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11/11/2017

11 novembre, mémoire, Les Tragiques

 

 

11 novembre, mémoire  

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Et   bientôt  centenaire de   cet anniversaire de l'horreur,

        

.... " déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri."  

 

                         Aragon " le roman inachevé  1956

 

Retour dans le temps  :

 

                   1 août 1914 , il y a cent trois   ans

   

  tous les clochers   de   France sonnaient le tocsin,

  un siècle ! si loin  , si  proche, mes grands parents

  paternels avaient 23 et 24 ans et allaient   se marier,

  ils attendront quelques années...banale anecdote dans la

  fournaise de ces années sans nom.

 

 

 

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"Il regarda tous les clochers de l’horizon l’un après l’autre, à sa gauche les clochers de Courtils, de Précey, de Crollon et de la Croix-Avranchin ; à sa droite les clochers de Raz-sur-Couesnon, de Mordrey et des Pas ; en face de lui, le clocher de Pontorson. La cage de tous ces clochers était alternativement noire et blanche.
Qu’est-ce que cela voulait dire ?
Cela signifiait que toutes les cloches étaient en branle.
Il fallait, pour apparaître et disparaître ainsi, qu’elles fussent furieusement secouées.
Qu’était-ce donc ? évidemment le tocsin.
On sonnait le tocsin, on le sonnait frénétiquement, on le sonnait partout, dans tous les clochers, dans toutes les paroisses, dans tous les villages, et l’on n’entendait rien."

Victor Hugo, Quatrevingt-treize, Première partie, Livre IV, 2

 

(Aures habet, et non audiet)

 

 

1914 les Français découvraient sur la porte des mairies l'ordre de

" mobilisation générale" invitant notamment trois millions de

réservistes à rejoindre dès le lendemain les 800.000 soldats en

service actif.

 

Deux jours après, l'Allemagne déclarait la guerre à la France et

débutait le premier conflit mondial, au cours duquel 8,5 millions de

Français seront mobilisés de 1914 à 1918.

 Celle que l'on croyait la der des ders

   à travers leur  jeunesse, leurs  vies  fracassées,  tranchées,  hôpitaux,

combats, désertions, mutineries, violence, horreur,  folie, courage et

lâcheté, côté français, côté allemand,

 

 

1 million  400 000 ,

 

   ils  furent  1 400 000  Français à n'en point revenir

des familles entières   dispersées, qui le père, un fils, deux fils, trois fils,

l'oncle,  les cousins, les amis, les  fiancés, les  voisins

 

  sur les Monuments aux Morts, atroce de    voir s'aligner le même

patronyme   précédé de prénoms différents.

  J'avais  été  bouleversée à Barcus, à Sainte Engrâce, ces petits bourgs du

 Pays Basque, qui payèrent un  tribut effroyable   et virent leurs forces

vives vidées, englouties;

 partout  en France,  regardez ces listes noires  gravées dans la  pierre,

elles nous rappellent l'horreur, l'arrivée des nouvelles  auprès des familles

martyrisées.

 

      Au total, la guerre  faucha  plus de  9 700 000 militaires

et 8 800 000 civils de par le  monde. 

 

 Quelques titres pour donner corps,  visages,  âmes , à ces  années terribles

et à leurs conséquences  sur la vie des Hommes

 

"Au revoir là-haut "

  extraordinaire Prix Goncourt 2013, lisez-le vite  et allez voir l'adaption  de Dupontel  pour le grand écran    si ce n'est déjà fait :

 

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30/07/2016

Un peu de lecture...

  Histoire de  se changer les idées, de se  laver la tête ,

 de retrouver un univers, des univers d'ailleurs...

 

            quelques  bibliothèques inattendues

 

   ça peut pas  faire   de mal. Et ça fait même  du bien.

 

Une lecture  que je vous recommande pour son écriture,

pour le sujet, amour  et devoir d'Etat , pour Racine,

éternel Racine.

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28/10/2015

Début d'automne en pages douces

 

"Un livre ouvert est un cerveau qui parle ;

fermé, un ami qui t’attend ;

oublié, une âme qui pardonne ;

détruit, un cœur qui pleure."


Robindranath Tagore

 

 

 

 

Hier, en direct du musée du Bardot à Tunis,

on a appris que Sansal  était  mis out

de la sélection  du Goncourt 2015;

se battre depuis si longtemps  au péril de sa vie

contre les intégrismes

 n'est pas si bien vu que

cela .

