logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

07/02/2018

Arcachon, février 1956 : La neige, il y a 62 ans

La neige , l'hiver,  c'est  banal.

 

En ce mois ce février 2018, c'est la panique :

 

 Les automobilistes, tout  le monde s'en prend  au manque

d'information,  mais peu évoquent l'inconscience  des

automobilistes  qui persistent à  circuler  sans équipements

appropriés aux conditions hivernales.

 

Quand on sait  que   les pays européens ont en majorité adopté

une politique   drastique pour  que  les automobilistes  adoptent

des pneus neige.  En Allemagne, on  ne connait pas ces folies

routières parce  qu'il neige.    En Autriche,  tout véhicule non

équipé est immobilisé dans l'instant, et son conducteur verbalisé

jusqu'à  5000 euro pour mise en  danger d'autrui.

 

Nous avons un retard  préjudiciable  en matière  de  sécurité de

 notre   propre véhicule.   L 'essentiel du problème est là .

Retour sur une periode de neige, et  quelle neige ...!

 

C'était il y a  62   ans...février 56,   presque  jours pour  jours...

__________

 

 

Pas d'école en ce jeudi, ciel bas et terne,

lumière tirant sur le jaune.


Je ne connaissais pas,

habituée que j'étais à la clarté lumineuse

du bassin d'Arcachon, aux grisés bleus de l'hiver 

calme et doux

sur les grèves atlantiques.


Ce jeudi là, tout était différent

les premiers flocons voltigèrent

vers midi,

légers,

légers,

inhabituels sur mon coin d'océan.

Légers,

légers,

légers,

puis plus denses,

serrés,

prenant du poids et des rondeurs,

de plus en plus palpables.

Le nez collé à la verrière du studio,

comme on appelait ce petit salon donnant à l'est,

tout vitré,

je regardais ma première vraie neige,

espérant secrètement qu'elle ne s'arrêterait jamais.

Jamais,

je priais au fond de moi,

car la prière c'est l'avenir au présent,

je n'osais le dire car mon papa montrait

 des signes d'énervement,

semblait contrariépar cette atmosphère nouvelle.


Toujours pessimiste, il imaginait déjà quelque catastrophe.


La neige continuait,

continua,

et l'après midi,

et la soirée, .

Vers 17 heures,

un ami médecin dérapa dans la côte de notre rue,

 et sa voiture s'immobilisa

le nez dans un réverbère, juste devant chez nous.

« Bah, je la récupèrerai demain.

Surveille - la »   lança-t-il goguenard à papa  .

 

Le dîner fut électrique.

Maman "très enceinte" comme je disais,

ne pouvait calmer mon excitation,

j'allais et venais de fenêtres en verrière .

La nuit , bleu marine,

était scintillante de ces mouches blanches qui commençaient à imprimer

leur graphisme sur ma rétine.Je ne voyais plus qu'elles.

Le coucher fut tardif.


Il neigeait .

Au matin, il me fut annoncé qu'il n'y aurait pas école.


Derrière les vitres, 

le spectacle le plus incroyable m'attendait.

 

avenue gambetta depuis la terrasse de la maison 02 1956.jpg

l'avenue Gambetta, notre rue

depuis la terrasse de notre maison

Photo Jean Cottard

*


Le jardin n'existait plus,nivelé, englouti,

la chaudière à charbon ne tirait pas,

comme étouffée par l'atmosphère sans vent, enserrante.

Il faisait froid dans la maison,

mais mon cœur battait d'une brûlante chamade.

Il neigea tout le vendredi.


Au matin du samedi,

la ville n'était plus qu'un gigantesque champ uniforme,

d'une blancheur qui m'était inconnue.

*

medium_cours_lamarque_avec_la_boucherie.jpg
cours Lamarque
medium_av_gambetta_ski.jpg 
avenue  Gambetta, devant le garage  Dufourc
medium_inaccessibles_galeries.jpg
angle rue du Casino /cours Lamarque

*

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

 

Si j'avais dû la comparer à des sons,

je l'aurais qualifié de « stridente » 

aussi insupportable aux oreilles qu'elle l'était

à mon regard

Trop brillante, trop ardente,.

La voiture de l'ami Gilles avait disparu sous

une gangue glacée.

hiver arc 56.jpg
   Elle resterait trois semaines au même endroit,

car pendant plus de 20 jours,

nous connûmes un froid sibérien : tuyaux d'eau gelés,

il fallait remplir de neige la baignoire pour récupérer

de l'eau ,

la faire bouillir...Pénurie de charbon.

J'ai usé un petit balai de paille pour  le simple plaisir

de déblayer la neige des marches

qui descendaient au jardin.

