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29/04/2014

Dans la cour

 

 

 

 

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© Roger Arpajou

 Quand les fissures  des murs révèlent les fissures , les fêlures  de la vie :

 

un musicien, la bonne quarantaine,  qui plaque tout un soir  de concert et entame une forme  d'errance  qui le conduit dans la peau et la loge d'un gardien d'immeuble parisien,  le petit peuple des colocataires,  sympas , mesquins, petits, généreux, bizarres, névrosés,... 

 

L'une, Mathilde, ( Deneuve, formidable )  dont la fissure  sur un mur  de  son appartement  la conduit  à tous les excès, au bord  d'une  folie  douce mais  certaine 

 

          dépression ? souffrance ?

 

 et si  Kerven, le nouveau concierge,  qui répare les fissures, plante  et arrose  les plantes  chapardées  au square,  accepte tout,  dépanne,  pardonne, excuse, se laisse bouffer, bienveillant, gentil, vulnérable...et si généreux.

si ce nouveau gardien  qui fume  des pétards et se fait des lignes  avec  un copropriétaire  déjanté ( pour un  revendeur  de vélos  volés, c'est bien le moins !) si Kerven n'était pas un  peu responsable, quand même, à force  de tout tolérer.

 

Il est sympa, Kerven, on voudrait tout le bien  du monde  pour lui,

 

il en parvient même à prendre le beau rôle,  ce n’est plus Deneuve, c’est lui l'axe  du récit

 

 Mathilde, avec ses fêlures, nous attendrit et nous agace, elle est épatante Deneuve dans  ce rôle taillé sur mesure,

elle  assume ses déglingueries avec un rare bonheur d'actrice

elle devient braque,mais si généreuse, si touchante,  son mari craque,   Antoine  tient bon,  la dorlote, l'excuse, se laisse  bouffer , gaffe, mais  si humain, l’Antoine,  et quand il tolère le vigile  serbe ? croate ? (Oleg Kupchik) déglingué, illuminé,  et son chien,

 et quand il mange quand même les endives qu'il déteste, et quand il colle dans le quartier les affichettes frapadingues des deux demi folles , il est si gentil Antoine !Catherine Deneuve, Gustave Kervern et Michèle Moretti dans le film français de Pierre Salvadori, "Dans la cour".

 

         je ne vous en dis pas davantage,

 

  l'histoire est attachante  avec une belle vision du Paris populaire,  près des Buttes Chaumont

 

 Pierre Salvadori  filme des  gens  avec des histoires toutes simples, et  de la douce  comédie, on glisse vers des notes  graves.

 

Un beau film, intime , mélancolique, et bouleversant , oui,

 

vraiment.Dans la cour

 Dans la cour

"Les mensonges des gens  qui nous aiment  sont les plus belles déclarations d'amour "

 

"J'ai compris que j'avais fait du monde un murmure, dit-elle. J'ai compris  que malgré mes angoisses et mes peurs, il me fallait tout faire pour revenir aux autres  ."

 

 

 

 
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