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18/03/2018

Les pires prénoms basques

    1. Une note  aux couleurs  basques,  bien   sûr : : :

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  1.             pour mémoire, le X  se prononce  -ch, ça peut aider.........
    1.                                       Résultat de recherche d'images pour "drapeau basque"
    2. Agerkunde

    3. "Patxi et Maritxu sont heureux de vous annoncer la naissance
    4. d'Agerkunde. La maman et le bébé se portent à merveille."
    5. Eguzkiñe

    6. "Maman je peux aller dormir chez Eguzkiñe ? Elle a tous les dvd
    7. de Violetta ! Alleeeeez, dis oui, dis oui, dis oui !"
    8. Txomin

    9. "Txomin, je ne me répéterai pas. La prochaine fois c'est la
    10. fessée."
    11. Aitzuriaga

    12. "Aitzuriaga, au bain !"
    13. Gurutze

    14. "La petite Gurutze est attendue à l'accueil par ses parents.
    15. Je répète : la petite Gurutze est attendue à l'accueil."
    16. Ramuntxo

    17. "Hey Ramun, on se retrouve chez Gurutze ?
    18. Y'aura Pakita et Agurne."
    19. Bihotz

    20. "Oh Bihotz, tu peux choper un pack d'oldarki au passage ?"
    21. Ihintza

    22. "Je me fais du souci pour la petite Ihintza,
    23. elle discute beaucoup trop avec Maialen et Iban."
    24. Pakita

    25. "Zaldubi, je te présente ma cousine Pakita.
    26. Elle sort d'une relation sérieuse avec un autre  connard
    27. de  Zaldubi, alors vas-y mollo."
    28. Irantzu

    29. "Irantzu, deux croques et une piperade pour la table 6 !"
  2.  

       Si votre prénom figure dans cette liste, courage :

 

                                  on vous aime  si   fort.Résultat de recherche d'images pour "drapeau basque"

 



  

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29/04/2015

Aincille, ou ma basque nostalgie

Aincille, minuscule point d'ancrage de nos souvenirs d'enfance,

 

 un passage  en ce  23 avril sur le retour de la Côte Basque, car le Pays Basque, si  c'est l'Océan, ( Saint Jean  de Luz, jour  orageux, océan calme )  les tapas à l'espagnole, les macarons de  la maison Adam...

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c'est aussi et surtout la terre intérieure,

 

 

Saint Jean Pied de Port,

point de départ de la partie espagnole du  Chemin

de Saint Jacques 

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puis, le  doux moutonnement des collines,

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croupes si verdoyantes en ce  printemps

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 villages  discrets au bout d'improbables petites routes

 le plus souvent  fréquentées par les troupeaux,

 moutons, brebis, béliers, vaches et veaux,

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 odeur tenace des champs fertilisés, la pluie, tenace elle aussi

avant que  de laisser entrevoir le ciel, le bleu, ourlé de ces

nuages si caractéristiques à cette terre d'eau et de lumière, de

vert et de rouge, terre basque, lieu de souvenir, de nostalgie, de

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                      AINCILLE  !

 

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24/04/2015

Aincille, Ahintzila, aux parfums de mémoire

 

  Il y aura  bien vite des photos toutes neuves  de  ce coin d'enfance  , j'en reviens ,

mais en attendant, je vous replonge dans le Pays Basque  que j'aime.



 
Parfois , le soir, des odeurs m’arrivent

qui m’évoquent un petit village basque  

proche de Saint Jean Pied de Port,
 
lait chaud, feu de cheminée planant sur la ville,
marrons grillés, soupe brûlante  et pimentée,
pain grillé,
 
Aincille, Ahintzila.
 
   Ces odeurs qui parviennent  de nulle part, qui arrivent toutes  neuves, toutes fraîches, du fond du fond des recoins miraculeux   de la mémoire, tellement  vraies, tellement proches  que leur  réalité s'impose : les parfums sont les plus fidèles véhicules de  nos  souvenirs.

 

 

 Notre premier séjour chez les Pecoitz se déroula été 1958,
*
medium_cadre_pour_pecoïtz.2.jpg
*

 

aincille,hôtel pecoïtz,pays basque

 

Ils avaient, avant l’heure, aménagé leur ferme en « gîte ».

 


Nous avions des chambres  peintes à la chaux,
 avec de vastes et profonds lits de bois noirs,
 
édredon  rouge en duvet, draps blancs immaculés.

