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08/06/2017

Montesquieu, baron de la Brède

     

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     à  l'auditorium de Bordeaux, projection en avant

première d'un passionnant documentaire  sur  un des trois M de

la  capitale d'Aquitaine - Montesquieu, Montaigne,  Mauriac-

 

  Ce documentaire  a été diffusé le lundi 5 juin sur France 3 après

le Grand Soir.

 

 

  Près  de Bordeaux, quand on musarde entre vignoble

 et châteaux...............

 soudain, ce que l'on cherchait ,

 le château, La Brède, la demeure  de Montesquieu

un lieu éclairé par la lumière de l'esprit,

on se surprend à faire émerger  de la mémoire des

extraits des "Lettres Persanes" ou ce savoureux passage 

de " de l'Esprit des Lois " au livre XV, terrible

réquisitoire contre l'esclavage :

 " Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé, qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une manière plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, était d'une si grande conséquence, qu'ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains. Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui chez des nations policées, est d'une si grande conséquence. Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.   Des petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains : car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié."

 

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Chateau Brede signature Montesquieu 2
 

  Le Château de La Brède : c’est là qu’est né Montesquieu, c’est là qu’il est toujours revenu, fidèle à ses racines et à lui-même. Un domaine qu’il a patiemment agrandi et soigneusement géré, un parc qu’il a embelli, une chambre où il recevait parfois ses visiteurs, une bibliothèque qu’il a emplie de livres et d’où il pouvait contempler cette terre tant aimée.  

 Transmis à ses descendants, le château et son domaine, classés au titre des Monuments historiques, ont gardé l’esprit de Montesquieu et le souvenir d’une histoire de huit siècles.

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  Charles-Louis de Secondat (dit Montesquieu) naît le 18 janvier 1689, à La Brède, de l’union de Jacques de Secondat et de Marie-Françoise de Pesnel, qui lui transmettra la baronnie et le château de La Brède.

 

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  Au château de La Brède, Montesquieu a un précepteur puis est envoyé à 11 ans au collège oratorien de Juilly, près de Meaux. Il revient à Bordeaux cinq ans plus tard pour étudier le droit, car il doit hériter de son oncle la charge de président à mortier (juge) au parlement de Bordeaux. Enfin, il complète sa formation à Paris où il fréquente les milieux savants et lettrés.

  À la mort de son père en 1713, Charles-Louis devient baron de la Brède et hérite d’une importante fortune foncière ; son frère et ses sœurs ont été placés en religion pour que le patrimoine reste aux mains de l’aîné de la famille. En 1715, contre l’avis de ses oncles, il épouse Jeanne de Lartigue, une protestante qui restera fidèle à sa religion malgré la révocation de l’édit de Nantes qui l’interdit ; elle est seule héritière d’une riche famille. Ils auront trois enfants : Jean-Baptiste en 1716, Marie Catherine en 1717 et Denise en 1727.

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  En 1716, à la mort de son oncle, il hérite de toute sa fortune, de la baronnie de Montesquieu et de la charge de président au parlement. Mais la pratique quotidienne du droit lui pèse : il l’abandonnera en 1726. Il se consacre plus volontiers aux lettres et aux sciences, notamment au sein de l’académie royale de Bordeaux : anatomie, sciences naturelles, grandes questions politiques et éthiques, tels sont ses centres d’intérêt privilégiés pour lesquels il écrit ses premiers mémoires.

  Dans les Lettres persanes, qu’il publie anonymement en 1721 à Amsterdam, en faisant parler des Persans qui découvrent Paris, il compose un tableau satirique de la France de la fin du règne de Louis XIV et de la Régence ; les traits les plus audacieux visent la religion. L’immense succès de ce roman, qui unit les charmes de la fiction orientale, l’humour et la plus grande liberté intellectuelle, lui ouvre les portes des salons parisiens, notamment celui de l’influente marquise de Lambert, et peut-être du club de l’Entresol. Ces salons et les milieux libertins qu’il fréquente alors lui inspirent Le Temple de Gnide, roman considéré  comme licencieux .

  Libéré de sa charge de président en 1726, Montesquieu peut se présenter à l’Académie française ; les Lettres persanes, qui sont son principal titre de gloire, suscitent de fortes réserves, d’autant que l’Académie y était moquée. Il vainc toutes les résistances ; peu de temps après sa réception (1728), il parcourt l’Europe pendant trois ans, à la découverte des systèmes politiques et économiques, des mœurs, de la religion, de la culture, de la géographie des pays qu’il va traverser, mais aussi, et peut-être avant tout, pour devenir diplomate. Ses ambitions sont déçues, mais riche d’observations, notamment après un séjour de dix-huit mois en Angleterre, il revient en 1731 en Bordelais. Il réside au Château de La Brède et chez son frère, doyen de la basilique Saint-Seurin à Bordeaux, tout en faisant des séjours réguliers à Paris.

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 En 1734, il publie les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence ; il fait détruire tous les exemplaires (sauf un) des Réflexions sur la monarchie universelle, trop critiques envers le pouvoir. C’est surtout L’Esprit des lois qui assurera son renom dans le monde entier. Dans cet ouvrage publié à Genève en 1748, Montesquieu établit les principes fondamentaux et la logique des différentes institutions politiques. Cette œuvre rencontre un grand succès mais elle est aussi critiquée, notamment par les autorités religieuses, ce qui conduit Montesquieu à publier en 1750 la Défense de L’Esprit des lois. L’Europe entière n’en salue pas moins cette œuvre novatrice, qui permet de comprendre le fonctionnement des sociétés à la lumière de l’analyse politique.

