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21/06/2018

Retour vers 1983 , 21 juin Fête de la Musique à Paris

  
  En ce soir de l'été 1983, Paris porte une tenue grisée mais 
douce

 agrémentée d'un vent qui promet déjà de forcir.

 C'est donc le 21 juin, jour de l'été,

choisi depuis l'année précédente pour célébrer la Musique

partout en France   . 1983, année  de lumière et de bonheur.

     Partis  de la place    de l'Europe, nous descendons vers le

centre de la ville pour une grande balade nocturne à la rencontre

de la fête.


       De Saint Lazare à l'Opéra, rien.

 

 Les rues sont désespérément calmes , pas une note, pas un son

qui sortirait des appartements, pas d'instruments , point de gens.


Où sont donc les Parisiens?

 

Où est donc la fête annoncée?

 

Plus nous nous rapprochons de la place de l'Opéra, plus nous

sentons que quelque chose se passe, que quelque chose se serait

concentré au cœur même de Paris, au Temple de la Musique et

de  la Danse.

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Lieu magique et somptueux , ce soir  désacralisé.

 

 

    En haut des marches du Palais Garnier, une gigantesque sono

crache ses décibels dans la nuit maintenant tombée.

 Musique brésilienne: la foule écoute , mais ne participe pas.

 

 

 Levant les yeux, nous découvrons les machinistes de l'Opéra en

bleu de travail jambes ballantes dans le vide, assis en rang

d'oignon au bord du toit, entre les statues.


 Soudain un homme sort de la foule, se met à danser sans

retenue, symbole de la fête libérée et retrouvée.

 Il danse à contre temps, ne se soucie de rien, ne voit rien, fou

de bonheur, de rythme, ivre de décibels .


 A son tour, une grande fille rousse dégingandée quitte les rangs

sages, et le rejoint.

 

 

Étonnant contraste entre le cercle immobile et ces corps pulsés,

bousculés par la batterie.

 

 

 En eux la musique, et la fête éclate pour de bon, spontannée,

libérée, loin encore des institutions qui la muselleront  à l'avenir:

 

elle  se propage dans les corps et les cœurs.



  Nous quittons la place de l'Opéra livrée maintenant à la danse,

les oreilles vibrantes, nous rejoignions le Palais Royal.

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 Parfois, à l'angle de deux rues, un jeune, un couple, harmonica,

tambour, guitare, ocarina, chacun à sa manière célèbre sa fête.

Paris s'émaille de sons échappés dans la nuit.


 Palais royal : lumières et colonnade, éclair pour l'œil, explosion

pour l'oreille.


 L'Orchestre de la Garde républicaine , éclatant de cuivres polis,

sanglé dans les uniformes de parade, fait claquer l'ouverture de

« Carmen » ; les enfants hurlent de joie , 

 

 

pas question d'écoute religieuse, mais une participation

bondissante et libérée, corps et âmes, à tout ce qu'offre cette

nuit.



 

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les portes ouvertes , déverse des flots

d'orgue triomphal. 

 

 

 

 

 

Le vent s'est levé pour de bon, chargé des poussières

de la ville , des sons démultipliés se heurtent, s'entrechoquent ,

tournoient se marient  et se dispersent.





 Une clarinette solitaire perce la nuit ; nous en suivons le ruban

mélodique et pénétrons dans les Jardins des Tuileries.

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 Du sable soulevé par les bourrasques tièdes s'engouffre dans

les allées labyrinthiques.


 La musique nous guide.


      Assis sur un banc de pierre, un homme joue, seul.

 

 

A ses pieds , un radio - cassette diffuse la partie quatuor du

quintette avec clarinette de Brahms;

il joue, pour lui,   pour Brahms, pour la Musique,

       il joue sans nous voir, les yeux clos,

               tout entier immergé dans l'œuvre somptueuse,

              sa clarinette emplit l'espace des jardins.


 


    Ce 21 juin 1983 , sa contribution à la Musique s'ancre à tout

    jamais dans ma mémoire.

 

 

    Une larme de joie roule sur ma joue, je suis bien.

La musique,  

     ce n'est pas que le 21 juin, elle m'accompagne chaque jour,

     chaque heure , peut être  n'en ai-je jamais écouté comme ces

     derniers mois, et ne me demandez pas, à  la manière de

         Françoise  Sagan si j'aime  Brahms  ...!


   Mais  je ne sais pas encore que ce sera le seul 21 juin à

m'apporter ce bonheur indicible.

19/10/2015

Portraits à la cour des Medicis, musée Jacquemart-Andre

 

Ensemble Absalon : Le Florence des Medicis // Musiques ...

 

 

pour  vous plonger en musique au temps de Laurent le Magnifique,

(fin  XV°)

un peu avant la réalisation de ces  portraits ( XVI °)

 

 

Programme  du jour, que du beau,   que  du bon :

 

 Après un voyage  TGV classique, une bonne retrouvaille avec le quartier, une bonne balade et un  dîner sympa dans un délicieux restaurant coréen.  

 Vendredi  matin, bonne marche jusqu'au musée Jacquemart-Andre

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 pour une magnifique expo, portraits à la Cour des Médicis.

 

 

 Au XVIe siècle, l’art du portrait devient de plus en plus répandu parmi les élites

 florentines qui trouvent là un moyen de porter les traits de leur visage et leur

 statut social à la postérité. Ils recourent pour cela à des figures littéraires telles

 que Pétrarque, à des références musicales ou à une mise en scène riche en

 symboles pour  décrire la vie du modèle, sous ses multiples facettes.

Le Musée Jacquemart-André consacre une exposition inédite aux grands

portraitistes florentins du XVIe siècle autour d’une quarantaine d’œuvres. Outre la

présentation des chefs-d’œuvre de Pontormo, élève d’Andrea del Sarto et maître du

maniérisme, ce sera l’occasion d’apprécier les traits raffinés et gracieux, typiques

des portraits de Bronzino ou ceux de Salviati témoignant d’un sens achevé de la

sophistication. 

Cette exposition offre un fascinant panorama de l’art du portrait florentin au

XVIe siècle, avec ses principaux thèmes et mutations stylistiques. À travers le

regard des peintres expérimentant de nouvelles manières de représenter leurs

contemporains, elle permet d’apprécier les évolutions de style du Cinquecento,

un siècle particulièrement mouvementé sur les plans culturel et religieux.

 Cette exposition bénéficie d’un partenariat exceptionnel des Musées de

Florence. D’autres institutions muséales de renommée internationale et collections

exceptionnelles telles que la Royal Collection ( Londres), le musée du Louvre (Paris)

ou encore le Städel Museum ( Francfort ) soutiennent également cet événement

grâce à des prêts insignes. 

 Le parcours est organisé en cinq sections construites autour d’une histoire

thématique et critique du portrait à Florence à l’âge d’or des Médicis (1512 -1599).

De grands peintres tels que Rosso Fiorentino, Andrea del Sarto, Alessandro Allori,

Francesco Salviati, Pontormo et Bronzino, sont les figures emblématiques de cette

histoire du portrait à travers une quarantaine de peintures.

 

Après les portraits aux allures sévères du début du siècle, effigies d’hommes et de

femmes liés aux valeurs stoïciennes de la période républicaine, qui se termine peu

après la mort de Savonarole (1494-1512), la deuxième section présente les

condottieres en armes. Le portrait évolue vers la mise en scène héroïque d’hommes

de guerre au service d’Alexandre et de Côme de Médicis pour l’affirmation du

pouvoir de la dynastie.

 

 La troisième section est dédiée au portrait de cour, et plus particulièrement

au luxe et à l’élégance qui apparaissent non seulement dans la profusion décorative

des portraits, notamment chez Bronzino, mais aussi dans la richesse des

matériaux de certaines œuvres ( peintures sur cuivre ou lapis-lazuli) , qui confèrent

au portrait une dimension somptuaire propre à l’âge d’or des Médicis.

 Les femmes sont les figures majeures de ce goût de l’apparat, telle qu’ Eléonore de

Tolède. Fille du vice-roi de Naples, un des hommes les plus puissants et riches

d’Italie, elle était la candidate parfaite pour renforcer l’image du futur Grand-duc

de Toscane, et le faste de sa cour était légendaire.

 La quatrième section ouvre le champ de l’exposition à d’autres formes d’art,

la poésie et la musique, symboles de l’émancipation culturelle que les poètes, les

écrivains, mais aussi les hommes de la bourgeoisie florentine associent à leur propre

image. 

 La dernière section, enfin, présente les deux grandes tendances du portrait de

1560 à la fin du siècle :

d’une part, une affirmation du langage allégorique dans la représentation du modèle

et de ses proches ;

d’autre part, le retour à une certaine simplicité dans la représentation des

sentiments et de l’exaltation familiale, particulièrement remarquable dans la série de

portraits d’enfants réalisée par Santi di Tito.

 

Commissaire général de l’exposition : M. Carlo Falciani 

Il est critique et historien de l’art, il a étudié à l’Université de Florence auprès de

Carlo del Bravo. Déjà professeur d’Iconographie et Iconologie à l’Académie des

Beaux-Arts de Bologne, il enseigne aujourd’hui Histoire de l’Art Moderne à

l’Académie des Beaux-Arts de Florence. Il a été le commissaire d’expositions

prestigieuses, notamment de « Pontormo e Rosso Fiorentino. Divergenti vie della

“Maniera” présentée à Palazzo Strozzi au Printemps 2014. Il est également

l’auteur d’essais sur Pontormo et Rosso Fiorentino 

 

Pour davantage  de renseignements sur l'exposition : 

 

Télécharger le dossier de presse - Musée Jacquemart-André

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Franciabigio

 

"Portrait d’homme"

 

 

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Bronzino

Cosme  1°   de Medicis,

à l'âge de   quarante ans

1560

huile sur bois

 

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Andrea del Sarto (Andrea d’Agnolo, dit),   

Portrait d’une jeune femme au recueil de Pétrarque

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Avec la « Jeune femme au recueil de Pétrarque » (vers 1528), Andrea del Sarto réalise un portrait de trois-quarts assez peu conventionnel. La jeune femme au sourire mutin porte dans les cheveux et sur la poitrine quelques brins de violettes, symboles du renouveau et de l’amour secret. Elle indique négligemment du bout d’un doigt le passage bien lisible d’un sonnet de Pétrarque chantant son amour pour Laure.

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Francesco Salviati, (Francesco de’ Rossi, dit)

 Portrait d’un joueur de luth

 

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Fra Bartolomeo

Portrait de Savonarole 

(1499-1500)

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Pontormo (Jacopo Carucci, dit )

(1494-1557)

 

Double portrait, éloge de l'amitié 

vers 1522-1523

 

huile sur bois

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Bronzino  (Agnolo di  Cosimo,  dit )

(1503-1572)

Portrait  de Laura Battiferri

huile  sur bois

vers  1522-1523

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Bronzino  ( Agnolo di Cosimo, dit )

 

Eléonore de Tolède  

1560

 

huile sur bois

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 Ridolfo del Ghirlandaio

( Ridolfo  Bigode, dit  )

(1483-1561)

 

 

La Monaca  ," Dame au Voile "

huile sur  bois

 1510-1515

 

Au sortir de ce magnifique moment, et vu le temps superbe à Paris, longue balade, bd Haussmann, puis rue de Courcelles, un clin d’œil rue du Cirque, on longe l'Elysée, Grand Palais en vue,trop de monde pour l'expo  Vigier-Lebrun,

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un regard  sur les Champs, puis la Chambre des Députes, on repasse la Seine, on enfile les jardins des Tuileries jusqu'au Louvre ( je fatigue, me demande si je ne suis pas en hypoglycémie. ...  ) on avale deux madeleines de la Cure Gourmande, il est 14h 45

arrivée au Louvres, puis Comédie Française et Palais Royal,

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 Station Opéra,

 

tout le monde descend, manifestations plus haut, bus stoppé. Bon, et bien, je reprends mes pattes, contourne l'Opéra, paris,musée jacquemart andré,cinquecento,florence,médicis,bronzino,ghirlandalo,pontormo,portraits,seine,balade,quais,concorde,comédie française,palais royal,opéra,8eme arrondissement,laurent le magnifiquereviens sur Haussmann en jouant des coudes avec les touristes, file rue Caumartin, retrouve rue d'Amsterdam, rue de Liège,ça sent l'écurie... Je ne pense qu'à un thé, avant de repartir rejoindre le vieil ami Claude.                                                  

   Demain samedi, Versailles et les Trianon,  les photos viendront en son temps, ce n'est pas l'essentiel ,  je suis en contemplation...

 
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