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30/03/2017

Violence et démesure baroques à Versailles

  Un des bosquets les plus fascinants du parc du château

de Versailles  reste pour moi celui de l'  Encelade .

   Le baroque y est au comble de la  démesure,  évoquant

un épisode de la théologie,   le géant Encelade pris dans

les laves.  Œuvre  des  frères Marsy, Gaspard  et

Balthazar, qui ont également    sculpté le groupe du

bassin  de Latone, mère d'Apollon 

 Quelques images de ce bassin après être  revenu sur la

mythologie grecque avec l'histoire d'Encelade :

 Encelade ou Encélade (Ἐγκέλαδος / Egkélados) est un des Géants , fils de Gaïa  (la Terre), fertilisée par le sang d'Ouranos  (le Ciel). Avec les autres Géants, Encelade apparut dans une région très particulière, soit Phlégra , en Thrace soit Pallène.

 Lors de la  Gigantomachie, combat de Zeus et les Olympiens contre les Géants, Encelade fut mis hors de combat par  la déesse Athéna  qui lui jeta    tout simplement  à la figure la Sicile, il y fut emprisonné sous le volcan   Etna. Les éruptions volcaniques de l'Etna passaient pour être la respiration du Géant, de même que les secousses telluriques, provoquées par les mouvements du Géant se retournant sous la montagne (un mythe similaire existe à propos de Thyphon et de  Vulcain ).

  En Grèce moderne  , on continue d'appeler un tremblement de terre une « frappe d'Encelade ».

 Quel récit  fabuleux  que  la mythologie qui  nous ancre  dans la terre-mère, quel temps où on réglait ses comptes  en se balançant à la tête , qui la Sicile, qui l'Etna, les montagnes en  guise  de cailloux ,  ....

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19/03/2017

Les premières,

 

 On rapporte  que Fontenelle en était fou :

est-ce    cette passion  gourmande  qui lui  permit d'  approcher

le centenaire ? Lui  les   dégustait ainsi   :

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 Préparer et cuire classiquement les asperges et les œufs à la coque. Sauce : pendant la cuisson des œufs, faire fondre 50 g de beurre puis ajouter le jus d'1/2 ou d'un citron ( goûter) saler, poivrer. Déguster en trempant l'asperge dans l'œuf puis dans la sauce : c'est plus subtil que la classique vinaigrette.

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 La querelle entre les deux académiciens, Fontenelle et l’abbé Terrasson sur la meilleure manière d’accommoder les asperges reste l’une des anecdotes les plus savoureuses de la gastronomie !
 
 Louis XIV s’en enticha au point d’en vouloir sur sa table en toutes saisons.

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Il la préférait lui aussi en mouillette dans un œuf à la coque. asperges,les premières,fontenelle,béarn,primeurs,landes
 Son jardinier en chef, La Quintinie, inventa alors un mode de culture en serre et sous « couche chaude » pour  répondre aux désirs du Roi tout au long  de l'année .

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Ici,  les premières,  vertes et bio.

Notre Béarn , tout comme les Landes  ,  sait nous offrir

les merveilles  de la terre .

Vinaigrette , beurre , crème ou nature,

  Pour moi, ce sera nature avec un pain craquant,  pour

 profiter des saveurs printanières , de la  tendreté

 exquise, sans en laisser le moindre petit  bout .

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asperges,les premières,fontenelle,béarn,primeurs,landes Connue des Romains, cultivée en France depuis le XVe siècle, l'asperge est devenue un hôte habituel de nos jardins potagers. Les premières asperges sont une des joies du gastronome : elles signent la fin de l'hiver et le retour des légumes frais poussés dans nos jardins. Il existe trois grands types d'asperges, qui sont toutes cultivées de nos jours :