Sans Goncourt , Sansal  a l'oreille attentive de

ses lecteurs, sa parole  ne  s'en taira pas

pour autant, c'est cela qui compte avant  tout.

 

 

"  2084 "

 

La fin  du monde

le dernier  ouvrage  de  Boualem Sansal,  Gallimard  collection Blanche,  retenu sur la liste des candidats au prix Goncourt 2015  ne le  laissez pas passer !

 

Sansal s'inscrit ici  dans la ligne de Orwell pour dénoncer et brocarder  les  dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

 

Et relisez ( ou lisez, vite  )  "Le Serment des Barbares " 

à " La Grande  Librairie "  du 24 septembre, divergence  profonde  entre Yasmina  Khadra et  Boualem Sansal, je penche davantage du côté  de Sansal, mais  ça   ne regarde  que moi.............

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Boualem Sansal : "2084. La fin du monde"

 

 

 

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Il en restait un  de la production de  Jean-Christophe  Rufin, un qui avait échappé à ma lecture,  "GLOBALIA" :

  La démocratie dans Globalia est universelle et parfaite, tous les citoyens ont droit au " minimum prospérité " à vie, la liberté d'expression est totale, et la température idéale. Les Globaliens jouissent d'un éternel présent et d'une jeunesse éternelle. Évitez cependant d'en sortir car les non-zones pullulent de terroristes et de mafieux. Évitez aussi d'être, comme Baïkal, atteint d'une funeste " pathologie de la liberté ", vous deviendriez vite l'ennemi public numéro un pour servir les objectifs ...

  si vous aimez  réfléchir un peu sur  notre société, sur la liberté, l'uniformité  et l'ennui, sur la toute puissance  du pouvoir économique, sur les politiciens  fantoches, la destinée écologique  de la planète,  le rôle des media, la place  de l'étude   de l'Histoire, le contrôle de l'information...si vous aimez la belle écriture,  

 bref si tous les sujets  qui font notre  quotidien vous  intéressent, jetez   vous  sur Globalia, un roman d'anticipation ,  une  fable politique  dans la veine  du Meilleur des Mondes ou de  1984

 J'en tire une conclusion effrayante :

 

   Méfions -nous des avenirs radieux............................

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Lecture à la radio : délicieuse émission de Guillaume Gallienne,

 

     entendre Proust !

     ne  vous privez pas  de  ce moment   de pur bonheur.

 

L'été est une délicieuse période pour ouvrir, rouvrir des pages et

des pages.

 

 " Les livres sont des amis discrets qui ne viennent

 

   que quand on le souhaite." 

 

 

                                                         Eugenio Orrego Vicuña

 

 

 Que vous proposer pour ces  journées chaudes où l'ombre des

maisons  favorise la lecture, l'évasion immobile ?

 

  Un passage dans une maison que je vénère , villa Sully,  dans ma

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es littérature,

 Georges Bourgeade,

celui qui  a tant et tant marqué

ceux qui sont passés par  son

enseignement,

retrouver son bureau intact tel que je l'ai connu il y 50 ans,

la platine  aux disques vinyl,  bavardages à n'en plus  finir

avec sa fille  Jeanne,  partages émouvants ,  et partout, comme

disait Sartre, " ces pierres levées, droites ou penchées, serrées

comme des  briques sur les rayons de la bibliohèque, ou noblement

espacées en allées de menhirs... " , ces livres sur lesquels

nous avons adossé nos exitences.

 

  Saint-Simon, Maupassant, les auteurs russes,  Jules  Renard,

  Camus,Balzac, Flaubert, Montaigne, Claudel, Gide, Proust, les

  Grecs et les Latins, ...les collections  de La Pléiade, Les Belles

   Lettres...

 

 Je n'ai plus envie d'autres lectures, seulement   me replonger

 dans ces adossements,

 l'été plus encore, le temps  s'offre, il faut du souffle, de la

disponibilité pour ces pages :  ce sera sans doute le choix d'  une

nouvelle lecture   de    

 "  La Recherche  du Temps  Perdu ",

pour moi qui ai en partie  retrouver le temps  lors  de ces

derniers jours . Bel été  à vous, avec des lectures magnifiques.


