort, au jour où j'entendrai

 

                Confusément, comme bourdonne une forêt,

 

                Ces grands coups espacés d'une aile vers la vie.

 

                  ( 1er Livre des Quatrains, Pégase, page 70)

 

          Puis  il rendit   son dernier soupir..

 

          Quand je repassai la grille pour rentrer à Eyhartzia,

 

où la vie avait été recueillie et profonde et  qui allait être si

 

solitaire pour moi ! je compris que je n'y serai point seule.

 

 J'allais m'enfermer,    derrière mes arbres avec le souvenir de

 

celui que j'ai tant aimé,  et que son âme y demeurait.

 

 

Je consacrerai toutes les heures de ma vie au service de son

 

oeuvre. Je ferai sa présence réelle dans notre demeure, à tel

 

point que ceux qui l'ont aimé y viendraient chercher son souvenir.

 

 

                                               

 

                                               

                     

       (Extrait des Mémoires de Ginette Francis Jammes)

 

Envie de retrouver le nostalgique bercement de ses mots,

de ses images d'une simplicité faussement naïve,

de ma montagne si bien chantée.

Même si la poésie ne touche plus et

si les poètes  ne font plus  recette,

 j'aime, admire et me sens bien avec leur musique.

Jammes  me trouble et me bouleverse,

 "J'allais dans le verger .." appris en  sixième,

 ( c'était hier ...) et jamais oublié,

et que je me dis encore souvent, juste pour le plaisir,

juste pour la musique des mots et images  qui naissent.

J'allais dans le verger...

 

Francis Jammes

 

« de l ' Angélus de l'aube à l 'Angélus du soir »


J’allais dans le verger où les framboises au soleil


chantent sous l’azur à cause des mouches à miel.


C’est d’un âge très jeune que je vous parle.

Près des montagnes je suis né, près des montagnes.


Et je sens bien maintenant que dans mon âme


il y a de la neige, des torrents couleur de givre


et de grands pics cassés où il y a des oiseaux


de proie qui planent dans un air qui rend ivre,


dans un vent qui fouette les neiges et les eaux.

Oui, je sens bien que je suis comme les montagnes.


Ma tristesse a la couleur des gentianes qui y croissent.


Je dus avoir, dans ma famille, des herborisateurs


naïfs, avec des boîtes couleur d’insecte vert,


qui, par les après-midi d’horrible chaleur,

s’enfonçaient dans l’ombre glacée des forêts,


à la recherche d’échantillons précieux


qu’ils n’eussent point échangés pour les vieux


trésors des magiciens des Bagdads merveilleuses


où les jets d’eau ont des fraîcheurs endormeuses.


Mon amour a la tendresse d’un arc-en-ciel


après une pluie d’avril où chante le soleil.


Pourquoi ai-je l’existence que j’ai ?...

 

N’étais-je fait


pour vivre sur les sommets, dans l’éparpillement

 

de neige des troupeaux, avec un haut bâton,


à l’heure où l'on est grandi

 

par la paix du jour qui tombe ?cadre contre soir lescun 31 07 2010.jpg

 

   

 
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