 

 

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Escalier foncé  brillant de cire,
 palier  de plancher inégal,
assiettes aux murs, cuivres rutilants,
grosse clarine pendue dans l’entrée
qui servait à appeler aux repas.
Nous les prenions dans une ancienne cuisine
 aux murs carrelés jusqu'au plafond,,
je revois les carreaux blancs turquoise et rouges
avec des coqs orgueilleux,
 
medium_cadre_ancienne_salle_à_manger_Pecoïtz.2.jpg 
 
La grande cheminée à crémaillère, quatre petites tables,   nappes à carreaux. 
  Les assiettes de soupe de légumes au piment basque bien sûr,
qui nous ouvrait délicieusement l’appétit pour la suite :
 
plats familiaux exquis, omelette aux rognons, au fromage ou aux champignons, truites, poulet basquaise, côtes d’agneau, platée de patates sautées, salades du potager,  petits pois du pépé,
fromage de brebis oblige,fromages multiples sur le grand plateau laissé à notre convoitise, gâteau basque ou tartes royales de Txintxa, la tante qui officiait aux fourneaux avec Ama Pecoïtz,
tandis que Père vaquait aux obligations de la ferme.

 

 

Tout oublié ? Quoi que…

 J’ai souvenir le matin d’avoir accompagné la mère à l’étable pour la première traite, et ainsi récupéré le lait fumant,  crémeux, d’un blanc ivoire, et dont le parfum me hante encore tout comme les odeurs du café, où nous prenions le petit déjeuner par longues tablées, café fumant, lait épais et mousseux, vastes  tartines  de pain chaud sur lesquelles fondait le beurre avant d’être noyé par les confitures de Txintxa.

 Le dimanche, après l'office, 

 le comptoir du bar était envahi par les hommes,
 
qui  daignaient   traverser par   le semblant de raidillon :
 
juste à  quelques mètres, l'église du village.
 
 
medium_cadre_le_bar.jpg
 
la messe dominicale , très suivie,
les femmes, les admirables et noires veuves
qui posaient le béret du défunt sur le prie - dieu à leurs pieds,
 allumaient la mèche de la bougie filiforme
enroulée au fond de la galette de laine noire,
 et qui brûlait durant l’office .
La cire du mort, comme une  odorante clarté , qui ranime le souvenir et perpétue la présence.

 


Les hommes  grimpaient dans la galerie supérieure, tradition basque  toujours de mise, et de là haut  tombaient
 sur nos frêles épaules « d’étrangers » comme disait le curé,
 leurs voix riches et timbrées qui nous bouleversaient.

 Le dimanche des Rameaux, l’évangile de la Passion

 pouvait devenir un long calvaire, aussi,
magnanime et tolérant devant  le début des invasions touristiques,
le curé, jetant un regard  par dessus ses lunettes, 
jaugeait l’assistance :

 

« Puisqu ‘il y a des étrangers, je lirai le récit

 
de la Passion en français »
 

 Soulagement pour les étrangers,

 
visible déception pour les locaux.

 

L’invasion avait bel et bien débuté.

 

Nous vînmes à Aincille des années, et des années,
promenades vers Saint Michel,
 Estérençuby, Mendive, Caro,  Lecumberri,
la forêt d'Iraty et
les hêtres , les légendes et les mythes

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Saint Jean le Vieux qui nous attirait particulièrement
avec les longues heures passées
dans l’atelier de potier  Carriquiri,  qui nous initiait à son art.
Fascination  de voir monter la glaise sous les doigts féeriques, et se métamorphosait en coupelle, en   jarre, en cruche...
Fascination à l'ouverture du four où enfin se révélaient
la beauté des coloris  émaillés.

 

L’élevage de truites de  Ahaxe,

 les escapades  jusqu’à Saint Pied de Port,
coupant à travers bois et champs,
les premières violettes,   les fuites éperdues
 quand un taureau n’appréciait pas nos percées dans ses domaines,
 les vaches que Michel menait aux champs le matin,
bâton et autorité du haut de ses 5 , 6 ou 7 ans.

 Et un jour, retour en larmes et sanglots,

irruption dans la cuisine fumante

« Madame Pecoïtz, j’ai perdu les vaches » 

 

Les grands éclats de rire qui accompagnèrent

 la sanglotante déclaration de mon frère !

 

Sentant le pré, le troupeau avait pris de la vitesse,

 trop pour ses petites jambes et bien sûr,
attendait sagement devant la barrière
qu’on daignât lui ouvrir le pacage.
Ma mère fréquentait le lavoir du village
pour l'entretien du linge des vacances.

