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21/08/2017

Audiard, début d'un florilège 1

     " Je  parle pas aux cons, ça les instruit. "

 

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01/08/2017

Difficile cet été 2017.......

 

 à peine le temps de se poser pour prendre un livre

     et rêver devant l'océan 

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que déjà il faut penser au repas au jardin

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      et brutalement,

 

                       tout bascule  :

 

Claude Rich,  le premier  à nous quitter, dans cet étrange

été. 

 

L'élégance ,  la voix,  le charme, le jeu  subtil,  

 

alliant humour et gravité, 

 

Monsieur Antoine,  dans les Tontons Flingueurs 




i

Mais aussi le violoniste russe et sa famille   déjantée  dans

" La bûche "de Danièle  Thompson

 

 

 Un incroyable  Talleyrand  lors d' une joute à  fleurets mouchetés avec Fouché ( Claude  Brasseur )  

dans  "Le Souper "  pièce de  Jean Claude  Brisville,  mise en scène et réalisation  d' Edouard Molinaro pour le grand   écran en 1992

  

 

  Et tant d'autres interprétations remarquables qui nous ont

marqués. Revoyez  " Cherchez Hortense "  où il campe  le

président de section au Conseil d'Etat , père insupportable

de  Bacri;  parfait Léon Blum dans "Thérèse et Léon ",

sert  à merveille les rôles  de personnages  historiques ,

Galilée, 

Voltaire , joue dans "Adieu poulet ", "Le colonel Chabert",

"Le crabe-tambour ", "La guerre des polices "...

  Et tant et tant  de pièces  de théâtre, de Courteline à

Shakespeare, de  Pinter à Sagan, de Guitry à Pirandello....

  Homme privé discret, délicieux, drôle  délicat , 

chrétien et  fier de l'être.

 A sa mort , le silence  assourdissant des chaines  de

télévision  ne leur donne pas le  beau rôle.

Point d'hommage  jusqu'à aujourd'hui.

 

  A peine le temps d'intégrer  ce départ que ce matin, en ce

dernier jour de juillet,  l'annonce  de la mort de la plus grande

actrice  française:

 d' Antonioni  à Truffaut,

 de Buñuel aux adaptations de   Duras,

 de Orson Welles à  Jacques  Demy,

 de Losey à  Wim  Wenders, et à  Vadim ,

 de  Téchinė  à  Bertrand  Blier,

 de Fassbinder à  Louis  Malle,

de la chanson aux planches,  du festival d'Avignon,  Le  CID

aux côtés  de Gérard  Philippe  au grand au petit écran,

 Jeanne Moreau illumine ,  rayonne, et sa voix !

 Sa voix, grave soyeuse  et somptueuse.

      "La Mariée était en noir,  Jules et  Jim, La Notte ,

       Le journal d'une femme de chambre, ...."

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29/04/2014

Dans la cour

 

 

 

 

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© Roger Arpajou

 Quand les fissures  des murs révèlent les fissures , les fêlures  de la vie :

 

un musicien, la bonne quarantaine,  qui plaque tout un soir  de concert et entame une forme  d'errance  qui le conduit dans la peau et la loge d'un gardien d'immeuble parisien,  le petit peuple des colocataires,  sympas , mesquins, petits, généreux, bizarres, névrosés,... 

 

L'une, Mathilde, ( Deneuve, formidable )  dont la fissure  sur un mur  de  son appartement  la conduit  à tous les excès, au bord  d'une  folie  douce mais  certaine 

 

          dépression ? souffrance ?

 

 et si  Kerven, le nouveau concierge,  qui répare les fissures, plante  et arrose  les plantes  chapardées  au square,  accepte tout,  dépanne,  pardonne, excuse, se laisse bouffer, bienveillant, gentil, vulnérable...et si généreux.

si ce nouveau gardien  qui fume  des pétards et se fait des lignes  avec  un copropriétaire  déjanté ( pour un  revendeur  de vélos  volés, c'est bien le moins !) si Kerven n'était pas un  peu responsable, quand même, à force  de tout tolérer.

