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09/11/2017

L'humour de Nicolas

  Ce Nicolas  ! Quel humour !  Je partage deux de ses remarques

 du jour   et je continue de me marrer .

         Merci, Nicolas.  

                                 Miss à  bout d'habits 2017

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" ....et après le goûter,  on regarde Questions pour un Champion

 dans la salle de vie ."

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07/03/2016

Andreï MAKINE, le Russe Immortel

   Je dédie cette note  à mon  fidèle et anonyme lecteur

 russe, qui, chaque jour, passe lire mes notes en toute

discrétion, qu'il trouve   ici le témoignage  de mon

admiration pour son pays. 

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 L'écrivain d'origine russe Andreï Makine, lauréat du prix

Goncourt et du Médicis en 1995 pour Le Testament

français, a été élu à l'Académie française, jeudi 3 mars,

dès le premier tour, avec 15 voix sur 26 votants.

 

  Il occupe le siège laissé vacant par Assia Djebar,

morte un an plus tôt.

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   Une   belle et légitime reconnaissance  pour Andreï

  Makine    dont l'œuvre  rédigée  dans une langue

  française magnifique, peut damer le pion à bien des 

  écrivassiers...et écrivassières hexagonaux .

Mais aussi une reconnaissance  envers la Russie  qui fut si

francophone ! dans les familles aristocratiques,

on  maitrisait parfaitement  le français  , les

enfants avaient des nounous et des précepteurs français,

plusieurs grands écrivains russes créaient leurs œuvres en

deux langues à la  fois  en russe et en français, qui était

presque leur langue maternelle, puisqu'ils le parlaient dès

leur petite enfance .

  Il était autrefois de bon ton, à la cour impériale

de Russie et dans l'élite culturelle et scientifique du pays,

d'utiliser le français comme langue véhiculaire. La langue

de Molière,  de Voltaire n'avait  aucun  secret pour

eux , nombre d'écrivains russes  ont émaillé leurs œuvres 

de phrases entières en français 

  ( Dans La Guerre et  la Paix, de Léon Tolstoï,

  un personnage du dit que « même étant né en Russie,

  il pense en français"   )

 

Je conserve un souvenir bouleversé 

          du   Testament français,

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      un éloge   superbe à notre langue,

une histoire   de famille , un pan  de la Grande Histoire ,

récit   autobiographique   sensible  à travers la grand

mère française émigrée  en Sibérie entre  les deux

  guerres et qui  berce l'enfance  de  son petit fils de la

France, de Paris ; l'enfant  s'imprègne  de  cette

culture   si éloignée  géographiquement mais si proche,

  peu à peu accède à la langue , et  métamorphose  la

France  en son paradis , auquel il aspire, et finira par y

accéder.

   Aujourd'hui, voilà  Makine  au sommet  de la Culture

française  et c'est plus que mérité, lui qui s'est fait   le

chantre de la francophonie, de la défense et  de l'amour

  de  la France et  de sa culture; avant même  l'élection

de Makine , l'hebdomadaire  Valeurs  Actuelles , sous la

plume de  Laurent Dandrieu, célébrait l'écrivain 

d'origine russe, détenteur d'une thèse  sur la littérature

française contemporaine

Роман о детстве в современной литературе Франции (70-80-е годы) " Roman sur l'enfance dans la littérature française contemporaine (des années 70-80)"

enseignant  à Novgorod, premier roman   rédigé en

français  en 1990 " La fille d'un héros d'union soviétique "

 naturalisé français après qu'il  ait été couronné  par le

Goncourt et le Médicis pour le "Testament Français " en

1995.

 

  Ce  Français  d'adoption  nous marque par son amour

passionné et douloureux pour   notre pays.

 

à lire :

 

Cette France  qu'on oublie d'aimer (2006 )

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Un vieil homme rencontré de nuit dans une gare glaciale de Sibérie raconte comment, alors qu’il allait donner son premier concert de jeune pianiste promis à un brillant avenir, il doit fuir Moscou en mai 1941, se réfugier en Ukraine, endosser l’identité d’un soldat mort et faire la guerre; comment il vécut dans la crainte de trahir son identité, comment il fut sauvé par une femme dans un cimetière de neige; comment de retour à Moscou, il tentera de retrouver les siens et soulèvera à nouveau le couvercle d’un piano comme on soulève celui d’un cercueil.

 

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 Le Testament français : un titre en apparence fort simple, mais où chaque mot compte...

  Andreï Makine C'est en effet l'histoire d'une transmission de connaissance, d'un passage culturel, où une femme - ma grand-mère, Charlotte - lègue une culture, un pays à son petit-fils. Et ce pays est la France. Ce legs n'est pas un héritage au sens matériel, mais un testament au sens intellectuel.

  C'est dans ce sens que vous parlez de langue « grand-maternelle »...

  Andreï Makine C'est précisément ce que j'ai ressenti dans mon enfance. On ne choisit pas sa langue maternelle. Ma grand-mère, elle, me proposait de me transmettre sa France, et j'étais libre d'accepter ou de refuser. D'ailleurs, en grandissant, l'enfant oscille entre ces deux attitudes. Mais peut-on naître biculturel, ou bilingue ? Bilingue, oui. Biculturel ? C'est plus délicat : comment garder son équilibre personnel tout en vivant à cheval sur deux cultures ?

  D'un autre côté, votre grand-mère vous avait transmis une France depuis longtemps disparue, celle du Second Empire et de la Belle Époque...

