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21/12/2017

Ma vie avec Arthur

      35 ans aujourd'hui,  en ce soliste d'hiver, ce 20 décembre,

   Arthur  Rubinstein fermait  définitivement  son piano .

   Il    nous laisse une immense discographie,

 ses interprétations de Chopin, irremplaçables, son intelligence,

 son humour, et plus que tout  Sa Musique  .

    Qui mieux  que Rubinstein peut nous conduire  sur les chemins  

de la beauté et  de la pure perfection ?

     Un après midi de décembre entre nous,   entre deux balades en Béarn       , 

puis Ballade  n°1 de Chopin au piano,  et Arthur pour guide. 

 

   Ce pianiste irremplaçable né en 1887, qui fut le Maître  de  Musique absolu, qui nous

 demeure si présent  jusqu'à travers    son souffle capté pour l'éternité dans ses

enregistrements, où  l'on perçoit  son anima, la respiration  de l'âme qui nous insuffle à

tout jamais son art  , la symbiose parfaite avec la musique.

 

Arthur ou l'incarnation du piano,

 

 d'une rare intelligence, facétieux, artiste  majeur,  il reste ma préférence, Chopin,

Beethoven, Schumann, Brahms,..., merveilleux  interprète  de la musique romantique,

  seul ou en formation de chambre, avec cette extraordinaire écoute des autres ,

ce  respect , sachant s'effacer , tout en délicatesse , sans jamais  faillir à une technique

éblouissante;

 

récital  à Moscou, 1° octobre 1964 , il a 77 ans

 

  Comme disait  Nadia Boulanger 

 

ce qu'il y a de mieux encore que les enfants prodiges,

ce sont les vieillards prodiges.

 

A la 46 ° minute, écoutez au moins la Barcarolle de Chopin,

vous aurez une vague idée de qui était Arthur RUBINSTEIN

la légende éternelle du Piano.

 

 

A la question de Chancel lors d'un Grand Echiquier,

 

 « Croyez-vous à l'au-delà? »,

 

il répondait « Non, mais ça me ferait une bonne surprise! ».

 

 

Moi  le Paradis j'y crois, c'est lui qui m'en a convaincu.

 

   Faites  votre choix pour  à votre  tour, vous en convaincre :  

et un  moment d'une incroyable drôlerie qui réunit Rostropovitch, son épouse et Arthur

 lors d'un repas très bien arrosé......."Le sucre du printemps"

 

 

 

http://www.deezer.com/artist/70019

 


 

 

  

 

29/10/2014

"Saint Laurent", le film

 
 
 
 

Saint Laurent

  Un film  que je suis allé voir au départ sans grand

enthousiasme,

j'aurais eu le plus grand tord  de me bloquer sur  ce frein, et 

j'aurais laissé passer une expérience artistique totale :

le film  de  Bonello m'a enthousiasmée : 2 heures trente de

plongée dans la vie de Saint Laurent, sans fard, avec des

moments terribles de dureté, de violence, mais l'éloge d'un

artiste à un autre artiste.

Chaque plan est une oeuvre en soi, un travail de photographe; 

ce qui m'a  frappée en comparaison avec le film de Lespert, c'est

l'hommage  au travail des ateliers, la présence et l'art des

couturières, des "petites mains " sans qui Saint Laurent  ne serait

rien. Un film  qui navigue entre le présent (les années 70, peu de

retours en arrière par rapport à cette période, ) et un futur

 dévoilé, Saint Laurent  vieux et malade campé par Helmut

Berger , acteur se  regardant  interpréter le rôle du fils dans

" les Damnés " de Visconti.Saint Laurent : Photo Helmut Berger

 

Je vous laisse à entendre une critique  à laquelle j'adhère totalement

(le Masque et la Plume  France Inter )

 

http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-les-films-de-la-quinzaine-0

et  plus bas une autre à lire, de la presse écrite , et  ne saurais

trop vous recommander de voir ce très grand film,

reparti  bredouille de Cannes, ce qui me conforte avec l'idée que

Cannes, c'est  vraiment moyen...........Saint Laurent : Photo Aymeline Valade, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux

Allez  voir  ce film, rien que pour le défilé  qui le clôture, vous

allez tomber en pamoison !

Saint Laurent : Photo Amira Casar, Gaspard Ulliel

Saint Laurent : Photo Gaspard Ulliel

 

      _____________________________________________________

 

Son film sortant après celui de Jalil Lespert, Bertrand Bonello

(L'Apollonide,Tiresia) avait annoncé qu'il se sentait libéré du

cahier des charges habituel du film biographique. Le dévoilement

de son Saint Laurent, en compétition, confirme qu'il a pleinement

profité de cette liberté. Voilà un biopic avec 0% de conventions,

tout en trouvailles, en expériences, en fulgurances. Un film

d'artiste sur un artiste.

D'emblée, le tremblement de la chronologie, la superposition de

périodes distinctes évoque Marcel Proust, dont on sait quel culte

Yves Saint Laurent lui vouait. Ces va-et-vient de la mémoire ne

cessent de s'amplifier, donnant peu à peu au film des accents

bouleversants de Temps retrouvé. Avec, superbe idée de casting,

Helmut Berger dans le rôle de Saint Laurent âgé. Soit l'acteur

fétiche du plus proustien des cinéastes, Luchino Visconti.

Avant que la fin et le début se rejoignent en une symphonie

déstructurée, Bertrand Bonello a l'audace et la modestie de

considérer que rien ne va de soi, que rien n'est objectivement

connu dans la vie d'Yves Saint Laurent : ni la manière dont il

travaillait ni son histoire au long cours avec Pierre Bergé. Qu'est-

ce que signifie concrètement dessiner un vêtement et le faire

fabriquer ? De quoi sont faites les heures d'un couturier devenu

une superstar dans sa jeunesse ? A quoi ressemblent ses nuits au

Sept, la boîte de nuit mythique des années 70 ?

Quid du passage des années sur ses dons et sur ses désirs ?

A la fois fasciné par son sujet et iconoclaste par ses hypothèses

et son regard, le cinéaste invente, fantasme et spécule, qu'il

s'agisse de création, de business, de drogue ou de sexe.

 Saint Laurent est un film de pure mise en scène, dont les idées

formelles servent une vision de l'homme :

très tôt, il se coupe du monde et des autres, travaille dans une

bulle, avec l'impression de ne pas vivre – les images sont souvent

abstraites, mentales. Les virées nocturnes sont des gouffres, des

trous noirs.

La vie, les passions reviennent en différé, après-coup, à contre-

temps, à l'heure de la réclusion et de l'effacement.

Gaspard Ulliel tient à coup sûr le rôle de sa vie, féminin, malicieux, fragile.

Vivant.

Comme tous ceux qui l'entourent, Jérémie Renier en Pierre Bergé,

Léa Seydoux en Loulou de la Falaise et Louis Garrel en Jacques

de Bascher (l'amant fatal, partagé avec Karl Lagerfeld), il fait

preuve d'une sobriété à laquelle le genre biographique nous a peu

habitués.

En cela aussi, le film pourrait faire date, comme un manifeste

esthétique. Pas de certificat de conformité à l'original, ni pour

les acteurs ni pour les faits relatés, et à la place, à tout

moment, de l'inspiration.Gaspard Ulliel dans «Saint Laurent» de Bertrand Bonello.Gaspard Ulliel est  Saint Laurent  de Bertrand Bonello. 
 

 
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