 

Il est sympa, Kerven, on voudrait tout le bien  du monde  pour lui,

 

il en parvient même à prendre le beau rôle,  ce n’est plus Deneuve, c’est lui l'axe  du récit

 

 Mathilde, avec ses fêlures, nous attendrit et nous agace, elle est épatante Deneuve dans  ce rôle taillé sur mesure,

elle  assume ses déglingueries avec un rare bonheur d'actrice

elle devient braque,mais si généreuse, si touchante,  son mari craque,   Antoine  tient bon,  la dorlote, l'excuse, se laisse  bouffer , gaffe, mais  si humain, l’Antoine,  et quand il tolère le vigile  serbe ? croate ? (Oleg Kupchik) déglingué, illuminé,  et son chien,

 et quand il mange quand même les endives qu'il déteste, et quand il colle dans le quartier les affichettes frapadingues des deux demi folles , il est si gentil Antoine !Catherine Deneuve, Gustave Kervern et Michèle Moretti dans le film français de Pierre Salvadori, "Dans la cour".

 

         je ne vous en dis pas davantage,

 

  l'histoire est attachante  avec une belle vision du Paris populaire,  près des Buttes Chaumont

 

 Pierre Salvadori  filme des  gens  avec des histoires toutes simples, et  de la douce  comédie, on glisse vers des notes  graves.

 

Un beau film, intime , mélancolique, et bouleversant , oui,

 

vraiment.Dans la cour

 Dans la cour

"Les mensonges des gens  qui nous aiment  sont les plus belles déclarations d'amour "

 

"J'ai compris que j'avais fait du monde un murmure, dit-elle. J'ai compris  que malgré mes angoisses et mes peurs, il me fallait tout faire pour revenir aux autres  ."

 

 

 

03/03/2014

Sortie du mercredi : "The Grand Budapest Hotel"

Aller au cinéma l'après midi,

 

 

 en période  de vacances scolaires, fuir les films  dits familiaux,

 

préférer les sorties un peu réservées à un public plus restreint,

 

aller donc au Méliès, cinéma d'Art et d'Essai pour la sortie du

 

jour :

 

"The Grand Budapest Hotel" de  Wes Anderson, on l'attendait avec

 

impatience   ce film au casting  de rêve, séances à 11 h, 16 h et

 

20h15 ,

 

va  donc pour 16 h,  la  file des cinéphiles curieux déborde,

 

 le trottoir   , sous la pluie est plein de monde.  

 

 

 

 On attend, sous les parapluie,  on paie ( 4 euro 80  ! )

 

 et dans la salle on  se choisit la place  bien  en haut, il fait

 

chaud, trop  chaud.

 

Ces séances d'après midi me renvoient l'image  de notre âge, vues

 

de  dos, les têtes sont grises ou blanches, les lunettes

 

omni présentes, les appareils auditifs  se dévoilent...

 

Qu'est-ce qu'il y a  comme sourdingues !

 

(c'est sans doute la raison  qui les pousse à venir voir les  films en

 

V O  sous titrée...)

 

 Qu’importe,

 

 je ne me sens pas  concernée par la prise de l'âge, ni par la prise

 

 de tête  .

 

 Et je suis là pour profiter d'un film qu'on annonce  déjà  comme

 

remarquable.

 

 Utilisant les deux minutes avant l’extinction des  feux, la dame

 

devant moi ouvre  "Télérama ",  ça sent la gauche intellectuelle, les

 

vieux couples plus ou moins  légitimes,  les hétéros et les homos,

 

 les râleurs  bien pensants de  tous poils  ( tous à poils ? ) ,

 

la repentance, la pensée unique, les profs  en retraite,  les férus

 

de cinéma pour  de vrai, ça sent  fort  sur ma droite,   trop  de

 

parfum (Air  de  Panache ?) déjà clin d’œil au film ?

 

mais je l'aime bien le Méliès, institution paloise.

 

 Aujourd'hui, un grand moment   de cinéma  :  on  en reveut du

 

comme ça,

 

 tous les  mercredis.

 

Tout comme la  pâtisserie   fétiche du  film,  the grand budapest hotel,wes anderson,cinéma,sorties,mercredi,le méliès,pau," the

 

ce dernier opus  de  Wes Anderson est une

 

gourmandise.

 

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site  du Nouvel Obs :

 

1. Le souffle de la grande Histoire

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"The Grand Budapest Hotel" relate l'histoire de Gustave, concierge

 

d'un palace situé dans le pays imaginaire de Zubrowka pendant

 

l'entre-deux-guerres. Alors que la menace nazie s'étend sur

 

l'Europe, Gustave est le témoin d'un monde qui s'apprête à

 

disparaître et tente de transmettre une part de son histoire à son

 

jeune assistant, le groom Zero Mustapha.

