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02/01/2017

Au gui l'an neuf, et au Chat, miaou

à  l'école :

                Quel arbre donne les oranges ?

 Choeur des enfants:

 

              L'oranger !

               Quel arbre donne  les figues?

                    Eusèbe  :    Moi, monsieur. Moi

 

               Le figuier !

 

      Quel arbre donne les dattes ?

 

 

          Arsène  :  moi monsieur, moi !     

 

 

                       le  calendrier ....!

Calendrier-2017-Le-Chat.jpg

13/11/2016

Les cousins Lorrin

Petit message   personnel, vers Moscou

 

Спасибо Татьяна из вашего прохода, видите вы скоро на берегу (диапазон) сразу после холодов! Дружба

 

 

Les cousins Lorrin n’appartenaient à aucune époque, aucun siècle n’était fait

pour eux.


  Ils étaient hors du temps, hors des temps, intemporels, sous la houlette du

patriarche Louis dont on disait qu'il avait fait de brillantes études; je n'ai 

jamais su lesquelles. Jamais il ne travailla. 

 Louis, à l’âge de vingt-deux  ans  avait épousé sa cousine germaine,

Catherine, la fille de son oncle maternel, car il n’est pas bon que se

dissolvent les patrimoines dans les familles cauchoises. La meilleure tactique

avait été donc et depuis de nombreuses générations de faire s’épouser entre

eux les  cousins et cousines, plutôt germains, pour rapprocher les terres,

pour resserrer les demeures, pour éviter de voir s’éparpiller les biens.

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  Ainsi donc Louis, et Catherine , ménage exemplaire,  se virent à la tête de

nombreuses propriétés, domaines agricoles, vastes demeures bourgeoises,

métairies, entourées de haies de peuples et de hêtres , dignes héritiers des

personnages de Maupassant.

 Le lit conjugal servit, et Louis accomplit son devoir d’ensemencement ;

Catherine accoucha en six ans de cinq enfants.

 La vaste demeure longeait la rue principale du bourg, six fenêtres aux

 

barreaux serrés, dont les volets se fermaient dès cinq heures du soir.

 

Un jardin sur l’arrière, prolongé d’un potager, puis les champs. Point d'amis,

 

(Louis aimait à proclamer que les seuls amis des enfants sont leurs parents ) point

 

de fréquentations, hormis l'inévitable curé de la paroisse ,le notaire, et puis,

 

un vieil évêque , dont on ne savait ce qui avait motivé son arrivée dans ce

 

 coin reculé de Normandie. Il venait  une heure  pour le thé quotidien

 

confessait Catherine, écoutait Cécile avec bienveillance, puis repartait

 

jusqu'au lendemain...

 Joseph, le fils aîné, porteur de toutes les espérances paternelles,

fut condamné à réussir son entrée dans la vie militaire.

Surprise, car jusqu’à Joseph, aucun aîné n’avait jamais eu d’autre occupation

 

que de prolonger la dynastie et gérer le patrimoine.


  Joseph entra donc à Saint Cyr. Il disparut en  Indochine.

 

 Henri-Pierre, de treize  mois son cadet, se révéla un enfant fragile,

étrangement artiste dans ce monde sans art . On le mit très vite en pension

chez les Jésuites, pour lui faire le caractère. Henri-Pierre, nous le

découvrîmes il y a peu dans  de la correspondance retrouvée incidemment,

tenta de mettre fin à ses jours à treize ans.

 Il se heurta violemment à la volonté paternelle, qui le destinait à la

magistrature. Il ne parlait que  Beaux Arts, peinture, aquarelle, sculpture, ce

qui lui valait les foudres et les lazzi du père tout puissant .

Catherine se montra  absente de l’éducation. Tout revenait à Louis qui

régentait son monde.


  Cécile, délicate jeune fille, troisième de la famille, se réfugia très

rapidement dans l’extase et la contemplation  du Saint Sacrement. Elle

passait le plus clair de ses journées d’enfant puis de jeune adolescente en

adoration et en prières.


  Quand elle annonça sa volonté de rentrer au Carmel, son père se déchaîna.

Elle se devait à ses parents. Seule fille, il n’était pas question qu’elle opte

pour un autre destin que celui de servante, en quelque sorte, bien que le mot

n’ait jamais été prononcé, mais toujours sous entendu. Elle occupa ce poste

jusqu’à sa majorité, servile, et priante et le soir même de ses vingt et un

 ans, quitta la maison aux  fenêtres grillagées pour rejoindre le Carmel de

Lisieux.

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Son père la décréta morte.

On ne prononça plus jamais son prénom.

Cécile disparut de la vie des  Lorrin.

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 Le quatrième, Edouard,  portrait du père, tout en rigidité et en autorité,

mena  tant bien que mal ses études secondaires à leur terme, puis, élu et

cornaqué par Louis, prit la direction des affaires, ou du moins , de celles que

son père voulut bien lui déléguer. Des peccadilles , qui l’occupaient. Car Louis,

l’âge avançant, ne cédait pas un pouce de ses attributions de patriarche.

 

 Victor était le cinquième : un bien bel enfant.

 Quand il eut trois mois, ses parents se rendirent au Havre pour le présenter

à la famille paternelle.  Au retour, la voiture  quitta la route, Louis ne put

redresser le véhicule qui heurta un arbre ; Victor, des  bras de sa mère, fut

éjecté ; on le retrouva dans le fossé.


  Depuis ce jour, Victor, la cervelle brouillée, innocent à vie, se métamorphosa

 

en valet de ses parents qu’il servit, jour après jour.


  Quand je rencontrai Victor, il était le chauffeur de papa-maman, tout de

noirs vêtus, col rigide pour le père, chapeau à voilette pour la mère.