 

MISE à JOUR  (et  à JOUIR ) :

 

Le beau temps  vous fait sortir?   Curieux, moi, il m'incite à me

caler sur le transat,  bientôt sur le  sable, avec un  bouquin, 

 

comme d'habitude, mais au soleil, au grand air, histoire d'aérer

le neurone , le dernier actif, celui qui tourne en boucle;

 à peine  achevés  "  Check-Point   "  

le dernier cru ( excellent   ) de Jean Christophe Ruffin

et   "Le Voyant  "  de  Jérôme Garcin  ( voir billet  précédent )

je fouille,  je reviens vers des amours anciennes, je quitte

certains, j'en reprends  d'autres   :

" Le Royaume  "    d 'Emmanuel Carrère ,

" La déesse des petites victoires  "  de Yannick Grannec,, 

 

 Paul Veyne " Et dans l'éternité  je ne m'ennuierai pas "

 

 

 

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          le printemps est là, le transat en est tout  guilleret

 les habitudes de lecture,

    automne, hiver, printemps, été demeurent .

   On reprend et on complète  une note  de novembre dernier:

  ( je le ferai  régulièrement  sur cette même page ,

 

 jusqu'à ce       qu'elle explose !) 

 

          je lis, tu lis, il lit,

                 nous lisons, vous lisez, ils  lisent,

                                       

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 2014  s'annonçait   aussi remplie  que 2013 :

 

 

2015  est déjà bien fournie:

les livres, toujours les livres, l'infini bonheur  de  s'immerger  au fil des pages  dans la fiction,   ne plus  voir passer le temps, des nuits jusqu'à pas d'heure, mais qu'importe ! le bonheur  de la lecture l'emporte sur  tout et comme je plains  celui  qui se  tient ignorant  de  ce bonheur - là.

 Entre  amis, entre nous, on commente, on s'échange et des livres, et des titres, on  s'écharpe, pas toujours d'accord sur le ressenti, ( tient , j'ai beaucoup de mal avec " Confiteor "  du Catalan  Jaume Cabré )

  Après avoir achevé tout Mankel,

                                             henning mankell : Fatras en bleu

 

 

                     tout Lemaître,

           Pierre Lemaître, du polar au Goncourt et vice-versa : Fatras ...

 Robert  Goddard, "Heather Mallender a disparu",  du mal à finir, trop répétitif, filandreux, tire à la ligne.

"La Salamandre " J C Ruffin,

 Caryl  Ferey avec un thriller  politico-ultra  violent " Mapuche " sur la dictature argentine,  

"Millenium " de Stieg Larsson (c'est fait, c'est lu !) ,

découverte  :

Stuart  Neville , pour   "Les fantômes de   Belfastun Irlandais  qui nous  trimbale avec une force surprenante dans la société irlandaise , toujours  bouleversée par la guerre civile,

 

 un  Ecossais, Peter May, pour  "L'île aux chasseurs d'oiseaux "

 

premier  volet de la" trilogie de Lewis"

 

et puis un  romancier  du grand nord norvégien  Jo Nesbø

( " Chasseurs de tête " ,"Le léopard " )

le dernier Marc  Dugain " L'Emprise "

 

je m'attaque  à l'intégrale  de  Mickael  Connely

 

Je vous donnerai mon sentiment  dans quelque temps.

_________________________________________

 

4 novembre 2013 :

Terminé  " Les chaussures italiennes, "  avec émotion,   Mankell est vraiment un  très grand  de la littérature

 

Hier, relu  " La Chambre  des  officiers  "

 Marc DUGAIN

    vision d'apocalypse " intimiste " de la guerre de 14 - 18 à travers le sort des  gueules cassées, ces hommes fracassés dans leur chair et leur cœur,

l'évolution  de la chirurgie maxillo-faciale qui en était à ses balbutiements, 

univers  clos de l'hôpital, où sont  plus  que partout  cloisonnées les classes sociales, 

l'armée reflète la société, séparant les hommes  de  troupe des sous officiers,  eux mêmes  séparés des officiers, et de la seule femme blessée qui brise  le tabou et rejoint ses compagnons d'infortune. Un livre dont on sort  aussi fracassé  que les protagonistes.

