09/03/2010
Au Parvis de Tarbes avec les Mesguich père et fils
Les Mesguich sur les traces de Pascal et Descartes

Les historiens l’affirment :
Blaise Pascal et René Descartes
se sont rencontrés,
pendant plusieurs heures
au couvent des Minimes à Paris
le 24 septembre 1647.
De ce qui s’est passé lors de ce huis clos,
on ignore pratiquement tout.
Seules quelques notes laissées par l’un et l’autre
attestent de la réalité de l' incroyable face à face
entre les deux philosophes.
On ne saura jamais ce qu’ont pu se dire
un Descartes rationaliste de 51 ans, mais encore bon vivant
et un jeune Pascal de 24 ans mystique,
tourmenté et déjà malade .
Un vide historique qui a laissé à Jean Claude Brisville
l’espace d’une libre spéculation
portée au théâtre au milieu des années 80,
avec Daniel Mesguich pour interpréter Blaise Pascal.
Brisville nous avait déjà comblés avec
sa pièce "Le Souper "
éblouissant duel à fleurets mouchetés
entre Fouché et Talleyrand
(en DVD à voir impérativement,
pour les dialogues ciselés,
et les interprétations splendides de Rich et Brasseur )
Vingt-cinq ans plus tard, Daniel Mesguich,
Directeur du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique,
revient sur cet "incroyable entretien".
Il est aujourd'hui Descartes
et choisit son propre fils, William Mesguich,
pour jouer le rôle du jeune Blaise Pascal
qu’il avait tenu à la création du spectacle.
Une nouvelle disposition
qui ajoute encore à la confrontation .
Le face à face entre deux générations de philosophes
devient aussi celui de deux générations de comédiens
et promet un exceptionnel moment de théâtre .
Au Parvis de Tarbes ce soir.
Mardi 9/03/2010 à 20h30 au Le Parvis, Scène Nationale - Ibos


15:17 Publié dans langue, Passions, Sortir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pascal, descartes, brisville, le souper, l'entretien, daniel mesguich, william mesguich, scène du parvis, tarbes
23/12/2009
Mes cadeaux égoïstes :La nuit sous le balcon
20:43 Publié dans langue, lecture, Poètes pour un Printemps éternel | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cyrano de bergerac, daniel sorano, edmond rostand
18/10/2009
Le premier feu.
Vous croyez en l'automne ?
Colette l'a peint
de ses mots de poète raffiné,
à travers les « Dialogues de Bêtes »

Écoutons-la,
goûtons -les,
ces dialogues d'automne :
Parce qu'il pleut
et que le vent d'octobre chasse
dans l'air
les feuilles trempées,
Elle a allumé dans la cheminée
le premier feu de la saison.
En extase,
Kiki-la-Doucette (le chat)
et Toby-Chien,
couchés côte à côte
au coin du marbre tiède,
s'éblouissent
à contempler la flamme
et lui dédient
des prières intérieures.
KIKI-LA-DOUCETTE
pareil à un coussin,
sans pattes apparentes.
« Feu ! Te voici revenu,
plus beau que mon souvenir,
plus cuisant
et plus proche que le soleil !
Feu que tu es splendide !
Par pudeur,
je cache ma joie de te revoir,
je ferme à demi mes yeux
où ta lumière amincit la prunelle,
et rien ne paraît sur ma figure
où est peinte l'image
d'une pensée fauve et brune...
Mon ronron discret
se perd dans ton crépitement.
Ne pétille pas trop,
ne crache pas d'étincelles
sur ma fourrure,
sois clément,
Feu varié,
que je puisse t'adorer
sans crainte...

