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23/12/2016

On prépare Noël avec amour, et avec humour

Noël  , bientôt.  

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 Du Père Noël, choisissons d'en    rire...

 

...et si vous n'avez pas été sages,

 

         je vous envoie la mère fouettard. ....

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Con d'architecte 

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13/11/2016

Les cousins Lorrin

Petit message   personnel, vers Moscou

 

Спасибо Татьяна из вашего прохода, видите вы скоро на берегу (диапазон) сразу после холодов! Дружба

 

 

Les cousins Lorrin n’appartenaient à aucune époque, aucun siècle n’était fait

pour eux.


  Ils étaient hors du temps, hors des temps, intemporels, sous la houlette du

patriarche Louis dont on disait qu'il avait fait de brillantes études; je n'ai 

jamais su lesquelles. Jamais il ne travailla. 

 Louis, à l’âge de vingt-deux  ans  avait épousé sa cousine germaine,

Catherine, la fille de son oncle maternel, car il n’est pas bon que se

dissolvent les patrimoines dans les familles cauchoises. La meilleure tactique

avait été donc et depuis de nombreuses générations de faire s’épouser entre

eux les  cousins et cousines, plutôt germains, pour rapprocher les terres,

pour resserrer les demeures, pour éviter de voir s’éparpiller les biens.

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  Ainsi donc Louis, et Catherine , ménage exemplaire,  se virent à la tête de

nombreuses propriétés, domaines agricoles, vastes demeures bourgeoises,

métairies, entourées de haies de peuples et de hêtres , dignes héritiers des

personnages de Maupassant.

 Le lit conjugal servit, et Louis accomplit son devoir d’ensemencement ;

Catherine accoucha en six ans de cinq enfants.

 La vaste demeure longeait la rue principale du bourg, six fenêtres aux

 

barreaux serrés, dont les volets se fermaient dès cinq heures du soir.

 

Un jardin sur l’arrière, prolongé d’un potager, puis les champs. Point d'amis,

 

(Louis aimait à proclamer que les seuls amis des enfants sont leurs parents ) point

 

de fréquentations, hormis l'inévitable curé de la paroisse ,le notaire, et puis,

 

un vieil évêque , dont on ne savait ce qui avait motivé son arrivée dans ce

 

 coin reculé de Normandie. Il venait  une heure  pour le thé quotidien

 

confessait Catherine, écoutait Cécile avec bienveillance, puis repartait

 

jusqu'au lendemain...

 Joseph, le fils aîné, porteur de toutes les espérances paternelles,

fut condamné à réussir son entrée dans la vie militaire.

Surprise, car jusqu’à Joseph, aucun aîné n’avait jamais eu d’autre occupation

 

que de prolonger la dynastie et gérer le patrimoine.


  Joseph entra donc à Saint Cyr. Il disparut en  Indochine.

 

 Henri-Pierre, de treize  mois son cadet, se révéla un enfant fragile,

étrangement artiste dans ce monde sans art . On le mit très vite en pension

chez les Jésuites, pour lui faire le caractère. Henri-Pierre, nous le

découvrîmes il y a peu dans  de la correspondance retrouvée incidemment,

tenta de mettre fin à ses jours à treize ans.

 Il se heurta violemment à la volonté paternelle, qui le destinait à la

magistrature. Il ne parlait que  Beaux Arts, peinture, aquarelle, sculpture, ce

qui lui valait les foudres et les lazzi du père tout puissant .

Catherine se montra  absente de l’éducation. Tout revenait à Louis qui

régentait son monde.


  Cécile, délicate jeune fille, troisième de la famille, se réfugia très

rapidement dans l’extase et la contemplation  du Saint Sacrement. Elle

passait le plus clair de ses journées d’enfant puis de jeune adolescente en

adoration et en prières.


  Quand elle annonça sa volonté de rentrer au Carmel, son père se déchaîna.

Elle se devait à ses parents. Seule fille, il n’était pas question qu’elle opte

pour un autre destin que celui de servante, en quelque sorte, bien que le mot

n’ait jamais été prononcé, mais toujours sous entendu. Elle occupa ce poste

jusqu’à sa majorité, servile, et priante et le soir même de ses vingt et un

 ans, quitta la maison aux  fenêtres grillagées pour rejoindre le Carmel de

Lisieux.

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Son père la décréta morte.

On ne prononça plus jamais son prénom.

