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23/05/2017

B , B , j'en suis baba.....

 

 Diffusion de circonstances, car demain

je dévoile mon baba  à moi, avec la recette

 

Une photo, ce soir il   s'imbibe sagement.

Au frais.

Demain, fruits et chantilly maison.

Savarin,le festin de babette,stohrer,baba au rhum,rue montorgueil,pologne,marie leszcynska,louis xv,roi stanislas,brillat-savarin,diderot

Il paraît   qu'il y a -au moins -

une amatrice  bien loin d'ici .

 

 

 Nice, vous connaissez ?

Dès demain la  capitale du baba.  

19/02/2016

Les Innocentes

 Pologne, décembre 1945.

  Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise. D’abord réticente, Mathilde accepte finalement de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, violées par des soldats soviétiques, sont sur le point d’accoucher. Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et ces religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger, la clandestinité des soins et de nouveaux drames vont aiguiser…C'est ensemble qu'elles retrouveront le chemin  de  la vie.

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Avec une telle matière, j'attendais un  des grands films  de l'année;

 

à quoi donc  tient ma réserve?

 

sûrement pas  à ce pan mal ou inconnu  de la guerre   de l'Histoire  de la Pologne,  de notre histoire,

 

sûrement pas au remarquable casting côté polonais,  mention toute particulière à Agata  Buzek, sœur MariaLes Innocentes : Photo Agata Buzek

sûrement  pas  au traitement  quasi noir et blanc  qui sied tout particulièrement à la narration de  la tragédie.

 Si je reviens  sur un récit qui met en image la vie religieuse et ses aléas, ses difficultés, ses contradictions, ses déchirures et ses joies, " IDA " un autre  film polonais  , en N & B strict, lui, m'avait bouleversée, émue  aux larmes, touchée profondément et durablement,

Ida corre verso l’Oscar: due nomination per il film polacco in ...

 

 Ida [film 2013]

 

 Là, ce ne fut pas le cas, alors que l'empathie pour ces  religieuses enfantant à la suite de viols commis par les soldats soviétiques  est fortement   présente. Le film  demeure sensible, et évolue  entre  la grâce et l'horreur.

 

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 J'ai ressenti  une fracture temporelle entre  le rôle de Mathilde Beaulieu et la jeune Lou de Laâge,  qui fait de son mieux, mais  sans doute  trop "actuelle" physiquement pas toujours crédible , elle n'est pas vraiment  dans le ton . Vincent  Macaigne  s'en tire  mieux.

 Cette aventurette amoureuse n'apporte strictement rien à l'histoire.

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 Par contre,  Agata   Buzek campe une sœur Maria  formidable de tempérament, de courage, d'intelligence, de charisme. Un jeu  fluide,  emprunt  de délicatesse et  de  force tout à la fois.

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 Un film intéressant, un  bon  film, mais pas un grand film, malgré un scénario porteur qui aurait dû nous conduire à un chef d'œuvre digne  de Bernanos, on en est  assez  loin .

 

  Le sociologue Josselin Tricou nous révèle les réalités qui se cachent derrière cette fiction.

Dans "Les Innocentes", nous découvrons des cas de viols dans un couvent catholique polonais, en 1945. Au regard de l'histoire, ce drame est-il unique ?

Cette situation est intéressante du fait qu'elle soit connue, la discrétion étant souvent de mise autour de tels faits. Il est fort possible que d'autres sœurs aient été violées dans un contexte de guerre sans que ces drames n'aient été ébruités. Car les religieuses n'ont pas échappé aux viols massifs qui se déroulent en temps de conflit. Toutes les armées, lorsqu'elles envahissent un pays, s'attaquent aussi au corps des femmes. En Libye, par exemple, les partisans de Mouammar Kadhafi ont utilisé sciemment le viol comme une arme de guerre. La seconde particularité de cette histoire tient au fait que ces viols ont été commis par des soldats russes, c'est-à-dire des personnes inconnues de ces sœurs. Alors que la grande majorité des viols perpétrés sur des religieuses, et dont nous avons connaissance, sont commis par des prêtres ou des évêques, donc des proches des victimes, comme la plupart des agressions sexuelles aujourd'hui.

Des critiques de cinéma affirment que ce viol constitue une double peine pour ces bénédictines à cause de leurs vœux religieux et notamment celui de chasteté. Qu'en pensez-vous ?

Non, je ne suis pas si certain. Un viol constitue une agression exercée contre une personne dans son intimité, qu'importe qu'il s'agisse d'une religieuse, d'une laïque ou même d'un homme. Attention à l’implicite moralisant : un viol serait plus traumatisant pour une « vierge » que pour une « putain ». Il s'agit avant tout d'une violence. Quant à la peur du rejet social éprouvée par ces sœurs, elle est vécue par l'ensemble des femmes violées. Néanmoins, l'agression sexuelle à l'encontre de ces bénédictines entre en imbrication avec une autre violence, celle exercée par l’institution catholique de l'époque. Dans l’après-guerre, l’Église n'a de cesse de réprimer le corps et la sexualité. Dans les séminaires et les couvents, il est encore d'usage, par exemple, de dormir les mains hors des draps pour éviter tout risque de pratiques impures. Cette obsession contre la sexualité joue évidemment un rôle dans la réaction de ces femmes.

Dans le film, les sœurs se questionnent sur leur croyance en Dieu. Lorsque le corps d'un religieux est touché, doute-t-il plus de sa foi ?

Évidemment ! Quand le corps est atteint, la foi est bousculée. Car celle-ci se développe avant tout par le corps à travers des pratiques religieuses ou des rituels. Par leur vie spirituelle réglée et collective, cette corporéité de la foi est très forte chez les frères et les sœurs. Ce processus d'appropriation de savoir-faire et de savoir-être par l'exercice d'une profession se nomme en sociologie « une incorporation ». Quant au doute, comme le montre très justement ce film, il est permanent. La foi n'est pas un objet possédé, que nous détenons ou non. Dans une scène, une sœur déclare que la foi, c'est 24 heures de doute pour une minute de certitude. C'est très juste.

Ce couvent vit dans la peur permanente que les viols et les grossesses soient révélés au monde extérieur. Comment expliquer cette crainte ?

Deux logiques régissent le comportement de ces servantes de Dieu. La première est celle de l'ordre du genre qui installe une hiérarchie entre les hommes et les femmes dans toute société. A cause de cette domination sociale, qui s'exacerbe en temps de guerre, seules les femmes supportent la culpabilité des pulsions violentes des hommes. Le viol s'inscrit dans ce processus. Ainsi, ces religieuses, se sentant responsables, se murent dans un silence honteux, coupable. La seconde logique est ecclésiale, c'est celle du maintien de l'ordre et de la crainte du scandale. Elle est incarnée dans le film par le personnage de la mère supérieure, capable du pire pour éviter le déshonneur du couvent. Dans l’Église, jusqu'à maintenant, le scandale était souvent perçu comme plus grave que les actes, car toute l'institution religieuse fait corps ensemble. Si un de ses membres tombe, il entraîne ses confrères dans sa chute. Cette logique est encore apparue en octobre dernier lorsque le prêtre polonais Krzysztof Charamsa a fait son coming-out à la télévision, la veille du synode sur la famille. Sur Internet, d'autres prêtres ont commenté que ce qui était perturbant n'était pas tant que ce prêtre ait des pratiques homosexuelles, mais qu’il les revendique publiquement.

Une des scènes montre le malaise d'une sœur à être auscultée par la médecin de la Croix-Rouge. Cette gêne peut-elle être justifiée par le vœu de chasteté ?

Selon moi, cette réaction relève avant tout du manque d'éducation sexuelle de ces sœurs. A cette époque, la sexualité ne s'apprend que par le mariage. A cela, s'ajoute l’obsession ecclésiale pour la pureté du corps déjà évoquée auparavant. Néanmoins, la théologie catholique a évolué sur ces questions. Aujourd'hui, la chasteté dépasse la seule abstinence sexuelle et n'est plus réservée qu'aux prêtres et aux religieux. Il s'agit d'un engagement de toutes et de tous y compris dans le mariage. Pour les prêtres, cette définition revêt aussi un sens plus large. Si nous interrogeons un père à ce sujet, il risque d'évoquer l'interdiction de convoiter du regard une paroissienne pour en faire un objet de son désir de pouvoir sexuel ou économique.

Selon vous, si le drame dépeint dans le film se déroulait aujourd'hui, quelles évolutions pourrions-nous constater ?

Cette situation pourrait se renouveler à notre époque. Car des viols de guerre se déroulent encore tous les jours. De même, dans des contextes de paix, les violences exercées contre les femmes restent massives. Selon l'Ined (Institut national d'études démographiques), en France, chaque année, 216 000 femmes sont victimes de violences physiques ou sexuelles. Et ceci n'est qu'une estimation basée sur les chiffres déclarés. Malgré ces constats, nous remarquons des évolutions notamment grâce à l'apport des sciences humaines sur ces questions. En 1976, une première historienne, Suzan Brownmiller, s'est intéressée aux viols pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis cette date, grâce aux connaissances apportées par les sciences humaines, la société prend mieux en compte ces réalités. Ce tournant féministe dans la recherche a permis de réaliser qu'il existe une invisibilisation des violences perpétrées sur les femmes du fait d'un ordre social machiste et androcentré. Quant au déni de l’Église par rapport à ces drames, il s'est aussi amoindri au fil des années, l’institution ecclésiale étant aussi pénétrée par cette prise de conscience. La preuve en est avec la dénonciation au Vatican d'une ONG anglaise, membre du réseau Caritas, de viols commis sur des religieuses dans le continent africain, durant les années 80. Au lieu de fermer les yeux, Rome a reconnu les faits. Si la souffrance de ces sœurs n'est pas encore prise en charge, une première étape a été franchie : il est aujourd'hui possible de parler de ces crimes.

 

paru  dans  la newsletter  du Monde  des Religions 

  7 mars 2016

 

 

18/11/2011

A un fidèle lecteur

 

à  S. Z

 

A vous lecteur lointain, puisqu'il paraît qu'à ce blog vous êtes fidèle, à vous donc, ami de Warszava, cette petite note dédicacée.

Puissent la lecture des lignes , la vision des images, vous faire revivre la France, et les moments partagés, puissent-elles par delà la distance, vous assurer à tous deux de l'amitié et de l'envie de partager à nouveau des instants conviviaux.

 

Je vous envoie encore un peu de la douceur béarnaise, montagne et campagne.

Et une  fleur  de  saison, en Béarn, les gazanias fleurissent même en novembre....

les canas, les  cerisiers, les  surfinias, et très vite, je vous montre les  barquettes  de  framboises, 17 novembre, et toujours pas  besoin de chauffage....

 

              Quand je vous disais  que nous ferons des clafoutis aux  cerises  de Noël...

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23/09/2011

Petit miracle à Sarrance: quand la Pologne et l' heptameron se rencontrent

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Les Prémontrés reviennent à Sarrance, frère Pierre installé depuis une toute petite semaine renoue avec la tradition séculaire de l'ordre des Prémontrés

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le cloître résonne des pas et des bonjours joyeux des pèlerins de Saint Jacques, les portes grand'ouvertes laissent entrer la lumière et les visiteurs, peu nombreux certes en cette fin d'été dans ce tout petit village isolé de la Vallée d'aspe, ombreux une bonne partie de l'année, mais ruisselant de soleil en cette fin septembre

 

L'envie de revoir Frère Pierre, de revoir les murs , le cloître, le prieuré, de revoir des lieux de souvenirs, les baptêmes de tous les petits à Bedous, la messe de  fin de pélé en 2007 dans la belle sacristie de  Sarrance, de voir revivre l'étape sur le chemin de Saint Jacques de

Compostelle, frère pierre 08 2007.jpg

 

mardi 20 septembre, direction Sarrance , donc,

 

une journée à ne pas laisser passer tant le ciel est d'une incroyable pureté.
Arrivée à Sarrance, frère Pierre est absent, parti vers l'Espagne,

 

Déception de rater Frère Pierre, son accueil, son bon sourire, ses projets, son charisme. Revoir l'orgue.

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Je tourne dans le prieuré , je retrouve et je me réapproprie les lieux, je reviens dans le cloître, décidée à monter bien entendu vers Lescun, projet toujours en chantier quelque  soit la saison!

Dans le cloître, des voix, très très étrangères, slaves me semble-t-il

 

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un couple, et lui me dit dans un français mâtiné de ce charme de l'accent polonais

« cela fera trois touristes rencontrés à Sarrance ! »

Je souris puis ris, et leur demande ce qui les a poussé à venir là,

ils ont visité le Musée , vu l'église, mais là où tout bascule , c'est lorsque la dame me dit être venue là parce qu'elle s'intéresse à Sarrance depuis la Pologne  

et d'ajouter

«  Je viens d'achever la traduction de l'Heptameron ...»

 

Imaginez ma surprise, mon bonheur d'une telle rencontre!

car il faut savoir que Marguerite de Navarre, 1492-1549,sœur de François 1° écrivit à Sarrance, derrière  le cloître, dans le jardin qui mène  au calvaire, une grande partie de l'Heptaméron, recueil inachevé de contes sur 7 journées .

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Teresa, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, universitaire à Varsovie, s'était plongée grâce à internet dans la connaissance de tout sur ce minuscule petit village du  Béarn et voulut le connaître, d'où ce passage obligé par la Vallée d 'Aspe, séjour à Pau, train jusqu'à Oloron Sainte Marie puis l'autocar jusque là.

 

La conversation, vous l'imaginez, s'engagea avec délice et nous décidâmes de monter tous trois à Lescun qu'ils n'auraient pas vu ni même imaginé depuis le bas de la vallée.

 

Un petit miracle de la Vierge de Sarrance qui nous fit nous croiser, sympathiser et partager cette merveilleuse journée,

 

le choc pour eux je le crois vraiment de la découverte de Lescun,

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lescun le pic d'anie le garnd billare 20 09 2011.jpg
 

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la Cathédrale Sainte Marie d'Oloron

journée de soleil et de lumière à la bergerie,prolongée par le retour vers Pau dans ma voiture plutôt que par le car et le train, un arrêt à la cathédrale sainte Marie d'Oloron , un autre à la cave de Jurançon ! et hier soir par un dîner charmant à la maison

Echanges de tout, des points communs, en veux-tu en voilà, Chopin, pour nous relier encore davantage, Januz Olejniczak au piano, (mazurka n°1 op 7 )bavardages jusqu'à pas d'heure...

une sympathie réciproque et très forte, Teresa volubile , dans un français stupéfiant! ( professeur de linguistique et de grammaire …) Stanislas, ingénieur des chemins de fer, fin et délicat, un pur bonheur que cette rencontre inattendue, miraculeuse oui ! merci la Vierge de Sarrance,

rencontre qui sera répétée , nul doute là -dessus,

     eux ici,

    pourquoi pas un «  saut » de trois mille kilomètres vers Varsovie,

    des projets et une belle amitié qui naquit par un lumineux jour de septembre

 

Ils sont repartis par le train ce matin vers Antibes pour aller voir fils, belle fille et petits fils installés là,

mais nous savons déjà que dès leur retour le 26 à Varsovie, ce seront des échanges nourris,

chose dite chose dite, et envie furieuse de se mieux connaître.

 

Sarrance

Prieuré de chanoines PrémontrésXIe et XIIe siècles, rénové aux XVIIe et XIXe siècle.

Cloître à étage du couvent des Prémontrés, contigu à l'église, XVIIe siècle.

Chapelle Notre-Dame de la Pierre, fin XVIIIe siècle.

Étape de la via Tolosona nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle

 
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