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06/04/2016

Les vacances , Helconide et sa tribu

Une aventure d'Helconide  Rendez-vous au Parc - Parc national des Calanques

 

                    Organiser l'été des enfants ?

          Tuant, horripilant, démoralisant,  exténuant .

 Il faut les occuper, penser pour eux, organiser, prévoir, amuser, divertir, sortir, veiller à les éloigner  des écrans,  source  de félicité  moderne, mais  les faire bouger, respirer, voir autre chose, ailleurs, mes parents disaient bien  que l'été , c'est fait pour ça, alors , je dis pareil.   

      Fin février, on commence  à y penser sérieux.

 A peine remise des obligations des fêtes  de fin  d'année, à peine rangées toutes les affaires  de ski, lavés, les sacs  de couchage, nettoyées les godasses, plié le linge adequat jusqu'à l'hiver prochain, je me colle à l'organisation des vacances des chers bambins, qui n'en sont plus  vraiment.

 On  sait  que pour la Toussaint  le programme est  familial - serré, nous 6 , rien  que nous en Normandie,

 une vraie semaine de complicité, de partage, crevante, exigeante , exaltante   et sublime semaine que nous adorons, mais les enfants n'en sont plus, réclament maintenant leus vacances, leurs plaisirs, leurs amis,et qui doit  faire, organiser? moi bien sûr.

 

  Entre  temps,  il y aura   Pâques , en Bourgogne, on adore , là, c'est rituel et réglé, départ collectif  des  quatre chez  Papito et Mamita, trop heureux, disent -ils de récupérer leur petite - progéniture pour  10 jours.

 

 Et moi donc...

Et chaque année, c'est pareil, je me  promets  de penser à moi, de débrayer, et  à chaque fois, l'idée obsédante des deux mois d'été me prend aux tripes. Ça  y est,  début  avril,  je commence  à  flipper.

 

  J'ai déjà commencé  à  consulter  les offres et propositions des catalogues  de colos, de camps, d'activités, et même cette année  j'ai plongé dans les voyages linguistiques au long cours, 3 , 4, 6 mois, en immersion totale, loin du berceau, des doudous, des parents, avec l'impossibilité de communiquer en Français, on garantit qu'ils reviennent parfaitement bilingues.

 C'est tentant.( Je n'ai pas encore bien réalisé qu'en échange, il y aura, Franzy, , Pia, , Angus...pour autant  de   temps à la maison, on avisera le moment  venu ...)

  Je m'engouffre dans la brèche, je contacte, je note, j'évalue, j'en parle  .

 

   Pour l'aîné  , c'est pas  gagné :

l'idée  de   3 mois  Outre Manche, pour  soigner son 6 de moyenne annuelle en  fin  de Première  est bien loin  de l'enthousiasmer. C'était sans compter avec Benoît, le meilleur pote, qui, lui, part en Angleterre pour  6 mois. Du coup, Emmanuel se prend illico presto  d'un frénétique " à nous les petites Anglaises " et en deux coups  de cuillère  à pot, l'affaire est réglée; il part de mi  juillet à fin septembre . Yorkshire Dales campagne

                               Ouf ! et d'un !

 

 Le deuxième, ce  sera beaucoup plus simple :

fou de montagne,  d'escalade, caressant du haut  de  ses quinze ans,  le beau projet de devenir berger l'été et chirurgien l'hiver , il passera  un mois avec son parrain Etienne  , le berger aux 400 brebis , comme l'an dernier , dans les estives, à crapahuter, et chasser le "dahu menaçant", à découvrir la rude  vie  du berger: il adore et en redemande  depuis sa première expérience  .

  Etienne  ramène ensuite Augustin dans la vallée, où il poursuivra  l'été avec les trois filles du berger , partageant son temps entre randos, jours d'escalade, bivouac. Pour lui, le bonheur assuré.

 

  Restent les jumeaux : alors , là, pas simple.

 Ils sont inséparables,

 enfin, presque, ...

 mais  ne font rien en commun.  Normal, un garçon, une fille.

 Des muscles et de la douceur.

 

Oui, mais pas dans cet ordre :

  Luc, c'est  bouquins, photo, dessins,  cette année sans doute première tentative d'aquarelle, il ne veut pas  s'éloigner   de la maison ,  de son nid, et de sa prof de peinture qui sera là tout l'été. Nous respectons son désir, son désir aussi de  solitude.

 Marie, elle, c'est  des coups , des plaies et des bosses,

 club de rugby pour filles,  course à pieds, escalade , accrobranche, via ferrata, ...vacances,organisation,clé,famille

 Une  chance  folle pour cet été, une belle soeur prend avec eux la terreur du muscle, pour un mois et demi dans sa propre famille en Suisse. Réunion  de cousins-cousines, pour Marie , l'idéal.

 

  Les choses se mettent bien en place. Pour la rentrée  on avisera.


12 juillet :      Luc a pris ses quartiers d'été, Marie, est partie vers l'Helvétie heureuse,    Augustin a rejoint les estives  des hautes vallées , et nous sommes dans les affres du départ d'Emmanuel.