Cécile disparut de la vie des  Lorrin.

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 Le quatrième, Edouard,  portrait du père, tout en rigidité et en autorité,

mena  tant bien que mal ses études secondaires à leur terme, puis, élu et

cornaqué par Louis, prit la direction des affaires, ou du moins , de celles que

son père voulut bien lui déléguer. Des peccadilles , qui l’occupaient. Car Louis,

l’âge avançant, ne cédait pas un pouce de ses attributions de patriarche.

 

 Victor était le cinquième : un bien bel enfant.

 Quand il eut trois mois, ses parents se rendirent au Havre pour le présenter

à la famille paternelle.  Au retour, la voiture  quitta la route, Louis ne put

redresser le véhicule qui heurta un arbre ; Victor, des  bras de sa mère, fut

éjecté ; on le retrouva dans le fossé.


  Depuis ce jour, Victor, la cervelle brouillée, innocent à vie, se métamorphosa

 

en valet de ses parents qu’il servit, jour après jour.


  Quand je rencontrai Victor, il était le chauffeur de papa-maman, tout de

noirs vêtus, col rigide pour le père, chapeau à voilette pour la mère.

 Lui, voix hachée,prononciation hésitante, servile et aplati devant la toute

puissance paternelle,me raconta comment il s'était cassé quatre côtes et le

bras droit :

" Victor, il faut couper la branche du pommier qui passe chez le voisin.


  J’ai dit oui papa. J'ai dit oui papa ...


Je suis monté dans l’arbre, j’ai scié la branche, Et je suis tombé comme ça,"

fit-il en levant au ciel ses deux grands bras qui touchaient presque le

plafond.

 Je voyais sa pomme d’Adam qui montait et descendait.

 J’avais à la fois pitié et envie de rire.


Alors papa a pris la brouette, j’avais mal, il m'a dit de m’y asseoir et il m’a

 

reconduit à la maison. Je crois que ça s’est remis maintenant. Mais j'avais

 

mal. "

 

 

 

  • medium_brouette.JPG

 

 

 Victor avait bien entendu scié la branche sur laquelle il était assis. On croit

 

que cela n’arrive que dans les histoires drôles. Non, cela arrive aussi dans les

 

histoires tragiques de la vie. Jusqu’à la mort de ses parents, Victor fut la

 

bonne, le chauffeur et le jardinier, puis, le garde malade.


  Catherine partit, suivie dans le mois par Louis.

Cécile fut prévenue par Henri-Pierre, qui avait installé une galerie d'art  rue

 

Bonaparte, à Paris et qui vivait avec Fabien depuis  plus de vingt- deux ans.

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 Edouard Lorrin avait pris les rênes de l’héritage, marié à une cousine,

 

il était déjà quatre fois père et régentait les biens de mains de maître.

 

 

  Cécile , Mère Marie Raphaëlle, vint, ombre sombre, qui avait obtenu de la

Supérieure l’exceptionnelle permission de sortie.

 Elle  sourit à Victor, qui ne savait qui elle était. Elle l’entoura de ses bras en

ailes protectrices, et le ramena au Carmel.

Il y finit ses jours comme jardinier,  ombre parmi les ombres, entouré de la

 

première affection de  sa vie, serein,  calme, dérangé et gentil.

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22/10/2016

Objectif........plumes ! palombes et paloumayres...

Mon grand père maternel le proclame

haut et fort

 

" Mon cor est à moi " 

 

gd père maternel.jpg

   Sans doute beaucoup de réactions  négatives

       devant cette  chasse de  sauvages,

 

 mais  laissez moi rire !  les fêtes approchent  vous allez

 tous baffrer et bouffer  foie gras, dinde , oie grasse, filet  de

 bœuf et autres  mets   dont vous savez pertinemment  qu'ils

sont animaux, et que leur abattage  ou leur engraissement  sont à

tout le moins  moyens- moyens,

(  je vous entends  déjà: "ah oui, mais là, c'est pas pareil..." )

 

Alors   allez  jusqu'au bout  de vos idées, soyez  logiques

 

et honnêtes  avec vous mêmes 

 

 renoncez à TOUT APPORT ALIMENTAIRE ANIMAL 

 

    Mais  c'est culturel:

 

      la chasse à la palombe, les exquis passereaux ,

 

     faut pas ! tant pis, moi,  je revendique !

 

                           Sud Ouest toujours !