 

 Le 10 février 1755, à l’âge de 66 ans, après avoir géré activement, toute sa vie, ses propriétés et plus spécifiquement le Château de La Brède et son domaine, Montesquieu décède à Paris où il est inhumé en l’église Saint-Sulpice.

 Précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français, Montesquieu fait partie des grands penseurs politiques du Siècle des Lumières.

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22/04/2017

La glycine, Edmond Rostand

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"À mon balcon cette glycine
Tord ses bras fleuris dans le soir,
Avec le tendre désespoir
D’une princesse de Racine.

Elle en a la fière langueur
Et la mortelle nonchalance ;
Et lorsqu’un souffle la balance,
Et que le jour traîne en longueur,

Et tarde à partir, et recule
Le déchirement tant qu’il peut,
Elle exhale une âme d’adieu,
Bérénice du crépuscule !

Le livre glisse de mes mains.
Le petit drame se termine.
« Cruel ! » dit au jour la glycine.
Les cieux blessés ont des carmins.

Par la haute porte-fenêtre,
Mystérieusement, alors,
Une des branches du dehors,
Comme un geste vivant, pénètre.

Du frémissant encadrement
Ce bras jeune et souple s’échappe ;
Et je sens sur mon front la grappe
Qu’il laisse pendre tendrement !

Tout s’embaume. Et je remercie.
Et, pour lui dire mon amour,
Je donne à la fleur, tour à tour,
Le nom d’Esther et d’Aricie.

Et je compare, les yeux sur
Mon livre tombé sans secousse,
L’odeur plus forte d’être douce
Au vers plus ardent d’être pur !

Un divin poison m’assassine !
Et je doute, en le chérissant,
Si de ma glycine il descend
Ou s’il monte de mon Racine !"

           Edmond Rostand,

 

                Les Musardises, 1911

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13/04/2017

Les femmes et le secret

 

 13 avril 1695

 

Mort de Jean de la Fontaine 

 

 

Les Femmes et le Secret

 

Livre VIII, fable VI

 

Jean de La Fontaine

_________

 

 ses fables sont les plus formidables leçons

sur notre  faible humanité

à  preuve, celle-ci, peut-être pas des plus connues:

et si vous l'entendiez  dite par Fabrice Luchini...!

n'hésitez pas, foncez  en fin  de note,  il  le  fait.

 _________

 

   Rien ne pèse tant qu'un secret.

Le porter loin est difficile aux Dames:

Et je sais même sur ce  fait

Bon nombre d'hommes qui sont femmes.

Pour éprouver la sienne un mari s'écria

La nuit étant près d'elle: Ô dieux! qu'est-ce cela?

Je n'en puis plus; on me déchire.

Quoi j'accouche d'un oeuf! -Un oeuf?  - Oui, le voilà,

Frais et nouveau pondu. Gardez bien de le  dire:

On m'appellerait poule.cadre poule rousse à Gavarnie.jpg

 

ça roule.jpg

 

Enfin n'en parlez pas.

cadre oeuf.jpg


La femme neuve sur ce cas,
Ainsi que sur mainte autre affaire,
Crut la chose, et promit ses grands dieux de se taire.
Mais ce serment s'évanouit
Avec les ombres de la nuit.
L'épouse indiscrète et peu fine,
Sort du lit quand le jour fut à peine levé :
Et de courir chez sa voisine.
Ma commère, dit-elle, un cas est arrivé :
N'en dites rien surtout, car vous me feriez battre.
Mon mari vient de pondre un œuf gros comme quatre.
Au nom de Dieu gardez-vous bien
D'aller publier ce mystère.
- Vous moquez-vous ? dit l'autre : Ah ! vous ne savez guère
Quelle je suis. Allez, ne craignez rien.
La femme du pondeur s'en retourne chez elle.
L'autre grille déjà de conter la nouvelle :
Elle va la répandre en plus de dix endroits.
Au lieu d'un œuf elle en dit trois.
Ce n'est pas encore tout, car une autre commère
En dit quatre, et raconte à l'oreille le fait,
Précaution peu nécessaire,
Car ce n'était plus un secret.
Comme le nombre d'œufs, grâce à la renommée,
De bouche en bouche allait croissant,
Avant la fin de la journée
Ils se montaient à plus d'un cent.

 

 

plus d 'un cent.jpg

 

 

23/03/2017

-I comme Intempéries

 

 

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Impensable  de  passer à côté.Ce sont les Ides  de mars.

Ou presque...

 

 Les Intempéries  Ici comme ailleurs ,  sans  aller  jusqu'aux

Inondations, Irradient une atmosphère  presqu'Irréelle. 

 

Je m'Interroge : qu'est-ce que le beau temps ?

un Intervale  entre deux soleils ?  une Issue aux orages ?

une Idylle  éphémère dans le fond du ciel Inviolé?

 

  Et si le beau temps, c'était celui des Intempéries ?

 

 

  Il est Inhabituel  de chanter leurs louanges, elles qui , sur  la

toile, dans l'Immensité des ciels nous Initient, pauvres Ignorants

Imbus , à l'Image Illusoire des beautés Imprécises et fugaces.

 

                           Que ce billet  soit leur Interprète.

 

  La peinture nous Invite à appréhender leur Impalpable lumière,

les Inflexions du vent, et nous donne une Idée quoiqu'Imprécise, de

leur Identité.

 

 

              Impéritie, parapluie là  !

( mille pardons pour  ce très mauvais jeu de mots...Betty et Gazelle l'auraient adoré ! )

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