14/04/2008
Dans le vignoble de Jurançon
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12/04/2008
Contes et légendes de ma Vallée...
Roue libre, redif.
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Là haut sur la montagne
L’était un vieux berger.
Mais là où l’histoire se corse,
bien que se déroulant en Vallée d’Aspe,
c’est que ce vieux grognon avait trouvé moyen de se fâcher à mort avec un autre de ses concitoyens, brave habitant de la vallée, née à Accous, fidèle à sa montagne et travaillant sur place dans la fonction publique. Ce coquin de vieux berger s’était donc à mort fâché, on ne saura jamais pourquoi. Le fonctionnaire souffrit beaucoup, beaucoup, des années durant de cette fâcherie, souffrit, surtout des pieds.
Regardez bien la photographie, prise au-dessus de Sarrance.
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Face au sud, accroché bien haut dans le vert de la montagne,
un petit point blanc,
Regardez mieux, voici un agrandissement,
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Ce petit point blanc, c’est la maison dont avait hérité notre berger de son berger de père. C’est du moins comme ça que cette histoire me fut contée au pays des ours et de la Vallée Sauvage. Donc notre berger, chaque jour, empoisonna la vie pendant plus de 20 ans de son ennemi juré, et celui-ci, chaque jour, gravissait la montagne, chaque jour par tous les temps, il se rendait jusqu’à la petite maison, perchée dans la montagne. Et il était accueilli à volées de jurons et d’injures, à peine entrouverte, la porte de la petite bergerie blanche dans la montagne lui claquait au nez. Et chaque jour il remontait, l’ennemi juré, et chaque jour, il en prenait plein la figure.
L’autre avait trouvé le moyen de lui casser la vie, il s’était abonné à L’Eclair des Pyrénées, et son ennemi juré, c’était le facteur !
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19:29 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11/04/2008
des hommes, des vrais, des maîtres-chanteurs
17:01 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
04/03/2008
CHARPENTE ET CAGOTS, balade à prévoir aux beaux jours,
A une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Pau,
la petite ville de Monein jouit d'une réputation établie depuis longtemps grâce à son vignoble rattaché à l'appelation "Jurançon".
C'est sur cette commune que se situent sans doute les meilleurs crus.

Mais Monein s'enorgueillit également d'un autre patrimoine, en la présence de l'église Saint Girons, le plus grand témoignage de l'art gothique en Béarn.
De loin , se détachant sur le panorama de la chaîne des Pyrénées ,
l'église en impose avec son clocher de 40 mètres,
son toit d'ardoise bleue très pentu, ses murs de galets,
de briques et de mortiers ocres .
Bâtie entre 1464 et 1530 ,
cet édifice a de quoi surprendre à plus d'un titre mais ,
c'est essentiellement l'intérieur qui nous réserve les plus grandes surprises architecturales:
- double nef dissymétrique richement décorée de sculptures et de peintures,
maître autel polychrome sculpté, orgue au buffet de chêne .
L'église a été classée Monument Historique en 1913 .
Henri IV voyait en Monein avec sa place aux proportions équilibrées et son église, le" Paris du Béarn."
La plus grande spécificité de l'église Saint Giron , il faut la chercher encore ailleurs.
Sous l'immense toit pentu, se cache une forêt d'au moins 1000 chênes, une charpente en forme de coque de navire renversée qui fait éclater à nos yeux éblouis tout le génie et l'audace des charpentiers du Moyen-Age.
Les poutres de plus de 500 ans sont dans un état de conservation étonnant :
- les Cagots,
ces parias qui vivaient à l'écart des villages, certainement descendants d'anciennes communautés de lépreux,
se mariant entre eux ce qui valut leur disparition, n'avaient le droit de pratiquer que les métiers de feu et de bois : forgerons , menuisiers, charpentiers , ils exerçaient et excellaient en majeure partie dans cette dernière catégorie.
Parias jusqu'à l'église dans laquelle ils pénétraient par une porte
à eux seuls destinés ,
et disposant de leur propre bénitier .
Ils possédaient la science de la coupe des grands arbres ,
les jours , les mois pendant lesquels les arbres,
à sève descendante pouvaient être coupés sans risque de pourrissement.
C'était le temps où l'on prenait son temps:
les fils des fils travaillaient 70 ou 80 plus tard les troncs séchés qu'avaient coupés leurs ancêtres.
Le bois , sain , l'est resté.
Aujourd'hui, la charpente de Monein est dans un surprenant état de conservation,
pas de toiles d'araignées, pas d'insectes,
quelques chevilles ont été remplacées,
quelques poutres consolidées
mais trois fois rien en regard de l'immensité du vaisseau .
Une mise en scène son et lumière éclaire d 'un jour historique et esthétique l'ensemble:
il suffit de gravir l'escalier en colimaçon des 40 mètres du clocher :
on arrive dans une petite pièce noire
dont on devine la rotondité des murs.
Une voix raconte , sur fond de bruits de la campagne,
coq et moutons, vaches , et oiseaux.