 Nonchalant, plus qu'ado, il traîne,  et attend  que je fasse sa valise, après avoir montré le maximum  de mauvaise  volonté, jetant pêle - mêle  les tennis crades, les slips, sans  vérifier leur état, les bouquins, des tee shirts  sales, ses Cd, ses romans policiers... Bref, me poussant à mettre mon nez là où je m'étais promis  de  ne pas intervenir.

 Enfin en cette soirée du 13 , nous l'accompagnons à l'aéroport d'où il s'envole, avec Benoît ,  pour trois mois dans la campagne  du  Yorkshire.

 

 Nous regardons  s'envoler notre grand, avec au coeur  cet étrange partage de pincement et de " ouf ", que tous les parents connaissent un jour ou l'autre.

 

  Le 15 , en fin de matinée, je reviens du marché, bien plus légère que  de  coutume , car de six nous ne sommes plus  que trois à partager les repas .

  Rituel suspendu le temps d'un 14 juillet férié, j'ouvre la boîte à lettres. 

 

  Ou plutôt, je voudrais bien ouvrir la boîte à lettres, quand je réalise, que sur mon trousseau, il n'y a pas la clé de la boîte à lettres.

Et que la clé de la boîte à lettres, elle est sur le porte clés d'Emmanuel...

 Et qu'Emmanuel, il est parti avec son trousseau  et avec la clé  de la boîte à lettres...car seule clé  ayant échappé à la perte subie par  les autres exemplaires  de la famille,  celle d'Emmanuel lui accorde d'avoir la charge de relever tous les jours le courrier.

  Et qu'Emmanuel, bien sûr, il a oublié  de la laisser, et que moi, bien sûr, je n'y ai pas pensé, et que Louis, le  père n'a pa réagi non plus. Et que , la clé, et bien, elle est dans le Yorkshire...

 

  Le soir même, long échange téléphonique  en Anglais avec les correspondants d'Emmanuel ; le règlement est strict, nous ne pouvons pas lui parler en Français. Nous expliquons et nous entendons le père  d'Angus prononcer cette ultime  phrase, avant   de raccrocher :

 

 " Keep  cool,  il s'en est aperçu, nous vous l'avons renvoyée par lettre." ......

(traduction assurée par l'auteur, moins les hurlements............................ )

Photo d'un trousseau de clés d'intendant de collège

 

 

 

 

 

 

 

15/03/2016

Autre jour, dimanche à Arcachon

Je ne peux résister, chaque jour, chaque heure,le bassin change et offre les palettes  les plus  chatoyantes de bleus, de gris ,de verts,le bassin tout  à  coup apaisé,  sans rides, puis, sans  prévenir, sous l'influence  de la marée, le vent ridelle  sa surface,moutonne  ses flots,. Ce matin,malgré la  marée  descendante, vent d'est frisquet,fort courant et soleil un peu  masqué par  une brume de beau temps, la journée sera très  belle,balade océanique prévue. On vous montrera plus tard. ...☺

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20160313_092704.jpg

14/03/2016

Arcachon , juste pour le plaisir

 

Départ, puis retour  des parcs, les huîtres nous  arrivent

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des plates     sur fond  de cabanes tchanquées,

île  aux oiseaux

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côte océane vers La Salie

 

océan côte.   b.jpg

oyats   , sable, dune, lumière

 

 

oyats et dune.jpg

le Wharf  de la Salie, accès normalement interdit,

mais tout le monde  passe par dessus la balustrade,

et même si le portillon est ouvert ( sic ...)

mais qu'on ne s'en est pas rendu compte...

grand  fou rire ! ! ! au bout  un vent terrible,

et des pêcheurs heureux .

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Kitesurf entre  Pereire  et le Moulleau

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galop  du matin

 

galop.jpg

Le charme des lacs  landais : échappée   à Maguide,

          sur le lac de Sanguinet-Cazaux

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une élégante  sur le bassin  d'un bleu unique ( à suivre  )

Elégante +++++.jpg

 

20/02/2016

Arcachon, février 1956 : La neige, il y a 61 ans

C'était il y a  61   ans...février ,jours pour  jours...

__________

 

 

Pas d'école en ce jeudi, ciel bas et terne,

lumière tirant sur le jaune.


Je ne connaissais pas,

habituée que j'étais à la clarté lumineuse

du bassin d'Arcachon, aux grisés bleus de l'hiver 

calme et doux

sur les grèves atlantiques.


Ce jeudi là, tout était différent

les premiers flocons voltigèrent

vers midi,

légers,

légers,

inhabituels sur mon coin d'océan.

Légers,

légers,

légers,

puis plus denses,

serrés,

prenant du poids et des rondeurs,

de plus en plus palpables.

Le nez collé à la verrière du studio,

comme on appelait ce petit salon donnant à l'est,

tout vitré,

je regardais ma première vraie neige,

espérant secrètement qu'elle ne s'arrêterait jamais.