 

   C'est  de saison  on remet  en ligne, d'autant plus que

 samedi dernier, nous les avons  dégustés et testés, ces exquis

 volatiles qui n'ont , pour eux  que le tort  de passer au dessus

 du Sud Ouest

 

   et  en plus, en terre d'Ovalie on est à la fête, putaing,

      top 14 , et bientôt le tournoi des  Six Nations,

 

 

 

je ne  saurais jamais pondre une note plus  informative,

et au cas où des petits  nouveaux  y auraient échappé....

 

 

 

                                   re re belote !

et régalons - nous  de l'automne,

de  ses  champignons,  de  ses petits matins brumeux

et frais, de l'air léger, en Béarn, en Pays Basque, dans les Landes,  partout ! ! 

 

 

   Ce matin , un parfum de landes , de  cèpes ,

 de  girolles  et de  fougères  humides  flotte sur le

 Béarn,

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les vallées d'Aspe et d'Ossau regorgent  de champignons,

 

et la saison se profile

 

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premier article  de saison  

dans le local "La République des Pyrénées"

alors c'est vraiment incontournable aujourd'hui. 

 

Article du  6 octobre

 

 

 A la Saint-Michel, monte l'appeau. A l'approche de la migration des

palombes, le dicton est suivi à la lettre par les chasseurs de Béarn et

Soule. Cela fait quelques jours que les forêts résonnent de coups de

marteau, que les arbres de pause sont taillés ou que les tireurs des cols

pyrénéens habillent leurs postes de tir. Certains sont déjà prêts, d'autres

finalisent le secteur de pause, et dans quelques jours les appeaux auront

pris place sur les raquettes.

Quelques vols de rouquets ont été aperçus çà et là, prenant la direction

des Pyrénées, mais rien de bien significatif. Les palombières du nord du

département ont ouvert leur compteur grâce à quelques palombes

sédentaires qui viennent glaner sur les chênes. Il y a des glands à foison

cette année, et déjà de grandes parcelles de maïs sont ramassées, ce qui

fait le bonheur des belles bleues.

En montagne, les chasseurs ont les yeux rivés au ciel, mais pas de plume

à l'horizon. La clef des quatre temps annonce toutefois un mois d'octobre

doux et ensoleillé, avec un léger vent de nord-est, ce qui devrait porter les

palombes vers les cols.

La saison passée, les comptages organisés par le Groupe d'investigation

sur la faune sauvage (GIFS) ont fait ressortir un passage à hauteur de 1,6

million d'oiseaux. Pour le retour, en mars, les observateurs ont pu constater

un passage important de jeunes palombes.

Mais compte tenu de la semaine annoncée, il faudra prendre son mal en

patience : les grandes migratrices ne prendront le départ vers le soleil que

lorsque les températures auront sérieusement baissé en Europe de l'Est et

du Nord .

 

 

.

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  Je  précise  que  je  ne prends  position

ni pour ni contre,

mais  relate un fait  de société de ma région,

faites -en ce qui vous plaira.

 

 

           Et que perdurent les traditions,

même controversées...

____________

 

L'éternel retour

quelques acquisitions dans un grand magasin  de sport 

un  après midi, à la caisse, nombre  de chasseurs avec

des boîtes  de cartouches, permis  de chasse en main pour

pouvoir en faire l'emplette

ça m'a rappelé quelque chose..........................

 chasse.jpg

c'est de   saison tous les ans,

c'est pareil, mais on ne  s'en lasse pas !

 

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 le temps  a changé , automne, palombes, palombières....

 

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A sujet brûlant, débats ardents,qu'en dites -vous?

En avant, à vous plumes  à vous,   c'est fait pour....

*

 

Paloumayre , c’est un art de vivre.

Parlons-en entre  confit et apéro

*

 

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 Vivre quelques jours,  

voire six  bonnes semaines

entre spécialistes du rien à foutre,

de la bonne bouffe, de  la convivialité, du chabrol,  

entrecôte bordelaise, confit, foie gras,

des palombes au capucin,

haricots maïs, fromage  de  brebis,

gâteau basque... et quelques bouteilles

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( n'oubliez pas  de regarder  la vidéo en fin de note...)

*

 

 

La fièvre chasseresse s'empare du Sud-Ouest et le Pays

Basque est le centre de cette ferveur collective.

