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02/01/2017

Au gui l'an neuf, et au Chat, miaou

à  l'école :

                Quel arbre donne les oranges ?

 Choeur des enfants:

 

              L'oranger !

               Quel arbre donne  les figues?

                    Eusèbe  :    Moi, monsieur. Moi

 

               Le figuier !

 

      Quel arbre donne les dattes ?

 

 

          Arsène  :  moi monsieur, moi !     

 

 

                       le  calendrier ....!

Calendrier-2017-Le-Chat.jpg

19/05/2015

Le monsieur sur le banc ( texte intégral )

 

 Envie  de  repasser par l'avenue au banc....

 __________________

Je suis passée devant ce banc de pierre pendant  bien des années.

 

Au bas de notre rue, ombragé,il accueillait chaque matin un pain de glace à nous destiné et déposé par un livreur  "glace et bois" , suivant les saisons.

 Mon père se chargeait d'aller le récupérer afin que fonctionnât notre glacière domestique ,un pas déjà dans la modernité, mais encore bien loin des agréments du réfrigérateur.

 Le pain était enveloppé dans un sac à charbon en jute ,râpeux , et je revois mon père le hissant sur son épaule ,la glace  déjà avait un peu fondu

et de grosses larmes tombaient sur le dos de Papa.

Le banc  faisait partie de la famille; on disait : le banc , comme on disait le voisin . Quand j'ai intégré l'école , Maman s'est fait un devoir de m'y accompagner, de revenir me chercher pour le déjeuner , de repartir avec moi avant une heure et demi et , toujours fidèle , elle m'attendait à la sortie de quatre heures . Cela a duré jusqu'à ce que je prenne mon envol , et que je parte seule .

C'était formidable :

nous habitions en ville et le trajet me permettait

chaque jour d'approfondir ma connaissance du quartier . Une dame qui demeurait assez près de chez nous , m'intriguait  particulièrement. Elle était remailleuse , et quand il faisait bon , ouvrait tout grand la porte de sa petite maison et s'installait au soleil , penchée sur un œuf de bois qu'elle avait enfilé à l'intérieur d'un bas pour en rattraper les mailles. C'était un travail de patience, pas cher payé, et qui lui épuisait la vue.

Plus bas , c'était la peur qui me prenait quand je longeais le noir établissement de la Mère Banos, comme tout le monde l'appelait ; elle avait de la sorcière le nez crochu  , et me procurait des suées ; assise sur une mauvaise chaise , au fond de sa cour noire, presque sous le auvent du hangar , elle surveillait les allées et venues de son gendre  qui chargeait la plate-forme du vieux camion  de ses sacs de charbon. Quand elle ne restait pas ainsi à l'épier , elle s'occupait de la comptabilité de la maison dans une petite pièce cafardeuse et sombre , envahie de suie et de poussière ; elle y griffonnait les factures au crayon à papier et les délivrait avec cérémonie aux clients en ajoutant trois mots sur la qualité des boulets ou de l'anthracite.

Il y avait encore , pas loin avant d'arriver à l'école, un grossiste en vin : du fond du magasin s'épanouissaient de violentes effluves d'alcool , ou de vinaigre. Je passais vite , agressée par les odeurs âcres  qui me piquaient les yeux .

Plus bas encore, un marchand d'oiseaux, de graines et de bulbes . C'était excitant et charmant : les canaris , les perruches, parfois un perroquet inattendu , des caquètements et les sifflements qui m'appelaient et me poursuivaient jusqu'à l'entrée de l'école . J'aimais, au retour,  traîner devant la vitrine , renifler les parfums des graines sèches et des cacas d'oiseaux . 

La rue n'avait aucun secret pour moi, derrière chaque porte dépassée , je savais une histoire, une présence.

Mais revenons au banc.

Quand je rentrais à la maison , je m'accordais toujours une halte sur le banc. Derrière lui s'ouvrait le jardin féérique de trois dames , sœurs et vieilles filles, portant tenues noires et distinguées et qui, jadis, avaient dirigé une école privée . Elles m'impressionnaient beaucoup, ces maîtresses d'un autre âge, et leur jardin - fouilli me fascinait. D'ailleurs, avec des camarades-voisins du quartier , nous en  avons tenté parfois la traversée , en cachette des chapeaux qui s'agitaient quand du bruit s'élevait des fourrés.