Nous, les enfants,si heureux de ce cadeau du ciel,

nous dévalions l'avenue Gambetta

avec des  cartons en guise de luges;

et  pour les grands, l'école reprit, bon an mal an.

Je conserve un souvenir extraordinaire ?

celui de mon père chaussant ses skis de bois ,pour,

 avec un ami du quartier,

effectuer la descente vers le centre ville

le premier matin de paralysie,

histoire de remonter pain et lait à des Arcachonnais

bloqués dans leurs  maisons

totalement inadaptées à ce climat.

Le bassin charriait de la glace,

les arbres s'effondraient sous le poids ,

vous pouvez ne pas me croire,mais de mes souvenirs,

il demeure des traces photographiques.

*

medium_le_bassin_pris_ds_les_glaces.jpg
le bassin charrie de la glace  entre les pinasses
 
medium_devant_st_Yves_bd_de_la_plage.jpg
boulevard de la Plage
vers  Saint Yves
 
medium_balcon_pharmacie_1°_étage.jpg
 depuis  le balcon de la pharmacie Ardouin
rue du Casino
au fond, le Casino  Mauresque  qui  brûla en 1977
 
 Casino mauresque arcachon.jpg
 

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin

 avenue Gambetta pharmacie    Fleury 

vue du balcon de l'étude   de mon grand père

medium_2_cv_règlementaire.jpg
devant la mairie
 
medium_hôtel_richelieu_et_café_repetto_place_thiers.jpg
place Thiers

*

Photos incroyables, (Léo Neveu ) collection personnelle

et celles que Noël Courtaigne,

passionné des vieux clichés d'Arcachon

m'a autorisé à publier.(coll Ardouin )

et des photos personnelles

dues à l'objectif de mon papa.

 

Authentique souvenir d'enfance,de ceux qui vous laissent

un goût de conte  et d'irréel.

*

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

medium_tranchée_devant_le_café_Le_Victoria.jpg
medium_place_thiers_le_bassin.jpg
tonton robert déneige devant la pharmacie.jpg
 
Tonton Robert déneige place Thiers
 
 
medium_les_mouettes_sur_la_ville.jpg
 boulevard de la Plage

 

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin

Gaby devant le Club

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin

l'Hôtel de France, boulevard   de la Plage,

aujourd'hui disparu

clin  d'œil à Monsieur Bernadac, à Jeanine.

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin

Le Café Thiers, ancien Repetto

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

arcachon,bassin d'arcachon,neige,hiver,fevrier 1956,blanc,photo,noir  et blanc,leo neveu,jean cottard,robert fleury,exceptionnel,avenue gambetta!,anniversaire,la dépêche  du bassin,neige fevrier 2018

 

12/12/2017

"L'Hure" ( nouvelle protégée par copyright)

   Une nouvelle pour ma chère tante Astridelle,

 

              avec toute mon affection

 

   Et pour vous tous, puisqu'il paraît que vous aimez lire

 et pour nommer le titre  de la belle émission de Guillaume    Gallienne,

le samedi à 18 heures  sur France Inter

 

                      "Un peu de lecture,ça peut pas faire  de mal ..."

 

Lisez, ça  vous ouvrira les écoutilles.

 

 

 

 ------------------------

 

 

  Il était une fois, il y a  si longtemps, si longtemps qu'on ne  saurait dater l'histoire.

 

   Au fond d'une forêt épaisse, sombre, humide, au fond des bois maléfiques où les eaux  le disputaient au végétal, , vivait une femme , mais peut - on dire " une femme " quand on sait qu'elle  n'avait d'humain que l'apparence    à  peine  entrevue , au fond des sombres bois.

nouvelle,récit,forêt,hure,mystère

 

   Ceux qui l'avaient approchée, -quelque chasseur , cavalier égaré-, n'avaient d'elle retenu que la face difforme, le nez écrasé, sous une chevelure aussi épaisse , aussi impénétrable   que la forêt qui l'abritait.

cadre rochers moussus ss les hêtres.jpg

 

  Ceux donc  qui l'avaient   aperçue, en avaient rapporté une image tellement animale, une description  tellement éloignée  de l'idée même de femme que le surnom de  " la hure " lui fut donné, tant son visage évoquait le groin de la truie.

 

   " La hure "  ne  se montrait guère,

 c'était toujours par hasard qu'elle était entraperçue, toujours fuyante,  partageant son temps entre des cueillettes mystérieuses, le ramassage  du bois pourri , et celui des glands  dont comme cochons et sangliers elle se nourrissait .

 Comment femme un tant soit peu humaine  aurait-elle pu vivre  de ces bouillies malodorantes et indigestes ?  