l'asperge sauvage, verte, plus fine et au goût plus marqué, que l'on peut encore récolter dans certains régions du pourtour de la Méditerranée, qui est en fait une graminée et non une asperge véritable ; l'asperge verte, plus précoce, verte et charnue, tendre, dont la région de prédilection est la Provence au sud du Luberon, le Pays d'Aigues où poussent dans les alluvions sablonneuses de la Durance les fameuses asperges de Lauris et de Pertuis, qui furent célébrées par Auguste Escoffier.
  Les asperges blanches, souvent appelées en Italie asperges violettes, plus tardives, goûteuses, dont la base est plus ferme et qui doivent être impérativement épluchées : leurs régions de production se partagent entre les terres sablonneuses du Val de Loire, la Sologne (depuis 1870) et l'Alsace, bien que les types originels viennent de Hollande et d'Argenteuil, où, cultivée depuis 1805, malheureusement les grands ensembles ont remplacé les maraîchers. En fait, c'est le mode de culture, et la façon dont on les butte qui détermine la couleur de l'asperge : quand elle pousse complètement sous terre, elle est de couleur blanche ; quand la pointe sort de terre, sa couleur devient violette, et si elle pousse à l'air libre, elle se colore en vert.

  Les asperges sont originaires de l'Asie mineure et elles étaient présentes et consommées sur les bords de la Méditerranée dès l'Antiquité. On les retrouve sur les fresques de la première pyramide égyptienne, celle de Djéser à Saqqarah il y a trois millénaires. Les Grecs s'attachèrent surtout à leurs vertus aphrodisiaques supposées en rapport avec la forme ithyphallique de la pousse d'asperge, et diurétiques : Hippocrate la recommandait sur ces deux préceptes pour les douleurs de l'urètre ! Les Romains furent fous d'asperges et, selon Pline, on en cultivait à Ravenne qui étaient si grosses qu'il en fallait trois pour faire une livre, ce qui leur valut d'être taxées comme produit de Luxe par « l'Édit du Maximum ». Elles disparurent ensuite des tables européennes, furent réintroduites par les arabes en Espagne, puis réapparurent sur la table des Rois de France. 

 

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17/03/2017

Pollution ? Ou bien....?

    Qu'arrive-t-il vers le 17    mars  à Chicago River 

Tiens,  tant que j'y pense,   bonne fête. ...

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15/03/2017

Faire-part basque

 

    A l'occasion  d'un passage récent  à  Barcus, j'ai eu envie de re publier cette note

  reflet typique  de la tradition basque .  Je laisse les commentaires de l'époque,

 retrouvant  ainsi avec émotion  les mots si bien choisis de Christian. 

 

  Bien que peu encline à la lecture de la rubrique nécrologique, je m’y plonge pourtant

depuis quelques temps avec avidité, pour vous entretenir d’une caractéristique de ma

" presque " région , de la Soule, une des composantes du Pays Basque la plus proche du

Béarn.

(  cette particularité est étendue à tout le Pays basque  )

 


Figurez- vous que le défunt dont le décès  est annoncé par voie de  presse
ne part

jamais tout seul :

 

Classiquement, parents, famille, alliés et amis sont nommés dans

 

« la douleur du décès »,

 

« le chagrin, de la disparition »,

 

«  la peine de la mort »,…

 

Mais la particularité de ces annonces basquaises réside en l’accompagnement

après le nom du défunt du nom de sa maison

 

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Bernard Itturbide

 

Maison  Gure Etchea

 

 

Maïtena Iratzabal

Maison Etxegorri

 

 

Gaston Haristoy

Maison  Etxe Mahitsuru

 

 

Panxa Jaureguiberry

 

Maison Etxemendi

 

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*

 

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Etxea, (prononcez Etchea )

la maison, lieu de vie,

 

d’héritage et de coutumes, de patrimoine et de matrimoine,

 

lieu de joies et de  peines, est intimement liée à la vie, à la mort.

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Sortetxeari

 

Oi gure etxe maitea,
orroitzapenez betea,
zorionaren atea !
Zure altzoan iragana dut
sortzetik orai artea.
Izanagatik pobrea,
bertzeak baino hobea
ni sortu nintzan etxea.