 

"...Le blessé à la peau mate s'est éteint ce matin. L'éclat d'obus a fait son œuvre au cerveau sans lui laisser la moindre chance. On est venu l'enlever quelques minutes après la première ronde de l'infirmière, à la hâte, comme pour faire disparaître toute trace de son passage. Un nouveau blessé est venu le remplacer quelques heures plus tard. L'infirmière, parce que je suis le plus ancien de la chambrée, se fait un devoir de m'informer des mouvements. 

J'apprends ainsi que le nouveau venu est un pilote dont l'aéroplane s'est écrasé en flammes dans les plaines de la Marne. Les Allemands sont donc arrivés jusque-là! Il est encore vêtu de ce blouson et chaussé de ces bottes d'aviateur qui font l'admiration des hommes de l'infanterie. Mais son visage, que je n'aperçois que dans le clair-obscur de la fenêtre qui surplombe son lit, ressemble à un grand caramel noir, brûlé et déformé. Plus trace de moustache ni de paupières. Plus aucune forme humaine. 

Lors de sa visite quotidienne, le chirurgien m'annonce que ma première opération a été un succès. Qu'il a réussi à venir à bout des multiples constrictions que le repli des tissus déchirés avait engendrées. Il détaille la suite des opérations avec beaucoup de franchise, conséquence, dit-il, de la confiance qu'il accorde à ma qualité d'officier:
- Pour tout dire, lieutenant, je suis dans l'attente de matériaux nécessaires à la reconstitution de votre maxillaire supérieur, et en particulier de votre palais qui, vous le savez, fait défaut. Pour cela, je ne vois pas d'autre méthode qu'une greffe osseuse. J'envisage de vous greffer des os humains. Je suis dans l'attente d'os de nourrissons qui seraient décédés fortuitement. J'ai informé mes collègues, médecins des hôpitaux civils, du caractère pressant de ma requête. Dès que l'un d'entre eux sera en mesure d'y accéder en me fournissant cette "matière première", si vous me passez l'expression, je pourrai hâter la reconstruction de votre mâchoire supérieure. Cela ne se réalisera pas bien entendu en une seule opération, mais nous sommes sur la bonne voie. 

A la nuit tombante, la chambre aux hauts plafonds est silencieuse comme à l'accoutumée. J'appréhende ces nuits agitées, ces cauchemars oppressants qui me réveillent à intervalles réguliers et qui recommencent là où ils s'étaient interrompus, avant que je me rendorme, bercé par le râle sourd de mes compagnons qui s'accrochent à la vie sans le savoir. 

Les réveils sont encore plus terrifiants, car ils déchirent le voile de l'irréel. 

Seul l'éther parvient à réveiller mon odorat..., pour l'endormir aussitôt. Et le goût, qu'on dit venir du palais, s'efface pour toujours devant la soupe de légumes broyés qu'on m'entube jour après jour. J'ai la sensation que toute ma personne est désormais organisée autour de ce trou, de cette béance qu'on ne sait combler. Seuls les bois de cerf repoussent après la tombée. Et lorsqu'on en est au point de joindre la lèvre inférieure au bout d'un nez qui n'a plus de cloison, on est incapable d'imaginer comment on pourrait donner forme à ces guenilles. 

Je rêve de Clémence chaque nuit. Le jour, je me défends d'y penser, de raviver son souvenir et encore moins d'imaginer son avenir. Ce qui différencie l'animal de l'homme, c'est que l'animal ne fait aucune place au futur. Dans mon cas, ce serait une commodité. Mais le présent n'apporte aucun soulagement non plus. 

Je n'ai pas encore le goût de lire les histoires des autres, de me plonger dans la trame de leurs vies, alors que la mienne me paraît si chahutée. Tandis que mes compagnons luttent pour le retour à la conscience, je joue aux cartes, seul; je fais les patiences que mon grand-père m'a apprises. De temps en temps, je fais une pause dans mes réussites pour observer les autres et, dans le silence de cette grande chambre, je ne vois que leurs poitrines se soulever au rythme de leur respiration. 