 

Les jeux de piste la nuit dans le cimetière jouxtant la ferme,
 Ô sacrilège !

 

 Michel semant avec le Pépé les haricots verts,

les petits pois l’indignation d’une touriste de passage,
 
caniche immaculé entre les bras :

 

 « Mais Madame, c’est votre fils sur ...?  ?   ? »

 

 

-Oui, oui, sur la charrette à fumier Madame, pourquoi ? »
 

 

 

Et rires de ma mère.

 

Chaussés de grandes bottes de caoutchouc,

nous ne craignions pas les pluies printanières
qui détrempaient les chemins et verdissaient le pays.

 

Nous revînmes également en été, au moment de la fête du village.

*
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*
 
 
Les Basques réservés de coutume, prenaient d’assaut le hall de la ferme hôtel et pendant trois jours et trois nuits, cela dansait, chantait,
ma mère, en compagnie de  sa chère  amie Simone  (disparue  il y a trois semaines, dernier rempart des souvenirs vivants  )  légère en espadrilles, fandangait allègrement avec François et le Pépé.

Moi, je dansais avec Jean-Paul le fils de la maison,

 patron aujourd’hui pendant  que la jeune marmaille éveillée malgré l'heure  fort tardive , renâclait à s'endormir, bercée par les flonflons au rez de chaussée, légitimement aiguisée par les rires et les chants.
 
 
La journée , il m'arrivait  de partager les jeux et occupations de Jacqueline, la fille des Pecoïtz,d'un peu mon aînée,
 
dont l'âge, la langue  basque rude m'inspiraient respect et admiration.
*
*

 L’esprit n’est sans doute plus le même.

 L’hôtel s’est construit, agrandi, modernisé.

 Nous avons fréquenté Aincille pendant plus de  20 ans ,

  nous y sommes revenus à différentes occasions,

 
 
et mon petit doigt m’a dit que c’est sans doute là
 
 
qu’une petite graine aurait donné vie à …. ?

 


CHUT !
*
*

 Ne dévoilons pas les jolis secrets de famille.

 
Ne se plantent pas que des petits pois à Aincille...
 
*
*

 Les vieux  sont morts, l’enfance a disparu ;

nous restent ces  merveilleux souvenirs
et peut-être qu’en cherchant bien,
il doit encore y avoir quelques confettis de la fête
en fond de  vieille valise,
et l’odeur du lait chaud, de la cire, 
 du fumier, de la cheminée tiède, de la graisse de la cuisine,
 de la brume des petits matins,
Jacqueline, Jean-Paul, sa femme, leurs enfants, les lointains basques,
 les horizons qui à jamais demeurent…

**

 

____________________________________

 

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*

En fin  de note, trois souvenirs en Noir et Blanc

*

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 Pâques 1962
*
 
Michel en pleine activité,
 
 Et le grand coup de balai sous l’œil de Txintxa
 
*
 
 
 
*
*

 

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*

20/03/2009

Saint Jean Pied de Port ...

 

Pecoïtz fermé,

regrets,

je pensais bien y passer la nuit.

Je reprends donc la route,

Saint Jean Pied de Port

et non pas pied de porc

comme certains croient

que s'orthographie

cette ville en grés rose  du pays basque.

*

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*


Non,

Port,

dans le sens de passage,

col,

au pied du col de Ronceveaux

Mars est très ensoleillé

et déjà bien bien chaud,

un petit tour nez en l'air

dans les ruelles touristiques,

un coup d'œil à la carte du restaurant étoilé,

 

*

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*

Au confluent des Nives  d'Arnéguy,de Béhérobie et du Laurhibar ,

Saint Jean Pied de Port,

Donibane Garzi

capitale  historique de la Basse Navarre

 est l'ultime étape française

du Chemin de Saint Jacques,

passez la porte ,

traversez la Nive,

*

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*

et vous entamez la fin de la route,

800 km, quand même

côté espagnol

avant de rejoindre Compostelle.

*

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*

 

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Après cette halte,

à nouveau la route qui longe la Nive,

 

Saint Etienne de Baïgorri

est pris d'assaut

par les pêcheurs de truites,

je continue

direction Bayonne,

mais avant d'y arriver ,

la surprise,

un vrai grand moment de bonheur...

Demain je vous dis tout,

si ça vous intéresse de savoir.

 
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