22/11/2008

La Librairie Générale

 

Arrêter la boîte à images,

j'ai tout vu, cela suffit.

Jeter à l'océan une bouteille

pour qui voudra la recueillir,

échanger avec amour sur cet amour

qui vient d'éclater à mes yeux ,

à mes oreilles,

cet amour évoqué

avec les mots

que j'aurais rêvé poser sur le lieu de mon enfance.

Madame Chantal THOMAS

avec la pureté du langage,

et la pureté du cœur,

avec l'émotion palpable de ses yeux d'enfant ,

un peu l'enfant que je fus,

parle de cet amour pour Arcachon.


J'écoute, j'en pleure,

l'école des demoiselles Michelet,

 

rue Jehenne et ses sages élèves

 

en robes à smocks , de chez Madame Leroy

 

cols de velours, culottes de flanelle grise,

 

les Galeries du cours Lamarque

 

*

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*

février 1956

*

et en face,

la Librairie Générale

où officiait la famille Bernou,

Madame, dans son fauteuil de rotin,

au fond de la boutique sombre

toujours,

éternellement,

encore ,

le nez chaussé de lunettes

juste au bout de ce nez

qui furetait presque davantage

entre les lignes que le regard,

encore,

éternellement,

Madame,

le chignon de guingois,

toujours plongée dans un ouvrage

scruté, soupesé, analysé,

partout partout,

les livres,

empilés désordonnés,

dans une joyeuse et vivante pagaille,

Monsieur, qui furette ,

conseille, bavarde , commente,

Madame qui met son grain de sel,

 

en lectrice avertie et fervente,

oui de vrais libraires,

de vrais découvreurs avant de vendre

ce qui , en somme, n'était qu' une anecdote

dans leurs journées,

à côté du plaisir du partage,

de l'avis éclairé,

une porte presque toujours ouverte

au fond de la librairie,

laissait le regard pénétrer

dans la salle à manger.

Des cuivres, du bois, du sombre,

des fauteuils de lecture...

C'était le paradis chez les Bernou,

c'était , oui imparfait d'usage. LA  librairie,

 à l'image de celle de Montaigne.


La librairie existe toujours,

dans une atmosphère plutôt tradition,

la boutique a conservé son côté vieillot ,

bois et balcons, dans les couleurs bleu-blanc

qui conviennent à la ville.

Je suis loin d' Arcachon,

mais quand j'y reviens,

je repasse à la Librairie Générale

du cours Lamarque

où l'on est encore certain de trouver

conseil et compétence.

Merci à vous Madame Thomas,

pour avoir fait remonter

en mon cœur chaviré

ces émotions d'un autre temps.

*

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*fin*

*

*

21/11/2008

alors, son nom ?

 


J'ai la mémoire qui flanche

Jeanne Moreau

 

*

*
 

Mais  pourtant je l'ai sur le bout de la langue,

mais bon sang, son nom?

Je vous dis que je l'ai sur le bout de la langue,

tout le monde en parle, normal

c'est de saison,

mais bon sang!

Son nom?

Allez

aidez moi,

je m 'effeuille du tronc cérébral,

Je vous dis

que je l'ai sur le bout de la langue,

c'est trop bête.Vous ne voyez pas de quoi je parle?

*

Pour la musique, je ne comprends pas,

 

certains entendent d'autres pas.

 

Quid ? Que pasa?

 

Un tour de Vista ?

PS je retrouverai demain ma mémoire,

 

après une bonne nuit,

 

 et une bonne matinée.

 

 Ce soir, un petit tour au PS

 

 vers  22 heures

 

après Arcachon sur Thalassa.

 

*

*

 

 

 

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Les folies d'Helconide

 

Un vrac, un vrai fatras

comme je les aime :

photos !