La voix dit la construction de l'église
et le récit de l'aventure de la charpente, puis ,
tout doucement , dans la pénombre à peine trouée de quelques vacillements de bougies,
s'entrouvre une petite porte ,
et là, devant nous, le noir presqu'absolu.
Nous avançons à tâtons sur un pont de bois dominant, nous semble -t-il , un vide.
Quelques mètres nous conduisent à une large plate-forme :
nos yeux s'accoutument à la pénombre, nous devinons des formes,
sentons au -dessus et face à nous une imposante présence ,
et tout doucement, des lumières percent l'obsurité, braquées sur une partie de poutres entrelacées,
puis s'éteignant, s'allumant sur un autre angle de la chapente et accompagné par la musique et le récit, progressivement, avec le temps , comme au Moyen-Age, nous édifions visuellement la charpente . 
Enfin dans une explosion de lumières , elle se révèle à nous dans toute sa majesté . Nous avons pleuré d'émotion devant le spectacle du Temps passant le Temps , devant l'inégalable et inégalé travail de ces Maîtres - Charpentiers qui nous ont légué le chef-d'oeuvre de plusieurs générations d'artistes.
Pour visiter la charpente de Monein ,
il suffit de s'adresser à l'Office du Tourisme de Monein (face à l'église )
qui met des guides à la disposition des personnes intéressées en groupes ou en individuels.
téléphone Office du Tourisme : 05 59 21 29 28
téléphone Mairie : 05 59 21 30 06
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photos : sources personnelles et Internet
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14:21 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03/03/2008
Un escalier qui mène . . .
19:03 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
31/12/2007
La marée est montée jusqu'à Pau
Ne vous en déplaise :
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les huîtres, pas de jour particulier
pour les déguster.
A quoi bon attendre des occasions ?
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Quand un étal, en pleine ville,
au pied des montagnes vous propose
des arcachonnaises,
du Cap Ferret de surcroît,
croyez-vous qu’une Arcachonnaise puisse résister ?
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Les voici donc, ces merveilles.
Il était temps que j’arrive.
Quel succès !
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Dans le plat,
ouvertes par mes soins,
prêtes à la dégustation,
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Plus près ?
Comme si vous y étiez . . .
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Un pur délice, iodé,
savoureux,
frais en bouche.
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Ils n’ont pas fait long feu,
les mollusques marins bivalves…
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Puis j’ai pensé à Josette,
« Zézette épouse X »
après avoir mis les restes à la poubelle.
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Dois-je lui garder les coquilles ? ? ?
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09:29 Publié dans Arcachon , Béarn | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29/11/2007
PUB!
Prenez votre temps ,
allez ouvrir un livre d’histoire
et d’art exceptionnel,
chez Christian,
incroyable guide,
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Ne passez pas à côté
de sa note du jour,
surtout pas.
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11:00 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Le VRAI BERET , il est Béarnais!
LES VOIX DU BERET
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Cade païs qu’a la soue couhadure :
Lou marrouquin port’ un fez rigolò ,
Lou mexican né manque pas d’alure
En bèth mushà lou soun gran soumbréro !
Lou boun bourgés, é n’eÿ pas un reproche
Port’ un méloun, tant miélhe si l’agrade,
Lou men capèth, qu’ou bouti dens la potche,
Qué souÿ gascoun é porti lou berret*
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Henri m'a fait découvrir la confrérie du béret,
en voici un autre aspect.
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Garder la tête froide d’accord, mais bien au chaud
Foi de Béarnais, rien ne vaut le Béret.
Car n’en déplaise, le béret est béarnais, sa patrie, NAY,
en son musée en témoigne, l’usine Olibet
qui fabrique le béret depuis des générations.
Mais avant vous, d’autres s’y sont essayés avec suucès.Regardez Sakuya, sans kimono, mais avec béret sarrançais.
Sur le côté, Petite Zette a osé,
En galette, comme Arthur, mon arrière grand père
Suivant le temps,
Suivant le vent
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Dégageant bien le front
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ou martial et conquérant, comme pour le Che
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Ou enfoncé jusqu’aux oreilles,
Ou c’est le comble, posé en arrière, auréole aux bouclettes
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C’est lui le Roi, le béret béarnais
que l’on persiste à qualifier de basque, Ô sacrilège !
On leur pardonne…
09:50 Publié dans Béarn | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
24/10/2007
sur le mur, sur l'écorce, au lointain...
Sur le mur de galets au soleil de la fin de soirée,
L'écorce rugueuse d'un vieux chêne
qui s'apprête à la dormance.
Et en contre bas le gave,
taches brillantes au coeur du vert qui ne cède pas .
Tout est doux , calme.
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Papillon et libellule vivent leurs dernières heures
dans la lumière blonde.
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Robert Schumann
"L'Oiseau Prophète"
extait des Scènes de la Forêt
