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Le mal bleu va encore frapper cette année et ce   jusqu'à

fin novembre, voire  début décembre

 

*

 

Les palombes en font les frais pour finir grillées

ou  en salmis.

On chasse de  tradition, au filet vertical , (la pantière )

dans les cols basques.

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*

Chasse cruelle,  tradition oblige.

La chasse à la pantière est une ancestrale pratique.

 

Mais, en plus de la chasse,

 la période de la passée est celle de la fraternité

et de la camaraderie   gastronomique.

A Bétharamm

le médecin prend  deux semaines  échelonnées

entre le  1° octobre

et le  15 novembre, les commerces ferment,

les arrêts maladie ,les RTT ..

On parle alors de "congé de la plume "

 A Barcus le presbytère  annonce la couleur,  

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« Curé à  la chasse »

 

 sur la porte du presbytère.

 

Quantité de villages du Béarn,  des Landes,

 

 du Pays Basque , vivent au ralenti.  

 

Les paloumayres sont   de  sortie.

 

 Voici quelques aspects des palombières, 

 

en pleine activité saisonnière.

 

De la maladie bleue,

tous n'en meurent pas

mais tous sont touchés...

 

et pour tout savoir, ne ratez pas la vidéo...

je redis...

*

On s'active pour rendre les palombières les plus accueillantes possible, en prévision des longues heures à attendre les migratrices.

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06/04/2016

Les vacances , Helconide et sa tribu

Une aventure d'Helconide  Rendez-vous au Parc - Parc national des Calanques

 

                    Organiser l'été des enfants ?

          Tuant, horripilant, démoralisant,  exténuant .

 Il faut les occuper, penser pour eux, organiser, prévoir, amuser, divertir, sortir, veiller à les éloigner  des écrans,  source  de félicité  moderne, mais  les faire bouger, respirer, voir autre chose, ailleurs, mes parents disaient bien  que l'été , c'est fait pour ça, alors , je dis pareil.   

      Fin février, on commence  à y penser sérieux.

 A peine remise des obligations des fêtes  de fin  d'année, à peine rangées toutes les affaires  de ski, lavés, les sacs  de couchage, nettoyées les godasses, plié le linge adequat jusqu'à l'hiver prochain, je me colle à l'organisation des vacances des chers bambins, qui n'en sont plus  vraiment.

 On  sait  que pour la Toussaint  le programme est  familial - serré, nous 6 , rien  que nous en Normandie,

 une vraie semaine de complicité, de partage, crevante, exigeante , exaltante   et sublime semaine que nous adorons, mais les enfants n'en sont plus, réclament maintenant leus vacances, leurs plaisirs, leurs amis,et qui doit  faire, organiser? moi bien sûr.

 

  Entre  temps,  il y aura   Pâques , en Bourgogne, on adore , là, c'est rituel et réglé, départ collectif  des  quatre chez  Papito et Mamita, trop heureux, disent -ils de récupérer leur petite - progéniture pour  10 jours.

 

 Et moi donc...

Et chaque année, c'est pareil, je me  promets  de penser à moi, de débrayer, et  à chaque fois, l'idée obsédante des deux mois d'été me prend aux tripes. Ça  y est,  début  avril,  je commence  à  flipper.

 

  J'ai déjà commencé  à  consulter  les offres et propositions des catalogues  de colos, de camps, d'activités, et même cette année  j'ai plongé dans les voyages linguistiques au long cours, 3 , 4, 6 mois, en immersion totale, loin du berceau, des doudous, des parents, avec l'impossibilité de communiquer en Français, on garantit qu'ils reviennent parfaitement bilingues.

 C'est tentant.( Je n'ai pas encore bien réalisé qu'en échange, il y aura, Franzy, , Pia, , Angus...pour autant  de   temps à la maison, on avisera le moment  venu ...)

  Je m'engouffre dans la brèche, je contacte, je note, j'évalue, j'en parle  .

 

   Pour l'aîné  , c'est pas  gagné :

l'idée  de   3 mois  Outre Manche, pour  soigner son 6 de moyenne annuelle en  fin  de Première  est bien loin  de l'enthousiasmer. C'était sans compter avec Benoît, le meilleur pote, qui, lui, part en Angleterre pour  6 mois. Du coup, Emmanuel se prend illico presto  d'un frénétique " à nous les petites Anglaises " et en deux coups  de cuillère  à pot, l'affaire est réglée; il part de mi  juillet à fin septembre . Yorkshire Dales campagne

                               Ouf ! et d'un !