  Elle était bien porcine  , l'Hure.

 

  Sans  âge, sans charme , sans rien qui la rendît humaine, l'Hure avançait dans une vie  sans avenir et  sans passé, rien, ni personne à ses côtés .

 

    Elle avait, disait-on, la science des herbes, des rites   de fécondité, la connaissance des simples , celles des bois profonds, des forêts humides, où  ne croissent que mousses, lichens et champignons douteux.

 

nouvelle,récit,forêt,hure,mystère

  A croire qu'elle cherchait dans la fréquentation de ces étranges plantes  verdâtres, glauques, gluantes, quelque secret à percer.

 

nouvelle,récit,forêt,hure,mystère

nouvelle,récit,forêt,hure,mystère

  C'était il y a  si longtemps que  même les arbres millénaires des  forêts primaires ne sauraient vous dire en quel temps...

Au cœur des  forets  qui abritaient  les secrets  de l 'Hure, on se souvient encore de ruines étranges, noires, ruines devenues  quasiment végétales.

 

   L'Hure y venait souvent, surveillant la croissance de certaines plantes  médicinales  dont elle utilisait les vertus. Parfois l'arnica, souvent la gentiane,  mais elle allait plus volontiers vers les étranges, les moins connues, aux noms latins qu'elle déclinait pour elle seule quand elle  mettait au jour une espèce sur  son terrain  de  chasse :

 

 

     salvia divinorum, humulus lupulus, ephedra sinica, alluim ursinum, lagochilus inebrians , malva sylvestris, cymbopogon martini ...et caetera, et caetera

 

   Une particulièrement avait ses faveurs, petite plante  fleurie dont elle négligeait la partie  aérienne .

hure,contes,maléfique,belle lurette,naissance,mandragore,féee,prodige,maternité

Description de cette image, également commentée ci-après

Ce qui l'intéressait, c'était la racine, ou plutôt les racines , ou mieux encore la racine double.

 

  Étrange  Mandragora officinarum  dont on sait  que la structure ramifiée  des racines figure  le corps  humain, qui l'homme, qui la femme,  plutôt  sur un rapport de taille qu'un véritable déterminisme sexué de la plante.

 

   L'Hure vérifiait  toujours la taille de  la plante avant  de la déterrer et de recueillir précieusement  la racine conviée.

 

 

  La  laideur   de l'Hure était avérée, mais  ce que l'on  sait moins  que la fréquentation éternelle  de la laideur ne rend pas pour autant celui qui en est touché insensible à la beauté, tout au contraire.

     Les contes nous le  rappellent sans cesse. L'Hure ne faisait pas exception à la règle. 

 

   Aussi, celui que l'on  aurait surpris traquant  L'Hure dans ses  quêtes végétales eût- il pu imaginer  que la femme à la face de groin n'était en recherche  que d'un secret de métamorphoses, d'une plante  qui la rendît , à tout le moins  humaine, si ce n'est belle ?

 

 

      C'eût été sans  compter avec la nature même de L'Hure.

 

  Peu lui importait son aspect.

 

 Ce qui la rongeait, c'était la solitude.

 

     Elle  portait  seule  le  fardeau de la vie  , jamais partagé, jamais , jamais, jamais.

    Ce qui l'avait  conduite à cet état, sera ici tû  pour l'éternité. 

 

Nous n'en soufflerons mot.

 Nous nous contenterons d'effleurer la souvenance  d' un passé  inénarrable.  

 

   Peu lui importait  de n'avoir jamais eu  de bras  autour  de  son corps décharné, de sourire   qui inondât de lumière  sa face animale, mais  ne pas  donner,  ne pas transmettre le don d'amour  qu'elle avait secrètement reçu de sa mère , ne pas aimer, quitte à ne pas être aimée.

 

 Mais aimer, donner, donner, donner, 

jusqu’au  vertige, jusqu'au sacrifice !

 

    Et cela, qui l'eût deviné sous les traits  de l'Hure ? 

  Car L'Hure n'était qu'Amour, quand ceux  qui l’apercevaient  ne voyaient en elle que  repoussoir, maléfice, sorcellerie.

    La quête à la mandragore était elle un moyen  de toucher à l'Amour?  L'Hure, elle,   savait que la réponse était dans la racine  à deux jambes,  au corps musculeux...

 

 


C'est au printemps que le recherche des racines de mandragore était la plus fructueuse pour l'Hure, printemps qui fait gonfler les sèves,

 

les contes ne vous l'ont peut être pas révélé, mais la sève monte et descend ,

double sens pour double bénéfice, des feuilles vers les racines, des racines vers les feuilles,

et le retour du printemps , la douceur, en sont le déclenchement.