La nuit est tombée depuis plusieurs heures. Le chirurgien entre dans la salle. Il est seul et sa démarche est plus lente qu'à l'habitude. Il tire un tabouret à lui pour s'asseoir. Il se penche sur moi, examine rapidement les plaies.
- On progresse, Fournier, on progresse. Vous êtes hors de danger. Je pense que vous vous en doutiez, non? Maintenant, il nous reste ce trou. Mon problème, c'est comment arriver à endiguer ce flot continu de salive. Tirer de la peau pour refaire la lèvre supérieure, c'est rien; le plus dur, c'est de faire prendre les greffes de cartilages pour que cette peau puisse s'appuyer sur du solide. Vous avez eu de la chance d'une certaine manière: votre langue est pratiquement intacte. Vous avez tout ce qu'il faut pour parler, mais pour que ça devienne audible, il faudrait pouvoir canaliser le son. Pour l'instant, il part dans tous les sens, inévitablement. Mais on va y arriver, vous verrez. 

Puis, se retournant pour contempler la salle:
- Pas encore grand monde ici. Si vous voyiez chez le simple soldat: on travaille à guichet fermé. La première salle, de quarante-huit lits, est pleine. De mémoire de chirurgien, on n'avait jamais vu ça. Surtout pour les blessures du visage. C'est à cause de l'artillerie. Les Boches, c'est pas le genre à balancer du petit plomb. La médecine avance, elle fait des pas de géant. D'ici la fin de la guerre, on refera des faces à neuf, comme si rien n'était arrivé. De la destruction massive pour élever le niveau de la connaissance, c'est paradoxal, non? Bon, il va falloir que j'y aille, j'opère à cinq heures demain matin; j'en ai fait quatorze aujourd'hui et il n'y en avait pas deux de pareils, il y a tellement de cas différents que je me demande si un jour on va arriver à une typologie des problèmes. Les jambes, les bras, c'est simple, on coupe. Plus ou moins haut, mais on ne fait que couper. En maxillo-faciale, le problème n'est pas d'amputer, mais de faire repousser, et ça, c'est passionnant. Plus pour nous que pour vous, j'en conviens. Allez, cette fois, je vais me coucher. 

Il me fait une petite tape amicale sur le bras en se levant, puis s'en va jeter un oeil sur mes camarades avant de quitter la pièce en lâchant un grand soupir. 

Il est déjà tard. J'ai décidé de me relever. J'ai mal. J'ai froid de l'intérieur. Je défais un des nombreux lits inoccupés pour me saisir d'une couverture dans laquelle je m'enroule comme un Indien d'Amérique. Je marche dans le couloir en direction des lumières de la rue. Là, à la fenêtre, je trouve naturellement un angle où la vitre, fusionnant l'obscurité profonde de l'hôpital et la lumière des becs de gaz, dessine une image qu'elle me renvoie. Je suis dans ce qu'on appelle une "phase de séchage", je n'ai pas le moindre bandage et je découvre ainsi l'image d'un homme avec au milieu du visage un tunnel aux contours loqueteux. Ce reflet irréel et pourtant vrai ne m'affecte pas; je m'étonne de ne pas avoir envie de pleurer ni de ressentir la moindre angoisse, et je suis d'autant plus surpris quand mon estomac, consciencieusement, se met à vomir sur la couverture empruntée. Je n'en suis plus à compter les défaites. 

Bonnard fait son entrée après la séance de soins du début de l'après-midi. Il semble toujours aussi impressionné, à l'affût de détails qui viendraient lui confirmer que c'est bien son ami qui est en face de lui. Il approche sur la pointe des pieds, de peur de réveiller ceux dont on attend fébrilement le retour à la conscience. Il me tend une lettre:
- C'est tout ce que j'ai trouvé dans ta boîte. 

Je décachette l'enveloppe. Je ne veux pas lui donner une importance inconsidérée. Cette lettre est mon ultime lien avec le monde. De ma main qui ne sert pas à tenir la lettre, je serre l'avant-bras de Bonnard comme si j'étais au bord d'un précipice. Et je lis:
Cher Adrien,
Le moment que j'ai volé à vos côtés m'a paru bien court, mais d'une délicieuse intensité. J'ai cédé à la profondeur de votre regard, qui donne cette impression de force à votre visage si parfait. Nous avons cédé, j'en suis sûre, à cette folle journée de mobilisation. Vous connaissez mes engagements et la nécessité qu'a de moi celui auquel je suis liée. Se revoir serait une folie. Il ne faut rien construire sur cet attrait physique partagé mais sans lendemain. Il serait trop cruel de votre part de m'en tenir rigueur.
Pardonnez-moi donc de ne vous laisser aucune adresse et de confier aux soins du hasard de nous revoir un jour. Je n'oublierai pas le visage qui m'a enchantée. Merci de me laisser à mes devoirs.
Votre sincère et dévouée,
Clémence 