 Lui, voix hachée,prononciation hésitante, servile et aplati devant la toute

puissance paternelle,me raconta comment il s'était cassé quatre côtes et le

bras droit :

" Victor, il faut couper la branche du pommier qui passe chez le voisin.


  J’ai dit oui papa. J'ai dit oui papa ...


Je suis monté dans l’arbre, j’ai scié la branche, Et je suis tombé comme ça,"

fit-il en levant au ciel ses deux grands bras qui touchaient presque le

plafond.

 Je voyais sa pomme d’Adam qui montait et descendait.

 J’avais à la fois pitié et envie de rire.


Alors papa a pris la brouette, j’avais mal, il m'a dit de m’y asseoir et il m’a

 

reconduit à la maison. Je crois que ça s’est remis maintenant. Mais j'avais

 

mal. "

 

 

 

  • medium_brouette.JPG

 

 

 Victor avait bien entendu scié la branche sur laquelle il était assis. On croit

 

que cela n’arrive que dans les histoires drôles. Non, cela arrive aussi dans les

 

histoires tragiques de la vie. Jusqu’à la mort de ses parents, Victor fut la

 

bonne, le chauffeur et le jardinier, puis, le garde malade.


  Catherine partit, suivie dans le mois par Louis.

Cécile fut prévenue par Henri-Pierre, qui avait installé une galerie d'art  rue

 

Bonaparte, à Paris et qui vivait avec Fabien depuis  plus de vingt- deux ans.

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 Edouard Lorrin avait pris les rênes de l’héritage, marié à une cousine,

 

il était déjà quatre fois père et régentait les biens de mains de maître.

 

 

  Cécile , Mère Marie Raphaëlle, vint, ombre sombre, qui avait obtenu de la

Supérieure l’exceptionnelle permission de sortie.

 Elle  sourit à Victor, qui ne savait qui elle était. Elle l’entoura de ses bras en

ailes protectrices, et le ramena au Carmel.

Il y finit ses jours comme jardinier,  ombre parmi les ombres, entouré de la

 

première affection de  sa vie, serein,  calme, dérangé et gentil.

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04/05/2016

J'ose la critique

 

  Oui, j'aime  le cinéma, toute  bête et stupide  que je suis,  j'ose même donner mon avis; mais   quand même, de   quel  droit tu te  permets  de  dire des choses  , toi ?

 

Vous  rappelez  - vous la citation  , sans  doute  apocryphe  , de Voltaire ,

«Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à

la mort pour que vous puissiez les exprimer»

et   n'ayant peut  - être  pas l'esprit aussi borné que celui qu'on me prête,  j'aime TOUT le cinéma, des comédies déjantées aux films de Bergman, de Louis  de Funes, d'Audiard à Eric Rohmer, des Us au Japon,  de l'Amérique Latine  aux pays  d'Europe de Nord,  d'Inde  du nord et du Sud au Mali,,   de l'Espagne  à l'Italie,  et même,   et oui, !  de la Palestine   à la Turquie, j'ose tout, et j'aime tout. Je reste  peut être un peu dubitative    sur le cinéma nord coréen, excusez  mon  absence  d'ouverture intellectuelle.

 

Pour une oie inculte , ce n'est pas si mal, non ?

 

 

 Aujourd'hui, un   film dont je n'avais pas   encore parlé   un très grand film,  dont le  succès  public  a confirmé  l'extraordinaire qualité et la portée  remarquable, un film d'une  femme  et  de femmes,  (quoi ? tu t'intéresses au sort des femmes dans  le monde , TOI  ? ) 

un film engagé  ,    quoi   ?   tu es  engagée , TOI ? )

 

Mustang   , ce cheval indomptable,  indocile, cette fougue  irrépressible, c'est bien celle de  cette jeunesse   cloîtrée  de  cinq jeunes filles  " incarcérées  " en famille   en attendant le mariage ; mais    ce ne sont pas des victimes consentantes ; une extraordinaire  fougue quasi animale,  un désir de liberté ,  de vie vraie animent  les cinq sœurs   retenues en prison. Elles   sont  drôles, belles,  déterminées, tragiques aussi, elles sont  pleines d'une  soif de revanche  sur la vie qu'on veut leur imposer, ces filles -femmes,  héroïnes de  ce que l'on aimerait n'être qu'une fable sociale et culturelle, nous enchantent dans leur  quête  de liberté   fondatrice et nous donnent une leçon de  vie  sensationnelle.

 

Oui, moi, l'incapable, la nulle, la bornée, j'ai été  transportée par  ce  film  quand je l'avais vu  sur grand écran, je sais qu'il passe  actuellement  sur une chaîne  cryptée, si vous avez l'occasion, ne le ratez pas.    

  Emouvant,  politique, et jubilatoire, c'est rare et d'autant plus précieux.  Un  film au grand galop  de l'émancipation des filles.    Magistral !

 

 

 

Mustang est un film réalisé par Deniz Gamze Ergüven, 36 ans, née à Ankara,
 avec Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu. César 2016  du premier film

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26/01/2015

Génération dépassée...?

 

au jardin.jpg

 

Je suis de la génération du "s'il vous plaît " et du  "merci"

du respect dû aux  aînés et du  "est -ce que je peux ? "

De saluer avec le sourire,

d'aimer les personnes pour  ce qu'elles sont

et non pour  ce qu'elles ont ou donnent.


On m'a appris à traiter les gens aimablement,

à dire  bonjour, bonsoir.

 

Et  je persiste :

 

BONJOUR ! ! ! 

 

 

bleu pr un fatras.jpg

 
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