 

 

Le film s'inspire des mémoires de Stefan Zweig et jette un voile

 

de gravité sur l'oeuvre d'un cinéaste à qui certains reprochaient il

 

y a peu de tourner en rond.

 

 

Autour d'un récit hitchcockien en diable ( le concierge et son

 

assistant sont poursuivis par la famille d'une riche veuve qui a

 

légué un tableau précieux à Gustave), l'auteur construit une

 

intrigue saturée de mouvement dans laquelle fugues, évasions,

 

 

poursuites et paysages dévalés à grande vitesse se font la part

 

 

belle.    

 

Contrairement à ce que l'on pouvait redouter (un huis clos dans le

 

palace douillet et vieillot), le cinéma de Wes Anderson n'a jamais

 

semblé si inquiet et si ouvert à l'altérité : comme son précédent

 

film, "Moonrise Kingdom", qui s'ouvrait au chant de la nature et à

 

l'immensité des décors sauvages, "The Grand Budapest Hotel" est

 

un véritable voyage dans le temps porté par le souffle de la grande

 

Histoire.

 

2. La drôlerie demeure

 

      Si le film est porté par cette dimension échevelée des grands

 

récits d'exploration ( une visite de la vieille Europe à travers les

 

yeux d'un cinéaste texan inspiré par les films de Lubitsch, les

 

séries B et les comédies des années 30 ), c'est aussi parce que la

 

santé formelle et esthétique d'Anderson n'a jamais semblé si

 

 

éclatante.

 

  Grâce au film d'animation "Fantastic Mister Fox", l'auteur paraît

 

avoir atteint un niveau de virtuosité lui permettant désormais de

 

jouer sur un nombre considérable de vitesses et de techniques au

 

cœur même des plans (images réelles, stop-motion, maquettes et

 

miniatures). "The Grand Budapest Hotel" est de ce point de vue un

 

chef-d'oeuvre d'action burlesque où l'on passe d'une séquence

 

d'évasion de prison façon Marx Brothers à une hilarante scène de

 

poursuite à ski dans les montagnes (filmée en image par image) en

 

un battement de cils.

 

 Cet art de la fugue fait du scénario une simple ligne de fuite sur

 

laquelle tout semble filer et glisser dans une logique d'affolement.

 

Dans ce cadre, les gags, d'une précision toujours aussi cinglante,

 

s'enchaînent dans un véritable déluge – du personnage de tueur

 

psychopathe incarné par Willem Defoe (aux exactions affreusement

 

gores) aux multiples apparitions de second plan qui font du film une

 

sorte de thriller tragi-comique choral et endiablé.

 

3. Une délicatesse inouïe

 

"The Grand Budapest Hotel" repose sur ce drôle de mélange entre

 

vivacité, mélancolie et franche morbidité – une morbidité qui

 

débouche même sur une dimension implicitement nécrophile poussant

 

avec une belle dose d'ironie noire les limites du style éminemment

 

fétichiste et obsessionnel de l'auteur.

 

 Son univers tiré à quatre épingles (le monde filmé comme une

 

grande maison de poupées) vire ici franchement au musée de

 

figures de cire – à l'image du personnage de vieille amante de

 

Gustave interprétée par une Tilda Swinton croulant sous les

 

prothèses et plus repoussante encore que dans "Transperceneige"

 

de Bong Joon-ho.

 

 Le poids de la vieillesse qui semble raidir les corps et certaines

 

scènes vraiment glaçantes (comme les deux voyages en train

 

interrompus par des patrouilles de miliciens proto-nazis) donnent à

 

l'ensemble une tonalité mortifère tout à fait inédite dans l'œuvre.

 

La terreur de l'anéantissement, vrai sujet de ce récit de traque,

 

recouvre le comique andersonien d'un linceul glacé.   

 

 Pour autant, la délicatesse inouïe avec laquelle Anderson filme ce

 

conte d'hiver et ses paysages de neige, son palace de rêve (dont la

 

façade rose à flanc de montagne est une maquette d'une

 

extraordinaire finesse) et ses personnages résistant

 

héroïquement à cette espèce de nuit de l'humanité donnent à

 

 

"The Grand Budapest Hotel" des allures de fresque funambulesque.

 

   Manière de rappeler que par delà la violence et la sauvagerie de

 

ce qu'il raconte, Wes Anderson demeure le plus doux et le plus

 

mélancoliques des cinéastes burlesques américains en activité.

 

 

 

 

 

 
 
 
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