Jamais,

je priais au fond de moi,

car la prière c'est l'avenir au présent,

je n'osais le dire car mon papa montrait

 des signes d'énervement,

semblait contrariépar cette atmosphère nouvelle.


Toujours pessimiste, il imaginait déjà quelque catastrophe.


La neige continuait,

continua,

et l'après midi,

et la soirée, .

Vers 17 heures,

un ami médecin dérapa dans la côte de notre rue,

 et sa voiture s'immobilisa

le nez dans un réverbère, juste devant chez nous.

« Bah, je la récupèrerai demain.

Surveille - la »   lança-t-il goguenard à papa  .

 

Le dîner fut électrique.

Maman "très enceinte" comme je disais,

ne pouvait calmer mon excitation,

j'allais et venais de fenêtres en verrière .

La nuit , bleu marine,

était scintillante de ces mouches blanches qui commençaient à imprimer

leur graphisme sur ma rétine.Je ne voyais plus qu'elles.

Le coucher fut tardif.


Il neigeait .

Au matin, il me fut annoncé qu'il n'y aurait pas école.


Derrière les vitres, 

le spectacle le plus incroyable m'attendait.

 

avenue gambetta depuis la terrasse de la maison 02 1956.jpg

l'avenue Gambetta, notre rue

depuis la terrasse de notre maison

Photo Jean Cottard

*


Le jardin n'existait plus,nivelé, englouti,

la chaudière à charbon ne tirait pas,

comme étouffée par l'atmosphère sans vent, enserrante.

Il faisait froid dans la maison,

mais mon cœur battait d'une brûlante chamade.

Il neigea tout le vendredi.


Au matin du samedi,

la ville n'était plus qu'un gigantesque champ uniforme,

d'une blancheur qui m'était inconnue.

*

medium_cours_lamarque_avec_la_boucherie.jpg
cours Lamarque
medium_av_gambetta_ski.jpg 
avenue  Gambetta, devant le garage  Dufourc
medium_inaccessibles_galeries.jpg
angle rue du Casino /cours Lamarque

*

 

Si j'avais dû la comparer à des sons,

je l'aurais qualifié de « stridente » 

aussi insupportable aux oreilles qu'elle l'était

à mon regard

Trop brillante, trop ardente,.

La voiture de l'ami Gilles avait disparu sous

une gangue glacée.

hiver arc 56.jpg
   Elle resterait trois semaines au même endroit,

car pendant plus de 20 jours,

nous connûmes un froid sibérien : tuyaux d'eau gelés,

il fallait remplir de neige la baignoire pour récupérer

de l'eau ,

la faire bouillir...Pénurie de charbon.

J'ai usé un petit balai de paille pour  le simple plaisir

de déblayer la neige des marches

qui descendaient au jardin.

Nous, les enfants,si heureux de ce cadeau du ciel,

nous dévalions l'avenue Gambetta

avec des  cartons en guise de luges;

et  pour les grands, l'école reprit, bon an mal an.

Je conserve un souvenir extraordinaire ?

celui de mon père chaussant ses skis de bois ,pour,

 avec un ami du quartier,

effectuer la descente vers le centre ville

le premier matin de paralysie,

histoire de remonter pain et lait à des Arcachonnais

bloqués dans leurs  maisons

totalement inadaptées à ce climat.

Le bassin charriait de la glace,

les arbres s'effondraient sous le poids ,

vous pouvez ne pas me croire,mais de mes souvenirs,

il demeure des traces photographiques.

*

medium_le_bassin_pris_ds_les_glaces.jpg
le bassin charrie de la glace  entre les pinasses
 
medium_devant_st_Yves_bd_de_la_plage.jpg
boulevard de la Plage
vers  Saint Yves
 
medium_balcon_pharmacie_1°_étage.jpg
 depuis  le balcon de la pharmacie Ardouin
rue du Casino
au fond, le Casino  Mauresque  qui  brûla en 1977
 
 Casino mauresque arcachon.jpg
 

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 avenue Gambetta pharmacie    Fleury 

vue du balcon de l'étude   de mon grand père

medium_2_cv_règlementaire.jpg
devant la mairie
 
medium_hôtel_richelieu_et_café_repetto_place_thiers.jpg
place Thiers

*

Photos incroyables, (Léo Neveu ) collection personnelle

et celles que Noël Courtaigne,

passionné des vieux clichés d'Arcachon

m'a autorisé à publier.(coll Ardouin )

et des photos personnelles

dues à l'objectif de mon papa.

 

Authentique souvenir d'enfance,de ceux qui vous laissent

un goût de conteet d'irréel.

*

medium_tranchée_devant_le_café_Le_Victoria.jpg
medium_place_thiers_le_bassin.jpg
tonton robert déneige devant la pharmacie.jpg
Tonton Robert déneige place Thiers
 
 
medium_les_mouettes_sur_la_ville.jpg
 boulevard de la Plage

 

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Gaby devant le Club

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l'Hôtel de France, boulevard   de la Plage,

aujourd'hui disparu

clin  d'œil à Monsieur Bernadac, à Jeanine.

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Le Café Thiers, ancien Repetto

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