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04/11/2017

Colette célèbre l'automne, musique de Maurice RAVEL

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Vous croyez en l'automne ?

Colette l'a peint

de ses mots de poète raffiné,

à travers les « Dialogues de Bêtes »

 

et retrouvons aussi Colette  

qui écrivit le texte de "l'Enfant et  les Sortilèges",

mis en musique par Maurice Ravel 

une grande  complicité artistique.

 

 

L'automne   en Béarn, ce matin, temps clair,  

la journée  sera  belle , lumineuse, ensoleillée,

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 Pas vraiment   de  fraîcheur,

 

 viendra plus tard  le temps du premier feu.

 

Belle journée à tous.

colette.jpg

 

 Écoutons-la,

goûtons -les,

ces dialogues d'automne :

 

Parce qu'il pleut et que le vent d'octobre chasse  dans l'air les feuilles détrempées, Elle a allumé le premier feu de la saison.

En extase, Kiki-la-Doucette ( le chat) et Toby-Chien, couchés côte à côte au coin du marbre tiède, s'éblouissent à contempler la flamme et lui dédient des prières intérieures.

 

 

 

KIKI-LA-DOUCETTE

pareil à un coussin, sans pattes apparentes.

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« Feu ! Te voici revenu,

plus beau que mon souvenir, plus cuisant

et plus proche que le soleil !

Feu que tu es splendide !

Par pudeur, je cache ma joie de te revoir,

je ferme à demi mes yeux

où ta lumière amincit la prunelle,

et rien ne paraît sur ma figure où est peinte l'image

d'une pensée fauve et brune...

Mon ronron discret se perd dans ton crépitement.

Ne pétille pas trop, ne crache pas d'étincelles

sur ma fourrure, sois clément,

Feu varié, que je puisse t'adorer sans crainte...

ulysse devant le feu.jpg

TOBY-CHIEN

à moitié cuit, les yeux injectés, la langue pendante .

  • Feu! Feu divin ! Te revoici !

    Je suis bien jeune encore, mais je me souviens

    de ma terreur respectueuse,

     la première fois que sa main,

     à Elle, t'éveilla dans cette même cheminée.

    La vue d'un feu aussi mystérieux que toi a de quoi frapper un chien-enfant, à peine sorti

    de l'écurie maternelle.

    O Feu !

    Je n'ai pas perdu toute appréhension.

    Hiii !

    Tu as craché sur ma peau une chose piquante et rouge... J'ai peur... Non, c'est fini.

Que tu es beau !

Ton centre plus rose darde ses lambeaux d'or,

des jets vifs d'air bleu, une fumée qui monte tordue

et dessine d'étranges apparences de bêtes...

Oh!

Que j'ai chaud ! Sois plus doux, Feu souverain,

vois comme ma truffe séchée se fendille et craque...

Mes oreilles ne flambent-elles point ? Je t'adjure

d'une patte suppliante, je gémis

d'une volupté insupportable...je n'en puis plus !...

(Il se retourne.)

Ah !

Rien n'est jamais bon tout à fait. Sous la porte,

la bise pince mes cuisses nues. Tant pis!

Que mon derrière gèle,

pourvu que je t'adore en face ! »

____

 

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"Dialogues de Bêtes"

Colette

coll Folio

 

Gallimard

 

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04/10/2017

La joyeuse saison démarre.

           Vous peut-être pas, mais moi, j'aime l'automne .   

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      Les jours fraîchissent et racourcissent,

 on est bien avec un livre, un bon film, un beau disque....

  Et puis, on reprend les habitudes, la saison théâtre et orchestre

commence, et avec quel brio.

   Le premier spectacle,  choisi par Juliette  Deschamps,  fille de

Jérôme et chargée de la programmation   à la ville de Pau ,

programmation qualifiée de joyeuse cette année, nous a

offert un moment de pure poésie,  de tendresse et d'humour .

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" Hyacinthe et Rose ",  douce et tendre évocation de ses propres

grands parents  par François Morel,  

         comédien - musicien - conteur, 


 

   François Morel  nous a emportés dans une danse  des

sentiments, un concert floral exquis. 

 

  Tout en finesse et en délicatesse,  des traits d'humour mêlés de

cette affection immense pour la famille, l'enfance , Hyacinthe et

Rose  si présents ! Beaucoup d'amour, une infinie tendresse,

comme celle qu'on ne peut s'empêcher d'éprouver pour François

Morel qui nous laisse un sourire  pour longtemps sur le coeur. 

 

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   Cet homme est magique,  doté de tous les talents. 

Pour preuve, un petit aperçu. ...écriture,   humour,  raconteur....


 

 

08/06/2017

Montesquieu, baron de la Brède

     

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     à  l'auditorium de Bordeaux, projection en avant

première d'un passionnant documentaire  sur  un des trois M de

la  capitale d'Aquitaine - Montesquieu, Montaigne,  Mauriac-

 

  Ce documentaire  a été diffusé le lundi 5 juin sur France 3 après

le Grand Soir.

 

 

  Près  de Bordeaux, quand on musarde entre vignoble

 et châteaux...............

 soudain, ce que l'on cherchait ,

 le château, La Brède, la demeure  de Montesquieu

un lieu éclairé par la lumière de l'esprit,

on se surprend à faire émerger  de la mémoire des

extraits des "Lettres Persanes" ou ce savoureux passage 

de " de l'Esprit des Lois " au livre XV, terrible

réquisitoire contre l'esclavage :

 " Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s'agit sont noirs depuis les pieds jusqu'à la tête ; et ils ont le nez si écrasé, qu'il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c'est la couleur qui constitue l'essence de l'humanité, que les peuples d'Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu'ils ont avec nous d'une manière plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, était d'une si grande conséquence, qu'ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains. Une preuve que les nègres n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils font plus de cas d'un collier de verre que de l'or, qui chez des nations policées, est d'une si grande conséquence. Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.   Des petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Africains : car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié."

 

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Chateau Brede signature Montesquieu 2
 

  Le Château de La Brède : c’est là qu’est né Montesquieu, c’est là qu’il est toujours revenu, fidèle à ses racines et à lui-même. Un domaine qu’il a patiemment agrandi et soigneusement géré, un parc qu’il a embelli, une chambre où il recevait parfois ses visiteurs, une bibliothèque qu’il a emplie de livres et d’où il pouvait contempler cette terre tant aimée.  

 Transmis à ses descendants, le château et son domaine, classés au titre des Monuments historiques, ont gardé l’esprit de Montesquieu et le souvenir d’une histoire de huit siècles.

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  Charles-Louis de Secondat (dit Montesquieu) naît le 18 janvier 1689, à La Brède, de l’union de Jacques de Secondat et de Marie-Françoise de Pesnel, qui lui transmettra la baronnie et le château de La Brède.

 

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  Au château de La Brède, Montesquieu a un précepteur puis est envoyé à 11 ans au collège oratorien de Juilly, près de Meaux. Il revient à Bordeaux cinq ans plus tard pour étudier le droit, car il doit hériter de son oncle la charge de président à mortier (juge) au parlement de Bordeaux. Enfin, il complète sa formation à Paris où il fréquente les milieux savants et lettrés.

  À la mort de son père en 1713, Charles-Louis devient baron de la Brède et hérite d’une importante fortune foncière ; son frère et ses sœurs ont été placés en religion pour que le patrimoine reste aux mains de l’aîné de la famille. En 1715, contre l’avis de ses oncles, il épouse Jeanne de Lartigue, une protestante qui restera fidèle à sa religion malgré la révocation de l’édit de Nantes qui l’interdit ; elle est seule héritière d’une riche famille. Ils auront trois enfants : Jean-Baptiste en 1716, Marie Catherine en 1717 et Denise en 1727.

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  En 1716, à la mort de son oncle, il hérite de toute sa fortune, de la baronnie de Montesquieu et de la charge de président au parlement. Mais la pratique quotidienne du droit lui pèse : il l’abandonnera en 1726. Il se consacre plus volontiers aux lettres et aux sciences, notamment au sein de l’académie royale de Bordeaux : anatomie, sciences naturelles, grandes questions politiques et éthiques, tels sont ses centres d’intérêt privilégiés pour lesquels il écrit ses premiers mémoires.

  Dans les Lettres persanes, qu’il publie anonymement en 1721 à Amsterdam, en faisant parler des Persans qui découvrent Paris, il compose un tableau satirique de la France de la fin du règne de Louis XIV et de la Régence ; les traits les plus audacieux visent la religion. L’immense succès de ce roman, qui unit les charmes de la fiction orientale, l’humour et la plus grande liberté intellectuelle, lui ouvre les portes des salons parisiens, notamment celui de l’influente marquise de Lambert, et peut-être du club de l’Entresol. Ces salons et les milieux libertins qu’il fréquente alors lui inspirent Le Temple de Gnide, roman considéré  comme licencieux .

  Libéré de sa charge de président en 1726, Montesquieu peut se présenter à l’Académie française ; les Lettres persanes, qui sont son principal titre de gloire, suscitent de fortes réserves, d’autant que l’Académie y était moquée. Il vainc toutes les résistances ; peu de temps après sa réception (1728), il parcourt l’Europe pendant trois ans, à la découverte des systèmes politiques et économiques, des mœurs, de la religion, de la culture, de la géographie des pays qu’il va traverser, mais aussi, et peut-être avant tout, pour devenir diplomate. Ses ambitions sont déçues, mais riche d’observations, notamment après un séjour de dix-huit mois en Angleterre, il revient en 1731 en Bordelais. Il réside au Château de La Brède et chez son frère, doyen de la basilique Saint-Seurin à Bordeaux, tout en faisant des séjours réguliers à Paris.

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 En 1734, il publie les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence ; il fait détruire tous les exemplaires (sauf un) des Réflexions sur la monarchie universelle, trop critiques envers le pouvoir. C’est surtout L’Esprit des lois qui assurera son renom dans le monde entier. Dans cet ouvrage publié à Genève en 1748, Montesquieu établit les principes fondamentaux et la logique des différentes institutions politiques. Cette œuvre rencontre un grand succès mais elle est aussi critiquée, notamment par les autorités religieuses, ce qui conduit Montesquieu à publier en 1750 la Défense de L’Esprit des lois. L’Europe entière n’en salue pas moins cette œuvre novatrice, qui permet de comprendre le fonctionnement des sociétés à la lumière de l’analyse politique.

 

 Le 10 février 1755, à l’âge de 66 ans, après avoir géré activement, toute sa vie, ses propriétés et plus spécifiquement le Château de La Brède et son domaine, Montesquieu décède à Paris où il est inhumé en l’église Saint-Sulpice.

 Précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français, Montesquieu fait partie des grands penseurs politiques du Siècle des Lumières.

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22/04/2017

La glycine, Edmond Rostand

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"À mon balcon cette glycine
Tord ses bras fleuris dans le soir,
Avec le tendre désespoir
D’une princesse de Racine.

Elle en a la fière langueur
Et la mortelle nonchalance ;
Et lorsqu’un souffle la balance,
Et que le jour traîne en longueur,

Et tarde à partir, et recule
Le déchirement tant qu’il peut,
Elle exhale une âme d’adieu,
Bérénice du crépuscule !

Le livre glisse de mes mains.
Le petit drame se termine.
« Cruel ! » dit au jour la glycine.
Les cieux blessés ont des carmins.

Par la haute porte-fenêtre,
Mystérieusement, alors,
Une des branches du dehors,
Comme un geste vivant, pénètre.

Du frémissant encadrement
Ce bras jeune et souple s’échappe ;
Et je sens sur mon front la grappe
Qu’il laisse pendre tendrement !

Tout s’embaume. Et je remercie.
Et, pour lui dire mon amour,
Je donne à la fleur, tour à tour,
Le nom d’Esther et d’Aricie.

Et je compare, les yeux sur
Mon livre tombé sans secousse,
L’odeur plus forte d’être douce
Au vers plus ardent d’être pur !

Un divin poison m’assassine !
Et je doute, en le chérissant,
Si de ma glycine il descend
Ou s’il monte de mon Racine !"

           Edmond Rostand,

 

                Les Musardises, 1911

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