 

Amak, munduratekoan,
etxea, zure xokoan
hartu ninduen besoan.
Geroztik hunat eduki nauru
zure geriza goxoan.
Nabilalarik kanpoan
ez naiz sosegó osoan,
beti etxea gogoan.

 

Dudalarik zerbait pena
zu zaitut lagun lehena,
ihes leku hoberena.
Zure alderat inguratzen naiz
ahalik eta maizena.
Munduko leku maitena,
zuri zor dautzut naizena :
izana eta izena.

 

Arbason eskutik jina,
o egoísta atsegina,
ez dakit zure adina.
Heiek lurpean estale ziren
zutan utzirik arima.
Hain amultsuki egina,
heientzat zer bihotz mina
zutaz gabetzen bagina ! Etxetik hoinbertze gazte,
kanporat zorion eske
zoraturik bazoazte,
bizi-moduak behartuz edo
etxea ez aski maite ?
Gure faltaz balezate
Arrotzek etxe hau bete,
hobendun haundi gintaizke.

 

Zutaz hainbertze entzuna,
aunitzentzat ezaguna,
o bizipide urruna !
Nik betidanik arbuiatu dut
Zure aberastasuna.
Hau da guk deraukaguna,
zu baitan eskas duzuna :
etxeko goxotasuna.

 

Ene haur onak, badakit
Luzaro gabe engoitik
Joanen naizela mundutik.
Arbason ganik ukan dohaina
Ez utz sekula eskutik,
aldegitean hemendik
heier erraitea gatik :
Etxea han dago xutik !

 

Pertsu hauk bururatzean,
asken finez orroitzean,
emanen naiz otoitzean :
Etxea, noizbait utziko zaitut
Aunitz pena bihotzean ;
Jaunak, zure babesean,
nola bainintzan sortzean,
naukala heriotzean.

 

 

A la maison natale

 

O notre maison bien-aimée,
pleine de souvenirs,
porte du bonheur !
Je suis resté dans ton giron
depuis ma naissance jusqu’à ce jour.
Bien que pauvre,
meilleure que les autres
la maison où je naquis.

 

Au moment de ma naissance
ma mère me prit dans ses bras
etxea au creux de toi.
Depuis lors et jusqu’aujourd’hui tu m’as gardé
sous ta douce protection.
Lorsque je me promène au dehors
je ne suis pas dans une totale quiétude,
ayant toujours l’etxe à l’esprit.

 

Lorsque j’ai quelque peine
c’est toi mon premier soutien,
mon meilleur refuge.
Vers toi je reviens
aussi souvent que possible.
Endroit du monde le plus cher à mon cœur ,
c’est à toi que je dois ce que je suis :
et mon être et mon nom.

 

Reçue des mains des ancêtres,
ô agréable demeure,
je ne connais pas ton âge.
Ils ont été recouverts de terre
mais ont laissé leur âme en toi.
Construite avec tant d’affection,
quelle serait leur peine
si nous devions t’abandonner !

 

Hors de la maison tant de jeunes,
en quête de bonheur
s’en vont éblouis,
parce que la vie actuellement l’exige ou
faute d’aimer assez l’etxe ?
Si par notre faute
les étrangers emplissaient cette maison,
nous en serions les grands coupables.

 

O modes de vie lointains
on en entend tellement sur vous
et tant vous connaissent !
De tout temps
j’ai méprisé vos richesses.
Voici ce que nous avons-nous
et qui vous fait défaut :
la douceur de l’etxe.

 

Mes chers enfants, je sais
que désormais avant longtemps
je m’en irai de ce monde.
Le legs de vos ancêtres
ne le laissez jamais quitter vos mains,
en quittant ce monde
que je puisse leur dire :
la maison est là-bas debout !

 

En terminant ces vers,
me rappelant ma fin dernière,
je vais me mettre en prière :
Etxea, je te laisserai un jour
le cœur rempli de peine ;
que le Seigneur me garde sous ta protection,
au moment de la mort,
comme lors de ma naissance.

*

 

 

 
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