Je replie la lettre consciencieusement. Je la pose sur ma petite table de chevet. Je prends mon ardoise d'écolier, ma craie, et j'écris:
- Merci de t'être dérangé, cette lettre était importante. Parle-moi de toi, que deviens-tu?
- Je suis affecté au bureau d'études de Bachelot et Roy, une usine d'armement qui fait des fûts de canon. J'ai l'impression d'être utile, je participe à l'effort de guerre. Bien sûr, mon nom ne sera pas inscrit dans les livres d'histoire pour les enfants, mais je fais de mon mieux pour aider le pays. As-tu des nouvelles du front? 

Je fais non avec mon index.
- On a eu chaud: les Allemands nous ont fait reculer sur les bords de la Marne. Finalement, on a réussi à les repousser. Il s'en est fallu de peu qu'ils n'entrent dans Paris. Nous avons repris l'offensive maintenant, mais je crains que la guerre ne dure plus longtemps que prévu. Si tout n'est pas terminé avant l'hiver, il faudra attendre au moins le printemps, ou l'été. 

Nous sommes dimanche. Bonnard passe le reste de l'après-midi assis à côté de mon lit. Je ne lui propose pas de petite promenade, je n'ai pas le courage d'affronter le regard d'un homme debout, même si c'est un estropié, c'est encore trop tôt. Je condamne donc Bonnard à me parler pendant tout cet après-midi. Et son agilité dans l'art difficile du monologue me montre une fois de plus la finesse de son esprit et la qualité de son amitié. 

Je me souviens de son goût pour la peinture et de ses dons que j'ai pu entrevoir lorsqu'il laissait traîner un dessin ou une aquarelle dans sa chambre d'interne à l'école. Je sais que c'est une passion d'autant plus forte que c'est sa petite main qui peint, alors qu'il s'est obligé à écrire de la main gauche. Il me parle des cubistes, ses maîtres, et m'affirme que cette école ne résistera pas à la violence de l'époque. Que lui-même travaille à donner plus d'expression à son travail et que l'après-guerre sera une période de profond bouleversement pour l'art pictural. 

Lorsqu'il me quitte à la nuit tombante, sans jamais m'avoir vraiment parlé de lui, il promet de revenir le dimanche suivant. 

La dernière infirmière passée, les lumières se sont éteintes les unes après les autres. J'ai rendu mon repas, mon estomac est las de travailler seul, sans aucun soutien de mes dents. Mes glandes salivaires s'emballent en produisant d'énormes quantités de mousse. Je ne sens aucune amélioration sur le chemin de la déchéance. J'attends qu'un nourrisson soit arraché à l'amour de ses parents pour qu'on me ponte la mâchoire supérieure. Celle dont j'attendais un peu de vie m'écrit pour me clouer sur une porte comme une chouette blanche et nous sommes sur le point de perdre la guerre; Bonnard me le cache par amitié. 

Je me lève à tâtons pour rejoindre le placard où sont rangées mes affaires militaires, en attente de consignation dès que ma réforme définitive sera prononcée. Mon pistolet est bien là, dans son étui. Erreur administrative: il aurait dû être consigné. Je sens sa lourde crosse. Les balles sont dans la ceinture. J'en prends trois, que j'enfonce avec beaucoup de précautions dans le barillet. Trois balles pour trois bonnes raisons de mourir. J'appuie le canon sous mon oreille, le seul endroit indolore de ma tête. 

C'est une étrange sensation que de se sentir à sa propre merci. Un moment privilégié pour réaliser à quel point l'existence se déroule dans la peur de la fin. 

Ce n'est ni l'image de ma mère, ni celle de ma soeur ou de mon grand-père qui m'empêchent d'appuyer sur la détente; c'est simplement l'idée que je suis en train de terminer un travail commencé par les Allemands. 

Je range finalement mon pistolet dans sa sacoche, là où je l'avais pris. Je referme le placard avec grand bruit, en espérant que mes compagnons vont enfin se réveiller. 

Le service occupe maintenant cinq chambres. Au premier étage, deux chambres pour les simples soldats. Au deuxième étage, une chambre pour les officiers subalternes blessés de la face. Au troisième, une chambre pour les officiers subalternes défigurés et, au fond du couloir, une chambre plus petite pour les officiers supérieurs. Cette chambre ne compte qu'un seul pensionnaire, un colonel. 