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sans aucun rapport les unes avec les autres,

et comme c'est vendredi

une recette toute bête

  • raisonnable
  • facile



*

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truites roses aux pamplemousses

(mince, je ne retrouve pas la photo ...)

une truite rose par personne,

3 pomelos,

sésame,

huile d'O

prélever les quartiers de 2 pamplemousses roses,

mettre truites et quartiers dans un plat allant au four,

un jus de pamplemousse un peu d'huile d'olive

des graines de sésame

et au chaud thermostat 210

pendant une vingtaine de minutes.

*
Servir avec un riz de Camargue,

puis une bonne salade frisée.

terminer sur un macaron, à  la myrtille

*

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*


Eustache du Caurroy, une des passions d'Hadulphe

DOUCE RENAISSANCE

toujours grâce à mon tonton Hadulphe.

Je vous transmets ce qu'il m'a transmis.

 



 vingthuictesme fantaisie sur: Ad cornam agni providi

A cinq

 3 luths, harpe et basse de viole

par Hesperion XX

dir. Jordi SAVAL

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Né près de Beauvais,

Eustache  Du Caurroy fut l’étudiant de Claude Le Jeune.

 D'abord chantre à la Chapelle royale d'Henri III,

il se mit à composer et remporta deux fois le Puy d’Évreux :

 en 1575, il obtint le cornet d'argent

pour une chanson à quatre voix, et en 1576,

il reçut l'orgue d'argent pour son motet à cinq voix Tribularer si nescirem.

En 1583, un luth d'argent le récompensa pour Beaux yeux,

une chanson à cinq voix.

 Dans les années 1580,

il exerça à la chapelle privée de Catherine de Médicis.

 De vice-maître de la Chapelle Royale,

il devint compositeur de la Chambre du roi en 1595.

 Entre 1596 et 1606,

il bénéficia de plusieurs charges ecclésiastiques,

obtenant un canonicat à la Sainte-Chapelle de Dijon,

des prieurés à Saint-Cyr en Bourg, Passy

et Saint-Ayoul de Provins

ainsi qu'une prébende à Sainte-Croix d'Orléans.

 Dernier maître de la polyphonie

durant la Renaissance,

Du Caurroy fut comparé à Roland de Lassus.

 

 Il servit trois rois de France

et accumula les honneurs.

Ses œuvres instrumentales et religieuses

jouirent d'une grande considération.

 Au soir de sa vie,

se rendant compte qu'il n'avait pratiquement rien édité,

Du Caurroy vendit une partie de ses biens

pour financer l'édition de ses œuvres chez Pierre Ballard,

imprimeur du Roy pour la musique.

 L'édition fut publiée à MontParnasse en 1610,

un an après sa mort.

  • Œuvres instrumentales :

42 fantaisies (1610)

  • Œuvres profanes:

15 Noëls Les Meslanges : 65 pièces diverses dont 10 psaumes (1610) Une quarantaine de chansons

  • Œuvres sacrées :

Preces ecclesiasticae : 53 motets à plusieurs voix et 4 psaumes (1609) 3 Te Deum

Missa pro defunctis (1636)

d'après Wikipédia

ci dessous,

Hesperion XX

dir Jordi SAVAL

*

 

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20/11/2008

Un Aixois dans le grand siècle

Ce qui me rapproche d'oncle Hadulphe,

c'est donc,

vous l'avez compris

sa passion pour la musique.


L'orgue est son dada;

promis , nous approfondirons cela.


Mais ,

plus étonnant,

il est féru de musique française,

cette palette richissime

qui couvre le Grand Siècle,

et parmi les compositeurs exceptionnels de cette période,

Hadulphe

m'a fait découvrir André CAMPRA.

1660 - 1744

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*

un Aixois devenu successivement

maître de musique à Notre Dame de Paris,

puis à Versailles,

maître de la Chapelle Royale.

 

 




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Pas de cours de musicologie ici,

mais un extrait du motet

Benedictus Dominus

le choeur introductif

Le concert Spirituel

dir Hervé Niquet,

Belle soirée.