 

 Le deuxième, ce  sera beaucoup plus simple :

fou de montagne,  d'escalade, caressant du haut  de  ses quinze ans,  le beau projet de devenir berger l'été et chirurgien l'hiver , il passera  un mois avec son parrain Etienne  , le berger aux 400 brebis , comme l'an dernier , dans les estives, à crapahuter, et chasser le "dahu menaçant", à découvrir la rude  vie  du berger: il adore et en redemande  depuis sa première expérience  .

  Etienne  ramène ensuite Augustin dans la vallée, où il poursuivra  l'été avec les trois filles du berger , partageant son temps entre randos, jours d'escalade, bivouac. Pour lui, le bonheur assuré.

 

  Restent les jumeaux : alors , là, pas simple.

 Ils sont inséparables,

 enfin, presque, ...

 mais  ne font rien en commun.  Normal, un garçon, une fille.

 Des muscles et de la douceur.

 

Oui, mais pas dans cet ordre :

  Luc, c'est  bouquins, photo, dessins,  cette année sans doute première tentative d'aquarelle, il ne veut pas  s'éloigner   de la maison ,  de son nid, et de sa prof de peinture qui sera là tout l'été. Nous respectons son désir, son désir aussi de  solitude.

 Marie, elle, c'est  des coups , des plaies et des bosses,

 club de rugby pour filles,  course à pieds, escalade , accrobranche, via ferrata, ...vacances,organisation,clé,famille

 Une  chance  folle pour cet été, une belle soeur prend avec eux la terreur du muscle, pour un mois et demi dans sa propre famille en Suisse. Réunion  de cousins-cousines, pour Marie , l'idéal.

 

  Les choses se mettent bien en place. Pour la rentrée  on avisera.


12 juillet :      Luc a pris ses quartiers d'été, Marie, est partie vers l'Helvétie heureuse,    Augustin a rejoint les estives  des hautes vallées , et nous sommes dans les affres du départ d'Emmanuel.

 Nonchalant, plus qu'ado, il traîne,  et attend  que je fasse sa valise, après avoir montré le maximum  de mauvaise  volonté, jetant pêle - mêle  les tennis crades, les slips, sans  vérifier leur état, les bouquins, des tee shirts  sales, ses Cd, ses romans policiers... Bref, me poussant à mettre mon nez là où je m'étais promis  de  ne pas intervenir.

 Enfin en cette soirée du 13 , nous l'accompagnons à l'aéroport d'où il s'envole, avec Benoît ,  pour trois mois dans la campagne  du  Yorkshire.

 

 Nous regardons  s'envoler notre grand, avec au coeur  cet étrange partage de pincement et de " ouf ", que tous les parents connaissent un jour ou l'autre.

 

  Le 15 , en fin de matinée, je reviens du marché, bien plus légère que  de  coutume , car de six nous ne sommes plus  que trois à partager les repas .

  Rituel suspendu le temps d'un 14 juillet férié, j'ouvre la boîte à lettres. 

 

  Ou plutôt, je voudrais bien ouvrir la boîte à lettres, quand je réalise, que sur mon trousseau, il n'y a pas la clé de la boîte à lettres.

Et que la clé de la boîte à lettres, elle est sur le porte clés d'Emmanuel...

 Et qu'Emmanuel, il est parti avec son trousseau  et avec la clé  de la boîte à lettres...car seule clé  ayant échappé à la perte subie par  les autres exemplaires  de la famille,  celle d'Emmanuel lui accorde d'avoir la charge de relever tous les jours le courrier.

  Et qu'Emmanuel, bien sûr, il a oublié  de la laisser, et que moi, bien sûr, je n'y ai pas pensé, et que Louis, le  père n'a pa réagi non plus. Et que , la clé, et bien, elle est dans le Yorkshire...

 

  Le soir même, long échange téléphonique  en Anglais avec les correspondants d'Emmanuel ; le règlement est strict, nous ne pouvons pas lui parler en Français. Nous expliquons et nous entendons le père  d'Angus prononcer cette ultime  phrase, avant   de raccrocher :

 

 " Keep  cool,  il s'en est aperçu, nous vous l'avons renvoyée par lettre." ......

(traduction assurée par l'auteur, moins les hurlements............................ )

Photo d'un trousseau de clés d'intendant de collège

 

 

 

 

 

 

 

 
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