TOBY-CHIEN
à moitié cuit,
les yeux injectés,
la langue pendante .
-
Feu!
Feu divin !
Te revoici !
Je suis bien jeune encore,
mais je me souviens
de ma terreur respectueuse,
la première fois que sa main,
à Elle,
t'éveilla
dans cette même cheminée.
La vue d'un feu aussi mystérieux
que toi
a de quoi frapper
un chien-enfant,
à peine sorti
de l'écurie maternelle.
O Feu !
Je n'ai pas perdu
toute appréhension.
Hiii !
Tu as craché sur ma peau
une chose piquante et rouge...
J'ai peur...
Non, c'est fini.
Que tu es beau !
Ton centre plus rose darde
ses lambeaux d'or,
des jets vifs d'air bleu,
une fumée qui monte
tordue
et dessine
d'étranges apparences de bêtes...
Oh!
Que j'ai chaud !
Sois plus doux,
Feu souverain,
vois comme ma truffe séchée
se fendille
et craque...
Mes oreilles ne flambent-elles point ?
Je t'adjure
d'une patte suppliante,
je gémis
d'une volupté insupportable...
je n'en puis plus !...
(Il se retourne.)
Ah !
Rien n'est jamais bon tout à fait.
Sous la porte,
la bise pince mes cuisses nues.
Tant pis!
Que mon derrière gèle,
pourvu que je t'adore en face! »
____
"Dialogues de Bêtes"
Colette
coll Folio
Gallimard
20:01 Publié dans langue, Passions, Poètes pour un Printemps éternel | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : colette, dialogues de bêtes, kiki la doucette, toby chien
14/05/2009
..Et d'autres ...thèques ?
Médiathèque
discothèque
vidéothèque
pinacothèque
*
*
bibliothèque
*
*
ludothèque
œnothèque
*
*
sonothèque
...thèque
thèque
...thèque
endroit où l'on classe,
où l'on conserve...
vous en connaissez d'autres ?
J'ai bien une petite idée derrière la tête...
*
iconographie
divers sites internet sur les ...thèques
*
Trop forte, Betty
fidèle accro
du grand ecran
elle va nous faire un cinéma du tonnerre,
en ces jours de festival.
*
*
Et Croisette par ci,
et Croisette par là,
elle ne pouvait passer à côté de
la cinémathèque,
que je rajoute donc à la liste des … Thèques,
mais
désolée,
chère Betty
je ne la sens pas bien,
j'en souhaite une autre,
plus capiteuse,
plus sensuelle,
tu vois, un peu à la Cyrano
qui nous en mette,
plein le nez...
*
*
21:24 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : suffixe -thèque
01/09/2008
Pécloter, enfin débusqué
Dimanche 24 août,
j’avais soumis à votre sagacité inventive
le verbe PÉCLOTER Son sens est resté mystérieux,
quoique dans certains commentaires laissés chez vous,
je ne vous ai pas dissimulé
ma tendance en début de semaine à
PÉCLOTER
♫♪♫♪♫♫♫♪
Est ce pour autant
que je me sois mis à jouer du péclot ?
Que nenni non point.
^^^^^^^^^^
Patriarch-Walter
résidant non loin de la terre helvète
connaît bien ce verbe typiquement suisse ;
PÉCLOTER signifie
« Avoir une santé défaillante »
Je l’ai découvert il y a une vingtaine d’années,
à Sarrance (coucou Mahina )
*
*
Une fin d’après midi ;
deux pères bétharramites de l’abbaye
regardaient leur émission incontournable
« Des chiffres et des lettres »
*
*
et un des deux candidats
annonça triomphalement
« 8 lettres, avec le verbe PÉCLOTER »
et l’animatrice de préciser doctement,
« C’est un mot d’origine suisse, qui signifie - fatiguer »
Ah ! la Suisse !
*
*
*
La fin du stage d’orgue s’est déroulée
sous le registre de Pécloter,
que nous utilisions dans n'importe quel cas de figure.
Depuis,
le registre de Pécloter s’est renforcé.
*
"Pécloter, pécloter,
il en restera toujours quelque chose, "
comme l’annonçait Crabillou.
PS : j’ai sacrément pécloté avec une migraine de 48 heures.
Mais en voici d'autres qui
ont pécloté;
du coup,
je me sens moins seule, entourée de ce beau linge
*
*
*
- Hippocrate (-377)Hildegarde de Bingen (1098-1180)Blaise Pascal (1623-1662)Voltaire (1694-1778)Alfred de Vigny (1797-1863)Victor Hugo (1802-1885)George Sand (1804-1876)Frédéric Chopin (1810-1849)Lewis Carroll (1832-1898)Guy de Maupassant (1850-1893)Sigmund Freud (1856-1939)André Gide (1869-1951)Virginia Woolf (1882-1941)Friedrich Nietzsche (1844-1900)
-
-
« Désespérée et passablement excédée
de constater que son amantpéclotait de plus en plus,George décida un aller vers les îles.Les Baléares auraient sans nul doutele dessuset Frédéric,tout ragaillardien aurait fini définitivementavec sa fâcheuse tendance à pécloterà tout bout de champ. »
*
*
22:26 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23/05/2008
Espèce en voie de disparition
Espèce à protéger.
*
Ce n’est pas ma voix qui s’éteindra,
Car bien haut il faut claironner
Ce qui nous guette
Il va disparaître,
Déjà, on ne le voit plus guère
Que dans des contrées reculées,
Bien éloignées de l’actuelle société.
Que va-t-il devenir ?
Androgyne à ravir,
Pas question de réintroduire,
Ni mâle,
Ni femelle
Pour favoriser sa descendance.
Que va-t-il devenir ?
*
D’accord :
Il ne faut vraiment rien avoir à faire d’autre
pour s’intéresser à sa destinée.
Et bien,
Jugez que je n’ai, ce jour,
Rien de mieux à dire,
Rien d’autre à écrire
Et qu’en croisade
Je pars,
Bannière au vent,
pour défendre ce mal-aimé,
Ce négligé,
Cet incompris, ce si mal ou si peu usité.