  Andreï Makine C'est justement cela qui est intéressant : découvrir la France à travers des constantes plus ou moins intemporelles. Parler du caractère français, de l'esprit français, du regard français peut paraître réducteur. Pourtant, ces constantes sont nécessaires pour établir une identité qu'on ne peut définir plus précisément. C'est aussi l'histoire de la France projetée sur l'écran russe. Une France que les Français eux-mêmes ne connaissent pas, parce qu'elle leur semble naturelle.

  À l'inverse, l'Union soviétique que vous décrivez ne ressemble pas à ce que les Français en percevaient...

  Andreï Makine En effet. À travers les images officielles - qui n'étaient pas les mêmes que les nôtres -, vous viviez dans l'obsession de ce grand voisin, empire du mal pour les uns, objet de fascination pour les intellectuels de gauche. Il y avait ce double message, doublement faux, de l'Enfer et du Paradis. En étudiant son propre pays à travers la vie russe de Charlotte, l'enfant découvre une Russie inconnue. Vue par les Occidentaux, la Russie était souvent considérée comme une sorte de grand goulag invivable. Pourtant, et c'est là le grand mystère russe, les gens réussissaient à vivre sous ce régime. Et, par sa vie, Charlotte a apporté une réponse à cette question, en montrant que face à un régime inhumain, atroce, la grandeur de l'homme est de dépasser cette cruauté.

  Vous-même, comment avez-vous perçu la réalité française actuelle quotidienne, par rapport à la France mythique de votre enfance ?

  Andreï Makine Je pense n'avoir jamais connu cette vie quotidienne. Pour être vraiment inséré dans le tissu du vécu national, il faut travailler dans une entreprise française, être marié à une Française, avoir des enfants qui vont à l'école française... Ce n'est pas vraiment mon cas. Par la force des choses, je suis resté un peu en marge de ce pays. Cependant, j'ai retrouvé les Français tels qu'ils avaient été décrits par ma grand-mère, ou par Balzac. Certes, il m'est arrivé d'avoir parfois un regard un peu trop romanesque, je m'imaginais rencontrer des éditeurs ou des journalistes tout droit sortis de La Comédie humaine... Mais ce n'est pas un regard faux : c'est un regard qui globalise, qui est parfois plus perspicace car il s'attache à l'essentiel dans l'homme, et non à l'éphémère ou au superficiel.

  À propos de regard, celui que vous portez sur la littérature contemporaine n'est pas tendre...

  Andreï Makine On peut être très pessimiste quand on voit le livre devenir une marchandise bradée, dépréciée, un objet que l'on jette, des écrivains transformés en clowns sur un plateau de télévision... C'est impensable en Russie, où l'écrivain a toujours été respecté comme un demi-dieu, même s'il vivait très modestement. En même temps, la vraie littérature est comme un ruisseau qui contourne d'une façon ou d'une autre les barrages qui l'entravent. Elle trouve toujours ses lecteurs. Après tout, quand on extrait l'or, on rejette quatre-vingt-dix-neuf pour cent de roches stériles ; au nom de quoi devrait-on obtenir cinquante pour cent de réussite en littérature ? Au fond, la vraie littérature et la vraie poésie ont toujours été beaucoup plus rares que les pépites d'or.

 

28/03/2014

Le collier rouge

 

jean christophe  ruffin,le collier rouge,guerre de  14 - 18,chien,loyauté,fidélité,académie française

 

  Le constat est accablant,

  la lecture  s'étiole

 il paraît que  de moins en moins  de Français arrivent à terminer  un livre.............................par an ...

 

  Quand on sait   le peu d'intérêt porté même par les seniors retraités  aux livres, ( il n'y a  donc  pas  que les jeunes générations  qui abandonnent le livre ), quand  on sait que l'argument  avancé est le manque   de temps, quand on sait que le Français consacre  en moyenne 3 heures 50 par jour  à la télévision, on comprend mieux le désintérêt total engendré par des pages   qui relatent le plaisir   de lire,

 

                                         et je m'obstine !

 

________________

 

 

Trois voix,

 

 celle d'un chien  celle d'un juge militaire, celle  de l'homme  emprisonné dans une caserne  désaffectée , qui se raconte  et  raconte   :

Salonique, une guerre loin, loin si loin, des lectures,

un engagement...

 

chaque  personnage  dans une  sorte de huis clos mental,

 

                             vont-ils  se rejoindre?

leurs  vies, leurs expériences, tout les mure dans l'incompréhension l'un de l'autre , l'absence  de communication, et pourtant, ils  se  rejoindront...


                       Choisir la voie, mais laquelle?

 

le dernier roman  de  Jean Christophe  RUFFIN,  roman  court, dense, énigmatique.

 

 Qu'a fait cet homme pour être  ainsi emprisonné  au sortir de la guerre de 14 -18?  

 Pourquoi ce chien qui hurle et aboie jour et nuit  devant la prison de cette petite  ville du Berry dans la chaleur de l'été 1919 ?

 

  Lentement, Ruffin distille les indices,

 il est question d'un 14 juillet, du chien qui revient sans  cesse dans l'énigme, une personnalité qui se  dessine, une femme , la quatrième voix, la seule voie ?...

on suit  avec passion  le cheminement vers la résolution, 

 

 Ruffin cisèle  le bref roman  de  sa plume incisive et précise, on aime  cette écriture efficace et belle, poétique et simple, on aime les atmosphères qu'il crée, les personnages  humains , si humains, la loyauté, la fidélité.

 

  On plébiscite   à nouveau   l'écrivain Ruffin pour  ce  beau roman  qui n’est pas un énième roman  sur la  guerre mais bien sur   l'après  guerre.

 

"Le collier rouge  "

collection blanche  Gallimard

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