Le premier de mes deux compagnons à sortir de l'inconscience est celui qui tient dans sa main refermée un petit crucifix d'argent. C'est un capitaine de cavalerie tombé lors d'une offensive matinale dans l'Argonne. Henri de Penanster, c'est le nom inscrit sur la fiche accrochée aux barreaux de son lit. Sûrement un Breton. La moitié de son menton a été emportée par un éclat d'obus qui lui a déchiré la carotide au passage. L'oeil crevé, l'orbite défoncée, c'est un fer du cheval qui le suivait et qui l'a heurté en retombant tué par les balles de l'ennemi, alors que Penanster gisait déjà, couché par sa première blessure. Penanster aurait dû se vider comme un lapin, si la boue n'était pas venue endiguer l'hémorragie de sa carotide ouverte. Encore conscient et se croyant condamné, il a supplié une petite infirmière de l'avant de lui procurer une croix. Elle a décroché celle qui était à son cou; il l'a prise dans sa main qu'il n'a plus desserrée, même dans ses moments de profonde inconscience. 

Il n'avait pas encore repris ses esprits qu'on lui a installé un ouvre-bouche à vis pour lutter contre la constriction des mâchoires. Chaque jour, une infirmière vient mesurer les progrès de l'ouverture buccale, qu'elle note soigneusement sur une feuille de papier suspendue au pied de son lit. 

Pierre   Weil, le pilote brûlé, est recouvert de matières grasses sur le visage et sur les mains. Lorsqu'il a été touché, son moteur s'est enflammé, lui embrasant les mains et le visage autour des lunettes qui protégeaient ses yeux. Comme le sort n'en avait pas encore terminé avec lui, l'atterrissage en catastrophe s'est achevé contre un arbre qui l'a projeté en dehors de l'habitacle, le sauvant de l'incendie en lui fracassant le visage. 

Il n'y a finalement que les morts qui puissent nous envier. Et encore, j'en doute. 

Clémence est en filigrane dans toutes mes pensées. Le sentiment de trahison qu'a fait naître sa lettre ne m'a détourné d'elle que pendant quelques jours. Je sais que je la reverrai, cela dût-il prendre des mois, des années. Je la regarderai se faner, je verrai le temps affaiblir ses contours, creuser sa beauté. Car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m'a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n'ai pas eu le courage de me suicider. J'ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l'aigreur menacent. Je fais face à l'ennemi intérieur. 

Les feuilles des arbustes de la cour des convalescents ont pris leurs couleurs d'automne. Elles commencent à tomber, couvertes de givre. La guerre prend ses quartiers d'hiver, chacun se cantonne dans ses positions, dit-on. Bonnard avait raison. Bonnard a souvent raison. De nouveaux pensionnaires ont rejoint la chambre du silence. Aucun ne parle. On se croirait dans une bibliothèque où chacun étudie dans le respect des autres. Les plus hardis se lancent - le plus souvent la nuit - mais le son qui sort d'eux ne dépasse pas celui de l'eau qui bout. Ils sont arrivés, jeunes, moins jeunes. Qu'importe maintenant, les blessures ont aplani les différences. 

Les dix places sont occupées, la chambrée a fait le plein. Penanster et Weil ont été installés de chaque côté de mon lit. Penanster fait ses premiers pas, sans toutefois lâcher les barreaux de son lit. On l'a libéré de son ouvre-bouche qui ne donnait pas les résultats espérés. La pince en bois qui lui a succédé a également déçu. On lui a finalement préféré le sac de charbon, qui prend appui dans la mâchoire inférieure à l'aide de cordelettes. Tous les après-midi, il passe une heure debout, dos au mur. Une sangle au front lui plaque la tête contre ce mur afin qu'elle ne bascule pas sous l'effet du sac de charbon qui tire la mâchoire vers le bas. Et tout cela se passe dans une salle qu'on appelle la chambre des suppliciés, un local effrayant où les blessés se succèdent pour des exercices au cours desquels des appareils diaboliques sont censés venir à bout des problèmes de constriction. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Il a gagné un centimètre et demi d'ouverture en sept semaines. Plus que trois ans et il sera en mesure d'ouvrir le bec aussi largement que le corbeau de La Fontaine. 

