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07/12/2017

Victor Hugo 1°juin 1885

 

 

   Le bruit, jusqu'à  l'indėcence, fait autour de  la mort d'un chanteur,

 bruit  orchestré par tous les supports media ,  me ramène  aux

funérailles de  celui que, sans radio, sans télé, sans réseaux

sociaux,  est venu remercier , honorer et pleurer  tout le peuple de

France qu'il avait décrit,  aimé,  respecté.

          La perte nationale d'une conscience.

  https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-07-decembre-2017

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  Oserais -je dire que là,  toutes  les démesures  auraient été

justifiées , voici des documents exceptionnels, photos   couleurs et

n et b des funérailles de Victor Hugo,   et      comme son  regard  

nous   interroge...

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22/07/2013

Hugo visionnaire ou comment mieux que lui dénoncer les pillages de victimes

 

Bataille de Waterloo : [dessin] - 1

 

File:ScotsGreys.jpg


Situation du passage :


La bataille de Waterloo : pendant la nuit du 18 juin 1815, un sordide escroc dépouille les 

cadavres de tous leurs objets précieux. Il dégage le corps d'un officier pour lui voler sa 

montre. Celui-ci n'est que blessé…



"En ce moment il eut un soubresaut. Il sentit que par derrière on le tenait.

Il se retourna ; c'était la main ouverte qui s'était refermée et qui avait saisi le pan de sa capote.

Un honnête homme eût eu peur. Celui-ci se mit à rire.

– Tiens, dit-il, ce n'est que le mort. J'aime mieux un revenant qu'un gendarme.

Cependant la main défaillit et le lâcha. L'effort s'épuise vite dans la tombe.

– Ah çà ! reprit le rôdeur, est-il vivant ce mort ? Voyons donc.

Il se pencha de nouveau, fouilla le tas, écarta ce qui faisait obstacle, saisit la main, empoigna le 

bras, dégagea la tête, tira le corps, et quelques instants après il traînait dans l'ombre du chemin creux 

un homme inanimé, au moins évanoui. C'était un cuirassier, un officier, un officier même d'un certain rang ; une grosse épaulette d'or sortait de dessous la cuirasse ; cet officier n'avait plus de casque. Un furieux coup de sabre balafrait son visage où l'on ne voyait que du sang. Du reste, il ne semblait pas qu'il eût de membre cassé, et par quelque hasard heureux, si ce mot est possible ici, les morts s'étaient arc-boutés au-dessus de lui de façon à le garantir de l'écrasement. Ses yeux étaient fermés.Il avait sur sa cuirasse la croix d'argent de la Légion d'honneur.

Le rôdeur arracha cette croix qui disparut dans un des gouffres qu'il avait sous sa capote.

Après quoi, il tâta le gousset de l'officier, y sentit une montre et la prit. Puis il fouilla le gilet, y 

trouva une bourse et l’empocha.

Comme il en était à cette phase des secours qu'il portait à ce mourant, l'officier ouvrit les yeux.

– Merci, dit-il faiblement.

La brusquerie des mouvements de l'homme qui le maniait, la fraîcheur de la nuit, l'air respiré 

librement, l’avaient tiré de sa léthargie.

Le rôdeur ne répondit point. Il leva la tête. On entendait un bruit de pas dans la plaine ; 

probablement quelque patrouille qui approchait.

L’officier murmura, car il y avait encore de l'agonie dans sa voix :

– Qui a gagné la bataille ?

– Les Anglais, répondit le rôdeur.

L'officier reprit :

– Cherchez dans mes poches. Vous y trouverez une bourse et une montre. Prenez-les.

C'était déjà fait.

Le rôdeur exécuta le semblant demandé, et dit :

– Il n'y a rien.

– On m'a volé, reprit l'officier ; j'en suis fâché. C'eût été pour vous.

Les pas de la patrouille devenaient de plus en plus distincts.

– Voici qu'on vient, dit le rôdeur, faisant le mouvement d'un homme qui s'en va.

L'officier, soulevant péniblement le bras, le retint :

– Vous m'avez sauvé la vie. Qui êtes-vous ?

Le rôdeur répondit vite et bas :

– J'étais comme vous de l'armée française. Il faut que je vous quitte. Si l'on me prenait, on me

fusillerait. Je vous ai sauvé la vie. Tirez-vous d'affaire maintenant.

– Quel est votre grade ?

– Sergent.

– Comment vous appelez-vous ?

– Thénardier.

– Je n'oublierai pas ce nom, dit l'officier. Et vous, retenez le mien. Je me nomme Pontmercy."

 

Gallimard - Collection Folio, Tome I, pages 465, 466

19/11/2012

Vous prendrez bien un vers? ou Histoire de pain sec, avec Victor et Jeanne

 

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*

Jeanne était au pain sec...

 

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,

 


Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,

 


J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,

 


Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture

 


Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,

 


Repose le salut de la société,

 


S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :

 


- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;

 


Je ne me ferai plus griffer par le minet.

 

 

Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;

 


Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.

 


Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.

 


Pas de gouvernement possible. À chaque instant

 


L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;

 


Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.

 


Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,

 


Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,

 


J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là

 


Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.

 


Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certes,

 


On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,

 


M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,

 


Pleins de l'autorité des douces créatures :

 

 

*

 


- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

 

________

 

 

Victor HUGO,

 

 « L’Art d’Être Grand Père »

 

 

 

 

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*

 

*

18/12/2009

Balade hivernale avec Victor Hugo

 

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L'hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée...
Ferme ta porte à l'aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton cœur ouvert !
Le cœur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

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Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l'homme plein d'envie ;
Doute du prêtre et de l'autel ;
Mais crois à l'amour, ô ma vie !

Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l'amour, tison du foyer !
A l'amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Éponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d'inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

La haine, c'est l'hiver du cœur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !

Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme!

Victor Hugo

Les Contemplations

*

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Photographies personnelles

janvier 2009 en Béarn

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