Le banc était un formidable lieu de vigie sur le jardin. Grimpée sur la pierre, je montais sur la pointe de mes petits pieds  pour regarder par dessus les bosquets , lorgnant une pièce éclairée de la grande maison , repérant   quelques nouveautés fleuries plantées  pour la saison nouvelle.

Le banc était à nous, c'était chasse gardée , jusqu'au jour ...

...jusqu'au jour où , en revenant de l'école, je vis du plus loin du bas de la côte , je vis sur le banc, une silhouette assise. Le banc était occupé, pris d'assaut sans doute car je l'avais cru, jusqu'à cet instant   ma conquête définitive .

Qui donc avait pu enfreindre le règlement que j'avais imposé? 

Quand j'arrivais à lui, le banc était bel et bien occupé. 

 Le banc était à moi, il n'y avait jamais eu de dérogation à la règle et voilà que tout à coup, m'apparaissait l'impensable : le banc était public  !  et sur lui, je n'avais aucun droit .

La tête basse , le dos voûté, accablée par la révélation , je changeais de trottoir, et passais en face du banc , non sans lorgner avec hargne vers l'occupant.

C'était un monsieur, très vieux me semblait-il . Il portait un imperméable beige qui recouvrait largement ses jambes  et ses genoux qu'il tenait serrés, sur la tête, un béret noir, posé un peu sur le côté. Maigre, ça c'était  sûr, et vraiment très vieux , pour le peu que j'en vis .

Dans mon tablier à carreaux roses et verts, j'allongeais le pas , le cœur gonflé d'amertume , pas de banc , pas de jardin des demoiselles ce soir !

Je me contentai ce soir là d'une bouderie solitaire sur  la murette de notre  jardin.

C'est avec une pointe d'appréhension que le lendemain , je pris le chemin de la maison  en quittant l'école .



Et mon appréhension se  fit colère quand je vis , depuis le bas de la côte , le banc à nouveau occupé,


Bien décidée à ne pas tolérer cette invasion , je restais sur le bon trottoir et arrivais à la hauteur de l'ennemi.

Non seulement  il s'était assis au beau milieu , interdisant à qui que ce soit de prendre place , mais encore, à son côté  , il avait posé un cabas de toile noire qui complétait la possession qui avait faite du banc .

Je ralentis le pas , et à sa hauteur , je m'arrêtai presque en passant ; je vis alors deux yeux bleus se planter dans les miens, avec arrogance et détermination . Il était bien dit qu'il ne me laisserait point monter sur le banc .

Pourquoi,de sa part, un tel acharnement à m'interdir mon petit plaisir quotidien ?

M'avait-il guettée pour ainsi savoir  par avance qu'il me ferait du mal en agissant ainsi ?

 

 Pourquoi ?

Toujours est-il que ce soir-là , je ne touchai pas au dîner , soupe et pain perdu . On prit ma température , on me posa maintes questions sur le malaise qui transpirait , disait-on , de toute ma personne, mais je ne racontai rien, bien décidée à me battre dès demain pour reprendre mes prérogatives sur le banc. Mais demain, c'était jeudi, point d'école j'attendis donc vendredi .

Pas  de crainte, pas de surprise , je savais déjà ce qu'il adviendrait en cette fin d'après-midi de vendredi : le monsieur était assis sur le banc, mais le cabas était à  ses pieds et sur le banc , à son côté, il avait installé un journal grand ouvert , et je vis du vert , de la salade ! posée sur le journal . Il n'en fallut pas davantage pour que , cette fois-ci, je m'arrête , bien en face de lui .

Les deux yeux se plantèrent dans mes yeux ;

je ne soutins pas son regard, car j'avais tout coup aperçu, à demi dissimulée sous la salade, une tortue, large et brune.

 

 

"Mon petit chat , il faut bien que je la  sorte pour prendre l'air , c'est pas une vie pour une tortue de passer son temps dans l'appartement !"

Et en plus , il m'appelait son petit chat ! C'en était trop, lui , le sac , la tortue qui avançait sa tête de reptile vers la main qu'il lui tendait !