   Donc au printemps, racines gorgées de sève, racines riches en promesses pour l'esseulée.

 

 Ses récoltes printanières puis estivales se tournèrent vers les racines d'apparence mâle, autant que faire se pouvait.

 

    L'Hure récoltait encore et toujours et au début d'un automne que nous ne saurions dater, elle entreprit le lent travail qu'elle s'était fixé :

 

 de ces racines qu'elle broya dans un mortier de néflier, elle obtint une sorte d'emplâtre épais, brunâtre et peu avenant.

Elle laissa se bonifier tout l'hiver suivant cette étrange pâte , tel un vin d'élite à qui il faut le temps pour révéler tous ses mystères.

 

  Ce n'est qu'au printemps suivant, le jour du printemps de cette année improbable, le 20 mars exactement qu'elle en fit enfin usage;

 

  elle commença par humidifier légèrement l'emplâtre rendu épais par la dessiccation, elle le huma, en prit une boulette entre ses doigts, l'étira, le façonna, puis le rendit à  sa forme première d'emplâtre, et doucement, elle l'appliqua par petites touches sur son ventre stérile, dissimulant son nombril, les rides transversales de ce ventre vide, noyant son pubis de la pâte brunâtre.

 

  Elle passa ainsi le printemps, l'été, et nul pour la constater mais la métamorphose eut lieu.

   La mandragore mâle s'offrit à   la vieille L'Hure et la nuit veille du solstice d'hiver, nuit la plus longue, la plus sombre, la plus froide, seule, au fond des forêt, L'Hure accoucha d'une fille dont on pouvait redouter qu'elle n'héritât la laideur de sa mère. 

  Le jour qui dès le lendemain, allait gagner sur la nuit, le premier de ces jours qui allaient retrouver lumière, illumina le visage de l'enfant, enfant à la face parfaite, au sourire immédiat qui inonda le regard de l'Hure. Enfant à qui tout l'amour du monde était promis, annoncé, destiné.

hure,contes,maléfique,belle lurette,naissance,mandragore,féee,prodige,maternité

 

 

 

«  Lurette, la baptisa-t-elle , Lurette, il y a si longtemps, Belle Lurette, il y a si longtemps, si longtemps que je t'attends »

20/09/2017

Ça ne vous intéresse pas ?

et bien,  rassurez vous, ça ne me fait ni chaud ni froid. 

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

 Heureuse, comblée par ces points de vue qui me chavirent de tant

 

de beauté  , je continue mon chemin.

La  Vigne et ses échappées  entre les pins. La pointe  du Ferret 

La dune du Pilat  en face.

Chez   Hortense  . Les pêcheurs  seuls au monde.

Ce soir, une petite virée en bateau. Pas sûre que je vous montre.

bassin d'arcachon,cap ferret,la pointe,banc d'arguin,la vigne

13/03/2017

Je n'ouvrirai pas les guillemets...

Comprenez que j'hésite à ouvrir,

 

            voire , entr'ouvrir les guillemets. Non ,pas les  volets,

 

guillemets,du coup,voilà,tics de langage

             je dis bien,

                               les guillemets 

 « « « «  """"" « « « « « « « « « " « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « 

 

« « « « « « « « «  "" « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « 

 

« « « « « « «

 « « « « « « « «

 « « « « « « « « « « « « « « « « « 

« « « « « « « « « « « 

 

    Imaginons un instant qu'un courant  d' air s'y engouffre, même un

 zéphyr et que le souffle aussi léger soit-il, m'interdise à tout

 jamais de refermer la ponctuation que je souhaitais voir

installée temporairement ?

 

  Du coup,  au jour  d'aujourd'hui,  on impacte au quotidien  tous

les propos de " entre guillemets ",

 du coup, voilà, .......du coup....et voilà. ...

 

   Qu'  adviendra-t-il  alors  du  message murement  réfléchi, mais

 atténué délibérément par le double signe si tolérant pour

moduler   la pensée émise? 

 

 Si même la ponctuation se met à me jouer des  tours, je resterai

donc close,  bouche cousue,  gardant au fond de mon cœur le

secret  des  mots qui ,  à cause  du  léger courant d'air pourraient

bien engendrer des tempêtes effroyables, des raz de marée,

un tsunami,  un nouveau Déluge , que sais-je encore ?

 

      Et ça,  jamais,   foi de moi.

 

 J'hésitais,  je tergiversais, ma décision est maintenant prise,

 je clos ici , avant même  de débuter, ce que j'aurais aimé dire,

et c'est tant  mieux  pour  la paix  dans  le monde .

« « « « « « « « «  "    « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « 

 

 

 

 

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique