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19/03/2017

Les premières,

 

 On rapporte  que Fontenelle en était fou :

est-ce    cette passion  gourmande  qui lui  permit d'  approcher

le centenaire ? Lui  les   dégustait ainsi   :

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 Préparer et cuire classiquement les asperges et les œufs à la coque. Sauce : pendant la cuisson des œufs, faire fondre 50 g de beurre puis ajouter le jus d'1/2 ou d'un citron ( goûter) saler, poivrer. Déguster en trempant l'asperge dans l'œuf puis dans la sauce : c'est plus subtil que la classique vinaigrette.

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 La querelle entre les deux académiciens, Fontenelle et l’abbé Terrasson sur la meilleure manière d’accommoder les asperges reste l’une des anecdotes les plus savoureuses de la gastronomie !
 
 Louis XIV s’en enticha au point d’en vouloir sur sa table en toutes saisons.

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Il la préférait lui aussi en mouillette dans un œuf à la coque. asperges,les premières,fontenelle,béarn,primeurs,landes
 Son jardinier en chef, La Quintinie, inventa alors un mode de culture en serre et sous « couche chaude » pour  répondre aux désirs du Roi tout au long  de l'année .

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Ici,  les premières,  vertes et bio.

Notre Béarn , tout comme les Landes  ,  sait nous offrir

les merveilles  de la terre .

Vinaigrette , beurre , crème ou nature,

  Pour moi, ce sera nature avec un pain craquant,  pour

 profiter des saveurs printanières , de la  tendreté

 exquise, sans en laisser le moindre petit  bout .

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asperges,les premières,fontenelle,béarn,primeurs,landes Connue des Romains, cultivée en France depuis le XVe siècle, l'asperge est devenue un hôte habituel de nos jardins potagers. Les premières asperges sont une des joies du gastronome : elles signent la fin de l'hiver et le retour des légumes frais poussés dans nos jardins. Il existe trois grands types d'asperges, qui sont toutes cultivées de nos jours :

l'asperge sauvage, verte, plus fine et au goût plus marqué, que l'on peut encore récolter dans certains régions du pourtour de la Méditerranée, qui est en fait une graminée et non une asperge véritable ; l'asperge verte, plus précoce, verte et charnue, tendre, dont la région de prédilection est la Provence au sud du Luberon, le Pays d'Aigues où poussent dans les alluvions sablonneuses de la Durance les fameuses asperges de Lauris et de Pertuis, qui furent célébrées par Auguste Escoffier.
  Les asperges blanches, souvent appelées en Italie asperges violettes, plus tardives, goûteuses, dont la base est plus ferme et qui doivent être impérativement épluchées : leurs régions de production se partagent entre les terres sablonneuses du Val de Loire, la Sologne (depuis 1870) et l'Alsace, bien que les types originels viennent de Hollande et d'Argenteuil, où, cultivée depuis 1805, malheureusement les grands ensembles ont remplacé les maraîchers. En fait, c'est le mode de culture, et la façon dont on les butte qui détermine la couleur de l'asperge : quand elle pousse complètement sous terre, elle est de couleur blanche ; quand la pointe sort de terre, sa couleur devient violette, et si elle pousse à l'air libre, elle se colore en vert.

  Les asperges sont originaires de l'Asie mineure et elles étaient présentes et consommées sur les bords de la Méditerranée dès l'Antiquité. On les retrouve sur les fresques de la première pyramide égyptienne, celle de Djéser à Saqqarah il y a trois millénaires. Les Grecs s'attachèrent surtout à leurs vertus aphrodisiaques supposées en rapport avec la forme ithyphallique de la pousse d'asperge, et diurétiques : Hippocrate la recommandait sur ces deux préceptes pour les douleurs de l'urètre ! Les Romains furent fous d'asperges et, selon Pline, on en cultivait à Ravenne qui étaient si grosses qu'il en fallait trois pour faire une livre, ce qui leur valut d'être taxées comme produit de Luxe par « l'Édit du Maximum ». Elles disparurent ensuite des tables européennes, furent réintroduites par les arabes en Espagne, puis réapparurent sur la table des Rois de France. 

 

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30/12/2014

Ceux qui ont marqué mon année (1): un Jardinier oui, mais où ça?

 

 Envie  de revenir à VERSAILLES : redif d'un billet  de   fin 2013 

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Je choisis  de mettre  en lumière les hommes et femmes   qui ont ravi mon année 2013;

 point  de politicien,  de penseurs du  bien penser  dans le vent, du politiquement  correct, non, juste eux  qui m'ont enchantée, distraite, passionnée,découvertes ou confirmation d' hommes et de femmes  de livres, d'Art,  de cinéma, de sciences, de radio, de Vie !

 

  je commence ma rétrospective  archi perso  avec un jardinier :

 

 

 Deux soirées pour lire avec plaisir  et passion un petit bouquin attachant, fourmillant  d'anecdotes, et d'une infinie tendresse pour un lieu mythique,

 Jardiniers

 

 

Jardinier , oui, mais à Versailles,  

 

Alain Baraton a confié à la plume ses souvenirs  dans  

" Le Jardinier de Versailles " aux éditions Grasset, un livre qui

s'ouvre sur les  heures sombres, sinistres  de l'après tempête  de

1999 qui mit à bas une immense partie  des arbres  du parc, puis

nous conduit dans les dédales  de l'histoire du Parc et de

l'Histoire, un moment  d'évasion en compagnie d'un amoureux  de

son "domaine ", une  presque biographie, et comme on aurait envie

de le suivre dans  ce parcours nature !

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il faut lire les lignes de Baraton, dans lesquelles il épanche la

douleur partagée de ces (ses ? ) colosses, racines à l'air, abattus

par les souffles et qui avaient jusque là traversé les ans, voire les

siècle pour certains. Il les connaît tous, presque par « leurs petits

noms »,  « le chêne de Marie Antoinette, le cèdre de Jussieu... »

évoque avec une tendresse infinie leur parcours dans le temps et

l'espace, leur enracinement dans le Parc de Versailles, le trait

qu'il lui aura fallu tirer sur ce qu'était le Parc et ne le sera plus

avant  longtemps, un arbre , on le plante, mais on ne le voit pas

atteindre sa plénitude,le parc  sera autre, plus royal que jamais

sans doute.

 

 

 J'ai pour ma part beaucoup fréquenté, il y a longtemps le Parc du

Château,

au nord, l'allée des Marmousets, ombragée   d'arbres immenses à

l'époque et que je ne reconnus en rien après les tempêtes

meurtrières,

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allée  des marmousets, parc  de Versailles

 

et qui monte en pente douce vers le château:

 

car, l'avez-vous remarqué ?

 

d'où que l'on vienne, pour accéder au saint des  saints, il faut

monter les allées , ou gravir des marches ;

 

-si vous venez de l'avenue de Paris, la place d'Armes, en

déclivité, laisse derrière vous l'est, le château avec en son centre

la chambre du roi, regarde vers le soleil levant, symbolique

parfaite de la connaissance

 

 

-si vous arrivez du nord, boulevard de la Reine, là encore, il y

aura une pente, douce certes, mais qui vous mène vers l'aile nord 

vers la Chapelle

 

-si vous arrivez par le sud,  après avoir gravi l'escalier de l'Orangerie

 

 

L'Orangerie

File:La pièce d'eau des Suisses depuis l'orangerie.JPG

 

vous accéderez aux parterres somptueux dessinés par Le Nôtre et

que Baraton décrit, non sans en écorcher la symétrie, l'ordre trop

peu naturel,Parterre du Midi

il lui préfère La Quinitie, le délicieux jardinier du potager ,

(confidence pour confidence, moi aussi...)

 

-et si par hasard, vous pouviez arriver par l'ouest, après avoir

traversé la forêt de Marly, vous auriez progressivement vu les

bois s'organiser, devenir policés, se métamorphoser doucement en

parc, dont l'ordonnance loue le maître suprême des lieux, le Roi,

des bosquets, qui, progressivement  vont  se peupler d'une

statuaire allégorique, fourmillante, occupant l'espace et l'esprit du

promeneur, de fontaines, bruissantes et fraîches, de coins et

recoins, incitant à l'abandon des sens,  Versailles, refuge des

amours

Bosquet de la Reine

 

Bosquet des Dômes

 

Les Saisons

Bassin des Trois Fontaines

Allée de Bacchus

puis des massifs, des parterres agencés, disciplinés, comme devait

l'être le royaume. Ordonnance, symétrie, règle, perfection.

La nature à Versailles est à l'image du royaume, ordonnée,

disciplinée, agencée.

 

Vase du Soleil, omniprésence royaleLe vase du Soleil

L'Allée royale



Apothéose,  l'eau, si chèrement venue à Versailles, dépourvu de

rivières, conduite ici par des prodiges,les fontainiers en

poursuivent aujourd'hui le miracle.

 

 Les bassins, celui de  Latone  qui tourne  le dos au château et

regarde vers le grand canal, vers l'ouest

 

Vers Ailleurs

Les motifs de broderie du parterre de Latone

 

Un paysan, le regard tourné vers Latone et ses enfants

Latone  contemple  Apollon en son  somptueux  bassin,  qui lui est

tourné, à la fois vers Latone, sa mère, et vers le Château, vers le

roi

 

Bassin de Latone

 

 

 

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article2213

 

 

photos : site officiel du Domaine  de Versailles , images  Google, Wikipédia,

l'Internaute,  documents "noir et blanc" collection, personnelle

 

et   retrouvez  Alain Baraton, le W E sur France  Inter entre  7h 20 et 8 heures

 
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