Le manège dura jusqu'au mardi suivant , il était convenu entre moi et moi que je ne lui adresserai pas la parole .



A l'heure sacrée de ma visite au banc , il était là , avec son horrible bestiole , insensible à ma peine de ne pouvoir monter sur le banc pour épier le jardin des demoiselles ! Je ne savais plus rien de ce qui se tramait dans les allées ombreuses du jardin, je n'avais plus aperçu les vieilles maîtresses depuis ...? peut-être étaient -elles mortes ? Je ne pouvais plus veiller sur elles, et me sentais déposséder de mon devoir de garde .

Le mardi, depuis le bas de la côte, je découvris , ô bienheureuse  vision  ! que, sur  le banc, personne n'était assis.

J'accélérai mon pas, et, stupéfaite, je trouvai le journal, la salade, la tortue !



Inutile de vous dire que je cherchais autour de moi le monsieur, les yeux bleus. Rien n'apparut ; la tortue seule , la tête rentrée dans les épaules, toute en boule fermée . La salade avait vu le soleil , fanée. Personne.

Désemparée , embarrassée , je constatais.

Le soir, pour la première fois , au dîner , je parlais du monsieur sur le banc, les yeux bleus , la tortue, toute seule .

"Papa , va voir, elle y est peut-être encore ?  Elle va tomber du banc , Papa va voir !"

Mon père se rendit à ma demande , et alla jusqu'au banc . Il trouva la tortue , toute refermée , la salade flétrie. Il ramena le tout  dans le  journal replié.

 

Je ne revis jamais le monsieur, les yeux bleus .

Nous avons baptisé la tortue " La Tortue " , installée dans le jardin  , elle vécut longtemps, longtemps, sans rien dire  à qui que ce soit du monsieur aux yeux bleus.

 

EPILOGUE

 

Bien des années se sont écoulées. J'ai quitté l'école, fréquenté le lycée , puis je suis partie en faculté, j'ai laissé derrière moi la ville de mon enfance. J'y reviens souvent pour y voir mes parents. La glacière , le banc, la tortue, le pain perdu, la sorcière et la remailleuse. Tout a changé , disparu .

Et il y a quelques jours, j'ai lu un article étonnant: un ancien militaire de l'armée allemande était décédé en 1957;
son histoire était contée dans ces lignes ;

 à la fin de la guerre, il fut fait prisonnier , puis libéré.

 

 

Il se refusa à rentrer en Allemagne pour  retrouver son poste de professeur de biologie  à l'Université de Dresde,

Un des bâtiments de l'Université de DRESDEN

et choisit A... où il avait séjourné comme occupant .

 La ville l'avait séduit, il s'était installé dans un  appartement au premier étage  d'une petite villa dans la côte de l'avenue Gambetta.

A sa mort, on découvrit son journal   manuscrit relatant son expérience de la guerre, ses réflexions, ses pensées, d'une haute valeur morale et philosophique , des essais, des poèmes, et il  allait être publié de manière posthume par quelque éditeur éclairé.

On y apprenait que, vers la fin de sa vie, se sachant malade et condamné, il avait remarqué une petite fille qui jouait en fin d'après-midi sur un banc,

 juste en face de chez lui. Il en avait fait son héritière et lui avait légué sa tortue, pour qu'elle ne mourut point , une fois lui disparu.

 

 



*

 

 

 

 

 

09/10/2012

Pas très drôle...

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09/09/2011

Un train de saveurs gourmandes

 

Un jour par an, chacun de nous accroche un nouveau wagon au train de sa vie

 

                 Quand on en est à 6,

                        c'est un vrai bonheur,

 

plus tard le train prend tellement d'importance que l'on préfère l'oublier en gare et partir en vélo, ...

 

mais Louna-Lyn a eu double chance,

 

fêter ses 6 ans donc et apporter à ses petits camarades du CP ce magnifique train concocté par sa maman d 'amour,

(bien qu'Adrien nous rappelle que les bonbons, "c'est pas bon pour la santé ")

 

 

un gâteau à la hauteur,

et de l'événement et de saveurs

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les wagons des 6 ans de louna lyn.jpg
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