Penanster fait sa prière dans l'obscurité, matin comme soir. Je me demande ce qu'il peut bien Lui dire et comment il peut Lui parler sans L'engueuler. Weil ressemble à un crâne préhistorique, les sinus à l'air. Sa lèvre inférieure est épaisse et lui donne l'air boudeur. Cet homme-là sait rire avec ses yeux. La fumée de l'aéroplane en flammes lui a brûlé les bronches et les cordes vocales, mais je sais qu'il sera le premier à reparler. Et quelque chose me dit qu'on ne le regrettera pas. 

Avec l'arrivée des nouveaux, on a augmenté le nombre des infirmières. Je m'étonne qu'elles soient de plus en plus jeunes et de plus en plus jolies. J'imagine qu'on a souhaité égayer le paysage ordinaire des grands mutilés pour leur mettre du baume au coeur. Je m'en ouvre à l'infirmière-chef, ma complice, qui s'occupe de moi comme d'un nouveau-né, à l'aide de ma petite ardoise et de ma craie.
- La vérité, me chuchote-t-elle à l'oreille à l'heure de la sieste, c'est qu'on a mis les plus jeunes à votre étage parce que, plus bas, elles ne se gênaient pas pour aguicher les blessés. Vous pensez, des mois sans hommes... Tous partis à la guerre. Le résultat, c'est que ça commençait à fricoter. C'est venu aux oreilles du médecin-chef, qui a piqué une colère et a décidé d'envoyer toutes les jeunes à l'étage des maxillo-faciaux: "Comme ça, elles seront pas tentées!" a-t-il dit. 

Alors que la petite cour semble engoncée dans les premiers froids de l'hiver, le médecin m'annonce qu'une maternité parisienne a eu l'obligeance de recueillir le corps d'un enfant mort-né et de le lui transmettre. Les principales pièces du squelette ont été prélevées et, précise-t-il non sans une certaine satisfaction, conservées à la glacière dans de la vaseline.
- Les conditions de votre opération sont réunies. Nous allons vous opérer demain matin à l'aube. C'est une longue opération et, à ma connaissance, une première dans le domaine de la greffe de maxillaire supérieur. Evidemment, il faudra compter deux ou trois mois de consolidation.
Je refais inlassablement le même calcul. Trois mois pour la mâchoire supérieure. Puis trois mois pour le palais. Si tout se déroule normalement, dans six mois je parle. "...



 

Que lire aujourd’hui  avec   ce  temps  tout mou et mouillé qui n'incite guère à la balade?

 

j'hésite,

 

une aventure  de Wallander,   toujours captivante et haletante?

 

le livre d'Alain  Finkielkraut  "L'identité  malheureuse "

ou bien   cet ouvrage  qui s'annonce  déjà passionnant  ?

"La Symphonie  de Leningrad"

de  Sarah Quigley

     lire la belle critique  de Bruno Frappat

 

http://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Bombardement-en-musique-2013-10-30-1053522

 

 

 

 

Que serai - je sans   toi ?

                     Je  ne peux  vivre sans toi,

Stefan  Zweig, Roland Barthes, Marcel Proust, Stendhal,

Doris Lessing, Flaubert,Thomas Mann, Tchékhov,

Marguerite Yourcenar, Henning Mankell, Faulkner

et tant  et tant et tant d'autres   sans qui je ne saurais vivre.

 Depuis  hier soir , j'ai plongé  dans

                    " Les Chaussures Italiennes "

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un  superbe  roman  d'Henning MANKELL  qui m'embarque dans un voyage initiatique au bout  de la vie.

 

  Ne le ratez pas

 

 

 

" LES  MOTS "  de Jean Paul Sartre

" ...J' ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au

milieu des livres.

Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout 

 défense était de les faire épousseter sauf une fois l'an, avant la

rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les

révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme

des briques sur les rayons de la bibliothèque   ou noblement

espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de

notre famille en dépendait..." 

 

Et vous,  que lisez-vous pour vivre ?

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Description de cette image, également commentée ci-après

Isaac Bashevis SINGER

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Oeuvres - Tome 2, Les Récits De Tchékhov De 1887 À 1892 de Anton Tchékhov

 

 

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 et un  Clin d’œil à Tante ASTRIDELLE 

Le Nobel de littérature remis à la Canadienne Alice Munro

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