Point-virgule,
Mon ami, mon frère,
qui de la phrase, nous fait entendre
Qu’elle n’est pas finie,
Que l’on n’a pas encore tout dit ;
Un suspens,
Une respiration,
Pour reprendre le fil dont il était question.
Après un point-virgule,
La pensée se complète, et ne diverge point.
Regardez-le bien,
Et adoptez-le :
Il y va de sa survie.
De sa part,
un baiser
pour vous remercier
d'à lui encore penser.
*
*
Faut-il sauver le point-virgule? | Bibliobs
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;;
;;;;
;
;;;;
;;;
;;
;;;;
;;
;;;;;
;;;;;
;;;
;;
;
;
22:19 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
03/02/2008
disparition du EYAK , réponse au casse tête
Vous savez tous que nombre d’espèces végétales et animales
sont en voie de disparition, d’extinction définitive.
*
*
*
Ce que l’on sait moins,
c’est que des langues disparaissent aussi.
*
Ainsi, cette semaine vient de mourir la langue eyak,
langue parlée,
par un peuple inuit de l’Alaska.
*
*
en rouge, localisation des langues Na -Dené
*
*
L’nformation fut discrète,
et la mort de Marie Smith Jones le 21 janvier
est passée pour ainsi dire
Elle était la dernière à parler le dialecte Eyak
qu'elle avait appris de manière traditionelle.
Pourtant, avec son décès,
c’est toute une mémoire,
une culture,
un patrimoine linguistique qui disparaît.
*
*
Première langue indigène à ainsi s’évanouir,
elle sera sans doute suivie de beaucoup d’autres.
*
*
Parmi les sept enfants de Marie Smith Jones,
aucun n’apprit le eyak, mais tous ,
par la volonté de leur père, un blanc,
furent élevés dans la langue anglaise.
*
*
Avant de mourir,
Marie participa à l’élaboration
d’un dictionnaire de l’eyak.
Peut-être une raison d’espérer un sauvetage,
à tout le moins linguistique.
*
*
Mais le parler,
les intonations, les contes et histoires,
les anecdotes,
que seule la langue d’origine restitue
sont évaporés à jamais.
*
*
|
| Eyak
|
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Parlé en États-Unis
Région sud de l'Alaska
Nombre de locuteurs = 0
depuis le 21 janvier 2008 (langue éteinte)
- Langues na-dené
- Groupe athapascan-eyak
- Eyak
Marie Smith Jones, activiste des droits des indigènes,
est morte paisiblement dans son sommeil
lundi à son domicile, selon le journal Anchorage Daily News.
Elle représentait
"un exemple frappant du problème de l'extinction massive des langues",
a affirmé au journal un linguiste
du Centre des langues indigènes d'Alaska, Michael Krauss.
"Elle comprenait, comme seul quelqu'un dans sa position le pouvait,
ce que signifiait être le dernier de son genre.
Et elle était vraiment seule,
en tant que dernière locutrice de l'eyak", a-t-il ajouté.
Selon M. Krauss,
cette disparition d'une langue indigène en Alaska
"est une première, mais pas une dernière,
étant donné la vitesse à laquelle vont les choses".
*
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La médaille pour MICHEL
http://mickaelsblog.blog50.com
puis pour Guénolé,
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les plus perspicaces
et les plus rapides
et un grand merci à Sylvie
pour son indice involontaire
dans son commentaire....
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21:00 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18/08/2007
18 août : journée personnelle de l'Homophonie 7 Vin ...et ses compagnons
Quand le Vin est tiré, il faut le boire,
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Il est bien Vain d’attendre quoi que ce soit d’autrui
*
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Vingt lapins ou quatre-Vingts chasseurs,
l'orthographe varie au gré de la grammaire,
mais l'homophonie demeure.
*
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Il Vint alors que plus rien ne laissait présager son arrivée.
(indicatif passé simple)
Il eut fallu qu’il Vînt à temps pour assister à tout.
Vingt Dieux!
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(subjonctif imparfait)
22:07 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 août, journée locale de l'homophonie, 6 :petite livraison Fer Faire
Petite livraison en effet que celle de ce samedi
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FER et FAIRE
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Faut pas s’en faire
Et le dire c’est bien, mais le fer c’est mieux,
Vous l’avez reconnu ?
Mais il y a aussi
Les quatre fers en l’air,
Le fer à friser
A repasser
A souder
Le fer ici
Et le fer ailleurs,
Faire le bien
Faire du mal,
Faire son trou,
faire ou ne pas faire,
faire et défaire,
C’est toujours travailler,
My Fair Lady …

Ah non , pas elle !
pas d’english ici
STOP !!!
Oh dis donc, impénitente scribouillarde ?
Tu ne vas pas un peu nous lâcher
Avec tes vains homophones ?
Vains ?
Tiens, c’est reparti.
A plus tard.
15:25 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18 août: journée locale de l'Homophonie, 5 Pau pot peau
09:25 Publié dans langue | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



























